Livres - Science-Fiction

L’homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu

Titre : L’homme qui mit fin à l’histoire

Auteur : Ken Liu

Editeur vf : Le Bélial’ (Une heure lumière)

Année de parution vf : 2017

Nombre de pages : 107

Résumé : Futur proche.
Deux scientifiques mettent au point un procédé révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée, pour une seule et unique personne, et sans aucune possibilité pour l’observateur d’interférer avec l’objet de son observation. Une révolution qui promet la vérité sur les périodes les plus obscures de l’histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d’État.
Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le général Shiro Ishii, l’Unité 731 se livra à l’expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d’un demi-million de personnes… L’Unité 731, à peine reconnue par le gouvernement japonais en 2002, passée sous silence par les forces d’occupation américaines pendant des années, est la première cible de cette invention révolutionnaire. La vérité à tout prix. Quitte à mettre fin à l’Histoire.

Mon avis :

J’ai voulu lire cette nouvelle pour découvrir le style de Ken Liu dont j’attends parler depuis un moment, mais je ne sais pas si j’ai fait le bon choix. En effet, les choix scénaristiques sont tellement originaux que je ne sais pas si c’est vraiment représentatif de ce qu’il peut faire ou non…

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Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve

Titre : Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve

Auteurs : Collectif

Editeur : Ynnis avec la collaboration d’Animeland

Année de parution : 2017

Nombre de pages : 135

Résumé : Fin 2016, Hayao Miyazaki refait parler de lui après son annonce de retraite, alors que la relève semblait assurée avec de dignes successeurs tels que Makoto Shinkai, et son film your name. qui bat tous les records, ou encore Mamoru Hosoda – bien que les deux réalisateurs aient des approches très différentes du cinéma. L’animation japonaise est de nouveau sous les projecteurs !
À l’heure où les activités du Studio Ghibli sont quelques peu latentes mais que tous les yeux restent braqués sur lui, ce mook était une évidence. Le moment est donc idéal pour crier notre amour pour l’animation, en faisant un focus tant mérité sur Ghibli : hommage au studio, ce mook est construit sous forme de rétrospective. Biographies, articles thématiques, chroniques, coulisses… Rien n’est occulté dans cet ouvrage pour mettre en valeur le travail de Ghibli. En bonus inédits, les lecteurs trouveront deux visuels de Miyazaki encore jamais diffusés en France, et surtout des dessins hommage réalisés par une sélection des meilleurs artistes français en lien avec le Japon !

Mon avis :

Cette somme retrace le parcours des studios Ghibli de leurs origines à nos jours. C’est un ouvrage simple mais bien documenté. L’édition est agréable, souple et solide, avec une jolie couverture et pas mal d’illustrations. Certains sont mêmes inédites à la fin, ayant été réalisées par des artistes uniquement pour cet ouvrage et sont d’ailleurs très belles.  Lire la suite « Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve »

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Le fleuve Shinano de Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

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Titre : Le Fleuve de Shinano

Auteurs : Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

Editeur vf : Asuka

Année de parution vf : 2009 // vo : 1973

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans la région du bassin de la Shinano, dont la rivière a de tout temps été le crève-cœur, les conditions de vie sont depuis toujours difficiles. Longs hivers enneigés, maigres récoltes, enfants dévorés par les loups… rien n’épargne les habitants de la région. Dans les années 1930… Même si la modernisation entreprise par l’État japonais depuis 1868 a développé les manufactures de tissage, les jeunes filles sont les premières victimes des difficultés économiques. Leur destin est déjà tout tracé : ce sera le bordel ou l’usine. Issue d’un milieu aisé, la jeune et jolie Yukie ne sera pas épargnée par les aléas de la vie.

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Mes avis :

Tome 1

Je suis un peu embêtée pour parler de ce titre. Je m’attendais à avoir un énorme coup de coeur pour lui et ça n’a pas été le cas même si je lui reconnais tout plein de qualités.

Avec ce titre patrimonial, je découvre non seulement le trait de Kazuo Kamimura mais aussi un nouveau pan des mangas de la mouvance gekiga. De ce point de vue, c’est une vraie réussite, j’ai appris plein de choses et surtout j’ai adoré la performance graphique. Malgré des visages pas toujours réussis selon moi, il y a une grande maîtrise graphique de la part de Kazuo Kamimura qui transfère une vraie force à son titre. La composition des planches, le choix des points de vue et les émotions qui en ressortent sont de toutes beauté. Cela rend l’histoire d’autant plus forte.

L’histoire, justement, c’est là que le bas blesse pour moi. J’ai trouvé celle-ci beaucoup trop théâtrale et dramatique pour moi. Tout est surjoué, dans l’extrême et j’ai vraiment du mal avec ça. Je peux comprendre que cela plaise à certains mais ce n’est pas mon cas. Pourtant, l’histoire de Yukié est très intéressante. Elle permet de voir une nouvelle facette du Japon des années 30 et de ses habitants, ce qui m’a donné très envie d’en apprendre plus sur l’histoire intérieure de ce pays.

Mais comme parfois au théâtre, j’ai eu la sensation de voir des scènes juxtaposées qui manquent du liant qu’apporte normalement la narration des romans qu’on retrouve aussi dans les mangas plus modernes. Cela ne m’a tout de même pas enlevée l’envie de découvrir la suite voire d’autres titres de Kazuo Kamimura pour affiner mon avis.

Ma note : 14 / 20

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Pact de Shinnosuke Kuji

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Titre : Pact

Auteur : Shinnosuke Kuji

Editeur vf : Pika

Nombres de tomes vf : 3 / 5 (en cours)

Résumé du tome 1 : An 20XX, le monde entier frémit sous la menace d’un groupe mystérieux qui a placé des bombes d’une puissance inimaginable dans les océans. Cachés sous des masques de « lapins », ces terroristes veulent prendre leur revanche en forçant le monde à vivre dans la crainte. Après l’échec de l’équipe de déminage américaine, c’est au tour de celle du Japon de passer à l’action ! La jeune prodige, Machiko Machida, passe un pacte avec Nagito Aranagi avant de tenter de désamorcer la première bombe. Malheureusement, la situation ne se passe pas comme prévue, et le commandant de l’équipe de déminage décide de changer de stratégie…
Une course contre-la-montre a commencé : il ne reste plus que dix jours avant l’explosion…

Mes avis :

Tome 1

Cette nouvelle série avec son pitch de départ un brin futuriste m’a attirée mais elle n’a malheureusement pas su me convaincre totalement.

J’ai beaucoup aimé le décor avec la planète qui est sous la menace d’un groupe de terroristes, vivant au Pôle sud et pourtant un masque de lapin, qui veulent les submerger totalement à l’aide de bombes à Azote. C’est très politique, c’est angoissant et intriguant. On se demande qui sont ces terroristes, pourquoi ils ont pris certains pays pour cible, pourquoi ils leur ont laissé du temps pour réagir, etc. L’organisation japonaise qui lutte contre eux est charismatique elle aussi et l’ensemble donne un côté assez sérieux à l’histoire.

Malheureusement, c’est gâché par des personnages trop caricaturaux et peu attachants. Je n’ai pas du tout accroché avec le héros qui a perdu la petite fille, le petit génie, qu’il protégeait. Je n’ai pas plus accroché avec les commandos d’élite qui sont là à chaque fois pour les protéger lors de leurs missions vu qu’à chaque fois ils se font éliminer vitesse grand V. Mais la palme revient à Ivan, le représentant de la Russie, un cliché dans toute sa splendeur, qui en devient même ridicule au lieu de faire peur comme il le devrait. Les personnages sont vraiment le point faible de ce titre et c’est bien dommage parce que certains ont du potentiel comme le petit génie du début, le fondateur de l’EOD ou les fameux lapins terroristes.

La série ne comportant que 5 tomes, je vais quand même lui donner sa chance.

Tome 2

Ce tome est diablement bien construit. On sent monter une grosse tension tout du long jusqu’à la révélation finale qu’on attendait tous un peu, je crois. Les personnages restent peu attachants même si l’auteur essaie de leur donner un peu plus d’épaisseur en nous racontant leur passé ou les liens qui les retiennent encore ici. J’ai aimé découvrir par petite touche le trauma de Nagi et l’origine de sa relation si particulière avec Machi. J’ai aimé ses interactions avec les membres de l’expédition. Le côté huis clos est bien mené. C’est vraiment angoissant d’être dans cette ville fantôme submergée et de ne pas savoir quand les terroristes vont attaquer. Par contre, on avance bien plus lentement que dans le précédent tome. Une grosse partie est consacrée au passé des personnages et à l’émotion. Il reste ensuite peu de pages pour faire avancer l’histoire sauf dans le dernier chapitre où on en apprend plus sur ceux à l’origine des attentats. Cela m’intrigue tout de même assez pour continuer vu le peu de volumes.

Tome 3

Le huis clos continue et la tension monte de plus en plus au fur et à mesure qu’ils approchent de la 2e bombe. Le désamorçage de celle-ci est l’occasion d’une vraie surprise, un événement qui va venir bouleverser la dynamique de la série ce que j’ai beaucoup apprécié. La seconde partie du tome montre les conséquences de cet événement et le retour d’un autre membre important de l’Eod, qui est encore plus farfelue que ceux qu’on a croisés jusqu’à présent. Le schéma de l’histoire, lui, reste un peu répétitif, de même que les motivations des personnages. Je trouve aussi qu’on n’avance pas du côté des terrorismes, il n’y a pas de révélations de ce côté dans ce tome et on n’en entend presque pas parler. A deux tomes de la fin, il va falloir un petit coup d’accélérateur pour conclure correctement la série.

Ma note : 14 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Unlucky Young Men de Kamui Fujiwara et Eiji Otsuka

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Titre : Unlucky Young Men

Auteurs : Kamui Fujiwara et Eiji Otsuka

Editeur vf : Ki-Oon

Année de parution : 2016

Nombre de tomes : 2 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Tokyo, 1968. Les mouvements étudiants tournent à l’émeute et l’agitation gagne le Japon. Pour essayer d’échapper à son lourd passé criminel, Norio Nagayama rejoint la capitale dans l’espoir d’un nouveau départ. Au Village Vanguard, bar jazz dans lequel la jeunesse révolutionnaire nipponne a ses quartiers, il fait la connaissance de Takeshi Kitano, un jeune comique raté qui tente de faire carrière dans le cinéma. Le grand projet de Takeshi : Unlucky Young Men, un scénario qu’il a rédigé, véritable chronique d’une génération japonaise désabusée et prête à tout pour réaliser ses rêves. Afin de financer la production du film et d’assurer leur avenir, les deux jeunes hommes vont planifier l’attaque d’un fourgon transportant 300 millions de yens…

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Mes avis :

Tome 1

Je voulais lire ce titre depuis que j’ai découvert Mishima Boys du même auteur en début d’année. Les deux titres sont les deux faces d’une même pièce. Ils parlent tous les deux du Japon des années 60, un Japon ébranlé par le terrorisme et les révoltes étudiantes où se cotoient de grandes figurines de la littérature comme Yukio Mishima ou Kenzaburo Oe qu’on croise d’ailleurs dans U.Y.M. Ce contexte lourd et sombre est le cadre parfait pour le récit d’Eiji Otsuka. Cela lui permet de faire un tableau sans concession du Japon d’alors à travers la célèbre affaire du vol des 300 millions de yens. On sent vraiment que lui et Kamui Fujiwara se sont très bien documentés sur la période pour ainsi nous livrer cette « fiction-réalité ». Cependant pour le lecteur néophyte qui connait peu l’Histoire récente du Japon, c’est parfois compliqué à suivre. On sent qu’il y a tout un tas d’éléments sous-jacents qu’on ne fait que percevoir mais qu’on ne comprend pas, qui nous passent à côté. C’est dommage.

Contrairement à Mishima Boys, j’ai tout de même trouvé ce titre bien plus facile d’accès. La narration est simple et fluide. On suit l’histoire de T et N sans la moindre difficulté. On comprend assez bien le monde démoralisant dans lequel ils vivent et cette envie qu’ils ont de voir les choses s’améliorer tout en étant découragés et en ne se sentant pas la force de le faire. Cela fait plutôt bien écho avec le monde actuel alors c’est une bonne idée de l’avoir sorti maintenant. J’ai beaucoup aimé tout le travail fait pour les auteurs sur la reconstitution de l’époque et de son ambiance. On sent bien le côté glauque des organisations de jeunes, on sent bien la corruption des flics, on sent bien combien la société est démoralisée et comment tout part à vau-l’eau. L’ambiance est pesante tout comme le graphisme avec ses noirs intenses. On se sent à mi-chemin entre le polar, le film noir et le thriller. Le glissement entre la petite vie pas si tranquille de N au début et ses implications avec un groupe communiste extrémiste qui se fait manipuler par une barjot est prenant mais glaçant. Je n’ai absolument pas vu le temps passer sur ces 357 premières pages.

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Tome 2

Ce second tome est tout aussi puissant si ce n’est plus que le premier. Il montre vraiment toute la désespérance de cette génération post-guerre. Les mangakas font ainsi la critique du bombardement atomique, du post-Hiroshima, de l’occupation américaine, de la responsabilité de l’Empereur et du peuple japonais, … C’est très riche et ça m’a vraiment donné envie de me pencher sur cette période de l’histoire japonaise. A cela se mêle le destins de ces Unlucky Young Men. On découvre ainsi le passé de N dont la famille a vraiment beaucoup souffert et les auteurs ont eu une riche idée d’en profiter pour faire la critique du Japon d’avant la Seconde Guerre Mondiale. Certes tout n’est qu’effleuré puisque c’est à des visées narratives et que ce n’est pas le coeur de ce titre mais c’est très intéressant. J’ai également apprécié suivre les traces de T qui comme il le dit s’est retrouvé tellement subjugué par N que les rôles ont été inversés. C’est amusant et perturbant à la fois de le voir remonter à la trace la vie de N. Mais les plus perturbants sont probablement les personnages féminins dont la folie douce est palpable. Les deux Yoko sont fragiles psychologiquement et pourtant elles savent aussi se montrer très forte vis-à-vis de leurs convictions. Je les ai trouvées assez glaçantes au final dans leur façon de changer brusquement d’avis et surtout de manipuler froidement leur petit monde.

Du point de vue de la narration, c’est toujours aussi impeccable. L’histoire est complexe et se suit pourtant très facilement. C’est fascinant de suivre leur groupe au milieu de cette période si trouble, qu’on nous rappelle souvent à travers le personnage de Mishima. La fiction et la réalité se mêlent à merveille au point qu’il est difficile parfois de distinguer l’un de l’autre. J’ai beaucoup aimé la lente montée de l’intrigue dans ce dernier tome jusqu’à la scène de rupture qui met un terme au petit groupe. Les adieux entre N et T sont aussi très bien mis en scène. Il y a un vrai travail dans la narration et la découpe des cases encore plus fort que dans le premier tome.

Mon seul regret sur ce titre est l’absence d’un vrai appareil critique pour nous éclairer sur la période et nous donner des clés de compréhension plus complètes que celles des brefs mots des auteurs à la fin de chaque tome.

Ma note : 16,5 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Golden Kamui de Satoru Noda

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Titre : Golden Kamui

Auteur : Satoru Noda

Editeur vf : Ki-Oon (seinen)

Années de parution vf : Depuis 2016

Nombre de tomes vf : 5 (en cours)

Résumé du tome 1 : Saichi Sugimoto est une véritable légende de la guerre russo-japonaise du début du XXe siècle. Surnommé “l’Immortel”, il a survécu aux pires batailles menées dans les régions les plus sauvages qui soient. Mais quand le conflit se termine, il se retrouve seul et sans le sou… C’est alors qu’il apprend l’existence d’un fabuleux trésor de 75 kilos d’or accumulé par les Aïnous, peuple autochtone vivant en harmonie avec la nature. Hélas, le magot a été volé, puis caché par un homme désormais enfermé dans la pire prison d’Hokkaido. Les seuls indices menant au butin sont de mystérieux tatouages inscrits sur la peau de criminels évadés…

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Mes avis :

Tome 1

Voilà un titre qui change un peu du paysage manga actuel. Il mélange plusieurs genres : le survival, la chasse au trésor, l’historique/patrimonial/culturel ou encore l’évasion. Et ici dans ce titre pour l’instant le mangaka arrive parfaitement à jouer entre ces différents genres. De plus, le dessin très marqué seinen est vraiment soigné, il est riche en détails et l’auteur n’hésite pas à revenir sur les costumes traditionnels et autres tenues de l’époque.

L’histoire pour l’instant se concentre sur Sugimoto, un ancien soldat qui cherche à faire fortune pour aider la femme qu’il aime, et Ashirpa, une jeune Aïnou dont le père a été assassiné pour une histoire d’or. Le mangaka utile le passé des deux jeunes gens pour les réunir au détour d’un combat contre un ours mangeur d’homme (ah ! ça vous rappelle pas un certain film ? Moi si, mais c’est bien moins intense…). Mais ce qui va ensuite les souder c’est le désir de vengeance de l’une et celui de faire fortune de l’autre, le tout dans une aventure rocambolesque : retrouver les indices d’un détenu qui a caché le trésor (de l’or) qu’il a volé aux Aïnous. Dès le début, c’est très intéressant à suivre car à la chasse se mêle des petits apports d’Ashirpa sur sa culture. Elle raconte comment son peuple chasse, comment ils voient la forêt, comment ils vivent, etc. Sugimoto, lui, se rappelle de souvenirs de la guerre qu’il vient de vivre qui est aussi un pan du passé de l’Histoire du Japon. L’auteur en profite d’ailleurs pour nous parler rapidement de la situation géographique de l’île d’Hokkaido alors.

Et l’ensemble passe plutôt bien, on est autant pris pour la chasse aux trésors qu’ils mènent que pour les détails culturels qui émanent de la série. C’est un début très réussi.

Tome 2

Même si ça reste une bonne série, ce deuxième tome marque un peu le coup. L’auteure manque vraiment de subtilité pour présenter les aspects culturels de son histoire et elle les balance en plein milieu du récit de façon très lourde. C’est vraiment dommage. Parfois ce n’est même pas très intéressant mais plutôt anecdotique, alors que l’histoire elle reste très intéressante. J’aime toujours autant l’idée de cette chasse au trésor même si celle-ci n’avance pas beaucoup. En fait, ici, ce sont plutôt les conséquences des premières découvertes du duo auxquelles nous faisons face. D’ailleurs l’affrontement qui en résulte est d’une rare violence comme tout ce qui a trait à l’armée japonaise au passage. Doit-on y voir un message de l’auteur sur son opinion de celle-ci ? En tout cas, cela reste passionnant à lire. J’aime suivre l’avancée de la relation que noue Sugimoto avec Ashirpa. J’ai aimé les voir retourner chez elle et j’ai été assez amusée des réactions de la grand-mère de la seconde. De même, j’ai beaucoup aimé la description des relations entre les Aïnous, notamment Ashirpa, et les animaux (sa relation avec son loup et avec les ours). Mais encore une fois, je regrette que ça se fasse aux dépens de l’avancée de la chasse au trésor qui piétine. J’espère la voir repartir dans le prochain volume et qu’on n’y aura plus ce faux rythme dû au placement des infos culturelles.

Tome 3

On repart sur de bons rails ici avec une histoire qui se recentre à nouveau sur la recherche de l’or et où les infos culturelles sont délivrées plus subtilement. J’ai aimé retrouver l’association Ashirpa-Sugimoto-Shiraishi. Le trio fonctionne bien et allège un peu l’atmosphère. En effet, celle-ci est toujours aussi violente et ce n’est pas l’arrivée du Shisengumi ni d’un ancien détenu, Tetsuzo, qui va arranger les choses. Les conflits sont violents à souhait que ce soit avec l’évasion de Sugimoto ou la traque de Tetsuzo. J’ai aussi bien aimé les voir repartir dans la nature et suivre Ashirpa et Sugimoto à la chasse. C’est intéressant comme la chasse au trésor est à la fois au coeur de l’histoire et un prétexte à bien des scènes. En effet, on passe quand même bien plus de temps à les voir chasser et protéger Retar, le loup d’Ashirpa, qu’à chercher de nouveaux indices, mais la traque de Retar crée une nouvelle tension dans l’histoire que j’aime bien. On est quand même partie pour un bout de temps avec leurs histoires.

Tome 4

Ce nouveau tome est loin d’être le meilleur que j’ai lu… J’ai trouvé l’histoire et surtout la narration très fouillies, du coup j’ai eu du mal à re-rentrer dans l’histoire. Certes on continue à s’intéresser de plus en plus au trésor et à ceux qui le recherchent mais ça piétine pas mal de ce côté-là, et le mélange avec les infos sur la culture Aïnous est bien plus maladroits que dans les autres tomes. Je n’ai pas trop adhéré ici. Je me suis pas mal ennuyée et le fait qu’on passe sans cesse de Sugimoto au groupe de ses poursuivants sans transition mais plutôt assez brutalement n’a pas aidé. Je trouvais pourtant l’histoire du dernier loup d’Hokkaïdo fort intéressante et pleine d’émotions. La suite est plus brute et plus plate. On est dans de la violence et de l’affrontement purs. On repart à la recherche de ceux qui ont des bouts de carte tatoués sur eux et c’est tout. J’attends de voir si le prochain tome relève le niveau.

Tome 5

A nouveau, je ne suis pas fan de la tournure des événements. Je trouve la narration de plus en plus lourde et maladroite. Je n’aime plus la façon dont on nous impose des détails sur la culture Aïnous même si ici on s’intéresse plus à pêche dont on n’avait pas encore parlé. La quête des malfrats avec un bout de la carte au trésor prend beaucoup de place pour de faibles avancées. Ça donne un côté très western à la série qui est surtout bien classique et ne donne pas le peps attendu malgré l’arrivée de plus en plus de gros bras. Je pense donc attendre un peu pour la suite et mettre la série en suspens un temps.

Ma note : 13 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Shuriken & Pleats d’Hino Matsuri

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Titre : Shuriken & Pleats (Shuriken to pleats)

Auteur : Hino Matsuri

Editeur vf : Panini (shojo)

Année de parution vf : 2016

Nb de tomes : 2 (série terminée)

Histoire : Après la réforme sociale de Restauration de Meiji, beaucoup de ninjas furent contraints à la clandestinité et quittèrent le Japon pour l’occident. Parmi les descendants de ces guerriers apatrides, se trouve Mikage Kirio, une jeune ninja reconvertie en garde du corps. Elle assure la protection de James Rod, un riche philanthrope et au fil du temps une relation père-fille se noue entre eux. À la mort de son  »père adoptif », Mikage lui fait la promesse de retourner au Japon pour vivre une vie normale. Ce qui va s’avérer plus compliqué que prévu…

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Mes avis :

Tome 1

Nouvelle série de l’auteur de Vampire Knight, elle s’intéresse cette fois à l’univers des ninjas et comme elle le dit elle-même son but n’est pas d’en faire une série fleuve mais juste un bon divertissement, ce à quoi elle réussit assez bien.

L’histoire avance rapidement, Hino Matsuri ne perd pas de temps. On entre directement dans le nouvel univers qu’elle nous propose. Les dessins sont toujours aussi beau et le design des personnages ressemble énormément à celui de ceux de V.K.

L’héroïne est une jeune ninja sensible mais forte qui adore son maître et ne souhaite que son bonheur. On retrouve le côté femme soumise japonaise qui me déplaît tant dans certains shojos, mais si on met ça de côté on a une héroïne vive et énergique, assez drôle aussi à cause de sa naïveté et de son manque d’expérience de la vie. Malheureusement, elle perd rapidement ce maître qu’elle aime tant et se rend compte qu’elle ne sait pas quoi faire de sa vie. L’histoire tourne alors autour du but qu’elle va devoir se fixer, de sa quête d’une vie hors du monde des ninjas et de son inaptitude à vraiment s’en éloigner et à renier tout son passé.

J’ai bien aimé ce premier tome, mais je trouve l’histoire assez superficielle tout comme les personnage. Tout va trop vite, la mangaka ne prend pas le temps de vraiment poser le décor ni de fouiller la personnalité de ses personnages. C’est sympathique, bien fait et assez bien maîtrisé, mais pas inoubliable.

Tome 2 :

Ce second et dernier tome avance tout aussi rapidement que le premier. Hino Matsuri ne se perd pas en fioriture et va droit à l’essentiel sans oublier d’ajouter quelques petites pointes d’humour toujours les bienvenues. Ici, nous nous intéressons à l’organisation derrière la disparition du maître de Mikage qui n’est peut-être pas si disparu que ça… (Quelle surprise !). Au rendez-vous nous avons donc de l’action et des bons sentiments. Autant j’ai aimé la recherche de son maître par Mikage et les scènes d’action que cela donne, la mangaka étant toujours aussi doué pour rendre ça en image. Autant, j’ai eu plus de mal avec le côté romance. Je suis partagée. Je trouve attendrissante la relation Mikage – Mr Rod mais aussi un peu dérangeante de par leur différence d’âge et leur passé commun. Je pensais vraiment que Mahito ferait changer les choses mais il n’en a pas eu le temps en 2 volumes. En attendant, cela reste une petite série sympathique avec une histoire rondement menée qui peut laisser espérer une suite un jour.

Ma note : 14 / 20

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Livres - Contemporain

Tokyo Vice de Jake Adelstein

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Titre : Tokyo Vice

Auteur : Jake Adelstein

Editeur vf : Marchily

Année de parution vf : 2016

Résumé : « Parfois, mieux vaut avoir de la chance que d’être bon. »

Quand Jake Adelstein intègre en 1993 le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun, il n’a que 24 ans et il est loin de maîtriser les codes de ce pays bien différent de son Missouri natal. À Tokyo, il couvre en étroite collaboration avec la police les affaires liées à la prostitution et au crime organisé. Pour cela, il n’hésite pas à s’enfoncer dans les quartiers rouges de la capitale, dans les entrailles du vice et de la décadence. Approché par les yakuzas, il devient leur interlocuteur favori tout en restant un informateur précieux pour la police. Une position dangereuse, inédite et ambivalente, aux frontières du crime, qui incite Jake Adelstein à entrer dans un jeu dont il ne maîtrise pas les règles.
A mi-chemin entre le polar mafieux et l’enquête journalistique, Tokyo Vice est aussi le roman initiatique d’un jeune journaliste américain à Tokyo qui nous livre, avec beaucoup d’humour, un témoignage nerveux sur l’envers de la société nippone.
Jake Adelstein est le premier étranger à avoir intégré la rédaction du Yomiuri Shinbun. Pendant plus de dix ans, il couvre le trafic d’êtres humains et le crime organisé. À la suite de son enquête sur les yakuzas, sa famille est placée sous protection du FBI pendant plusieurs années. Il a par ailleurs travaillé pour The Daily Beast, The Japan Times et Vice News.

Mon avis :

Pour une fois, je commencerai par un petit mot que l’édition de ce roman qui est juste superbe. Il y a un vrai travail d’éditeur derrière, une vraie réflexion et un souci du détail. J’ai beaucoup aimé la couverture pleine de peps et très graphique. J’ai beaucoup aimé la mise en page du livre aussi bien dans ses en-têtes de chapitres que dans le choix de la police ou l’intégration des notes. C’est une vraie réussite.

Concernant le contenu, c’est aussi une grande réussite. J’ai beaucoup aimé suivre les premiers pas de Jake dans le journalisme japonais. Il nous fait complètement découvrir la manière complexe dont est mené ce métier au Japon, ce qui a parfois de quoi surprendre. C’est une vraie plongée dans les us et coutume de ce pays qu’on soit étranger ou non. J’ai appris plein de détails intéressants que j’ignorais et qui enrichissent mes connaissances sur ce pays qui me fascine depuis si longtemps. Certains épisodes ne m’ont pas surpris et collaient assez bien à l’image que j’avais du pays, d’autres m’ont au contraire surprise et dans l’ensemble je trouve que c’est vraiment une organisation bien complexe.

A côté du métier de journaliste à proprement parlé, il est aussi intéressant de découvrir le portrait que Jake Adelstein brosse du Japon de part les recherches qu’il a dû effectuer pour ses articles. Il était spécialisé dans les faits divers et plus particulièrement tout ce qui touchait au milieu du crime organisé, ses enquêtes parlent dont aussi bien de prostitution, de meurtre, de blanchiment d’argent, etc. Et j’ai vraiment trouvé cela passionnant à suivre. Chaque enquête nous menait un peu plus profondément dans les méandres cachés de la société japonaise. J’ai donc appris plein de choses et je me suis régalée. J’ai même été triste qu’il s’arrête en si bon chemin, j’aurais aimé lire encore d’autres enquêtes de sa part.

Mais comme il l’indique dès le début au lecteur, nous savons que suite à des menaces sur lui et sa famille, il a dû arrêter de travailler comme journaliste au Japon, alors il n’y a pas de surprise quand à la fin de ce roman-témoignage. Il n’empêche que ça ne m’aurait pas déplu de le voir continuer. Concernant son style, c’est cela d’un journaliste sans fioriture qui va droit au but. Il sait parfois donner une vraie vigueur à son récit et le rendre palpitant, alors qu’à d’autres moments la monotonie nous ennuierait presque.

Ma note : 16 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Fleurs en suspens de Yao Wei

Titre : Fleurs en suspens

Auteur : Yao Wei

Editeur vf : Urban China

Année de parution vf : 2016

Résumé : Une jeune Chinoise s’installe à Paris et, dans cette ville nouvelle, elle se retrouve confrontée à une culture qui lui est étrangère. Accompagnée de deux amis, l’un Français et l’autre Japonaise, elle va découvrir la ville lumière, la ville des arts et de l’amour, qui deviendra alors le décor paisible d’une réflexion sur les différences, sur la vie et la jeunesse.
Yao Wei nous propose un roman graphique sensible, métissé et contemplatif, inspiré de sa propre expérience de son arrivée en France. 

Mon avis :

C’est encore un très joli titre que nous propose Urban China avec ce oneshot de Yao Wei tout en couleur. Celles-ci sont d’ailleurs très douces et rappellent beaucoup les aquarelles, elles donnent un effet un peu flou aux dessins, comme s’ils sortaient d’un rêve. Les paysages et les décors sont tout particulièrement réussis et transmettent parfaitement l’atmosphère bohème que veut donner l’auteur.

Au niveau de l’histoire, on suit la vie quotidienne de Mudan, une jeune chinoise installée à Paris, dans le quartier de Montmartre. Au fil des saisons, on la voit commencer à sortir de sa bulle et s’intéresser à ceux qui l’entourent aussi bien Sakura, la jeune Japonaise, qu’Adrien, le beau Français qui habite en face. Elle reste tout de même quelqu’un de maladroit et d’introverti mais j’ai aimé suivre l’amitié qui se construit entre les deux filles et l’histoire d’amour naissante de Mudan qui ne s’en rend pas compte. Ce ne sera pas un titre inoubliable parce que c’est une histoire simple et anodine mais l’ambiance qui s’en dégage, elle, marque vraiment. Il n’y a jamais de mauvais esprit. Malgré les défauts de chacun, ils sont tous sympathiques au lecteur. Et la vision de Paris que nous donne Yao Wei a un côté très idyllique, calme et bohème, qui donne envie d’aller y vivre. Les cultures se mélangent aussi les unes aux autres, chacune nourrissant l’autre. C’est un vrai plus dans ce titre. Je serai curieuse de lire d’autres histoire de cette auteure.

Ma note : 17 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Au fil de l’eau d’Aoi Ikebe

Au-fil-de-leau

Titre : Au fil de l’eau

Auteur : Aoi Ikebe

Editeur vf : Komikku (Horizon)

Année de parution vf : 2016

Nb de tome : 1 (série terminée)

Résumé : Où que nous vivions, d’où que nous soyons… nous avons tous le droit de rêver. Rêver de devenir astronaute ou pilote, se voir en chef d’orchestre, rêver de faire des repas somptueux, de vivre dans un milieu distingué.
Pour une vieille dame, les souvenirs du bonheur de l’enfance se calquent sur l’univers occidental très lointain des filles du Docteur March et autres romans pour jeunes filles.
Dans le bas de la ville, un quartier défavorisé, une rivière polluée stagne, comme un passé qu’on voudrait oublier. Mais ses habitants aussi ont le droit de rêver, et les rêves parfois se croisent…
Il y a des bonheurs qui traversent notre vie sans qu’on s’en doute…

Au-fil-de-leau-annonce

Mon avis :

Au fil de l’eau est avant toute chose un très bel objet. Je n’avais pas encore testé la nouvelle collection de Komikku inspirée de celle de Ki-Oon (Latitudes) mais elle est très réussie. Le grand format correspond très bien aux dessins d’Aoi Ikebe. La couverture légèrement cartonnée dans ces teintes rouge orangée est très harmonieuse et j’aime les petits ajouts des danseuses qu’on aperçoit grâce au vernis sélectif sur les 1e et 4e de couverture ainsi que sur les rabats.

Pour en venir à l’oeuvre elle-même, j’ai d’abord été séduite par la simplicité et l’émotion qui se dégage des dessins, des dessins qui font plus josei que shojo selon moi. L’auteur a aussi sorti Ritournelle chez nous, mais j’avoue que le côté tout en couleur me gênait, là avec le noir et blanc je trouve que c’est bien plus beau ^^

Côté histoire, nous suivons des instants de la vie des habitants d’une petite ville dont l’un des quartiers est traversé par une rivière malodorante. Une petite vieille a pris l’habitude de traverser cette rivière pour aller s’asseoir sur un banc et y rêver. Elle est un peu devenue l’emblème du quartier et c’est à travers elle et les rencontre qu’elle fait que l’histoire se déroule. J’ai tout d’abord beaucoup aimé le personnage de cette petite vieille qui malgré son âge a conservé son coeur de jeune fille comme le montre ses rêves qui mêlent quotidien et vision fantasmée ou revisitée de l’histoire des Quatre filles du Dr March (une de mes histoires préférées étant enfant). C’est doux, touchant, émouvant et même drôle car tournant souvent autour de la nourriture, mais ces rêves soulèvent aussi des questions en lien avec son quotidien actuel. Parmi les autres personnages qu’on découvre au fil des histoires, il y a aussi ces deux jeunes garçons dont l’un rêve de devenir astronaute tandis que l’autre plus terre à terre se voit déjà comme un raté ce qui est bien triste, mais cela ne l’empêche pas de se rapprocher de la vieille dame et surtout de vouloir faire changer les choses et en premier lieu nettoyer cette rivière. J’ai beaucoup aimé ce petit blond qui n’est pas le raté qu’il croit. Puis il y a cette famille dont le père travaille à la mairie et pense que sa femme ne le voit plus, la femme qui veut faire plaisir à tout le monde mais s’est un peu perdue et la fillette qui fait de la danse et a plus de qualité qu’elle ne le croit. Chacun d’eux doit apprendre à s’aimer et à aimer l’autre. Puis vient le tour de cet ancien joueur de baseball qui arrête suite au divorce de ses parents, et qui doit déménager près de la rivière. Il y fait la rencontre de son voisin mélomane, qui lui travaille consciencieusement dans une usine, mais qui à ses heures perdues fait écouter de la bonne musique à ses voisins.

Je ne sais comment l’exprimer mais il se dégage une vraie alchimie entre tous ces personnages dont les vies se croisent et se recroisent au fil de l’eau. C’est simple mais touchant. C’est juste des petits moments du quotidien mais c’est vraiment prenant. Aoi Ikebe arrive à rendre la vie de tous les jours vraiment intéressante alors qu’elle n’est faite que de petits instants banals. J’ai dévoré cette lecture qui m’a rappelé ce que pouvoir faire Tetsuya Toyoda (Undercurrent, Coffee Time, Goggles) et je la recommande à tout amateur de tranche de vie.

Ma note : 18 / 20