Livres - Jeunesse / Young Adult

Albums Ecole des Loisirs : Lucky Joey / Pikkeli Mimou / Toi et moi, ce que nous construirons ensemble

En cette période difficile, quoi de mieux que des petits albums doudous pour nous remonter le moral, nous émouvoir et nous permettre de nous évader. Voici le joli petit colis que l’Ecole des loisirs m’avait envoyé à l’aube du confinement et que je vais vous présenter aujourd’hui. Ils sont tous disponibles en librairie depuis le 4 novembre.

N’hésitez pas à regarder sur : https://www.librairiesindependantes.com/ pour voir si une solution n’existe pas près de chez vous pour vous les faire livrer ou les récupérer en click and collect auprès des petits libraires.

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RDV Livresques

Throwback Thursday #2020-41

Voici ma nouvelle participation au rendez-vous livresque de Car0le du blog My Bo0ks, dont je vais vous rappeler les principes puisqu’elle vient de reprendre les rênes.

Qu’est-ce que ce rendez-vous livresque ?

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais version livres ! Chaque semaine, un thème est annoncé sur le blog de Car0le auquel il faut répondre en sortant de sa bibliothèque un livre y correspondant. C’est l’occasion de ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres aux lecteurs du blog, de se faire plaisir à parler de livres ! Comme nous « revenons en arrière », il s’agit de livres déjà lus. Sauf exception de thème.

Thanksgiving: au fait, quelle est la bonne heure pour passer à table ? -  French Morning US

Le thème de cette semaine : Thanksgiving
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Livres - Jeunesse / Young Adult

Stern de Julien Maffre et Frédéric Maffre

Titre : Stern

Auteurs : Frédéric Maffre (scénario) et Julien Maffre (dessins)

Editeur :  Dargaud

Année de parution :  Depuis 2015

Nombre de tomes : 4 (en cours)

Histoire : 1880 au Kansas. Elijah Stern, croque-mort local, mène une existence calme et solitaire jusqu’au jour où on lui demande de pratiquer l’autopsie d’un homme trouvé mort dans un bordel. S’improvisant médecin légiste, il découvre que la mort n’est en rien naturelle et se trouve impliqué, malgré lui, dans une véritable enquête. Mais Stern n’imagine pas encore que les clés de cette affaire sont à chercher dans son propre passé… Lire la suite « Stern de Julien Maffre et Frédéric Maffre »

Séries Tv - Films

Lifeboat d’Alfred Hitchcock [film]

Titre : Lifeboat

Réalisateur : Alfred Hitchcock

Scénaristes : John Steinbeck, Jo Swerling et Ben Hecht

Année : 1944

Pays : États-Unis

Durée : 1h37

Genre : Drame – Guerre

Acteurs : Tallulah Bankhead, Walter Slezak, John Hodiak, William Bendix, Hume Cronyn, Henry Hull, Heather Angel

Histoire : Un navire américain est coulé par un sous-marin allemand dans l’océan Atlantique. Neuf survivants se retrouvent sur un canot de sauvetage, issus de milieux sociaux très différents, ils font l’expérience d’une survie en communauté de fait. Ils sont bientôt rejoints par Willy, un marin appartenant à l’équipage du sous-marin, également naufragé. Tandis que Willy prend le contrôle de l’embarcation, une liaison semble naître entre deux rescapés, la journaliste Constance Porter et le mécanicien Novak, mais des tensions apparaissent… 

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Livres - Contemporain

Miss Jane de Brad Watson

Titre : Miss Jane

Auteur : Brad Watson

Éditeurs : Grasset (vf) / Picador (vo)

Année de parution : 2018 (vf) / 2016 (vo)

Nombre de pages : 384 (vf) / 279 (vo)

Histoire : Jane Chisolm vient au monde en 1915, dans une petite ferme du Mississippi. Quelques instants après sa naissance, le Dr Thompson saisit un carnet et commence à prendre des notes. Jane est née avec une malformation : un handicap qu’elle devra surmonter sa vie durant. Les premières années à la ferme, au milieu d’une nature éblouissante, sont joyeuses et innocentes. Ce n’est qu’à l’approche de ses six ans que la petite Jane prend conscience de sa singularité. Mais sa soif d’apprendre est plus forte que les réticences de ses proches. Elle entre à l’école, se plonge dans les livres. Puis arrive l’adolescence et le Dr Thompson devient son principal confident, y compris lorsque celle-ci tombe amoureuse…

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Livres - Jeunesse / Young Adult

Hate list de Jennifer Brown

Titre : Hate List

Auteur : Jennifer Brown

Editeur vf : Le livre de poche

Année de parution vf : 2014 (poche)

Nombre de pages : 389

Histoire : « C’est moi qui ai eu l’idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour on me pardonnera ? »
C’est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils ont écrite pour s’amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l’établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s’est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu’au matin où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée…

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Ayako d’Osamu Tezuka

Titre : Ayako

Auteur : Osamu Tezuka

Année de parution vo : 1972-1974

Nombre de tomes vo : 2 tomes (1e édition) / 3 tomes (2e édition) *série terminée*

Résumé du tome 1 : Après-guerre au japon, L’occupant américain impose sa volonté au vaincu. Jusqu’a présent, la famille Tengé faisait loi à Yodoyama. Jiro Tengé, prisonnier de guerre, vient d’être rapatrié. Il est devenu agent secret au service des forces US. Il retrouve alors sa famille dont les liens se sont dénaturés, mais aussi une nouvelle petite soeur, Ayako, subissant le fardeau de la décadence de ses proches….

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Séries Tv - Films

Les animaux fantastique de David Yates et J. K. Rowling

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Titre : Les animaux fantastiques

Réalisateur : David Yates

Scénariste : J. K. Rowling

Année de sortie : 2016

Durée : 2h13

Genre : Fantastique

Acteurs : Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler, Alison Sudol, Colin Farrell, Ezra Miller, Carmen Ejogo…

Histoire : Les aventures de Norbert Dragonneau (Newt Scamander), l’auteur du livre Les Animaux Fantastiques qu’étudiait Harry Potter.
New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable.
Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s’agit d’une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l’ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d’enquêtrice. Et la situation s’aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d’Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina.
Norbert, Tina et sa sœur Queenie, accompagnés de leur nouvel ami Non-Maj’ Jacob, unissent leurs forces pour retrouver les créatures disséminées dans la nature avant qu’il ne leur arrive malheur. Mais nos quatre héros involontaires, dorénavant considérés comme fugitifs, doivent surmonter des obstacles bien plus importants qu’ils n’ont jamais imaginé. Car ils s’apprêtent à affronter des forces des ténèbres qui risquent bien de déclencher une guerre entre les Non-Maj’ et le monde des sorciers.

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Mon avis :

*ATTENTION SPOILERS*

Pour une fois, me voilà partie voir un film le jour de sa sortie. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, c’est dire combien je l’attendais. J’aime beaucoup l’univers d’Harry Potter et on m’avait présenté ce film au début comme étant de loin raccroché à l’univers, et puis ces dernières semaines on m’a clairement dit que c’était un préquelle qui annonçait toute une saga qui parlerait du passé de Dumbledore entre autre. J’avais donc un bon nombre d’attentes qui malheureusement n’ont pas toutes été comblées loin de là car ce film est bel et bien assez éloigné de l’univers d’Harry Potter.

Si l’auteure, qui a travaillé avec le réalisateur, David Yates, enrichit son monde en nous montrant de nouvelles créatures et en nous présentant la hiérarchie du monde magique aux Etats-Unis, cela en reste là. Je n’ai pas du tout retrouvé la magie féérique qu’il y avait dans la saga d’origine. J’ai trouvé au contraire l’ensemble assez froid. On sent qu’ils font le job, qu’ils nous fournissent des nouveautés parce qu’il le faut mais c’est tout et c’est bien dommage. Les décors sont pourtant très beaux. J’ai adoré le ministère de la magie américain. Les scènes où ils utilisent la magie sont belles aussi à regarder. Les créatures sont nombreuses et amusantes mais elles sont plus un prétexte qu’autre chose et elles sont présentées bien trop rapidement. Il n’y a pas d’attachement progressif à l’une d’elle comme cela a pu être le cas pour chacune des bêtes d’Hagrid au fil des tomes, et c’est bien le problème de ce film. Tout est convenu, tout correspond à un cahier de charges, mais il manque la magie et l’émotion de la première saga.

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J’ai tout de même beaucoup aimé l’ambiance qui dès le début est bien sombre. On sent qu’on est dans une période difficile, une période de changement et de crainte. La menace de Grindelwald plane pendant tout le film et rappelle furieusement l’ambiance pré-hitlérienne. Ça c’est vraiment réussi, ils ont parfaitement bien rendu cette période de l’Histoire. De même, j’ai bien aimé les petites pointes d’humour qui parsèment le film aussi bien grâce aux créatures de Norbert que grâce au non-mage Jacob. Il y a quelques répliques vraiment marrantes et des situations très drôles. Je pense que les acteurs ont dû bien s’amuser (non je ne pense pas à la scène où Norbert fait sa parade nuptiale lol). Cependant l’ensemble de l’histoire est vraiment prévisible. J’avais de suite deviné que la menace venait à la fois de Graves et de Croyance, que Graves était dans le camp de Grindelwald et la révélation finale à son sujet ne m’a pas surprise non plus tant on avait eu d’indices peu de temps avant. Ça, c’est vraiment dommage. Je voulais de la surprise dans ce film et je n’en ai pas eu. En fait, l’histoire est classique et ne décolle jamais. Tout reste plan plan et manque d’un vrai souffle épique.

Pourtant il y avait de quoi faire. Il aurait peut-être suffit de plus développer le ministère de la magie américaine qui ne reste qu’effleuré. Il aurait aussi fallu développer les personnages parce qu’au fond on reste en surface avec tous. J’étais pourtant contente d’aller aux Etats-Unis. J’ai aimé chaque infos qu’on a eu dessus. J’ai aimé la façon dont la chasse aux créatures est tout à coup liée à quelque chose de plus grand mais vraiment ça manque de magie ou en tout cas de la magie telle que je l’aimais dans HP. Ici tout est trop sombre, trop sérieux et trop fade. Les couleurs du film sont d’ailleurs bien ternes. Il n’y a que quelques brefs moments où elles sont chatoyantes et lumineuses mais la plupart du temps ce n’est pas le cas. Alors certes ça correspond à l’ambiance qu’ils ont voulu créer mais ça plombe bien l’ensemble. Heureusement que le côté décalé des héros aide quand même à faire passer la pilule.

FANTASTIC BEASTS AND WHERE TO FIND THEM

Les personnages venons-y justement. Les acteurs ont été très bien choisis dans l’ensemble à part celui pour Grindelwald qui est la fausse bonne idée du casting… Je suis fan d’Eddie Redmayne et je trouve qu’il colle parfaitement au rôle même si je n’ai pas pu m’empêcher de retrouver des échos de ses rôles précédents (Stefen Hawkins / Danish Girl) dans son interprétation de Norbert. J’ai beaucoup aimé le côté asocial de Norbert, ses difficultés à interagir avec les autres et en même temps sa grande sensibilité envers toutes les créatures blessées. C’est un héros qui change et dont le passé m’intéresse énormément vu qu’ils nous ont appâtés en le liant aussi bien à Dumbledore qu’à la famille Lestrange. J’espère donc qu’on ne l’oubliera pas par la suite et qu’on reviendra là-dessus. Vient ensuite Tina l’Auror mise au placard. J’ai de suite accrochée à son coté froid et redresseuse de torts mais un peu maladroite. C’était mignon de la voir s’ouvrir peu à peu et le duo qu’elle forme avec Norbert est spécial mais touchant. J’espère aussi la revoir. Sa soeur, Queenie, est un peu plus dans l’esprit des personnages de J. K. Rowling avec ce côté complètement décalé par rapport à l’image qu’elle donne. J’aime son pouvoir de lire dans les pensées et j’ai trouvé attendrissant son rapprochement avec Jacob. Seul non mage à avoir un vrai rôle dans le film, c’est aussi la caution comique de celui-ci et ça fonctionne plutôt bien. Il m’a souvent amusée comme lors de sa poursuite par une femelle en chaleur. Mais c’est surtout sa relation avec Queenie qui préfigure les mariages moldus-magiciens qui m’a plu. Il y a ensuite Percival Graves sorte de bras droit de la ministre de la magie américaine qui est sombre à souhait. J’ai aimé le jeu de Colin Farrell même si je me suis vite doutée de son double jeu. Il était classe et violent comme j’aime sans pour autant virer au psychopathe. Enfin il y a toute une flopée de personnages secondaires assez bien campés, que ce soit Croyance (trop stéréotypé pour moi), Modestie, leur mère adoptive ou la ministre de la magie Seraphina, mais comme je l’ai déjà dit ils manquent de profondeur malgré le bon jeu des acteurs.

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Donc pour le prochain film, j’aimerais beaucoup que les personnages qui resteront (Norbert ? Grindelwald ?) soient plus développés, qu’on parvienne enfin à retrouver la magie des premiers tout en conservant la noirceur qui a été introduite ici et que somme toute j’aime bien quand même. Je pense qu’on va se tourner plus vers l’Europe et j’espère bien apercevoir Dumbledore avec Norbert. J’espère aussi que les créatures ne seront pas abandonnées et qu’elles n’ont pas juste été un prétexte pour faire le lien entre les deux sagas. Certes Norbert est l’auteur du livre sur les créatures qu’Harry and Co utilisaient et il a un petit côté Hagrid, mais c’est aussi un personnage à part entière maintenant et il serait bête de ne pas l’utiliser.

J’ai donc un avis un peu mitigé sur ce film sûrement parce que j’en attendais trop. Je serai tout de même ravie d’aller voir la suite et je l’attends déjà avec impatience.

Ma note : 15 / 20

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Livres - Jeunesse / Young Adult

Le dompteur de vent de Bernard Villiot et Thibault Prugne

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Titre : Le dompteur de vent

Auteurs : Bernard Villiot et Thibault Prugne

Editeur : Gautier-Languereau

Année de parution : 2016

Nombre de pages : 33

Histoire : Dans la grange abandonnée d’un vieil homme, Sam fait une découverte sensationnelle : la plus belle collection de cerfs-volants qu’il ait jamais vue… De quoi apprendre, peut-être, à devenir un jour, à son tour, « dompteur de vent ».

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Mon avis :

Dans la même veine que leur livre de l’an dernier, Le souffleur de rêves, Bernard Villiot et Thibault Prugne signent une très belle histoire, nostalgique à souhait, sur la passion naissante d’un jeune garçon. Ces deux auteurs aiment travailler sur la mémoire, le passé et prennent pour cela un objet ou un métier dans un lieu emblématique et mettent le tout en valeur dans une histoire toujours très lumineuse et pétrie de belles valeurs morales.

Ici, nous suivons Sam, qui à la mort de « El Loco » va visiter sa grange/maison et y découvre la passion de celui-ci pour les cerfs-volants. Il décide de devenir en quelque sorte l’exécuteur testamentaire d’El Loco et sauvant l’un de ses cerfs-volants et en prenant la décision de se rendre à un rassemblement où le vieil homme aurait aimé aller. Entre temps, il fait la rencontre de Sara qui accepte de l’y amener. L’histoire est abracadabrantesque. Comment un enfant peut partir ainsi avec une inconnue sans prévenir personne ? Mais c’est joliment raconté dans les paysages d’une Amérique obsolète et fantasmée avec de grands espaces autour de la route 66. Ça m’a rappelé certains ouvrages de Rebecca Dautremer où on retrouvait la même esthétique. J’ai trouvé l’histoire bien menée et c’est encore un beau témoignage au devoir de mémoire qu’on doit à tout un chacun et à ce qu’une passion peut apporter de positif dans la vie, le tout sur fond de road trip.

Je continuerai à suivre ce duo d’auteurs s’ils continuent sur cette voie l’an prochain.

Ma note : 16 / 20

Aperçu des superbes illustration de Thibault Prugne :

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Séries Tv - Films

Mercy Street

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Titre : Mercy Street

Une série créée par David Zabel

Genres : Drame, Histoire

Durée des épisodes : 53 min

Statut : Saison 1 (6 épisodes) et Saison 2 (6 épisodes) : Terminée

Avec : Mary Elizabeth Winstead, Hannah James,Josh Radnor, Luke Macfarlane,  Anna Sophia Robb, Gary Cole… (Le casting en entier : Ici)

Histoire : Les parcours de deux infirmières bénévoles en pleine Guerre de Sécession : l’une du côté des abolitionnistes, l’autre du coté des confédérés.

Mes avis :

SAISON 1

Episode 1 : Un premier épisode vraiment immersif. Dès les premières minutes j’ai été prise par l’histoire. Celle-ci ainsi que les personnages sont très bien définis. Le personnage de Mary que nous suivons m’intrigue par son idée de devenir infirmière après avoir perdu son mari, surtout dans un « hôpital » tel que celui d’Alexandria. On sent qu’elle a encore beaucoup de chemin à faire pour avoir le niveau nécessaire tellement elle tremble et a peur face à toute l’horreur qui lui éclate à la figure. L’autre personnage féminin que je vais suivre avec plaisir, c’est la jeune et belle Emma, fille des anciens propriétaires de l’hôtel transformé en hôpital. On sent en elle la petite fille trop gâtée mais qui veut s’écarter du monde qu’elle a connu pour être plus libre et notamment retrouver son cher Frank. Du côté des hommes, ce sont des personnages plus rudes qui ont vécu au contact de la guerre depuis plus longtemps qu’elles et ont vu bien des horreurs. J’aime le décalage entre les univers surtout sachant qu’ils vont se rejoindre. Le décor de la guerre de Sécession et de cet hôpital de campagne m’ont plu direct surtout que c’est très bien rendu, de même que le débat : « pour ou contre l’esclavage » que personnifie Mary. J’aime beaucoup le début de sa relation tendue avec Foster.

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Episode 2 : Ça y est je suis fan ! J’ai adoré la façon dont Mary a pris les choses en main dans cet épisode. Elle s’affirme de plus en plus et ses relations avec Foster et avec les autres infirmières sont très prometteuses. J’ai aussi beaucoup aimé découvrir le travail de Foster et son triste mariage. La série mêle à merveille vie privée et vie de l’hôpital, c’est un régal. On découvre aussi un peu plus la famille d’Emma, dont celle-ci est l’un des rares membres à avoir la tête sur les épaules. Je déteste son lâche de frère, je suis plus mitigée concernant son père qui aimerait bien faire, et sa soeur est vraiment bien trop jeune et naïve mais j’ai espoir pour elle. Enfin, j’ai apprécié qu’on s’intéresse aussi au regard et au devenir des noirs dans cette petite ville d’Alexandria. Ceux-ci sont contrastés, on a à la fois celui qui a eu la chance de recevoir une éducation et ceux qui ont toujours vécu sous la férule d’un horrible maître, de même que ceux qu’on vient arrêter alors qu’il croyait avoir réussi à gagner leur liberté. C’est un univers très rude et pourtant passionnant.

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Episode 3 : L’histoire est toujours aussi riche et se développe même au fur et à mesure qu’on en apprend plus sur le passé et la situation de chacun. C’est une nouvelle fois la famille d’Emma qui se dévoile avec son père qui hésite toujours à changer de camp et sa soeur qui vient retrouver son fiancé qui a été brisé par la guerre. De plus, le fiancé d’Emma aussi décide de pointer le bout de son nez, ça a l’air d’être un sacré numéro pour pénétrer dans l’hôpital en se faisant passer pour l’assistant d’un dentiste ^^ Du côté de Mary, celle-ci cache de moins en moins ses sentiments pour le beau docteur Foster, mais celui-ci qui vient de passer chirurgien pour l’armée est confronté à un nouveau défi : soigner son frère qui est dans le camp opposé. C’est l’occasion de revenir brièvement sur son passé et sa famille qui sont assez complexes. On découvre aussi au détour de l’opération (sa 1ère amputation) qu’il est accro à la morphine et bien sûr la belle Mary va décider de l’aider à en guérir. Enfin, concernant Aurélia, elle va pousser un jeune noir à s’affranchir à son tour, tandis que sa situation à elle se complique avec sa grossesse enfin révélée et qu’elle dévoile aussi d’où elle vient et de ce qu’elle risque.

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Episode 4 : Encore un excellent épisode. Les intrigues se resserrent. On se concentre ici à la fois sur la guérison de Foster et donc sa relation avec Mary, que j’aime de plus en plus sous ses dehors un peu froids, mais aussi sur les devenirs de Tom et Aurélia. Le premier est prisonnier à l’hôpital vu qu’il est soldat dans le camp adverse et Frank, qui est revenu, propose de le faire s’évader. Malheureusement, la fin sera aussi inattendue que tragique pour moi. La seconde, Aurélia, cherche à se débarrasser du bébé qu’elle porte et elle va pour cela aller très loin, au point de se mettre en danger. J’ai trouvé sa détresse touchante et en plus ce fut encore l’occasion d’une belle association Foster-Mary, secondés par Samuel, un moment très fort dans l’épisode. Cette série fait vraiment la part belle à la médecine.

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Episode 5 : Peut-être l’épisode le plus sombre de la série jusqu’à présent puisqu’il traite des conséquences de la mort de Tom. Les soldats Confédérés qui le ramènent sont horribles, à l’image de ceux qui interviennent au cimetière, à croire qu’ils ont perdu toute humanité avec la guerre. J’aime la réaction du père d’Emma droit dans ses bottes qui essaie de défendre tout le monde. Celle-ci se rapproche pas mal du pasteur d’ailleurs, ça fait plaisir à voir, je l’aime bien ce type qui cherche à comprendre qui il a face à lui. Nous continuons aussi à voir évoluer la vie de l’hôpital avec la visite d’un inspecteur qui chamboule un peu tout, c’est amusant à voir d’ailleurs comme ils cherchent à lui cacher plein de choses mais aussi comme il révèle les ambitions des uns et des autres. Par contre, je continue à trouver horrible la façon dont les noirs sont traités, alors qu’on est censés être du côté de ceux qui veulent les libérer,  c’est à se demander pourquoi ils se battent vraiment… En tout cas, les histoires de Samuel aussi bien que d’Aurélia sont tragiques, les pauvres.

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Episode 6 : Malgré ce qui se préparait, j’ai trouvé cet épisode moins intéressant et prenant que les précédents. J’ai beaucoup ri des déboires et désillusions d’Hale et Hasting (c’était trop drôle de la voir saoule). J’ai été attristée par ce qui arrivait au père d’Emma surtout avec un tel crétin pour fils, heureusement qu’il s’est repris sur la fin. J’ai trouvé que le duo Mary-Foster fonctionnait plutôt bien à la tête de l’hôpital et j’ai aimé voir Hale se faire remettre en place. En plus, Mary continue à se dévoiler et à faire preuve d’énormément de compassion envers les patients, ce qui lui a permis je pense d’entendre enfin les paroles qu’elle attendait depuis longtemps. Mais l’ensemble était moins touchant et percutant sauf dans les dernières minutes, notamment grâce aux retrouvailles d’Aurélia et sa famille. La préparation de l’attentat était assez bateau, elle, de même que son dénouement, mais elle aura au moins eu le mérite de nous débarrasser de cette saleté d’intendant. Quant à la fin, elle ne fait vraiment pas fin de saison, ça va être atroce d’attendre la suite.

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Bilan : J’aurais finalement dévoré cette série en une petite journée tellement je l’ai trouvée excellente et addictive. C’est une magnifique série historique desservie par de bons acteurs, un bon scénario et une très belle photographie. On nous fait un portrait des coulisses de la guerre assez déplaisant, rien n’est blanc ni noir, personne n’est bon ni méchant. Cette guerre on ne l’aperçoit que de loin, à travers le devenir des habitants de cette petite ville et surtout de la vie à l’hôpital. La médecine tout aussi bien que les patients sont vraiment mis en avant de belle façon, on prend le temps de les découvrir et les comprendre dans leurs douleurs et chaque personnage grandit à leur contact. Alors, je suis ravie qu’il y ait une saison 2 pour continuer à les voir évoluer et explorer leurs différentes relations.

Bonus : Comme souvent dans ce genre de série, le générique est très beau avec une belle musique envoûtante qui rend bien l’ambiance, c’est juste dommage qu’il soit si court.

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Episode 1 : C’est un vrai plaisir de retrouver la série et son beau générique. On replonge très facilement dans le bain de Mercy Street et l’histoire prend place directement après l’explosion de la fin de la saison 1. C’est un épisode de remise en route qui manque de tension. Je suis de plus en plus déçue par le petit révolutionnaire, Frank, qui bien qu’astucieux n’a pas la droiture que je lui souhaiterais. J’ai aussi été déçue qu’ils sauvent le porc qui harcelait Amélia. Enfin, j’ai trouvé très intéressante l’ambiguïté de la relation entre Mary et Foster qui continue à s’approfondir. C’était bien joué de les rapprocher pour les éloigner ensuite et montrer ainsi la réserve de Mary qui ne veut pas se laisser aller. J’ai également beaucoup aimé l’arrive de cette femme noire qui leur explique que non certaines épidémies ne sont pas réservées aux Noirs et qu’ils feraient mieux de se méfier.

Episode 2 : L’arrivée d’un nouveau patron dans la clinique (le Major McBurney) rend l’épisode vraiment drôle parce qu’il est complètement à côté de la plaque et n’y connait rien. Bien sûr Anne essaie de se le mettre dans sa poche mais ça se retourne contre elle quand il demande à Hale de passer ses exams de docteurs qu’il n’a pas… Cet épisode signe aussi le retour d’un peu d’action avec Alice qui veut aider Frank, le révolutionnaire, et Mary qui tombe gravement malade. Concernant Mary, ça oblige Foster à se rebeller un peu et ça fait du bien. Quant à Alice, elle n’est vraiment pas douée dans ce rôle et ça finit tragiquement, il fallait s’y attendre. Pendant ce temps-là, « le gros porc » a des remords avec tout ce qu’il a fait et aide Samuel à se sortir d’un mauvais pas. Ça fait du bien de voir des personnages comme ça changer.

Episode 3 : J’ai trouvé cet épisode un peu plat. Avec Foster absent pour une mission avec Anne, McBurney en profite pour l’exclure de l’hôpital. Leurs retrouvailles sont d’autant plus belles et touchantes surtout quand on sait que pour une fois c’est grâce à Anne qui montre qu’elle a un coeur. Ils se livrent enfin et c’est beau ! Quel dommage qu’elle soit si malade et qu’elle doive vraiment partir. Dans le même temps, ça m’a amusée de voir la famille d’Alice et Emma tout faire pour cacher leur crime mais je sens que ça va leur éclater à la figure à un moment donné. Frank remonte aussi un peu dans mon estime en permettant à Alice de tourner un peu la page de son ancien fiancé.

Episode 4 : Cet épisode par contre était parfait ! J’ai retrouvé tout ce que j’aime dans la série : de la médecine, de l’émotion, des sentiments, de petits moments ordinaires. J’ai aimé revoir le fonctionnement de l’hôpital depuis l’intérieur, notamment en suivant le Dr Foster, Anne et surtout Lisette. Ce nouveau personne est vraiment haut en couleur, j’adore sa relation d’égal à égal avec Foster. En parallèle, j’ai été amusée par les cours que Samuel donne à Halle pour l’aider à obtenir ses diplômes. Ils forment un joli duo. Le cas avec ce soldat qui n’est pas ce qu’il semble être m’a séduite aussi même si l’issue est assez triste. Enfin, j’ai aimé retrouver les manigances des Green pour sauver leur peau et retrouver leur statut. Mais je dois reconnaître que c’est Emma qui m’a le plus plu ici, en s’affirmant et en se débrouillant pour aller sur le champ de bataille avec le pasteur. Leur rapprochement que je sens depuis la saison 1 atteint des sommets ici et je n’ai pas pu m’empêcher de jubiler en voyant ça. J’ai vraiment passé un très bon moment ^^ 

Episode 5 : J’ai un peu moins aimé que le précédent et pourtant cet épisode était très intéressant. D’abord parce qu’il permet enfin une certaine reconnaissance de Samuel que j’ai trouvé un peu trop effacé cette saison. Ensuite parce que j’ai encore beaucoup rigolé aux dépens Mc Burney et de ce pauvre Hale qui se retrouve être sa nouvelle victime. J’ai également beaucoup apprécié la tension entre Lisette et Foster et l’issue de leur histoire, c’était assez beau et émouvant, avec une jolie leçon sur le courage d’assumer ses sentiments à temps. L’histoire de cet homme défiguré et anonyme qui les réunit était d’ailleurs fort touchante mais aussi intéressante sur ce qu’elle dit de l’utilité du portrait robot. L’histoire romantique d’Emma et du Pasteur est aussi très belle, mais elle a un côté grand drame romanesque qui a tendance à m’agacer parfois comme ici, où il trouve une excuse pour la repousser. Celle-ci décide d’ailleurs enfin de s’affranchir de sa famille et c’est pas trop tôt après toutes les horreurs qu’ils ont commise. J’ai d’ailleurs adoré la sortie que leur a fait leur servante à ce sujet. Maintenant je suis prête pour le dernier épisode.

Episode 6 : Encore un joli épisode très intéressant. Le retour du Dr Foster dans sa famille nous apprend plein de choses sur lui et surtout sur la situation des Noirs dans le sud de l’Amérique à cette époque. C’est un moment riche en émotion qui leur permettra à lui et Samuel, qui l’accompagne, de faire le point et d’avancer dans leur vie. Ainsi Foster choisit enfin d’aller retrouver Mary bien que celle-ci soit toujours gravement malade, et Samuel retourne auprès des siens à Alexandria, en Virginie, après avoir sauvé une esclave et son bébé avec Foster. Tous les deux trouvent de jolies conclusions. C’est aussi le cas d’Emma, qui avec l’aide du Pasteur, va permettre le mariage de deux Noirs qui s’aiment en secret depuis plus de 20 ans. La fête est un très beau moment plein d’émotion. Je regrette par contre que leur relation soit laissée en suspens comme ça. Enfin, les Green ont toujours autant de soucis puisque maintenant ce sont les trafics du fils qui les mettent en danger, mais Papa Green a plus d’un tour dans son sac haha

Bilan : Pour conclure, j’ai trouvé cette seconde saison un peu moins bonne que la première, moins riches en rebondissements et émotions. Elle reste toutefois de grande qualité dans sa reconstitution de cette période historique et dans le jeu des personnages. J’ai aimé les nouveaux personnages qu’on a mis en avant (Lisette, McBurney) et les anciens qu’on a continué à suivre et qui ont eu de jolies évolutions pour certains même si je regrette une certaine mise à l’écart de Samuel et Mary. Par contre, si vraiment c’est l’ultime saison et qu’il n’y a pas de suite, je serai un peu déçue parce qu’il manque une conclusion à certaines histoires, notamment les deux romances principales.

Ma note : 16 / 20