Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Mujirushi, le signe des rêves de Naoki Urasawa

Titre : Mujirushi : le signe des rêves

Auteur : Naoki Urasawa

Éditeur vf : Futuropolis – Louvre éditions

Année de parution : 2018

Nombre de tomes : 2 (série terminée)

Histoire : Gérant naïf et falot d’une petite manufacture d’objets en caoutchouc, M. Kamoda se voit placer sous séquestre pour fraude fiscale ; excédée, sa femme le quitte, et il est victime d’une escroquerie qui le laisse criblé de dettes… Alors qu’il erre sans but dans la ville avec sa fille Kasumi, à deux doigts de céder à des pulsions de désespoir, il va trouver sur sa route un étrange signe des rêves, qui l’amènera jusqu’à Paris pour l’aventure de sa vie, dans une série de manigances concentriques autour de la Dentellière, le chef-d’œuvre de Vermeer… Sur fond d’élection à la présidence des États-Unis d’une improbable candidate démago-affairiste, Le Signe des rêves est un récit d’aventures satirico-parodique, narrant l’improbable quête d’un pauvre père et de sa fille au musée du Louvre, sous l’impulsion d’Iyami, un mystérieux manipulateur francophile, fameuse figure d’aigrefin farfelu créé par le dessinateur d’humour AKATSUKA Fujio dans les années 1960.

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Livres - Fantasy / Fantastique

Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent Del Socorro

Titre : Royaume de vent et de colères

Auteur : Jean-Laurent Del Socorro

Editeur poche : J’ai lu

Année de parution poche : 2017

Nombre de pages : 284

Histoire : 1596. Deux ans avant l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s’oppose à Henri IV, l’ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi. À La Roue de Fortune se croisent des passés que l’on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s’essaie à un métier sans arme. Les pions sont en place. Le mistral se lève. La pièce peut commencer.

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Séries Tv - Films

Au revoir là-haut

Titre : Au revoir là-haut

Réalisateur : Albert Dupontel

Année : 2017

Pays : France

Genre : Comédie dramatique – Histoire

Durée : 2 h 00

Acteurs : Albert Dupontel, Nahuel Pérez Biscayart, Laurent Lafitte, Niels Arestrup, Émilie Dequenne, Mélanie Thierry, Héloïse Balster…

Histoire : Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire…

D’après le roman du même nom de Pierre Lemaitre

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Innocent Rouge de Shin’Ichi Sakamoto

Titre : Innocent Rouge

Auteur : Shin’Ichi Sakamoto

Éditeur vf : Delcourt/Tonkam (seinen)

Années de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 11/ 12 (en cours)

Résumé du tome 1 : A l’aube de la Révolution, Charles-Henri Sanson, maître des hautes œuvres de Paris, règne sur la famille des exécuteurs de France. Sa jeune sœur Marie-Josèphe, en charge de l’office de Versailles, devient incontrôlable à la mort d’Alain, son premier amour. Elle se jure de le venger en éliminant son assassin et ne recule devant rien pour renverser le système injuste qui lui a coûté la vie.

Suite directe d’Innocent (avis disponibles ici).

Mes avis :

Tome 1

Après avoir lu et adoré Innocent, voici sa suite directe : Innocent Rouge. L’histoire enchaîne vraiment avec celle que l’on avait laissé et on suit donc d’abord les conséquences de la mort d’Alain, le premier amour de Marie-Josèphe. Ça nous permet de voir encore mieux la ligne de fraction qui sépare le frère et la soeur : l’un ayant perdu tout espoir et suivant aveuglément les ordres du roi, tandis que l’autre cherche encore à révolutionner le monde. Ce désir de révolution que l’on sentait chez les deux et qui n’existe plus que chez Marie-Josèphe est au coeur de ce premier tome. Lire la suite « Innocent Rouge de Shin’Ichi Sakamoto »

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Le 3e Gédéon de Taro Nogizaka

Titre : Le 3e Gédéon

Auteurs : Taro Nogizaka sous la supervision de Satoshi Yamanaka

Editeur vf : Glénat (Seinen)

Années de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 4 (en cours)

Résumé du tome 1 : À la veille de la Révolution, Gédéon rêve de représenter le Tiers-État aux états généraux pour sauver la France de la misère. Georges, duc de Loire, n’aspire quant à lui qu’à détruire l’ordre établi. Quel avenir la rencontre de ces deux hommes apportera-t-elle à la France ?

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Mon avis :

Tome 1

Au début, je n’avais pas forcément envie de tester cette série, la faute à une couverture qui de loin me faisait penser à du global manga (ces imitations françaises que je n’aime pas du tout). Mais en me penchant dessus après en avoir entendu parler en bien, j’ai réalisé qu’il était réalisé par le mangaka de la Tour fantôme qui avait été une surprise et franche réussite pour moi. J’ai retrouvé dans ce premier tome des éléments de son précédent titre, notamment le côté assez déjanté de l’histoire et de certains personnages ainsi que le traitement bien cru de la violence aussi bien physique que psychologique, ce qui fait de cette histoire un titre à ne pas mettre entre toutes les mains.

Tout d’abord, pour en revenir à l’histoire, celle-ci se déroule en France, quelques mois avant les débuts de la Révolution française. On retrouve tous les poncifs du genre avec une méchante noblesse et un pauvre peuple aux aboies pendant que certains de ses membres, des bourgeois ou pas, veulent réformer la société. L’auteur en plus peuple son récit de figures hautement connues comme Robespierre et Saint-Just et caricature la société d’alors avec le fameux prêtre pédophile abusant de son autorité et de son pouvoir. C’est classique, c’est bateau et ce n’est pas ce qui m’a intéressé dans le titre, surtout que l’éditeur nous prend parfois pour de vrais ignares quand on voit qu’il met en note ce qu’était un Duc sous l’Ancien Régime…

Non, ce qui m’a plu et amusé dans ce titre, c’est la folie du mystérieux Duc de Loire qui semble vouloir faire tout brûler, tout exploser, tout péter et qui ressemble à  méprendre aux héros de cape et d’épée qu’on connait bien comme le Capitaine Fracasse. On découvre celui-ci au détour de l’emprisonnement de son ami d’enfance, qui est un agitateur qui prêche pour une nouvelle société. Gédéon vit seul avec sa fille, il écrit des romans érotiques pour vivre, mais souhaiterait se faire élire député pour siéger aux Etats Généraux. Il a connu la noblesse et la richesse, mais également la pauvreté. C’est à travers ses yeux qu’on découvre le royaume de France d’alors et c’est le genre de personnage un peu agaçant qui prêche toujours « la bonne parole » parce qu’il veut rester dans le droit chemin. A côté de lui, le Duc de Loire, est un excentrique. C’est un noble qui veut mettre un terme à la société telle qu’elle existe mais qui procède de façon tellement violente et irrationnelle qu’on se demande ce que ça cache.

Pour le moment, l’histoire est encore assez peu développée au final. Nous n’avons eu que quelques exemples de la vie d’alors entre l’arrestation de Gédéon parce que c’est un agitateur, la condamnation d’un prêtre pédophile qui abusait de son pouvoir, la rencontre des « amis » de Loire et une controverse sur la peine de mort, le déménagement du village de Gédéon sur les terres de Loire pour aider Gédéon à se faire élire et enfin la capture de celui-ci par un mystérieux ennemi de Loire. J’ai encore du mal à voir où tout cela va nous emmener mais je suis intriguée par la folie de Loire et rien que pour ça, j’ai envie de continuer.

Tome 2

Voici un nouveau tome très dynamique, bourré d’action et de réflexions. Je n’ai pas vu passer le temps à la lecture de ce nouveau tome.

On démarre sur les chapeaux de roue avec la torture de Gédéon et le plan pour le secourir mené par Georges. En parallèle, on apprend qui est vraiment Gédéon et je n’avais pas vu venir la révélation, naïve que je suis. Cela remet pas mal de choses en perspective. Taro Nogizaka a été malin. On découvre également comme Georges et Motor se sont rencontrés, ce qui est fort intéressant. Le mangaka tisse de plus en plus sa toile et dévoile ses personnages, créant une panoplie d’hommes et femmes dont le passé est directement liés à leurs convictions et actions présentes.

Par la suite, on repart dans la quête de Gédéon d’obtenir un siège de députés pour changer les choses par la voie légale, tandis que Georges, lui, pense que ça ne marchera pas et embrigade Solange, la fille de Gédéon, dans ses machination. Cela sent le souffre, c’est glauque et violent, et Taro Nogizaka est fantastique dans ce genre d’histoire complètement barrée.

Il fait souffler un vent frais dans cette histoire de cape et d’épée, renouvelant le genre. Après, je ne suis pas toujours d’accord avec ses choix, par exemple, je n’aime pas du tout son portrait de membres de la famille royale qui est trop caricatural et extrême. A l’inverse, j’aime bien la façon dont il montre les ambitions de changements de Gédéon et la voie qu’il emprunte. J’attends maintenant de voir la finalité du plan de Georges, les conséquences de l’élection de Gédéon et la façon dont la famille royale va réagir. Je sens que je vais encore être surprise ^^

Tome 3

J’ai eu beaucoup de mal avec ce nouveau tome. Je suis de suite partie d’un mauvais pied à cause du portrait qui est fait de Marie-Antoinette et de sa famille. C’est beaucoup trop caricatural voire vulgaire parfois. J’avais l’impression de tomber dans une farce tant tout était surjoué et exagéré. J’ai détesté d’autant plus que ce sont des personnages et une époque qui me plaisent énormément. Pourtant le propos de l’auteur n’est pas dénué d’intérêt. Il revient sur les critiques faites à la royauté à la fin XVIIIe et les détourne pour nous montrer qu’au final, on connait bien mal la personnalité du Roi et de la Reine, donc c’est plutôt bien fait.

Si je reviens quand même aux deux personnages principaux, je trouve qu’il n’y a pas vraiment d’évolution de leur côté. Ça reste assez plat. Gédéon poursuit son ascension pour devenir député du tiers état. Il est caricatural au possible lui aussi. Ses discours ne prennent pas avec moi, j’ai du mal à ressentir sa passion. Son retournement de veste pour suivre le Comte d’Artois est trop rapide et mal amené, ça fait girouette. J’ai vraiment du mal avec ce personnage trop braillard et couard pour moi. De son côté, le duc de Loire reste aussi excessif qu’on l’a connu. Il poursuit son plan en cherchant à convertir la fille de Gédéon, mais là aussi il n’y a aucune surprise et je le regrette.

Dans ce tome, on retrouve donc une évolution logique de l’histoire mais cela manque de surprise et tout est trop surjoué pour m’accrocher. Je m’ennuie et je m’agace. J’espère que la suite sera meilleure.

Tome 4

Je continue à avoir beaucoup de mal avec le ton de la série et en même temps j’éprouve une certaine fascination face au récit des débuts de la Révolution vus par un japonais.

Les critiques que j’ai faites dans les précédents tomes sont toujours valables notamment concernant la représentation des personnages historiques à laquelle je n’adhère toujours pas, en particulier la famille royale. J’ai aussi beaucoup de mal avec le ton souvent trop outrancier avec lequel ils sont traités. Mais dans ce tome, je me suis vraiment laissée embarquer par les aventures de Gédéon et Robespierre. J’ai aimé la façon dont ce dernier s’est fait manipuler avec Georges pour se rapprocher du visage qu’on lui donne habituellement. J’ai également trouvé les manipulations de l’entourage du roi intéressantes, de même que leurs répercussions sur l’Histoire qui est en jeu sous nos yeux. Cela donne un vrai souffle épique au récit et les pages se tournent sans que l’on s’en rende compte.

Je continue donc à laisser sa chance à cette série malgré tous ses défauts ^^!

Ma note : 13 / 20

Séries Tv - Films

Grace de Monaco d’Olivier Dahan

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Titre : Grace de Monaco

Réalisateur : Olivier Dahan

Année de sortie : 2014

Acteurs : Nicole Kidman ; Tim Roth ; Frank Langella ; André Penvern…

Histoire : Lorsqu’elle épouse le Prince Rainier en 1956, Grace Kelly est alors une immense star de cinéma, promise à une carrière extraordinaire. Six ans plus tard, alors que son couple rencontre de sérieuses difficultés, Alfred Hitchcock lui propose de revenir à Hollywood, pour incarner Marnie dans son prochain film. Mais c’est aussi le moment ou la France menace d’annexer Monaco, ce petit pays dont elle est maintenant la Princesse. Grace est déchirée. Il lui faudra choisir entre la flamme artistique qui la consume encore ou devenir définitivement : Son Altesse Sérénissime, la Princesse Grace de Monaco. 

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Mon avis  :

J’ai voulu voir ce film car en général j’aime beaucoup les biopics historiques et que je ne connaissais que très mal l’histoire de Grace Kelly et du Prince Rainier. Mais j’en sors en peu perplexe. Je ne pense pas qu’historiquement les événements soient très justes. L’ensemble est également assez confus de ce côté-là, le réalisateur n’ayant jamais réussi à choisir entre faire une histoire plus politique ou plus intimiste, il hésite sans cesse entre les deux. Et au final, on se retrouve avec un film assez bancal qui n’est ni le récit intime de ce couple, ni l’histoire politique de la rivalité France-Monaco à un moment donné.

L’intérêt du film est donc à chercher ailleurs. On le trouve tout d’abord dans la prestation des deux rôles titres : Nicole Kidman (Grace) et Tim Roth (Rainier). Ils font tous les deux honneurs à leur rôle. Nicole Kidman est très convaincante en jeune princesse qui se cherche encore entre ce qu’elle était avant et ce qu’elle pourrait devenir. C’est également une mère moderne qui ferait tout pour ses enfants. Par contre, j’ai eu plus de mal avec son rôle d’épouse et de femme, que je trouve encore beaucoup trop soumise malgré le fait qu’elle cherche à se défaire de ses chaînes. Je ne la trouve pas encore assez forte et je ne comprends pas qu’après tant d’années de mariage, elle soit encore aussi naïve et inapte à régner. Ce qui m’amène à Rainier, interprété par Tim Roth, qui est vraiment un type détestable. Il n’arrive jamais à faire totalement confiance à sa femme, il l’écrase sans cesse et même la rabaisse et la méprise parfois. Il ne la reconnait pas à sa propre valeur, et est bien trop autoritaire, voire violent, même s’il fait des efforts sur la fin mais c’est surtout poussé par les circonstances qu’il y est obligé. L’acteur a vraiment su le rendre détestable. Du coup, la lumière du film est vraiment apporté par Grace, tandis que lui, il le plombe.

Enfin, le deuxième intérêt de ce film est clairement son esthétique qui est vraiment très réussi. Nous avons une très belle mise en scène et une très belle photographie de la principauté, aussi bien de ses extérieurs que de ses intérieurs. L’époque est aussi très bien rendue, de part la justesse des choix des costumes, décors et accessoires. Il y a une véritable richesse dans les détails. De plus, l’image est souvent lumineuse. Une vraie réussite de ce côté-là !

Ma note : 13 / 20

Livres - Histoire

Les reines au temps des Valois de Simone Bertière

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Titre : Les reines au temps des Valois

Auteur : Simone Bertière

Année de parution : 1994

Editeur : Le livre de Poche

Nb de tomes : 2 (série terminée) mais il y a une suite dans Les reines de France au temps des Bourbons 

Résumé du tome 1 : Quelle place était faite aux reines dans la France régie par la loi salique ? Epouses ou mères du roi régnant, vouées à la seule procréation ou associées au gouvernement, timides ou impérieuses, elles offrent dans leur diversité une image contrastée de ce que fut leur condition. Après le  » beau XVIe siècle « , où elles concourent au rayonnement de la monarchie mais n’accèdent que rarement aux responsabilités, voici les  » années sanglantes « , dont l’horreur culmine à la Saint-Barthélemy : trente-cinq ans de guerres civiles, alimentées par les ambitions nobiliaires et le fanatisme religieux, tandis qu’agonise la dynastie des Valois. Pour les cinq ici concernées, la vie privée est désormais indissociable des péripéties qui déchirent la France. Trois d’entre elles sont entrées dans la légende. Omniprésente, la reine mère Catherine de Médicis, que le veuvage métamorphose en homme d’Etat, dirige le royaume au nom de ses fils. Elle pèse de tout son poids sur le destin des autres. Sa première bru, Marie Stuart, et sa plus jeune fille Marguerite de Valois – la fameuse  » Margot  » – se brûlent aux feux de l’amour et de la politique. A côté d’elles, la douce Elisabeth d’Autriche ne compte guère. Mais Louise de Lorraine, épouse aimante et aimée de Henri III, est à redécouvrir. Adoptant tour à tour le point de vue de chacune d’elles, mais scrupuleusement fidèle à l’histoire, ce récit vif et animé tente de ressusciter la tragédie des guerres de religion, mais aussi d’en démonter les ressorts et de mettre en lumière le rôle qu’y jouèrent les femmes.

Mes avis :

Les reines au temps des Valois, tome 1 : Le beau XVIème siècle
Je suis ravie d’avoir découvert cette auteure. Elle a effectivement une très belle plume, simple, sobre et précise. Elle a su me rendre cette période vibrante et me passionner pour la vie de ces reines un peu oubliées. Le tout est d’une grande précision historique, l’auteur essayant de dépasser les légendes pour se rattacher aux sources. Il me tarde de lire la suite.

Les reines au temps des Valois, tome 2 : Les Années sanglantes
J’ai trouvé ce tome plus ardu que le précédent, peut-être faute du sujet (ça traite beaucoup des guerres de religion qui ne sont guère ma passion) ou bien parce qu’on suit surtout UNE personnalité : Catherine de Médicis. Bref, je l’ai trouvé plus lourd et long à lire et j’ai moins accroché. Il n’empêche que c’est toujours aussi richement documenté et que c’est un must pour les curieux de l’époque.

Livres - Histoire

François Ier et la Renaissance de Gonzague Saint Bris

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Titre : François Ier et la Renaissance

Auteur : Gonzague Saint Bris

Année de parution : 2010

Editeur : Le livre de poche

Résumé : Au-delà de l’image convenue du roi chevalier, on découvre un protecteur des arts, féru de philosophie, poète accompli, dessinateur et architecte novateur.C’est aussi un politique visionnaire, à l’écoute des hommes et de la nature, qui lui inspirent une nouvelle façon de régner. Monarque itinérant, il est, en effet, sans cesse sur les routes, à la rencontre des Français. Il affronte,
pendant plus de trente ans, les deux souverains les plus ambitieux de son temps, Charles Quint et Henri VIII. Pour contrer ses rivaux, il sidère l’Europe en nouant avec Soliman le Magnifique et l’Empire
ottoman, une extraordinaire alliance.

Formé, aimé et entouré par des femmes exceptionnelles, il impose la parité à la cour de France. Avec l’édit de Villers-Cotterêts qui instaure le français comme langue officielle ou celui de Châteauregnard qui lance la loterie nationale, ses décisions pèsent encore sur notre quotidien.
Du triomphe de la première campagne d’Italie au désastre de Pavie, du Camp du Drap d’or à la captivité à Madrid et la prise en otage de ses deux fils, François Ier est un prince passionnant dans la victoire comme dans l’échec. Du haut de ses presque deux mètres, il domine la galaxie de la Renaissance. Rabelais, Ronsard, du Bellay, Érasme, Nostradamus, Guillaume Budé, le chirurgien Ambroise Paré ou le navigateur Jacques Cartier, tous sont entraînés par l’irrésistible enthousiasme
avec lequel il veut faire éclore l’Europe des cultures.

Mon avis :

Une vraie découverte ! Une plume que j’ai beaucoup aimée, une narration efficace et un personnage très charismatique (bémol : au point d’éclipser les autres) : les ingrédients parfait pour la vie romancée d’un roi comme François Ier. J’en viens à regretter que l’auteur n’ait pas continué avec son fils et ses descendants. Par contre la faiblesse des références bibliographiques m’a un peu gênée.

Livres - Histoire

Aliénor d’Aquitaine de Régine Pernoud

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Titre : Aliénor d’Aquitaine

Auteur : Régine Pernoud

Année de parution : 2010 (?)

Editeur : Le livre de poche

Résumé : La chronique scandaleuse s’est emparée très tôt du personnage d’Aliénor d’Aquitaine. Les Français lui auraient-ils gardé rancune d’avoir abandonné la couronne de France pour celle d’Angleterre ?
Cette réputation fâcheuse masque pourtant une personnalité hors pair.
Admirablement attentive à son temps, toujours prête à faire face aux situations de crise, elle se montra capable d’organiser la défense d’une forteresse, d’administrer non seulement son duché, mais tout un royaume, et de prévoir l’importance qu’allait prendre, au xiiie siècle, la bourgeoisie des villes.

Mon avis :

J’ai été ravie d’en apprendre plus sur la vie de cette grande dame qui se voit ici réhabiliter par une biographie sérieuse et très fidèle aux sources. J’ai un avis plus mitigé quant au style de l’auteur, je trouve sa narration parfois confuse, faute à trop de digressions qui ont rendu ma lecture pénible parfois. J’aurais préféré qu’elle se concentre plus sur Aliénor que sur le monde médiéval.