Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Isabella Bird : Femme exploratrice de Taiga Sassa

Titre : Isabella Bird : Femme exploratrice

Auteur : Taiga Sassa

Editeur vf : Ki-Oon (Kizuna)

Années de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes : 1 (en cours)

Histoire : A la fin du XIXe siècle, le Japon s’ouvre au monde et s’occidentalise à marche forcée. Mais le pays reste un vrai mystère pour la plupart des Européens, ce qui en fait une destination de choix pour la célèbre exploratrice anglaise Isabella Bird ! Malgré son jeune âge, elle est déjà connue pour ses écrits sur les terres les plus sauvages. Isabella ne choisit jamais les chemins les plus faciles et, cette fois encore, elle étonne son entourage par son objectif incongru : Ezo, le territoire des Aïnous, une terre encore quasi inexplorée aux confins de l’archipel…
Le voyage s’annonce long et difficile, mais rien n’arrête la pétillante jeune femme ! Accompagnée de son guide-interprète, le stoïque M. Ito, la jeune femme parcourt un pays en plein bouleversement. Dans ses lettres quotidiennes à sa soeur, elle narre avec sincérité et force détails la suite de chocs culturels qu’elle expérimente. Elle veut tout voir, tout essayer, quitte à endurer chaleur, fatigue, maladie ainsi que les sarcasmes de ses pairs ! Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !

Mes avis :

Tome 1

Ki-Oon continue de surfer sur la vague de Bride Stories avec ce nouveau titre un peu comme il l’avait fait avec Arte et Reine d’Egypte et comme sur ces deux titres, c’est sympa mais il manque le petit plus. L’histoire est agréable à suivre, on apprend plein de choses. C’est beau et bien dessiné. Il y a du rythme mais on ne s’attache pas vraiment à l’héroïne ce qui est fort dommage.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Le pacte de la mer de Satoshi Kon

Titre : Le pacte de la mer

Auteur : Satoshi Kon

Editeur vf : Pika (Graphic)

Année de parution vf : 2017 (pour cette édition)

Nombre de pages : 210

Histoire : Dans la commune d’Amidé, le fils du prêtre shintô Yôzô Yashiro, Yôsuké veille sur l’œuf de l’ondine. Selon une vieille légende, un ancêtre de Yôsuké a fait un pacte avec une ondine : sa famille veillera son œuf ; en retour, les pêcheurs s’assureront la clémence et la générosité de la mer. Mais, aujourd’hui, les habitants ont décidé de faire d’Amidé une station balnéaire attrayante. Peut-on allier tradition et modernité ?

Mon avis :

Comme je m’y attendais, ce oneshot de Satoshi Kon est un véritable coup de coeur. J’ai énormément aimé la narration du mangaka mais aussi son propos et son découpage graphique. L’ambiance est sublime et l’éditeur fournit un appareil critique des plus intéressants. C’est une vraie réussite.

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Séries Tv - Films

The Garden of Words (Kotonoha no Niwa)

Titre : The Garden of Words

Réalisateur : Makoto Shinkai

Année de sortie : 2013

Pays : Japon

Durée : 45 min

Genres : Animation – Romance – Drame – Poésie

Histoire : Takao, un jeune lycéen qui souhaite devenir cordonnier, sèche les cours et se rend dans un jardin japonais où il s’entraîne à dessiner des chaussures. Il y fait la rencontre de Yukino, une étrange jeune femme qui ne vient dans le jardin que les jours de pluie. Alors qu’ils deviennent de plus en plus proches, la saison des pluies touche à sa fin…

Mon avis :

Je poursuis ma découverte des oeuvres de Makoto Shinkai avec ce court-métrage datant de 2013 et j’ai une nouvelle fois été sous le charme de la poésie de son histoire. Les dessins sont de toute beauté. L’ambiance est prenante et émouvante à souhait. Tout du début à la fin est d’une justesse rare.

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Séries Tv - Films

Your Name (Kimi no Na wa) de Makoto Shinkai

Titre : Your Name (Kimi no Na wa)

Réalisateur : Makoto Shinkai

Année de sortie : 2016

Durée : 1h47

Pays : Japon

Genre : Film d’animation, Fantastique, Drame, Romance

Histoire : Mitsuha est une lycéenne qui réside dans une petite ville située dans les montagnes. Elle vit aux côtés de sa petite sœur, sa grand-mère ainsi que son père, bien que ce dernier ne soit jamais à la maison à cause de son travail de maire. En réalité, sa vie ne lui convient pas et souhaite pouvoir vivre à Tokyo.

Taki est un lycéen qui habite à Tokyo et qui adore l’architecture et l’art. Il vit une vie normale d’étudiant entouré d’amis et travaille même dans un petit restaurant italien. Mais un jour, il fait un rêve dans lequel il est dans la peau d’une jeune fille qui vit dans une ville en montagne. Mitsuha, quant à elle, fait également un rêve dans lequel elle est dans un corps d’un garçon tokyoïte.

Mon avis :

Attention gros coup de coeur ! Je classe ce film d’animation clairement dans mon top 3 des meilleurs que j’ai pu voir. Déjà, il est juste superbe au niveau des décors. Le message est très beau. Il est bourré d’émotions et le scénario est vraiment intelligent. C’est une vraie petite merveille.

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Livres - Science-Fiction

L’homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu

Titre : L’homme qui mit fin à l’histoire

Auteur : Ken Liu

Editeur vf : Le Bélial’ (Une heure lumière)

Année de parution vf : 2017

Nombre de pages : 107

Résumé : Futur proche.
Deux scientifiques mettent au point un procédé révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée, pour une seule et unique personne, et sans aucune possibilité pour l’observateur d’interférer avec l’objet de son observation. Une révolution qui promet la vérité sur les périodes les plus obscures de l’histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d’État.
Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le général Shiro Ishii, l’Unité 731 se livra à l’expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d’un demi-million de personnes… L’Unité 731, à peine reconnue par le gouvernement japonais en 2002, passée sous silence par les forces d’occupation américaines pendant des années, est la première cible de cette invention révolutionnaire. La vérité à tout prix. Quitte à mettre fin à l’Histoire.

Mon avis :

J’ai voulu lire cette nouvelle pour découvrir le style de Ken Liu dont j’attends parler depuis un moment, mais je ne sais pas si j’ai fait le bon choix. En effet, les choix scénaristiques sont tellement originaux que je ne sais pas si c’est vraiment représentatif de ce qu’il peut faire ou non…

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Livres - Essais·Livres - Mangas / Manhwa / Manhua·Séries Tv - Films

Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve

Titre : Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve

Auteurs : Collectif

Editeur : Ynnis avec la collaboration d’Animeland

Année de parution : 2017

Nombre de pages : 135

Résumé : Fin 2016, Hayao Miyazaki refait parler de lui après son annonce de retraite, alors que la relève semblait assurée avec de dignes successeurs tels que Makoto Shinkai, et son film your name. qui bat tous les records, ou encore Mamoru Hosoda – bien que les deux réalisateurs aient des approches très différentes du cinéma. L’animation japonaise est de nouveau sous les projecteurs !
À l’heure où les activités du Studio Ghibli sont quelques peu latentes mais que tous les yeux restent braqués sur lui, ce mook était une évidence. Le moment est donc idéal pour crier notre amour pour l’animation, en faisant un focus tant mérité sur Ghibli : hommage au studio, ce mook est construit sous forme de rétrospective. Biographies, articles thématiques, chroniques, coulisses… Rien n’est occulté dans cet ouvrage pour mettre en valeur le travail de Ghibli. En bonus inédits, les lecteurs trouveront deux visuels de Miyazaki encore jamais diffusés en France, et surtout des dessins hommage réalisés par une sélection des meilleurs artistes français en lien avec le Japon !

Mon avis :

Cette somme retrace le parcours des studios Ghibli de leurs origines à nos jours. C’est un ouvrage simple mais bien documenté. L’édition est agréable, souple et solide, avec une jolie couverture et pas mal d’illustrations. Certains sont mêmes inédites à la fin, ayant été réalisées par des artistes uniquement pour cet ouvrage et sont d’ailleurs très belles.  Lire la suite « Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve »

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Le fleuve Shinano de Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

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Titre : Le Fleuve de Shinano

Auteurs : Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

Editeur vf : Asuka

Année de parution vf : 2009 // vo : 1973

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans la région du bassin de la Shinano, dont la rivière a de tout temps été le crève-cœur, les conditions de vie sont depuis toujours difficiles. Longs hivers enneigés, maigres récoltes, enfants dévorés par les loups… rien n’épargne les habitants de la région. Dans les années 1930… Même si la modernisation entreprise par l’État japonais depuis 1868 a développé les manufactures de tissage, les jeunes filles sont les premières victimes des difficultés économiques. Leur destin est déjà tout tracé : ce sera le bordel ou l’usine. Issue d’un milieu aisé, la jeune et jolie Yukie ne sera pas épargnée par les aléas de la vie.

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Mes avis :

Tome 1

Je suis un peu embêtée pour parler de ce titre. Je m’attendais à avoir un énorme coup de coeur pour lui et ça n’a pas été le cas même si je lui reconnais tout plein de qualités.

Avec ce titre patrimonial, je découvre non seulement le trait de Kazuo Kamimura mais aussi un nouveau pan des mangas de la mouvance gekiga. De ce point de vue, c’est une vraie réussite, j’ai appris plein de choses et surtout j’ai adoré la performance graphique. Malgré des visages pas toujours réussis selon moi, il y a une grande maîtrise graphique de la part de Kazuo Kamimura qui transfère une vraie force à son titre. La composition des planches, le choix des points de vue et les émotions qui en ressortent sont de toutes beauté. Cela rend l’histoire d’autant plus forte.

L’histoire, justement, c’est là que le bas blesse pour moi. J’ai trouvé celle-ci beaucoup trop théâtrale et dramatique pour moi. Tout est surjoué, dans l’extrême et j’ai vraiment du mal avec ça. Je peux comprendre que cela plaise à certains mais ce n’est pas mon cas. Pourtant, l’histoire de Yukié est très intéressante. Elle permet de voir une nouvelle facette du Japon des années 30 et de ses habitants, ce qui m’a donné très envie d’en apprendre plus sur l’histoire intérieure de ce pays.

Mais comme parfois au théâtre, j’ai eu la sensation de voir des scènes juxtaposées qui manquent du liant qu’apporte normalement la narration des romans qu’on retrouve aussi dans les mangas plus modernes. Cela ne m’a tout de même pas enlevée l’envie de découvrir la suite voire d’autres titres de Kazuo Kamimura pour affiner mon avis.

Ma note : 14 / 20

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Pact de Shinnosuke Kuji

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Titre : Pact

Auteur : Shinnosuke Kuji

Editeur vf : Pika

Année de sortie vf : 2017

Nombres de tomes vf : 5 (série terminée)

Résumé du tome 1 : An 20XX, le monde entier frémit sous la menace d’un groupe mystérieux qui a placé des bombes d’une puissance inimaginable dans les océans. Cachés sous des masques de « lapins », ces terroristes veulent prendre leur revanche en forçant le monde à vivre dans la crainte. Après l’échec de l’équipe de déminage américaine, c’est au tour de celle du Japon de passer à l’action ! La jeune prodige, Machiko Machida, passe un pacte avec Nagito Aranagi avant de tenter de désamorcer la première bombe. Malheureusement, la situation ne se passe pas comme prévue, et le commandant de l’équipe de déminage décide de changer de stratégie…
Une course contre-la-montre a commencé : il ne reste plus que dix jours avant l’explosion…

Mes avis :

Tome 1

Cette nouvelle série avec son pitch de départ un brin futuriste m’a attirée mais elle n’a malheureusement pas su me convaincre totalement.

J’ai beaucoup aimé le décor avec la planète qui est sous la menace d’un groupe de terroristes, vivant au Pôle sud et pourtant un masque de lapin, qui veulent les submerger totalement à l’aide de bombes à Azote. C’est très politique, c’est angoissant et intriguant. On se demande qui sont ces terroristes, pourquoi ils ont pris certains pays pour cible, pourquoi ils leur ont laissé du temps pour réagir, etc. L’organisation japonaise qui lutte contre eux est charismatique elle aussi et l’ensemble donne un côté assez sérieux à l’histoire.

Malheureusement, c’est gâché par des personnages trop caricaturaux et peu attachants. Je n’ai pas du tout accroché avec le héros qui a perdu la petite fille, le petit génie, qu’il protégeait. Je n’ai pas plus accroché avec les commandos d’élite qui sont là à chaque fois pour les protéger lors de leurs missions vu qu’à chaque fois ils se font éliminer vitesse grand V. Mais la palme revient à Ivan, le représentant de la Russie, un cliché dans toute sa splendeur, qui en devient même ridicule au lieu de faire peur comme il le devrait. Les personnages sont vraiment le point faible de ce titre et c’est bien dommage parce que certains ont du potentiel comme le petit génie du début, le fondateur de l’EOD ou les fameux lapins terroristes.

La série ne comportant que 5 tomes, je vais quand même lui donner sa chance.

Tome 2

Ce tome est diablement bien construit. On sent monter une grosse tension tout du long jusqu’à la révélation finale qu’on attendait tous un peu, je crois. Les personnages restent peu attachants même si l’auteur essaie de leur donner un peu plus d’épaisseur en nous racontant leur passé ou les liens qui les retiennent encore ici. J’ai aimé découvrir par petite touche le trauma de Nagi et l’origine de sa relation si particulière avec Machi. J’ai aimé ses interactions avec les membres de l’expédition. Le côté huis clos est bien mené. C’est vraiment angoissant d’être dans cette ville fantôme submergée et de ne pas savoir quand les terroristes vont attaquer. Par contre, on avance bien plus lentement que dans le précédent tome. Une grosse partie est consacrée au passé des personnages et à l’émotion. Il reste ensuite peu de pages pour faire avancer l’histoire sauf dans le dernier chapitre où on en apprend plus sur ceux à l’origine des attentats. Cela m’intrigue tout de même assez pour continuer vu le peu de volumes.

Tome 3

Le huis clos continue et la tension monte de plus en plus au fur et à mesure qu’ils approchent de la 2e bombe. Le désamorçage de celle-ci est l’occasion d’une vraie surprise, un événement qui va venir bouleverser la dynamique de la série ce que j’ai beaucoup apprécié. La seconde partie du tome montre les conséquences de cet événement et le retour d’un autre membre important de l’Eod, qui est encore plus farfelue que ceux qu’on a croisés jusqu’à présent. Le schéma de l’histoire, lui, reste un peu répétitif, de même que les motivations des personnages. Je trouve aussi qu’on n’avance pas du côté des terrorismes, il n’y a pas de révélations de ce côté dans ce tome et on n’en entend presque pas parler. A deux tomes de la fin, il va falloir un petit coup d’accélérateur pour conclure correctement la série.

Tome 4

A un tome de la fin, nous voici face à la dernière bombe avec une équipe en partie renouvelée. Les ajouts qui viennent de force de protection de « cette » guerre font froid dans le dos, surtout celui avec le bandage qui a des airs de vrai psychopathe. Quand on les entend nous rabâcher les oreilles avec « cette » guerre, ça donne envie d’en apprendre plus sur celle-ci. C’est terrifiant de voir comment les soldats sont utilisés pendant celle-ci mais aussi les programmateurs comme Neko, et le pire c’est qu’on ne sait pas vraiment pourquoi il y a cette guerre et si un jour elle prendra fin. L’auteur dénonce ainsi l’absurdité des guerres, mais aussi de la course à l’armement et de l’incapacité à s’arrêter une fois que l’escalade a commencé. Pour revenir du côté des bombes, le déroulé pour aller désamorcer la dernière ressemble énormément à ce qui a déjà eu lieu mais les ajouts dans la troupe corsent un peu les choses. On voit Neko devenir un personnage central avec Misaki. Leur duo est attachant. Maintenant, je me demande ce qu’il va se passer dans le prochain et dernier tome une fois qu’ils auront désamorcé cette bombe.

Tome 5

Ne tournons pas autour du pot, je suis très déçue par cette fin qui est complètement inaboutie. J’ai vraiment eu l’impression de m’être fait lâcher en plein milieu de l’histoire et d’en avoir manqué tout un pan. Certes, les chapitres composants ce tome sont nerveux et larmoyants à souhait mais il y a de vrais questionnements autour de ces bombes qui restent sans réponse. On n’a aucune résolution du conflit ni ne serait-ce que la moindre petite information sur le devenir du groupe terroriste qui a fait ça (à moins que j’aie loupé un passage) et ce n’est pas normal. J’ai vraiment l’impression qu’on s’est bien moqué de moi. En plus, on a droit à deux histoires annexes qui n’ont aucun rapport avec la saga et qui gâchent de l’encre et du papier alors que cet espace aurait pu être utile pour conclure la série correctement. Je ne risque pas de tester une autre série de cet acabit de sitôt.

A côté de ça, j’ai bien aimé le développement de Neko et de ses capacités de hackers. J’ai aimé les références aux tomes précédents. Même si c’est classique, j’ai aussi apprécié l’évolution de Haru qui est plus attachant que prévu, de même que les deux « brutes » qui l’accompagnent. La dynamique entre lui et Neko était intéressante. J’ai aussi été contente de voir enfin un certain happy end après tout ce qu’il leur était arrivé même si je suis consciente que c’est facile et qu’un autre dénouement aurait eu plus d’impact. Par contre, je ne vois pas trop l’intérêt de revenir encore sur Nagi dans les dernières pages surtout vu ce qu’il est devenu.

Pact fut donc une série à l’univers intéressant mais sous exploité. Les débuts étaient vraiment prenant mais au fil des tomes cela s’est fortement dégradé pour finir un peu en eau de boudin. On est loin du titre inoubliable.

Ma note : 11 / 20

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Unlucky Young Men de Kamui Fujiwara et Eiji Otsuka

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Titre : Unlucky Young Men

Auteurs : Kamui Fujiwara et Eiji Otsuka

Editeur vf : Ki-Oon

Année de parution : 2016

Nombre de tomes : 2 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Tokyo, 1968. Les mouvements étudiants tournent à l’émeute et l’agitation gagne le Japon. Pour essayer d’échapper à son lourd passé criminel, Norio Nagayama rejoint la capitale dans l’espoir d’un nouveau départ. Au Village Vanguard, bar jazz dans lequel la jeunesse révolutionnaire nipponne a ses quartiers, il fait la connaissance de Takeshi Kitano, un jeune comique raté qui tente de faire carrière dans le cinéma. Le grand projet de Takeshi : Unlucky Young Men, un scénario qu’il a rédigé, véritable chronique d’une génération japonaise désabusée et prête à tout pour réaliser ses rêves. Afin de financer la production du film et d’assurer leur avenir, les deux jeunes hommes vont planifier l’attaque d’un fourgon transportant 300 millions de yens…

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Mes avis :

Tome 1

Je voulais lire ce titre depuis que j’ai découvert Mishima Boys du même auteur en début d’année. Les deux titres sont les deux faces d’une même pièce. Ils parlent tous les deux du Japon des années 60, un Japon ébranlé par le terrorisme et les révoltes étudiantes où se cotoient de grandes figurines de la littérature comme Yukio Mishima ou Kenzaburo Oe qu’on croise d’ailleurs dans U.Y.M. Ce contexte lourd et sombre est le cadre parfait pour le récit d’Eiji Otsuka. Cela lui permet de faire un tableau sans concession du Japon d’alors à travers la célèbre affaire du vol des 300 millions de yens. On sent vraiment que lui et Kamui Fujiwara se sont très bien documentés sur la période pour ainsi nous livrer cette « fiction-réalité ». Cependant pour le lecteur néophyte qui connait peu l’Histoire récente du Japon, c’est parfois compliqué à suivre. On sent qu’il y a tout un tas d’éléments sous-jacents qu’on ne fait que percevoir mais qu’on ne comprend pas, qui nous passent à côté. C’est dommage.

Contrairement à Mishima Boys, j’ai tout de même trouvé ce titre bien plus facile d’accès. La narration est simple et fluide. On suit l’histoire de T et N sans la moindre difficulté. On comprend assez bien le monde démoralisant dans lequel ils vivent et cette envie qu’ils ont de voir les choses s’améliorer tout en étant découragés et en ne se sentant pas la force de le faire. Cela fait plutôt bien écho avec le monde actuel alors c’est une bonne idée de l’avoir sorti maintenant. J’ai beaucoup aimé tout le travail fait pour les auteurs sur la reconstitution de l’époque et de son ambiance. On sent bien le côté glauque des organisations de jeunes, on sent bien la corruption des flics, on sent bien combien la société est démoralisée et comment tout part à vau-l’eau. L’ambiance est pesante tout comme le graphisme avec ses noirs intenses. On se sent à mi-chemin entre le polar, le film noir et le thriller. Le glissement entre la petite vie pas si tranquille de N au début et ses implications avec un groupe communiste extrémiste qui se fait manipuler par une barjot est prenant mais glaçant. Je n’ai absolument pas vu le temps passer sur ces 357 premières pages.

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Tome 2

Ce second tome est tout aussi puissant si ce n’est plus que le premier. Il montre vraiment toute la désespérance de cette génération post-guerre. Les mangakas font ainsi la critique du bombardement atomique, du post-Hiroshima, de l’occupation américaine, de la responsabilité de l’Empereur et du peuple japonais, … C’est très riche et ça m’a vraiment donné envie de me pencher sur cette période de l’histoire japonaise. A cela se mêle le destins de ces Unlucky Young Men. On découvre ainsi le passé de N dont la famille a vraiment beaucoup souffert et les auteurs ont eu une riche idée d’en profiter pour faire la critique du Japon d’avant la Seconde Guerre Mondiale. Certes tout n’est qu’effleuré puisque c’est à des visées narratives et que ce n’est pas le coeur de ce titre mais c’est très intéressant. J’ai également apprécié suivre les traces de T qui comme il le dit s’est retrouvé tellement subjugué par N que les rôles ont été inversés. C’est amusant et perturbant à la fois de le voir remonter à la trace la vie de N. Mais les plus perturbants sont probablement les personnages féminins dont la folie douce est palpable. Les deux Yoko sont fragiles psychologiquement et pourtant elles savent aussi se montrer très forte vis-à-vis de leurs convictions. Je les ai trouvées assez glaçantes au final dans leur façon de changer brusquement d’avis et surtout de manipuler froidement leur petit monde.

Du point de vue de la narration, c’est toujours aussi impeccable. L’histoire est complexe et se suit pourtant très facilement. C’est fascinant de suivre leur groupe au milieu de cette période si trouble, qu’on nous rappelle souvent à travers le personnage de Mishima. La fiction et la réalité se mêlent à merveille au point qu’il est difficile parfois de distinguer l’un de l’autre. J’ai beaucoup aimé la lente montée de l’intrigue dans ce dernier tome jusqu’à la scène de rupture qui met un terme au petit groupe. Les adieux entre N et T sont aussi très bien mis en scène. Il y a un vrai travail dans la narration et la découpe des cases encore plus fort que dans le premier tome.

Mon seul regret sur ce titre est l’absence d’un vrai appareil critique pour nous éclairer sur la période et nous donner des clés de compréhension plus complètes que celles des brefs mots des auteurs à la fin de chaque tome.

Ma note : 16,5 / 20

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Golden Kamui de Satoru Noda

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Titre : Golden Kamui

Auteur : Satoru Noda

Editeur vf : Ki-Oon (seinen)

Années de parution vf : Depuis 2016

Nombre de tomes vf : 5 (en cours)

Résumé du tome 1 : Saichi Sugimoto est une véritable légende de la guerre russo-japonaise du début du XXe siècle. Surnommé “l’Immortel”, il a survécu aux pires batailles menées dans les régions les plus sauvages qui soient. Mais quand le conflit se termine, il se retrouve seul et sans le sou… C’est alors qu’il apprend l’existence d’un fabuleux trésor de 75 kilos d’or accumulé par les Aïnous, peuple autochtone vivant en harmonie avec la nature. Hélas, le magot a été volé, puis caché par un homme désormais enfermé dans la pire prison d’Hokkaido. Les seuls indices menant au butin sont de mystérieux tatouages inscrits sur la peau de criminels évadés…

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Mes avis :

Tome 1

Voilà un titre qui change un peu du paysage manga actuel. Il mélange plusieurs genres : le survival, la chasse au trésor, l’historique/patrimonial/culturel ou encore l’évasion. Et ici dans ce titre pour l’instant le mangaka arrive parfaitement à jouer entre ces différents genres. De plus, le dessin très marqué seinen est vraiment soigné, il est riche en détails et l’auteur n’hésite pas à revenir sur les costumes traditionnels et autres tenues de l’époque.

L’histoire pour l’instant se concentre sur Sugimoto, un ancien soldat qui cherche à faire fortune pour aider la femme qu’il aime, et Ashirpa, une jeune Aïnou dont le père a été assassiné pour une histoire d’or. Le mangaka utile le passé des deux jeunes gens pour les réunir au détour d’un combat contre un ours mangeur d’homme (ah ! ça vous rappelle pas un certain film ? Moi si, mais c’est bien moins intense…). Mais ce qui va ensuite les souder c’est le désir de vengeance de l’une et celui de faire fortune de l’autre, le tout dans une aventure rocambolesque : retrouver les indices d’un détenu qui a caché le trésor (de l’or) qu’il a volé aux Aïnous. Dès le début, c’est très intéressant à suivre car à la chasse se mêle des petits apports d’Ashirpa sur sa culture. Elle raconte comment son peuple chasse, comment ils voient la forêt, comment ils vivent, etc. Sugimoto, lui, se rappelle de souvenirs de la guerre qu’il vient de vivre qui est aussi un pan du passé de l’Histoire du Japon. L’auteur en profite d’ailleurs pour nous parler rapidement de la situation géographique de l’île d’Hokkaido alors.

Et l’ensemble passe plutôt bien, on est autant pris pour la chasse aux trésors qu’ils mènent que pour les détails culturels qui émanent de la série. C’est un début très réussi.

Tome 2

Même si ça reste une bonne série, ce deuxième tome marque un peu le coup. L’auteure manque vraiment de subtilité pour présenter les aspects culturels de son histoire et elle les balance en plein milieu du récit de façon très lourde. C’est vraiment dommage. Parfois ce n’est même pas très intéressant mais plutôt anecdotique, alors que l’histoire elle reste très intéressante. J’aime toujours autant l’idée de cette chasse au trésor même si celle-ci n’avance pas beaucoup. En fait, ici, ce sont plutôt les conséquences des premières découvertes du duo auxquelles nous faisons face. D’ailleurs l’affrontement qui en résulte est d’une rare violence comme tout ce qui a trait à l’armée japonaise au passage. Doit-on y voir un message de l’auteur sur son opinion de celle-ci ? En tout cas, cela reste passionnant à lire. J’aime suivre l’avancée de la relation que noue Sugimoto avec Ashirpa. J’ai aimé les voir retourner chez elle et j’ai été assez amusée des réactions de la grand-mère de la seconde. De même, j’ai beaucoup aimé la description des relations entre les Aïnous, notamment Ashirpa, et les animaux (sa relation avec son loup et avec les ours). Mais encore une fois, je regrette que ça se fasse aux dépens de l’avancée de la chasse au trésor qui piétine. J’espère la voir repartir dans le prochain volume et qu’on n’y aura plus ce faux rythme dû au placement des infos culturelles.

Tome 3

On repart sur de bons rails ici avec une histoire qui se recentre à nouveau sur la recherche de l’or et où les infos culturelles sont délivrées plus subtilement. J’ai aimé retrouver l’association Ashirpa-Sugimoto-Shiraishi. Le trio fonctionne bien et allège un peu l’atmosphère. En effet, celle-ci est toujours aussi violente et ce n’est pas l’arrivée du Shisengumi ni d’un ancien détenu, Tetsuzo, qui va arranger les choses. Les conflits sont violents à souhait que ce soit avec l’évasion de Sugimoto ou la traque de Tetsuzo. J’ai aussi bien aimé les voir repartir dans la nature et suivre Ashirpa et Sugimoto à la chasse. C’est intéressant comme la chasse au trésor est à la fois au coeur de l’histoire et un prétexte à bien des scènes. En effet, on passe quand même bien plus de temps à les voir chasser et protéger Retar, le loup d’Ashirpa, qu’à chercher de nouveaux indices, mais la traque de Retar crée une nouvelle tension dans l’histoire que j’aime bien. On est quand même partie pour un bout de temps avec leurs histoires.

Tome 4

Ce nouveau tome est loin d’être le meilleur que j’ai lu… J’ai trouvé l’histoire et surtout la narration très fouillies, du coup j’ai eu du mal à re-rentrer dans l’histoire. Certes on continue à s’intéresser de plus en plus au trésor et à ceux qui le recherchent mais ça piétine pas mal de ce côté-là, et le mélange avec les infos sur la culture Aïnous est bien plus maladroits que dans les autres tomes. Je n’ai pas trop adhéré ici. Je me suis pas mal ennuyée et le fait qu’on passe sans cesse de Sugimoto au groupe de ses poursuivants sans transition mais plutôt assez brutalement n’a pas aidé. Je trouvais pourtant l’histoire du dernier loup d’Hokkaïdo fort intéressante et pleine d’émotions. La suite est plus brute et plus plate. On est dans de la violence et de l’affrontement purs. On repart à la recherche de ceux qui ont des bouts de carte tatoués sur eux et c’est tout. J’attends de voir si le prochain tome relève le niveau.

Tome 5

A nouveau, je ne suis pas fan de la tournure des événements. Je trouve la narration de plus en plus lourde et maladroite. Je n’aime plus la façon dont on nous impose des détails sur la culture Aïnous même si ici on s’intéresse plus à pêche dont on n’avait pas encore parlé. La quête des malfrats avec un bout de la carte au trésor prend beaucoup de place pour de faibles avancées. Ça donne un côté très western à la série qui est surtout bien classique et ne donne pas le peps attendu malgré l’arrivée de plus en plus de gros bras. Je pense donc attendre un peu pour la suite et mettre la série en suspens un temps.

Ma note : 13 / 20