Livres - BD / Illustrations

La guerre des Lulus de Régis Hautière et Hardoc

Titre : La guerre des Lulus

Auteurs : Régis Hautière (scénario), Hardoc (dessins et couleurs), David François (couleurs)

Editeur : Casterman

Années de parution : Depuis 2013

Nombre de tomes : 4 (série en cours)

Résumé du tome 1 : Août 1914. L’offensive de l’année allemande au nord-est de la France jette des milliers de villageois sur les routes. Dans le désordre ambiant, quatre enfants, Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, sont oubliés lors de l’évacuation de leur orphelinat. Bientôt, ils se retrouvent isolés derrière la ligne de front. Livrés à eux-mêmes en territoire ennemi, ils s’organisent pour survivre…

Mon avis :

Tome 1 : 1914 – La maison des enfants trouvés

J’ai à nouveau profité des 48h de la BD pour découvrir ce titre dont je n’avais pas entendu parler avant, mais le mélange Histoire et aventure avec un groupe de 4 copains m’a donné envie et je ne suis pas déçue. Dès les premières planches j’ai aimé le trait du dessinateur et l’ambiance de l’histoire. Celle-ci a su tenir ses promesses du début à la fin et même me donner envie de lire la suite.

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Séries Tv - Films

ANZAC Girls

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Titre : ANZAC Girls

Une série créée par Felicity Packard

Pays : Australie

Genre : Drame, Histoire, Guerre

Avec Anna McGahan, Georgia Flood, Laura Brent, Antonia Prebble, Caroline Craig, Todd Lasance…

Durée : 1h

Statut : Série terminée en 6 épisodes

Histoire : La série suit un groupe d’infirmières en Egypte pendant la 1re guerre mondiale et est inspirée de faits réels.

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Mon avis général :

Une série sur un thème original : les infirmières néo-zélandaises et australiennes sous la 1e Guerre Mondiale qui suivent le front. Les acteurs ne me sont pas connus mais ont tous été bien choisis. Je me suis amusée au début du décalage de ces infirmières qui débarquent au Caire sans comprendre dans quoi elles sont tombées. On dirait qu’elles sont juste là pour draguer des militaires mais la guerre va vite et brutalement les rattraper. La série ne bascule tout de même pas trop dans le drame, elle garde toujours une certaine dose de bonne humeur et de légèreté. Le drame, la souffrance, la peine côtoient la gaité, la générosité, la joie et le bonheur. J’ai beaucoup aimé le groupe des infirmières et en particulier Olive dont j’apprécie la force de caractère, Alice dont le côté mutin et les nombreux soupirants m’amusent, et Elsie dont j’ai trouvé l’histoire avec Syd très belle et touchante mais les autres ne déméritent pas non plus. C’est par contre avant tout une histoire de femmes et même si les hommes ne sont pas oubliés, ils restent en permanence en arrière-plan, ce sont elles qui ont la vedette. La série mélange d’ailleurs très bien leurs histoires personnelles avec la grande Histoire qui se joue autour d’elles dont nous avons parfois quelques images concrètes par ailleurs, ce qui rend la série très vite addictive.

Avis par épisode :

ANZAC-Girls-in-South-Australia  Le premier épisode est comme une mise en bouche. Il nous plonge rapidement dans l’ambiance et on en vient très vite à suivre avec délice et appréhension les aventures de ces chères infirmières. On découvre la personnalité de chacune, l’angle sous lequel on va les suivre individuellement et ce qui se joue de plus important autour. Au début tout semble paisible mais le chaos les touche bientôt et les pousse à grandir et s’endurcir.

anzac-girls Dans le deuxième épisode, on rentre encore plus dans le nouvel univers de ces infirmières militaires. J’ai aimé suivre les différents fronts. J’avais la boule au ventre pour Syd et Elsie, heureusement qu’elle n’a jamais lâché le morceau. J’ai adoré voir Olive gagner en assurance comme ça et s’entendre si bien avec sa chef, son chéri me plaît bien aussi si jamais il se passe quelque chose entre eux. Par contre, j’ai trouvé Alice plus en retrait même si son amitié avec le médecin plus âgé est intéressante.

anzacgirls_sr01_ep03_splash Par la suite, avec le troisième épisode, les caractères de chacune s’affirment. Elsie continue à lutter par amour pour Syd, c’est beau mais vraiment triste. Alice est enfin honnête sur ses sentiments et prend la bonne décision, je suis contente pour elle. Olive est vraiment parfaitement en infirmière de terrain et malgré leurs retrouvailles à toutes, j’espère qu’elle y repartira. C’est un vrai bout-en-train malgré les peines dont elle souffre, elle aussi. Avec le retour d’Elsie en Australie et le retour des filles ensemble, je me demande qu’elles seront leurs prochaines aventures.

maxresdefault Avec le quatrième épisode, on rentre dans une nouvelle phase de la guerre. Les infirmières suivent le front jusqu’en France où elles vont à nouveau devoir se battre pour trouver leur place. J’ai aimé les voir unies dans leur combat mais je regrette que leur chef les quitte pour aller en Angleterre. Je me suis amusée du rapprochement Pat – Olive que j’avais vu venir depuis longtemps. Ils vont tellement bien ensemble et savent si bien nous redonner le sourire. Tout le contraire d’Alice qui n’a vraiment pas de chance…

DR1301S005S0055227e59b364c5.90183509_1280 Nous continuons à avancer vers la conclusion avec ce cinquième épisode, plus tragique que les précédents. Alice essaie de faire face à sa façon à l’annonce de la mort d’Harry. Pendant ce temps-là, Hilda se découvre une vocation comme infirmière anesthésiste. J’ai aimé voir cet envers de la médecine militaire, en plus ça permet de mieux découvrir Hilda qui était très effacée jusqu’à présent. Olive me donne toujours autant la pêche, et j’adore sa relation avec Pat. Enfin, je suis bien contente des retours de l’infirmière chef et d’Elsie même si elle a rejoint la Croix Rouge.

3e5f4ed5-6fc9-4311-888c-fbaf565cb616_625x352 Oh que ce sixième et dernier épisode fut riche en émotion. Je suis triste qu’on n’y retrouve pas Olive qui a quitté le service. Le rapprochement des autres du front se fait fortement sentir. Le climat devient plus lourd et chacune doit vraiment lutter pour aider ses patients. C’est très intéressant de voir la Grande Guerre depuis leur point de vue avec tous ces bombardements pendant qu’elles essaient de sauver des vie. J’ai encore une fois beaucoup aimé la relation Elsie-Syd même si j’ai trouvé celui-ci un peu gonflé sur la fin. Je suis contente qu’Hilda ait pris la relève d’Olive pour nous donner le sourire et encourager les autres. Alice a fait peine à voir pendant tout l’épisode, heureusement que l’épilogue nous montre qu’elle a su trouver le bonheur par la suite. En tout cas, je suis plus que ravie qu’une série ait été consacrée à ce pan peu connu de l’histoire de la Première Guerre Mondiale.

Bonus : Un très joli générique avec un choix de mise en scène original autour du costume des infirmières et de très belles musiques tout au long de la série qui correspondaient bien à chaque fois à l’ambiance.

Ma note : 16 / 20

 

 

Livres - Contemporain

Oona & Salinger de Frédéric Beigbeder

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Titre : Oona & Salinger

Auteur : Frédéric Beigbeder

Editeur vf : Le livre de poche

Année de parution : 2015 (poche)

Résumé : Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes.
Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.
En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant… quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood. Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant.

Mon avis :

Avec le printemps qui commence, j’avais envie de changement. J’ai donc fait une petite incartade dans la littérature contemporaine, genre que je lis très peu et comme j’aime beaucoup le personnage de Beigbeder et que j’ai beaucoup aimé L’attrape-coeur dans mon adolescence, je me suis laissé tenter par ce roman à la fois fictif, biographique et autobiographique.

Tout d’abord, je tiens à dire que j’aime beaucoup le style direct et simple de Beigbeder. Ses interactions avec le lecteur me plaisent et m’amusent beaucoup. Cela rend vraiment la lecture plus vivante. J’ai aussi aimé qu’il mélange son histoire à celle des personnages qu’il a choisi de mettre en avant. Car ce roman est à la fois le récit fictif de l’histoire de Salinger et d’Oona, mais aussi une réflexion de Beigbeder sur lui-même, sur l’amour et sur la société.

Dès les premières pages du livre, j’ai aimé l’ambiance qui s’en dégageait, légère et frivole mais cachant bien des déboires. Cela m’a un peu rappelé l’ambiance de Minuit à Paris de Woody Allen avec tout ce microcosme d’artistes et starlettes à la mode. Mais Beigbeder n’en reste pas là bien sûr. Il revient sur les traumatismes d’enfant d’Oona et les conséquences sur sa vie d’adolescente puis d’adulte. Il revient aussi sur ce qui a forgé le caractère de Salinger : sa passion pour Oona et sa participation à la 2nde Guerre Mondiale. J’ai d’ailleurs bien aimé les descriptions sans concession qui sont faites de celle-ci du point de vue de Salinger. Ça change des béni-oui-oui habituels. Par contre, la relation Oona-Salinger est vraiment trop malsaine pour moi, je dirai faute de trouver un mot plus adapté. Alors je n’ai pas aimé l’obsession que Salinger développait pour elle. A la place, j’ai beaucoup aimé la relation qui s’est tissée entre Oona et Chaplin, qui avait l’air tellement plus juste. Ça m’a donné envie d’en apprendre plus sur elle aussi bien que sur Charlot.

Bilan : un roman réussi pour moi. Il a su me surprendre parce que dans sa forme il ne correspondait pas à la vision classique que je m’en faisais. Il m’a donné envie d’en apprendre plus sur les différents personnages rencontrés. Et j’ai aimé le style de Beigbeder.

Ma note : 15 / 20

Séries Tv - Films

La femme au tableau de Simon Curtis

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Titre : La femme au tableau

Réalisateur : Simon Curtis

Sorti en 2015

Acteurs : Helen Mirren ; Ryan Reynolds ; Daniel Brühl ; Katie Holmes ; Max Irons ; Tatiana Maslany ; Antje Traue ; et plein d’autres

Histoire : Maria Altmann, une octogénaire excentrique, confie au jeune avocat Randol Schoenberg une mission des plus incroyables : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d’Autriche. Ce tableau appartiendrait à la famille de la vieille dame et aurait été volé par les nazis. D’abord sceptique, Randol se laisse convaincre quand elle lui raconte sa jeunesse gâchée par l’invasion nazie, la spoliation des tableaux de sa famille, jusqu’à sa fuite aux Etats-Unis. Mais l’Autriche n’est pas prête à laisser partir sa Joconde. Maria décide d’intenter un procès au gouvernement autrichien… 

Mon avis :

Ce film est un vrai coup de coeur, j’ai adoré aussi bien l’histoire que la mise en scène  et le jeu des acteurs.

La femme au tableau (The Woman in Gold en vo) est l’histoire vraie de Maria Altmann (jouée par la magistrale Helen Mirren) une réfugiée juive Autrichienne qui est partie vivre en Amérique et qui des décennies plus tard attaque en justice le gouvernement autrichien pour récupérer des œuvres d’art volées à sa famille pendant l’occupation nazie de l’Autriche durant la Seconde Guerre Mondiale. Elle est représentée par le jeune avocat Randol Schoenberg (interprété par un Ryan Reynold que je n’attendais pas là). Et le tout a pour fond une célèbre peinture de Klimt où le modèle n’est autre qu’Adèle, la tante de Maria.

Le film parle d’un sujet dont on parle peu, le vol des oeuvres d’art juives pendant la  Seconde Guerre Mondiale. Il y a le risque de tomber rapidement dans le mélo et dans un jugement de valeur inérant au sujet mais celui-ci est bien maîtrisé et donne même lieu à quelques moments vraiment drôles et touchants. La réalisation fait un excellent usage des flashbacks qui nous dévoile le passé de Maria, comment a-t-elle rejoint l’Amérique depuis la ville de Vienne et au prix de quels sacrifices. Cela donne lieu aussi à de belles mais dures photos de Vienne avant et pendant l’occupation. Ces moments sont vraiment nécessaires pour comprendre celle qu’est devenue Maria, les raisons de son combat de ses différentes réticences. Ils permettent également de faire le portrait d’une Autriche contemporaine qui a vraiment du mal avec son passé. J’ai beaucoup aimé ce côté historique du film.

Mais ce qui m’a plu également, ce sont les interactions qui naissent entre les personnages et en particulier entre Maria et son avocat, le jeune Randol qui décide de tout abandonner pour livrer cette lutte et aider Maria. C’est quelqu’un de vraiment impressionnant de ce côté-là, surtout quand on sait qu’au début il ne faisait ça que pour l’argent et qu’il lui faut un voyage en Autriche, dont sa famille est aussi originaire, pour avoir une révélation. L’interprétation qu’en fait Ryan Reynold est vraiment excellente. On le sent habité par son rôle d’avocat et on le voit s’attacher de plus en plus à sa cause et à Maria. Maria, jouée à la fois par Helen Mirren dans sa version âgée, mais aussi par Tatiana Maslany dans sa jeunesse. C’est une femme très forte, qui a eu une vie difficile alors qu’elle avait eu une enfance dorée et protégée. Les images idylliques de son enfance dans les hautes sphères viennoises contrastes fortement avec la suite. Mais elle a beaucoup de personnalité et elle fait tout pour s’en sortir avec son mari, joué par le beau Max Irons. J’ai trouvé une vraie alchimie entre eux dans la difficulté et leur histoire a fait craqué mon petit coeur. J’ai aussi aimé voir tous les gens qui les ont aidés dans leur fuite. C’est une belle leçon d’entraide face à l’horreur et l’adversité. Il fallait bien montrer qu’il n’y avait pas eu que des horreurs.

En tout cas, c’est vraiment un film à voir, au moins pour sa portée historique si ce n’est pour le jeu impeccable de ses acteurs.

Ma note : 17 / 20

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Séries Tv - Films

Le vent se lève d’Hayao Miyazaki

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Titre : Le vent se lève

Réalisateur : Hayao Miyzaki

Année de sortie vf : 2014

Histoire : Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.
Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

Mon avis :

Le vent se lève est un Miyazaki différent des autres, et malheureusement pour le dernier film du réalisateur japonais, c’est loin d’être son meilleur.
J’ai trouvé que tout au long du film, il y avait une ambiance plus lourde, pesante que d’habitude malgré les moments plus légers et drôles des rêves du héros qui rappellent parfois Porco Rosso ou Kiki. Mais rien n’y fait, je me suis sentie mal à l’aise pendant une grande partie du film. Il faut dire que le sujet n’est pas facile et qu’en voulant absolument rester neutre, l’auteur en vient à ne prendre aucun parti, à ne rien condamner et à rester trop en surface pour des sujets aussi sérieux que ceux qui touchent la Deuxième Guerre Mondiale.

Le thème choisi, l’aviation, est vraiment cher au réalisateur. On d’ailleurs l’a retrouvé dans nombre de ses oeuvres et il m’a souvent fait rêver, surtout que j’adore le côté recherche et innovation qui est bien présent dans ce film au début. Les avions y sont d’ailleurs magnifiés notamment lors des moments où l’on voit ce que les idées de Jiro pourraient donner. Ce sont sûrement les passages que j’ai préférés dans le film.
Mais il y a d’autres moments très forts aussi, comme le tremblement de terre (où la terre est un personnage à part entière, un vrai monstre) qui est le moment où la tension se fait le plus sentir, ou le 1e essai de l’avion quand il explose en vol. Les moments consacrés à la guerre, bien que brefs, sont très durs, parfois même limite insoutenable.

La narration, elle, est moins réussie. Le début est un peu difficile, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, une première pour un Miyazaki… Et surtout les différentes phases s’enchaînent mal, on dirait qu’il y a un problème de transitions et que l’enfance et l’entrée dans l’âge adulte du héros sont trop courtes. L’histoire est donc un peu lente et surtout mal rythmée, avec des moments assez mous (par exemple : les retrouvailles avec Naoko). De plus, certains pans de l’histoire comme la romance sont parfaitement inutiles et empêchent le réalisateur de se consacrer au coeur de son oeuvre : la quête de l’avion parfait.

Du côté des personnages, comme souvent avec Miyazaki, ils sont assez simples, idéalistes et un peu rêveurs, ce qui d’habitude me plaît. D’ailleurs, au début, j’ai bien aimé le héros, ce grand rêveur et cet éternel enfant. Il allait bien avec son meilleur ami, et aussi avec son patron, le petit acariatre qui est très drôle. J’aimais bien aussi sa soeur, un personnage haut en couleur qui voulait s’émanciper. Mais sur ça est arrivé Naoko, et là, j’ai eu beaucoup de mal à accepter ce personnage, je crois même ne jamais y être arrivée. Elle est beaucoup trop proche de l’idéal de la fille de bonne famille et de la bonne petite femme japonaise. Elle manque cruellement de force et le fait quelle soit malade n’a juste agacée. C’est également la première fois, je crois, que je ne suis pas touchée par l’histoire d’amour d’un Ghibli… Même le mariage, je l’ai trouvé ridicule. C’est bien dommage parce qu’il y avait de quoi en faire un couple épique, mais là il est juste gnian gnian au possible. Chacun d’eux fait preuve d’un grand égoïsme et ça m’a agacée. Bref, l’histoire se serait très bien portée sans cette romance, surtout que malheureusement, au bout d’un moment, c’est la vie personnelle de Jiro qui a pris le pas sur son travail et ça m’a vraiment gâchée mon plaisir :/

Par contre, il fait une peinture du Japon très juste, sans concession, celle d’un Japon pauvre et en retard technologiquement, mais avec de superbes décors, habits et paysages. Le graphisme relève vraiment le niveau de ce film, somme toute assez plat. A l’image de la musique quasiment absente, Miyazaki ayant préféré donner une grande place au silence ce qui a vraiment de quoi surprendre et déstabiliser.

Donc, malgré ses qualités évidente, je ne sais pas si ce sera le genre de film que j’aurai envie de revoir. La magie qui fait le propre des films de Miyazaki m’a par trop manquée !

Ma note : 12 / 20