Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Les Fleurs de la mer Égée d’Akame Hinoshita

Titre : Les fleurs de la mer Égée

Auteur : Akame Hinoshita

Editeur vf : Komikku

Année de parution vf : 2020

Nombre de tomes vf : 1 / 3 (en cours)

Histoire : À Ferrare, dans l’Italie du xve siècle, la jeune Lisa ne rêve que de voyager à travers le monde. Un beau jour, elle rencontre Olha, une jeune fille de Qirim (Crimée actuelle), qui cherche à se rendre sur l’île de Crète pour y retrouver sa soeur. Lisa, bien déterminée à lui venir en aide, se met en tête d’embarquer avec elle. C’est alors pour toutes les deux le début d’un grand voyage !

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Livres - Fantasy / Fantastique

Tigane de Guy Gavriel Kay

Titre : Tigane

Auteur : Guy Gavriel Kay

Éditeur vf : L’Atalante

Année de parution vf : 1998 (2018 pour la présente édition)

Nombre de pages : 765

Histoire : La bataille de la Deisa – où le prince Valentin a disparu, défait par l’armée et la sorcellerie du roi conquérant Brandin d’Ygrath – a scellé le sort de la péninsule de la Palme. Longtemps déchirée par les querelles intestines de ses provinces-Etats la voici sous la férule partagée de Brandin et d’Alberico de Barbadior, tyrans et maîtres sorciers.
La résistance renaîtra d’une poignée d’hommes et de femmes conduits par le prince héritier Alessan, sous le masque de ménestrels et de marchands itinérants. Une longue et dangereuse croisade les attend, pour libérer la Palme et ramener au jour le nom même du pays de Tigane et l’éclat de son histoire, éradiqués de toutes les mémoires par la vengeance du roi sorcier.
Dans ce monde inspiré de l’Italie de la Renaissance, Guy Gavriel Kay compose une épopée fantastique d’une puissance et d’une originalité rares. Les passions humaines et politiques y vibrent à la mesure d’un grand roman d’aventures pathétique, qui se lit aussi comme une métaphore de l’impérialisme, de l’occupation, de l’exil en son propre pays et de la lutte de libération.

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Séries Tv - Films

Call Me by Your Name [film]

Titre : Call Me by Your Name

Réalisateur : Luca Guadagnino

Année : 2017

Pays : Italie  – Etats-Unis – France

Durée : 2 h 10

Genre : Romance – Drame

Avec : Timothée Chalamet, Armie Hammer, Michael Stuhlbarg…

Histoire : Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation, et il est proche de ses parents. Sa sophistication et ses talents intellectuels font d’Elio un jeune homme mûr pour son âge, mais il conserve aussi une certaine innocence, en particulier pour ce qui touche à l’amour. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir, au cours d’un été ensoleillé dans la campagne italienne qui changera leur vie à jamais.

Adapté du livre Plus tard ou jamais / Appelle-moi par ton nom de André Aciman

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Livres - Fantasy / Fantastique

Le sang des princes de Romain Delplancq

Titre : Le sang des Princes

Auteur : Romain Delplancq

Editeur (poche) : Folio SF

Année de parution (poche) : Depuis 2018

Nombre de tomes : 1 (en cours – poche) ; 2 (terminée – grand format)

Histoire : Le destin des ducs Spadelpeitra est assuré. Inexorable. Une ascension déterminée vers le pouvoir, vers la couronne, vers la place qui leur revient de droit. Ils sont les pacificateurs, les bâtisseurs, les gouverneurs de Slasie. Ils sont les Illustres.
Mais les nomades austrois y font à peine attention. Leur monde n’est fait que de théâtre, de musique, d’art et d’inventions dont ils gardent jalousement les secrets. Leur vie est une mécanique bien huilée, à l’image de leurs automates.
Et pourtant, un tout petit hasard vient gripper les rouges de l’histoire. Une toile découverte par les Spadelpietra qui catapulte son peintre, le jeune Mical, dans une longue fuite…
Premier tome du diptyque Le sang des princes, l’Appel des Illustres mêle habilement histoire, aventure, art et politique. Un roman qui marque les débuts en fantasy d’un jeune auteur à suivre assurément.

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Séries Tv - Films

The Young Pope

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Titre : The Young Pope

Une série créée par Paolo Sorrentino

Année de diffusion : 2016

Durée : 10 épisodes de 55 min (renouvelée pour une saison 2)

Genre : Histoire fiction, Drame

Acteurs : Jude Law, Diane Keaton, Scott Shepherd, Cécile de France, Silvio Orlando, Ludivine Sagnier, Javier Cámara..

Histoire : L’ascension de Pie XIII, né Lenny Belardo, le premier Pape italo-américain de l’Histoire. Cet homme au pouvoir immense est doté d’une personnalité complexe et contradictoire. D’un conservatisme fleurant l’obscurantisme le plus archaïque, il se révèle pourtant éperdu de compassion envers les plus pauvres et les plus faibles. Et malgré les trahisons de son entourage et sa peur de l’abandon, y compris de son propre Dieu, il n’hésitera pas à se battre avec la plus grande ferveur, en franchissant plus d’une fois les limites édictées par les pauvres mortels.

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Mon avis :

Voici une série un peu inattendue. Je n’en attendais rien, c’est juste le sujet le nom de Jude Law qui m’ont attirée et j’ai pourtant été bien surprise.

Surprise d’abord et avant tout par la qualité de la réalisation qui est LE gros point fort de la série. Les plans et la photographie sont de toute beauté. Tout est ultra soigné jusqu’au moindre détail et le choix des plans est réfléchi à chaque fois selon le message que veut faire passer le réalisateur. De la même façon, les acteurs sont vraiment magnifiés sous sa caméra, en particulier Jude Law mais j’y reviendrai après. Enfin, le choix des musiques bien pop est impeccable comme ce magnifique moment hyper drôle avec « I’m sexy and I know it » ! C’est du grand art.

L’autre grande qualité de la série, ce sont tout bonnement les acteurs qui sont tous excellents. Jude Law livre la performance de sa vie avec ce personnage si particulier qu’est Pie XIII. Mais les autres acteurs près de lui n’ont pas à rougir, que ce soit Diane Keaton qui livre une soeur Marie d’une grande bonté et humanité mais qui est restée proche du peuple, ou encore Cécile de France impeccable en conseillère en communication, ou bien Silvio Orlando et Javier Cámara parfaits dans le rôle des hommes d’Eglise qu’ils incarnent. Seule Ludivine Sagnier m’a semblé un cran en-dessous, surjouant un peu trop pour être crédible. Tous livrent une belle performance pour une histoire vraiment particulière.

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Et c’est là peut-être le point faible de la série, l’histoire et sa narration. Lors de certains épisodes celle-ci est frappante, percutante  et peint une critique acide de la Papauté, tandis que lors d’autres épisodes elle se fait obscure, fumeuse voire incompréhensible et inutile. La série est vraiment en dents de scie de ce côté-là, oscillant donc entre excellents épisodes et d’autres plus superflus. C’est dommage parce que le concept de base qui promet de revisiter l’histoire papale de manière irrévérencieuse promettait. J’ai aimé l’idée de suivre les premiers pas d’un Pape américain conservateur qui au lieu d’être la marionnette que tout le monde attendait décide de n’en faire qu’à sa tête et se met tout le monde à dos.

De plus, Pie XIII est un vrai personnage. Il est tout le temps en représentation et montre le plus souvent ses mauvais côtés. Sorte de gosse pourri gâté qui fume clope sur clope, vire ses invités en montrant clairement son dédain et tient des propos au conservatisme offensant et très irritant, c’est en fait quelqu’un de bien plus complexe. Et c’est clairement la personnalité de ce Pape plus qu’autre chose qui a éveillé mon intérêt et m’a fait continuer cette série.Le passé de Pie XIII / Lenny le hante encore. Il ne s’est jamais remis d’avoir été abandonné. Il choisit donc sa « mère adoptive » comme secrétaire particulière et défit toute figure paternelle ou presque qu’il rencontre à part le Cardinal Gutierrez avec qui bizarrement il se lie d’amitié. Lenny est une sorte d’ado en pleine rébellion qui fait tout pour choquer le maximum de personnes tout en croyant défendre ses idéaux. C’est perturbant et fascinant de le voir faire. Ses relations avec les autres sont donc par essence très compliquée comme le montre celle qui va naître entre lui et Esther que j’ai trouvée limite malsaine. Pour moi ses plus belles relations et preuves d’humanité, c’est avec Gutierrez, soeur Marie et le Cardinal Dussolier. On suit dont l’évolution de Lenny lors de ses premiers mois de règne tandis qu’il passe de l’enfance à l’âge adulte.

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Du côté de l’histoire, j’ai aimé voir les manipulations de Lenny pour se débarrasser de tous ceux qui le gênaient mais je n’ai pas toujours tout compris. Les thèmes abordés sont nombreux mais souvent traités de façon trop artificielles. On passe d’un cas à l’autre rapidement sans qu’ils soient parfois bien clos. Cela donne une impression de flou et cela encombre artificiellement le scénario de base. J’aurais préféré qu’ils choisissent moins de cas et que l’ensemble soit plus clair, plus net.

The Young Pope est une série intéressante grâce à la performance de Jude Law qui livre un jeune Pape fascinant, mais aussi grâce à une réalisation très soignée. Il lui manque juste un scénario à la hauteur qui sache faire le tri entre toutes ces idées foisonnantes.

Ma note : 15 / 20

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Séries Tv - Films

Les Medicis : Maîtres de Florence

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Titre :  Les Médicis : Maîtres de Florence

Une série créée par Nicholas Meyer et Frank Spotnitz

Nombre d’épisodes : 8 (saison 1 complète)

Durée des épisodes : 52 min

Genre : Drame Historique

Avec Dustin Hoffman, Annabel Scholey, Richard Madden, Stuart Martin…

Histoire : L’ascension de la famille Médicis, de simples commerçants aux banquiers et hommes politiques puissants qui ont déclenché une révolution économique et culturelle dans la Renaissance italienne au XIVe et XVe siècles.

Mon avis :

Une série historique qui se passe pendant la Renaissance, qui parle des Médicis et où joue Richard Madden, il me fallait absolument la voir. Malheureusement, celle-ci n’est pas à la hauteur de mes attentes.

Si la série est très bien faite, les acteurs bien choisis et les décors et costumes magnifiques, elle est trop classique. Il lui manque le petit plus pour qu’elle sorte du lot comme cela avait été le cas pour Rome ou encore les Tudors. Ici, on s’écarte de l’histoire officielle de Cosme de Médicis et en même temps on n’en profite pas pour la rendre plus passionnante. L’ensemble est assez plat voire fade par moment. Cela manque de rythme et de nuances. Les méchants sont méchants et les gentils sont bons même si parfois un peu torturés. C’est d’une tristesse !

Le jeu des acteurs n’est d’ailleurs pas extraordinaire malgré le bon casting sur le papier. J’ai eu du mal aussi bien avec Dustin Hoffman que Richard Madden que je trouve peu expressifs le plus souvent et surjouant d’autres fois. La seule qui a retenu mon attention et que je voudrais bien voir dans un autre rôle, c’est Annabel Scholey, la Contessina.

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Cela se laisse donc regarder sans déplaisir mais sans enthousiasme non plus. J’ai bien aimé le choix, au début, de partir du présent avec la mort du père de Cosme/Cosimo et l’ascension de celui-ci mais de mêler le tout avec son passé, 20 ans plus tôt où on le voit renoncer à la carrière d’artiste qu’il miroitait pour prendre la suite de son père. Le passé et le présent se mêlent à merveille et il est intéressant de voir que ce n’est pas un long fleuve tranquille mais que pas mal d’épreuves attendent Cosme/Cosimo. Certaines épreuves sont tout de même assez futiles ou du moins sont mal rendues dans la série, comme la perte de son premier amour, les difficultés de son mariage, les problèmes de communication entre son fils et lui, ou la rivalité entre son frère et lui. A l’inverse d’autres m’ont beaucoup plu comme sa conquête de Florence face aux Albizi, sa volonté de faire construire un dôme pour finir la cathédrale de la ville ou encore sa recherche du meurtrier de son père qu’il oublie un temps avant d’y revenir dans les derniers épisodes.

Je serai donc présente pour voir la saison 2 s’il y en a une, mais ce n’est pas un coup de coeur, loin de là. Ce n’est pas une série que j’aurai envie de revoir une fois finie, je pense. Dommage.

Ma note : 14 / 20

 

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Arte de Kei Ohkubo

arteTitre : Arte

Auteur : Kei Ohkubo

Éditeur vf : Komikku

Années de parution vf : Depuis 2015

Nombre de tomes : 12 (série en cours)

Résumé du tome 1 : Florence, début du 16e siècle. Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville… Hélas ! Cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, et il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ?

news_qw7trU21v9p6oRzMes avis :

Tome 1

Cette nouvelle série parlant de la Renaissance et d’Art, il me fallait absolument la lire ! En plus, le titre étant chez Komikku dont je connais la qualité de travail, je n’ai eu aucune hésitation à le prendre, et j’en suis bien contente. J’ai accroché dès les premières pages grâce à la personnalité passionnée de l’héroïne. Arte est une forte tête, elle fait tout ce qu’elle peut pour sa passion et n’hésite pas à aller contre sa famille pour ça. Attention, ne cherchez aucune vraisemblance historique ici, aucune jeune fille de l’aristocratie n’aurait pu faire ça sous la Renaissance… Et c’est malheureusement ce qui m’a particulièrement gêné dans ce titre, alors que j’ai aimé plein de choses dont je reparlerai plus tard. Il y a un trop grand décalage avec la réalité de l’époque. Le contexte n’est pas maîtrisé et on sent trop l’esprit anachronique que l’auteur a insufflé dans son titre. Tout respire notre époque contemporaine dans les réactions des personnages et c’est fort dommage. Cela ne m’empêche pas d’aimer suivre le parcours d’Arte, du moment où elle part de chez elle, à celle où elle devient apprenti chez Leo. J’aime voir les travaux, les corvées qu’il lui confie et j’espère qu’ils seront développés par la suite. J’aurais aimé voir la vie d’un vrai atelier, un atelier avec bien plus de monde, mais j’aime bien celui-ci déjà. J’ai aimé rencontrer la mécène de Leo. Mais une fois de plus, une gêne est apparue : les sentiments qu’Arte est en train de développer par Leo me gâchent mon plaisir. Pourquoi faut-il absolument passer par là ? Pourquoi ne pas plus s’attacher au développement de sa carrière artistique et c’est tout ? Comme si une histoire ne pouvait pas se passer de romance pour être intéressante… Les choix narratifs de Kei Ohkubo sont trop classiques, dommage. Il y a de bonnes idées, les dessins sont beaux, j’aime les personnalités des personnages, mais si les défauts persistent cela restera malheureusement une série moyenne.

Tome 2

J’ai largement préféré ce tome au précédent. En effet l’histoire d’amour est peu à peu laissée de côté au profit de l’apprentissage d’Arte. Alors certes il y a encore quelques relents par ci par là, mais c’est bien moins agaçant que dans le tome 1. Au contraire, j’ai beaucoup apprécié la leçon que la courtisane essaie d’inculquer à Arte au début du tome, même si celle-ci la rejette. Au moins, ça a l’air bien plus crédible que le restant de l’histoire. En plus, l’amitié qui nait entre elles a quelque chose de bien plus sincère une fois toutes les cartes mises sur table. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les décors qui accompagnent cette partie de l’histoire, la demeure de Veronica étant de toute beauté. La deuxième partie avec Angelo est plus légère et drôle, mais elle est l’occasion pour nous montrer le fonctionnement d’un atelier plus grand que celui de Leo. J’espère qu’on l’y reverra d’autres fois. J’ai bien ri aussi de la famille si féminine d’Angelo et de son changement de point de vue après sa rencontre avec Arte. Ils forment un bon duo tous les deux. Enfin, la dernière partie est peut-être la plus intéressante car elle est au coeur du métier qu’Arte veut exercer. J’ai appris plein de choses sur cet aspect des commandes aux artistes que je ne connaissais pas et j’aime le caractère dur et bourru de ce nouveau personnage. En plus, sa demeure est encore une fois sublime, et sa relation avec Arte promet des étincelles. Je m’en frotte d’avance les mains.

Tome 3

L’auteur est vraiment partie dans une bonne direction depuis qu’elle a mis l’histoire d’amour en sourdine pour se consacrer sur l’apprentissage d’Arte. Dans ce tome encore, elle a fait de l’excellent travail pour nous montrer toute la richesse de son univers. Dans la première partie, nous suivons Arte qui doit apprendre l’art de la négociation. Être artiste ce n’est pas seulement peindre, c’est aussi vendre ses oeuvres et répondre à des commandes, ce qu’elle doit apprendre ici. J’ai aimé son idée d’aller cherche de l’aide auprès de Veronica, c’est bien vu. Mais surtout, j’ai aimé découvrir un petit peu le passé de Leo, comment il était quand il était apprenti. Dans la seconde partie, plus intéressante selon moi, Arte va devoir se faire accepter par ses confrères mâles, ce qui n’est pas une mince affaire. C’est l’occasion de découvrir d’autres pans de son métier : la réalisation de fresque et le rôle de la corporation. On voit bien que ce n’est pas simple pour une femme de se faire accepter dans un milieu d’homme, mais Arte ne baisse jamais les doigts et parvient même à se faire accepter pour elle-même. On la voit remonter ses manches et travailler aussi dur que n’importe qui sur le chantier. J’ai plus de mal avec Angelo qui continue encore beaucoup trop souvent à la voir comme une faible femme, il faut qu’il perde cette mauvaise habitude. Sinon, je suis très intriguée par l’arrivée de ce voyageur à la fin et je pense que nous allons vite le retrouver dans le prochain tome avec peut-être enfin un arc sur les dessins et tableaux d’Arte (?).

Tome 4

Toujours pas d’arc consacré aux dessins et tableaux d’Arte ici mais ça ne saurait tarder. Ce tome s’intéresse à la prise d’indépendance de la jeune femme. Avec la proposition qu’elle reçoit, elle doit réfléchir à son avenir. Mais malheureusement, sa décision ne sera pas prise de façon sereine mais plutôt sous la contrainte, ce qui m’embête bien, surtout qu’elle ne connait pas assez celle pour qui elle fait ce sacrifice. J’ai été gênée par cet aspect d’Arte dans ce tome, je la pensais plus indépendante et frondeuse. Par contre, j’ai aimé l’évolution de sa relation avec Leo où on sent qu’ils sont de plus en plus sur un pied d’égalité. Leo lui fait vraiment toute confiance, c’est beau à voir surtout pour quelqu’un comme lui. Les quelques bribes qu’on continue à apprendre sur son passé me plaisent toujours et enrichissent le personnage. J’ai aussi aimé les nouvelles interactions d’Arte dans ce tome aussi bien avec Veronica qu’avec Dacia ou avec la nouvelle venue : Lusanna. L’autre nouveau venu, Youri, m’intrigue énormément avec son caractère tellement fantasque et je me demande ce que va donner la nouvelle vie d’Arte auprès de sa nièce. En tout cas, même s’il ne se passe pas énormément de choses, le tome reste très dynamique. Je n’ai, une fois de plus, pas vu les pages filer.

Tome 5

Finalement ce n’est pas non plus ici qu’on s’intéresse aux talents d’Arte comme artiste. La mangaka est plutôt partie pour exploiter son talent naturel à se lier avec les autres et à en devenir leur amie. J’ai pris ce nouveau tome un peu comme un oneshot mais je dois dire que Leo m’a beaucoup manqué. J’ai tout de même aimé découvrir le nouvel environnement d’Arte. Cependant, je trouve ça vraiment artificiel d’y consacré autant de tant pour au final s’intéresser à si peu de choses. On reste en effet bloqué sur la famille de Caterina et les problèmes de celle-ci et c’est tout. Tout tourne autour d’elle et rien n’avance en dehors, alors qu’il reste pas mal de choses en suspens du côté d’Arte, c’est dommage. Alors, oui j’ai bien aimé Caterina et je trouve son histoire mignonne mais on s’éloigne beaucoup trop des thèmes d’origine à mon goût.

Tome 6

Quel joli tome ! Tout commence avec une incursion bienvenue dans le passé de Caterina. C’est tendre et triste à la fois, pauvre petite et ça explique bien son caractère si différent des autres enfants de son monde. Même si ça m’embête d’un côté qu’on s’éloigne tant du monde la peinture, je suis contente qu’on parle aussi de la condition des femmes et des enfants à cette époque-là. C’était très intéressant de voir la relation que Caterina entretenait avec sa nourrice et son frère de lait, de même que les difficultés qu’elle a eu ensuite à s’intégrer dans sa vraie famille. J’ai aimé le parallèle qu’Arte a fait entre sa situation et la sienne et j’ai été ravie de voir enfin la mère de Caterina se rebeller sous son impulsion. Ce sixième tome est riche en émotions et le petit chapitre bonus à la fin me donne l’espoir qu’un prochain retour d’Arte à Florence ou d’un séjour de Léo à Venise ^^

Tome 7

Je retire ce que j’ai dit à mon amie Nothlya, j’ai passé un très chouette moment de lecture dans ce tome qui conclut probablement l’arc vénitien d’Arte. La mangaka a l’art de mêler histoire personnelle et quotidienne avec quête et avancement de soi. J’ai trouvé l’histoire de Daphné très triste mais touchante et j’espère qu’elle aura droit à une jolie fin un jour. C’est le genre de personnage que j’aime beaucoup. Elle a un franc parlé rare et un courage à toute épreuve. J’ai aussi été charmé par Caterina une fois de plus. Cette gamine est adorable. Elle donne enfin sa pleine mesure en assumant son rôle de jeune fille noble tout en conservant son côté attentionné envers le peuple. J’aimerais voir quel genre de jeune femme elle deviendra en grandissant tant elle me plaît dans sa relation avec Arte mais aussi avec les domestiques de sa demeure. Enfin, je suis sous le charme de Youri, le beau Youri qui montre de plus en plus de facettes charmantes. Cet homme est adorable lui aussi. Il fait beaucoup pour Caterina, il la fait passer avant tout, et il a lui aussi un franc parler que j’adore. Pour terminer, notre chère Arte continue à grandir. Son interrogation sur son statut social et son statut d’artiste m’a plu, de même que la décision qu’elle finit par prendre aussi bien à ce sujet que sur son avenir. Vivement le prochain tome !

Tome 8

Quel plaisir de retrouver Arte et tout son petit monde ! J’aime énormément l’ambiance positive et chaleureuse de cette série, ainsi que ses dessins de plus en plus beaux. Je ressors toujours avec le sourire de la lecture de cette série. Dans ce tome Arte dit au revoir à un pan de sa vie et fait un joli pari sur l’avenir.

Le tome s’ouvre donc sur une rapide découverte des réjouissances du Carnaval de Venise, une jolie façon de dire au revoir à la ville et à ses habitants. J’ai beaucoup aimé la relation qu’elle a su nouer avec la petite Caterina et sa famille. Arte a vraiment su y gagner sa place et je regrette finalement qu’elle les quitte déjà et si vite.

En parallèle, c’est assez amusant de découvrir le quotidien de ce bourru de Leo sans son élève que tout le monde lui réclame. Il ne dit rien mais on sent qu’elle lui manque et que sa vie est bien monotone sans elle. Ainsi le temps d’un chapitre, on retrouve en suivant Leo toute l’ambiance simple et chaleureuse de la vie de Florence et des habitants qu’on y a déjà croisés.

Puis Arte revient et avec elle, on s’interroge à nouveau sur le métier d’artiste à la Renaissance. Comment faire pour avoir des commandes importantes ? Comment gérer son succès ? Comment faire quand on est une femme dans ce milieu ? Quelles relations entretiennent en général un maître et son élève ? Quels sont les statuts de chacun ? C’est vraiment très intéressant d’apprendre tout ça et c’est fait avec une légèreté incroyable. On l’apprend l’air de rien en regardant Arte reprendre ses marques et se chercher une nouvelle voie pour évoluer. J’adore. L’autrice a un talent rare pour arriver à créer un univers riche, cohérent, intéressant culturellement et chaleureux. Vite la suite !

Tome 9

C’est toujours avec entrain et bonne humeur, à l’image de l’héroïne, que je replonge dans l’univers de la série. J’aime vraiment l’ambiance chaleureuse qui s’en dégage malgré les sujets durs qui sont parfois abordés, comme la condition féminine à la Renaissance, mais comme ce n’est pas non plus un documentaire historique, la narration permet de tout alléger et de se retrouver avec quelque de plus léger, qui donne la pêche.

De retour à Florence avec Leo, Arte développe son activité de portraitiste. Elle a trouvé sa voie et l’assume même si ça lui ferme des portes. Du coup, elle rayonne et ça offre aux lecteurs plein de jolis séquences. Certes, on est de plus en plus dans du tranche de vie à décor historique mais c’est bien fait et ça donne le sourire. J’ai trouvé très jolie par exemple l’histoire autour de la peinture que Leo doit faire au début du tome. C’est fort en symbole et on voit combien il forme un vrai duo désormais. Par la suite, on ne les retrouve qu’à la fin, et là l’autrice reprend un peu les choses en main pour redonner du corps à son récit. Elle prépare une nouvelle histoire où Arte va devoir jouer de toutes les cordes qu’elle a à son arc face à un représentant de la papauté qui n’a que faire de son talent de peintre. J’attends avec bonheur leur futur « affrontement » et la rencontre avec cette dame espagnole.

Pour en revenir au coeur de cet opus, Kei Ohkubo a misé pour une fois sur ses personnages secondaires, délaissant un temps Arte au profit d’Angelo et Dacia. J’ai apprécié de retrouver ces deux personnages. Ils aspirent tous deux à se faire une place comme Arte a su le faire et ils bossent dur pour ça. Mais ici, ce n’est pas ce qui nous intéresse. Ils sont le prétexte pour parler d’une injustice courante alors, celle où des aristocrates font semblant de courtiser des roturières pour mieux en abuser. C’était un vrai fléau et même si c’est traité de façon assez rocambolesque et légère ici, mais avec plein d’énergie et de bons sentiments, ça fait du bien de voir ce méfait dénoncé, surtout que ça offre un joli moment à nos deux personnages nouvellement héros.

Kei Ohkubo continue donc de développer l’univers bienveillant d’Arte, accordant de la place à chacun, introduisant de nouveaux sujets et personnages, passant du tranche de vie au récit contestataire et préparant la suite avec beaucoup de talent.

Tome 10

On ne varie pas d’un iota, Kei Ohkubo tient le cap et continue à nous présenter le parcours d’Arte en tant qu’artiste avec cette fois une nouvelle commande qui va la pousser dans ses retranchements.

Arte a été embauchée pour peindre le portrait d’une noble qui vient d’arriver dans la ville et qui attise les curiosités. C’est donc plus son statut d’aristocrate que de peindre qui intéresse le commanditaire mais Arte compte bien tout faire pour tirer profit de cette situation et continuer à démontrer son talent.

J’ai trouvé intéressant de voir l’auteur de renouveler avec ce nouveau prisme. On a l’habitude de voir Arte peindre ou dessiner maintenant mais pas dans ces circonstances. Alors la voir face à une cliente qui s’en moque un peu et n’est pas sensible à son art, était une vraie gageure. J’ai beaucoup aimé voir la jeune artiste se remettre en question, énoncer le fait qu’il ne suffit pas de faire de beaux dessins pour que ce soit réussit, réfléchir à surmonter ce problème et se rendre compte d’une certaine évidence. C’était enrichissant et ça a permis à l’héroïne de grandir.

Sa relation avec Dame Irène est intéressante également. Celle-ci est très particulière, elle change de ceux qu’on a croisés jusqu’à présent. Joviale en surface, elle reste froide, réservée et lointaine à l’intérieur. Du coup, c’est d’autant plus plaisant de la voir petit à petit s’ouvrir à Arte et lui faire confiance.

Cependant le revers de la médaille de ce choix scénaristique, c’est que la lecture de ce tome manque un peu d’allant. On est confronté à une héroïne qui peine dans son art. L’ambiance est moins lumineuse que d’habitude et les traits d’humour et de légèreté sont moins présents. Ça manque un peu. De plus, le grand mystère fait autour d’Irène est un brin ridicule tant on devine assez rapidement les grandes lignes. Je suis donc moins enthousiaste que lors des précédentes intrigues.

Avec ce nouveau tome, j’ai apprécié de voir Arte continuer à grandir en tant que femme et artiste en se posant les bonnes questions. Cependant, je n’ai pas vraiment accroché à la relation nouée entre Irène et elle, ni à l’intrigue autour de la commande de ce portrait. Cela m’a moins charmée que d’habitude.

Tome 11

Au début, je n’étais pas convaincue par cet arc entre Arte et Dame Irène, mais plus les chapitres passent plus je le trouve au contraire riche et profond, et ce n’est pas ce tome qui va me démentir.

Connaissant maintenant la vraie identité de Dame Irène, Arte est plus décidée que jamais à faire son portrait, mais c’est une chose difficile quand on ne connait pas son modèle. Elle part donc à la recherche de renseignements, une quête qui va révéler bien des surprises et se retourner un peu contre notre héroïne.

Kei Ohkubo développe vraiment son histoire dans une direction surprenante dans ce nouvel opus très très féminin. Alors qu’on aurait pu croire que des révélations allaient pleuvoir sur Dame Irène, c’est plutôt Arte qui est mis sous les feux des projecteurs, car pour gagner la confiance de son modèle, on lui fait comprendre, que c’est à elle de se livrer d’abord.

Grâce à cela, on assiste à la naissance d’une belle amitié entre Arte et Dame Irène, et surtout on apprend énormément de choses sur Arte. J’ai beaucoup aimé la voir se confier sur son amour pour Leo, c’était émouvant et ce fut l’occasion d’aborder la question des courtisanes dans l’Italie de la Renaissance. Mais encore plus, j’ai adoré la voir évoquer son enfance et ses relations avec ses parents. Je ne m’attendais pas du tout à un récit aussi lumineux et positif. En fait, les parents d’Arte l’aimait énormément et elle le leur rendait bien. Son père était un sacré bonhomme et sa mère n’était pas l’horrible femme sévère que je croyais, bien au contraire, elle avait le bonheur de sa fille à coeur. Ce furent donc de très belles pages.

Autre point notable, pour terminer, le personnage d’Irène que l’on apprend ainsi à connaitre à travers ses échanges avec notre chère peintre. C’est une femme magnifique, pleine de valeurs, de charisme et avec une honnêteté et un courage à tout épreuve. Elle est inspirante.

Kei Ohbuko nous a vraiment offert un très beau tome au féminin où elle montre la richesse des relations que développe son héroïne et tout ce que ça lui apporte pour grandir à son tour comme femme et artiste. On adore !

Tome 12

Quel superbe tome !

Quand l’histoire d’Arte et Dame Irene a commencé, j’étais un peu dubitative un temps, mais plus les chapitres passent plus j’aime. L’autrice parvient à associer à merveille grande et petite histoire, mais en ajoute sa touche avec tout ce qui peut tourner autour de son héroïne : ses sentiments pour son mentor et sa passion pour la peinture dont elle veut faire son métier. Cela donne une lecture très riche, dynamique et qu’on ne peut plus lâcher une fois débutée.

Dame Irène est vraiment un personnage singulier. Son histoire est parfaitement rendue et assez juste historiquement mais surtout elle propose de réfléchir sur des questions fortes quant à notre vision du monde, de la vie, de l’amour. J’ai été frappée par son destin et sa force de caractère.

Ainsi, elle se marie à merveille avec Arte, quoique celle-ci soit bien plus naïve et ait été bien plus protégée de la noirceur du monde. Ensemble, elles forment un très beau duo, dont j’ai aimé l’aboutissement dans le portrait réalisé par celle-ci. La voir travailler dessus, suivre la réflexion derrière celui-ci est passionnant. Ce portrait permet de l’asseoir dans son métier de portraitiste, élément qui revient à nouveau sur le devant de la scène, notamment lors d’une nouvelle scène de dissection organisée pour les artistes. J’aime vraiment énormément la façon dont l’autrice associe tous ces éléments, aussi bien ceux inventés pour la narration de l’histoire d’Arte, que ceux empruntés au contexte de l’époque, tout se marie à merveille !

Reste l’épineuse question des sentiments d’Arte pour Leo. Dame Irène tente de la pousser dans une direction qui n’est pas forcément celle souhaitée par notre héroïne. Cela donne lieu à des moments assez savoureux plein de rougeurs et de doubles sens, mais la fraîcheur d’Arte met vraiment du baume au coeur lors de ces moments-là.

Dans un style parfaitement maîtrisé, l’autrice continue à nous proposer une histoire solide mélangeant vérité historique et fiction. Je suis fan de cet arc avec Irène et de ce qu’il révèle sur Arte artiste et Arte femme.

Ma note : 15 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Ad Astra, Scipion l’africain & Hannibal Barca de Mihachi Kagano

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Titre : Ad Astra, Scipion l’africain & Hannibal Barca

Auteur : Mihachi Kagano

Années de parution vf : 2014-2018

Éditeur vf : Ki-oon (seinen)

Nombre de tomes : 13 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l’armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit déposer les armes. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l’enfant est témoin, impuissant, de l’humiliation des siens.
Mais le jeune Hannibal refuse l’échec : élevé dans la haine de Rome, il va vouer son existence entière à la destruction de l’ennemi. Commence alors l’affrontement exceptionnel d’un des plus grands tacticiens de tous les temps et de son alter ego romain, le génie militaire Scipion l’Africain. Traversée des Alpes à dos d’éléphant, pillages impitoyables et combats parmi les plus sanglants de mémoire d’homme : un duel à mort qui a marqué l’Histoire…

Mes avis :

Tome 1
Un bon début, les enjeux sont posés et bien définis. Mais j’ai trouvé le tout bien trop rapide. J’aurais aimé voir plus en détails la montée en puissance d’Hannibal au sein de son peuple et dans l’armée, et surtout la traversée des Alpes, ça m’a manqué ! Et j’ai trouvé que Scipion manquait cruellement de charisme comparé à Hannibal qui était vraiment le héros de ce tome. A voir pour la suite…

Tome 2
La série reste sympathique mais il n’y a toujours rien de transcendant. Les personnages sont trop lisses. Les stratégies à peine esquissées sont mal exploitées et c’est fort dommage vu l’épisode historique dépeint ici. Ça reste agréable à suivre mais sans plus.

Tome 3
Encore un tome en demi-teinte. J’aime le côté historique mais le récit est clairement mal maîtrisé. Il manque de rythme de même que la mise en page. Je me suis parfois profondément ennuyé. Il manque le souffle nécessaire pour vibrer au fil des stratagèmes de chacun et c’est dommage pour un tel récit…

Tome 4

Un tome plus centré sur la politique romaine que véritablement sur l’affrontement avec Hannibal. Celui-ci est plus en retrait dans ce tome, je trouve, et c’est dommage. L’auteur manque clairement de rythme et n’arrive pas à distiller au fil de son récit les informations concernant Rome. Elle a encore trop tendance à tout délivrer d’un coup, même si elle tente de les instiller au sein de récit : celui de l’ascension de Scipion et de ses proches. Mais ce n’est pas ce que j’attends de ce genre d’histoire. Il faudrait un équilibre plus subtile entre les deux forces dans le récit de leur affrontement, et non privilégier Rome à ce point. Espérons qu’elle rétablisse cet équilibre dans les prochains tomes.

Tome 5

J’ai moins aimé ce tome, trop de blabla, trop de romains, pas assez de Carthaginois. Je commence à ressentir un certain ras-le-bol de ce côté-là. Je pensais vraiment soit que ce serait plus équilibré, soit que ce serait centré sur Carthage, vu l’ouverture de la série, du coup j’en ai marre de ne pas les voir. Surtout que Scipion n’est vraiment pas charismatique, ni les autres Romains, alors qu’Hannibal l’est bien plus. En plus, toutes les scènes avant la bataille ne servent pas à grand-chose si ce n’est à blablater pour rien, et comme je connais déjà le fonctionnement des armées et de la politique romaine, je me suis fortement ennuyée. La bataille en elle-même pourrait être intéressante si elle n’était pas aussi fouillie, entrecoupée de palabres inutiles et mal mise en scène. Un joli gâchis !

Tome 6

Après plusieurs tomes assez faibles, je retrouve enfin du plaisir à lire ce titre. En effet, la deuxième partie de la Bataille de Cannes est palpitante. En plus, l’auteur ne la fait pas durer inutilement. On continue à suivre les menées politiques des Romains et les absurdités auxquelles elles mènent. Il est intéressant de ne pas toujours les voir en héros invincibles. Ici, leur stratégie est nulle et la déroute inévitable. A côté de ça, on revoit enfin le Hannibal stratège et ça fait du bien, ça m’avait manqué. De même, la stratégie sur le long terme qu’envisage Scipion pour l’affronter (gravir le cursus honorum) est attendue mais je suis contente de le voir enfin se bouger, il était beaucoup trop léger avant.  J’ai aussi aimé voir un peu sur le devant de la scène des personnages secondaires comme les 2 consuls amis ou bien les généraux d’Hannibal, chez qui la dissension menace. Il y a plein de belles promesses pour la suite.

Tome 7

Pas mal, mais c’est pas encore ça. J’ai bien aimé continuer à voir un peu de stratégie mais le fait qu’on se concentre sur les romains pour cela m’a déplu. J’aime toujours aussi peu Scipion et compagnie. Je ne les trouve toujours pas charismatiques, ils sont même mous et insipides. Dommage vu le thème de la série. Du côté d’Hannibal et des Carthaginois, ce n’est pas terrible non plus. La dissension gronde et cela tourne mal pour eux. Hannibal n’arrive plus à commander correctement et ses stratagèmes tombent à l’eau. Il reste tout de même super impressionnant et j’aimerais que les batailles lui redeviennent favorables. Les batailles, d’ailleurs, on ne les voit pas beaucoup et surtout, elles sont mal mises en scènes, c’est malheureux quand même pour un titre pareil. Bref, ce n’est toujours pas la grande éclate.

Tome 8

Ça reste une série sympathique mais je commence à me lasser à force de voir les mêmes noeuds scénaristiques. Les enjeux ne changent pas non plus de même que les forces qui continuent à s’équilibrer. L’ennui pointe. J’ai aimé dans ce tome voir aussi bien les stratégies romaines que carthaginoises mais comme c’est Maharbal qui est mis en avant chez ses derniers, je ne suis pas aussi enthousiaste que lorsque c’est Hannibal, loin de là. Côté romain, je ne supporte toujours pas Scipion et je crois que ce sera le cas jusqu’à la fin. Il n’en fait qu’à sa tête en permanence et n’a aucun charisme. J’ai par contre trouvé sympa le petit saut dans le temps et l’espace à la fin, qui nous permet de voir ce qu’il se passe du côté de la Sicile et Syracuse avec Archimède. Ça me permet de faire le lien avec le oneshot Eurêka! que j’avais lu il y a quelques temps et y a pas à dire ce type est drôlement intéressant et ses inventions aussi.

Tome 9

Un tome sans Hannibal ou presque, je ne pensais pas aimer et pourtant j’ai passé un bon moment à suivre la montée en puissance de Scipion. Au début, il est à Syracuse et joue les espions pour les Romains auprès d’Archimède et même s’il essaie de limiter les dégâts, il ne parvient pas à empêcher la mort de celui-ci. La conquête est rapide, on ne voit presque rien à part quelques scènes de pillage, c’est dommage mais en même temps vu la longueur de la série, on ne peut pas s’attarder sur tout. Le plus intéressant est à venir dans la seconde partie où on se tourne vers l’Hispanie. Après la mort de son oncle et de son père, Scipion arrive à se faire nommer général et à partir là-bas pour les venger et vaincre les Barca installés là-bas. Si je trouve intéressant de le voir dans cette position, je dois reconnaître qu’il n’a que des seconds couteaux face à lui et ils font pale figure par rapport à Hannibal même si Massinissa me semble prometteur. En attendant, Scipion a réussi à récupérer Carthagène grâce à un plan astucieux. Il est désormais en position de force tandis qu’Hannibal a dû se replier en Italie. J’attends maintenant la rencontre entre les deux.

Tome 10

Ce tome 10 est un tome bourré d’action et de stratégie qui fait du bien. Malheureusement Ki-Oon nous spoile horriblement avec la couverture qu’ils ont choisie et c’est bien dommage. Sinon, j’ai beaucoup aimé les différentes scènes de batailles et surtout le choix de mettre l’un des frères d’Hannibal autant en avant. C’est intéressant de voir un autre stratège chez les Barca et de le voir affronter un Scipion au sommet de sa forme. Son affrontement avec Hasdrubal dans les plaines ibères est un modèle de bataille, entre ruse et astuce, c’était un régal à suivre. J’aime la façon dont l’auteur nous présente de façon vraiment pédagogique les différentes stratégies des uns et des autres. Mais le summum, c’est bien sûr les deux morts qui ont lieu dans ce tome. D’abord, celle de Marcellus, qui était un modèle de force et de bravoure. Sa mort a quelque chose de vraiment héroïque au sens premier du terme, on se croirait dans une épopée grecque. Celle d’Hasdrubal est plus lourde de sens et a lieu après une bataille à l’issue incertaine mais pleine de ruse à nouveau. Maintenant, je me demande ce qu’Hannibal va faire pour venger la mort de son frère comme il l’annonce.

Tome 11

J’ai eu un peu plus de mal avec ce tome après le précédent que j’avais bien aimé. Ici, j’ai eu du mal à re-rentrer dans l’histoire. Le premier chapitre était un peu mou et longuet. Le fait qu’on se centre encore une fois sur Scipion n’a pas aidé. On n’a presque pas vu Hannibal alors que pour moi c’est le plus charismatique des deux. En plus, Scipion le copie maintenant dans ses stratégies, ce qui n’arrange rien. Heureusement, on se tourne de plus en plus vers les seconds couteaux et ici on s’intéresse à Massinissa et aux Numides. C’est intéressant de voir un peu les autres peuples et ça apporte du sang neuf parmi les personnages principaux qu’on suit. Par contre, clairement même si l’intrigue gagne en épaisseur, elle perd en dynamisme. Quand je me suis aperçue que ça faisait 14 ans que la guerre contre Hannibal avait commencé, j’ai été très surprise car concrètement je ne l’avais pas ressenti et c’est vraiment un gros point noir. Les combats et les stratégies s’enchaînent mais il manque un vrai plan d’ensemble et la sensation d’une histoire générale qui avance. On est enlisés jusqu’au cou comme les soldats. J’espère donc qu’on se dirige enfin vers la fin de ce conflit et de la série et qu’on aura droit à quelque chose de plus épique dans les prochains tomes.

Tome 12

Dans ce tome, on voit combien la guerre a usé le camp d’Hannibal et moi aussi au passage. Un abattement pèse lourdement sur l’ensemble et j’ai eu du mal à en sortir. Je sais bien qu’elle sera l’issue de cette guerre mais je déteste ce qu’ils ont fait de Scipion : un type arrogant et assez imbuvable malgré qu’ils essaient aussi de le rendre sympathique en le montrant proche de ses amis dans l’armée et stratège de génie, mais ça ne marche pas avec moi. A l’inverse, je trouve les hommes du clan d’Hannibal très dignes, à l’image de son frère qui tente de convaincre Massinissa de les rejoindre une dernière fois après le drame qu’il a vécu et qui se montre tellement honnête avec lui. Ces deux hommes sont d’une rare droiture. Le drame de Massinissa est parfaitement rendu, avec ses hésitations, ses noirceurs, ses douleurs. Maintenant, toutes les pièces sont en place pour le drame ou plutôt la bataille finale dont j’attends un rendu plus incisif, violent, tendu que celui des derniers affrontements.

Tome 13

Ça y est voici la fin de ce voyage au temps des Romains et des Carthaginois. Ce n’est pas facile pour moi de commenter ce dernier tome. Je ne peux pas dire que c’est mauvais. C’est même à peu près tout ce qu’on pouvait attendre. Mais le rendu est assez classique, prévisible pour ne pas dire ennuyeux. Nous assistons au dernier combat inéluctable entre Hannibal et Scipion. Nous en connaissons déjà l’issue donc il n’y a aucune surprise ici. Le souci, c’est qu’il n’y a aucun souffle épique non plus. Tout est trop carré, pas un cheveux ne dépasse. Il n’y a pas vraiment d’enjeu du coup, pas de moment vraiment héroïque non plus, rien pour susciter mon intérêt. On a plutôt droit à de long passage cherchant à expliquer la stratégie de chacun aux lecteurs ignares que nous devrions être (ce qui m’a profondément gênée…). C’est très lourd et maladroit. Impossible du coup de s’attacher au devenir de chacun, non. Je savais déjà qui allait gagner et comment cela allait se terminer pour chacun. Du coup, en plus de la bataille assez fade en soi, le dernier chapitre n’apporte que peu de chose. Il casse même le rythme je trouve, apportant une conclusion pas nécessaire à la vie de chacun. J’aurais aimé être plus embarquée par le personnage d’Hannibal que je trouvais si fascinant au début. J’aurais voulu qu’on mette moins en avant cet insupportable Scipion que je n’ai jamais apprécié. Bref, quitte à lire une série sur l’Antiquité, je préfère relire les premiers tomes ou me tourner vers Thermae Romae ou re-regarder la série tv Rome ^^

Ma note : 13 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Cesare de Fuyumi Soryo

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Titre : Cesare

Auteur : Fuyumi Soryo

Editeur vf : Ki-oon (seinen)

Années de parution vf : Depuis 2013

Nombre de tomes vf : 12 (en cours)

Histoire : Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?
Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…

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