Black Clover de Yûki Tabata

Titre : Black Clover

Auteur : Yûki Tabata

Editeur vf : Kazé (shonen)

Année de parution vf : Depuis

Nombre de tomes vf : 5 (en cours)

Résumé du tome 1 : Yuno et Asta sont deux jeunes héros ayant le même rêve : celui de devenir le prochain Empereur Mage du royaume de Clover, grâce à la puissance te omniprésence de la magie. Meilleurs amis et élevés côte à côte depuis leur plus tendre enfance, nos deux héros sont pourtant radicalement différent, puisque si Yuno est naturellement surdoué pour la magie, Asta est lui a priori incapable de la manipuler. C’est ainsi que lors de la cérémonie d’attribution de leur grimoire à l’école des mages, Yuno reçoit le légendaire grimoire au trèfle à quatre feuilles tandis qu’Asta, lui, repart bredouille de son examen. Mais très vite, un ancien et mystérieux ouvrage noir décoré à cinq feuilles surgit devant lui! Un grimoire d’anti-magie qui pourrait bien réserver un avenir plein d’aventures à notre jeune héros, qui va vite devoir composer avec son destin hors du commun.

Mes avis :

Tome 1

Grâce à l’opération les 48h de la BD qui propose des titres à 1€, j’ai pu découvrir ce nouveau shonen de Kazé. C’est un titre certes classique mais plein de fraicheur dans la droite ligne des shonen d’aventure et de fantasy comme Fly que j’ai tant aimé quand j’étais petite. Le mangaka a un joli coup de crayon et une mise en page dynamique qui rend le titre vite addictif. Lire la suite

La voie des oracles d’Estelle Faye

Titre : La voie des oracles

Auteur : Estelle Faye

Editeur : Folio sf (format poche) / Scrineo (grand format)

Année de parution : Depuis 2017 (en poche) / 2014-2016 (grand format)

Nombre de tomes : 2 (en cours, en poche) / 3 (fini, en grand format)

Résumé du tome 1 : La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d’Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l’Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu’elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l’avenir incertain.
Lors d’une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s’emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu’elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.
Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n’est pas exactement celui que lui décrivait son père…

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Mes avis :

Tome 1 : Thya

Avec cette nouvelle saga dont j’ai souvent entendu le plus grand bien, elle a notamment eu un prix sur Elbakin, je redonne sa chance à de la fantasy dans un univers antique. J’avais déjà essayé auparavant avec Le Roi d’Ys et cela c’était soldé par un échec. Ici l’univers et surtout la plume d’Estelle Faye n’ont rien à voir.

Dès les première page, j’ai été emportée par l’histoire qui naissait sous mes yeux. Pourtant, on ne peut pas dire qu’au départ ce soit une grande histoire. C’est même plutôt assez classique avec cette Thya qui a des dons d’Oracle mais qui doit les cacher dans la Gaule chrétienne des premiers siècles de notre ère. Quand elle a une vision où elle se voit perdre son père, elle comprend que pour le sauver, elle doit se rendre à Brog, le lieu de la plus grande victoire de celui-ci quand il était général. Cela reste donc assez flou, je trouve, on ne voit pas trop ce qu’elle va y trouver et ce qui la convainc vraiment de tout lâcher pour y aller. C’est en plus une quête assez personnelle à l’enjeu limité se dit-on.

Mais tout le talent d’Estelle Faye, c’est à partir de là, d’arriver à tisser la toile d’un univers bien plus riche. On ne suit pas seulement Thya en route vers Brog. On la voit aussi tenter d’échapper à la tyrannie de son frère, Aeron, et de la société patriarcale romaine. On croise également, le jeune Enoch, maquilleur de profession, mais au passé bien plus trouble. Ce fils d’une prêtresse Node est vraiment trompeur. Au départ, comme Thya, je ne l’appréciais pas et puis petit à petit, il a su se montrer plus fort et plus humain que je le croyais et il a révélé un vrai potentiel, notamment grâce à ses liens avec la magie Node. Car en effet, en plus de suivre Thya et ses visions, on découvre tout un univers mystique peuplé de divinités et autres créatures magiques comme les Ondines, les Sylvains…

Estelle Faye nous brosse un portrait très vivant et mystérieux de cette Gaule tout juste christianisée. C’est peut-être ce que j’ai préféré dans le titre. J’ai vraiment beaucoup aimé l’ambiance fantastique qui s’en dégage. C’est plein de mythes, de magie et de mystères. On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre et on se laisse vite emporter dans ce monde enchanteur. Et quand on retombe de pleins pieds dans la réalité comme parfois, la magie n’est jamais bien loin pour nous ramener dans ce monde magique.

Estelle Faye a vraiment une plume enchanteresse qui m’a plu du début à la fin. J’ai aimé son univers. J’ai aimé ce qu’elle a réussi à faire naître à partir d’une histoire un peu simple et banale. J’ai aimé voir ces personnages grandir et faire de nouvelles rencontres mais aussi vivre des pertes, mais toujours lutter contre leur Destin pour créer celui dans lequel ils préfèreraient vivre. Ma seule déception est peut-être le côté un peu trop léger parfois. On sent que l’histoire et les personnages gagnerait à être un peu plus creusés et un peu plus sombre. Et surtout, je regrette d’avoir pris la version poche dont les couvertures sont bien loin d’être aussi belles que celles du grand format…

Ma note : 16 / 20

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Tome 2 : Enoch

Tout comme je n’aime pas la couverture de ce deuxième tome en poche, j’ai moins aimé et adhéré à l’histoire que dans le tome 1. J’ai trouvé que l’auteure allait beaucoup trop vite et que parfois les décisions des personnages n’avaient ni queue ni tête. De plus, le fait d’ajouter de nouveaux personnages, de ne pas forcément approfondir ceux qu’on connaissait déjà et de donner à entendre les voix des personnages secondaires ne m’a pas convaincue.

Pourtant comme dans le premier tome, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce tome. Ambiance qui, de plus, devient de plus en plus sombre, au fur et à mesure des épreuves qui attendent Thya. J’ai trouvé remarquable la façon dont on passe de la Gaule romaine à l’Empire bigarré de Constantinople et des différentes peuplades d’Orient. Malgré tout la transition fut brutale, peut-être trop pour moi.

C’est vraiment ce que je reproche à ce nouveau tome, les transitions trop brusques entre les différentes péripéties de Thya et les lieux qu’elle visite. On passe de l’un à l’autre avec beaucoup de brusquerie et on ne s’attarde pas vraiment assez pour bien creuser les choses. Je comprends la volonté de l’auteure de montrer l’urgence de sa quête vers les anciens dieux pour échapper à son frère mais ça m’a dérangée.

J’ai quand même beaucoup aimé la voir utiliser de plus en plus ses pouvoirs, la voir également apprendre à les redouter et en souffrir. J’ai aimé son trio avec Aylus et Enoch. La perte brutale de celui-ci est par contre l’un des passage raté du tome. Je n’ai rien ressenti à ce moment-là et même après alors que Thya est pleine de rage à cause de cela. J’ai par contre apprécié son rapprochement avec Adur que j’ai trouvé vraiment logique et bien amené. La transformation d’Enoch par la suite était bien trouvée aussi, de même que l’intervention de plus en plus importante d’Hécate auprès des différents personnages. Estelle Faye a vraiment réussi à peupler son monde de tout un bestiaire mythologique crédible et intéressant.

La fin, elle, est amenée bien trop rapidement. Elle est vraiment précipitée mais elle donne très envie de lire le dernier tome pour voir ce que la décision de Thya va changer pour leur avenir.

En conclusion, ce deuxième tome au rythme trop rapide manque de maîtrise. L’univers est toujours aussi intéressant et l’ambiance est réussie. L’histoire reste prenante et le développement de la mythologie est intéressante. Maintenant j’attends le dernier tome en poche en impatience.

Ma note : 15 / 20

Tome 3 : Aylus

A venir…

Three Dark Crowns de Kendare Blake

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Titre : Three Dark Crowns

Auteur : Kendare Blake

Editeur vo : Harper Teen

Année de parution vo : Depuis 2016

Nombre de tomes vo : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : Sur l’île de Fennbirn, à chaque génération né un groupe de triplettes : trois reines égales dans leur prétention au trône et chacune en possession d’un type de magie différent. Mirabella, une farouche « élémentaire », peut allumer des flammes ardentes ou lancer de terribles tempêtes d’un claquement de doigt. Katharine, « l’empoisonneuse », peut avaler des quantités mortelles de poison en ayant à peine mal au ventre ensuite. Arsinoe, « la naturaliste », est censée pouvoir faire fleurir les plus rouges des roses et contrôler les plus féroces des lions. Mais pour être couronnée Reine, il ne suffit pas d’avoir du sang royal. Chaque soeur doit se battre pour ça et il ne suffit pas juste de gagner… gagner est une question de vie ou de mort pour chacune d’elle. La nuit où les soeurs auront 16 ans, la lutte va commencer et la dernière qui sera encore debout gagnera le droit de porter la couronne. (résumé traduit par mes soins ^^) 

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Mon avis :

Je crois définitivement que le Young Adult n’est pas pour moi en ce moment… Malgré des avis ultra positifs sur la toile, je vais me montrer bien plus réservée avec cette série de fantasy pour les jeunes adultes, voire les ados.

Je ne connaissais pas Kendare Blake avant de découvrir ce titre et j’ai trouvé qu’elle avait une plume assez pauvre mais qu’elle avait pas mal d’imagination. L’univers qu’elle parvient à créer dans Three Dark Crowns est très intéressant et assez original. Nous sommes dans une société matriarcale où la Reine se retire à chaque fois après avoir accouchée de triplettes pour que l’une d’elle 16 ans plus tard prenne sa place après avoir tuée ses deux soeurs. Chaque soeur a un pouvoir en sommeil qui est déterminé à sa naissance et dès l’âge de 6-7 ans, elle est élevée dans la famille de son pouvoir : « les naturalistes », les « empoisonneurs » et les « élémentaires ». Sauf que dans la génération en cours, seule une soeur a fait la démonstration de son pouvoir et que les deux autres considérée comme des faibles sont susceptibles de se faire éliminer par l’institution qui chapeaute tout ça : le Temple et ses prêtresses.

L’univers est donc particulièrement intéressant à mon sens mais malheureusement tout reste bien trop en surface et rien n’est vraiment développé. Rien n’est approfondi tout est balancé vite fait sans creuser et même l’ambiance reste assez froide. Je ne suis jamais vraiment parvenue à rentrer dans l’histoire à cause de ça. J’ai même trouvé que les personnages étaient fades ce qui est fort dommage parce que c’est la devanture de tout titre. Les trois soeurs sont peu approfondies et ne varient pas vraiment d’un bout à l’autre du tome. Par contre, j’ai apprécié chacune d’elle à sa façon que ce soit Mirabella, la plus puissante, qui ne veut pas tuer ses soeurs ; Katharine, la fragile empoisonneuse qui tombe amoureuse sans le vouloir mais est trahie ; ou ma favorite : Arsinoe, la naturaliste garçon manqué pour qui l’amitié compte énormément et qui s’attache facilement les gens. Par contre, il y a pas mal de personnages secondaires et si j’arrive à les remettre quand leurs noms viennent sur le tapis, je suis incapable de m’en rappeler après avoir fermé le livre…

En parlant des personnages, j’ai eu beaucoup de mal avec les potentiels fiancés et amoureux de nos trois soeurs, enfin surtout avec un : Joseph, le coeur d’artichaut. Ami d’enfance d’Arsinoe, il me plaisait bien au début parce qu’il l’avait aidée à essayer de s’enfuir. Malheureusement au détour d’un naufrage, il tombe sur Mirabella et s’en trop savoir comment, ils finissent par coucher ensemble et tomber amoureux. C’est complètement ubuesque et pas du tout crédible et en plus, ça met en l’air une bonne partie des personnages et de l’intrigue, rendant celle-ci beaucoup trop cul cul pour ce type d’histoire. Du coup, l’auteur nous pollue l’histoire avec leur romance régulièrement et ça m’a vite agacée. D’un autre côté, il y a Billy, un autre prétendant, officiel cette fois, dont j’ai beaucoup aimé la personnalité et la relation avec Arsinoe. Je le trouve très prometteur et j’espère que leur amitié va changer de nature parce que c’est un chic type sur qui on peut compter. Et puis enfin, il y a Pietyr, qui est sensé apprendre à Katharine à attirer les hommes mais qui finit par tomber amoureux d’elle mais qui va aussi la trahir, ce qui me rend curieusement pour la suite.

Mais le coeur du roman et ce que j’ai préféré, c’est tout le processus pour que l’une des triplettes devienne Reine. J’ai aimé l’idée de ce Temple qui contrôle tout, qui a sa favorite et qui veut la faire gagner à tout prix. J’ai aimé l’idée de ce show où chacune se présente au peuple et à ses prétendant et fait montre de son pouvoir. Et surtout, j’ai aimé toute la préparation en amont dans chaque famille pour mettre en avant les qualités de sa prétendante ou pour camoufler ses faiblesses. On sent bien tous les éléments de politique et les alliances qu’il y a derrière même si c’est balancé assez vite et qu’une fois de plus rien n’est vraiment approfondi. De ce fait, on sent bien que dans les dernières 50 pages, l’auteur accélère énormément le tempo, avec des chapitres de plus en plus court, pour faire monter la tension et finir son premier tome en apothéose avec trois soeurs que la vengeance dévore.

A final, Three Dark Crown, est le début d’une série à l’univers prometteur mais qui souffre d’une plume immature. L’auteure n’a pas assez creusé son univers, elle se contente de l’exposer superficiellement et c’est fort dommage. Les personnages sont à l’aune de l’histoire, tout va trop vite et les romances sont pour le moment très agaçantes et polluent trop l’histoire. Je donnerai quand même sa chance à la suite pour voir.

Ma note : 13 / 20

Flying Witch de Chihiro Ishizuka

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Titre : Flying Witch

Auteur : Chihiro Ishizuka

Editeur vf : Nobi Nobi

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 2 (en cours)

Résumé du tome 1 : À son entrée au lycée, la jeune Makoto quitte la région de Tokyo pour le nord-est du Japon. Hébergée chez ses cousins Kei et Chinatsu, elle découvre les petits plaisirs d’une vie plus proche de la nature, où le temps semble s’écouler plus doucement. Mais le quotidien à la campagne ne s’annonce pas de tout repos pour autant, car Makoto est aussi une apprentie sorcière un peu étourdie !

Mes avis :

Tome 1

Flying Witch est le premier manga que je lis chez Nobi Nobi. Je n’avais pour l’instant découvert que des albums jeunesse chez eux. Pour l’occasion ils se sont associés avec Pika et cela se sent dans la fabrication très soignée du livre.

Dans un premier temps quand j’ai ouvert ce titre, j’ai eu un peu peur de ne pas aimer. Je trouve en effet le dessin assez pauvre et trop formaté « anime » pour moi. J’ai du mal avec un trait aussi simple et sans personnalité. De plus, les décors sont assez peu nombreux et ça donne souvent des cases bien vides. Aïe, aïe. Mais malgré tout, peu à peu, je me suis laissée apprivoiser par l’histoire de Makoto, une jeune sorcière, partie vivre chez sa tante et son oncle, pour devenir indépendante. Lire la suite

Six Of Crows de Leigh Bardugo

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Titre : Six of Crows

Auteur : Leigh Bardugo

Editeur vo : Henry Holt and Company

Années de parution : 2015-2016

Nombre de tomes : 2 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Brekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant…

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Mes avis :

Tome 1 : Six of Crows

Nouvelle lecture en Vo avec cette duologie. J’ai craqué devant le beau coffret que vous voyez en photo plus haut, comparé à l’édition française toute simple. Et même si je n’étais pas entièrement convaincu par le résumé, je lui ai laissé sa chance.

J’ai d’abord eu du mal lors des premiers chapitres. J’avais l’impression d’avoir été propulsée dans un monde dont je ne connaissais rien mais que les autres semblaient connaître, c’est sûrement dû au fait que cette duologie fait suite à la trilogie Grisha qui se déroule dans le même univers. De plus, le fait que le tome se découpe en chapitres alternant le point de vue des 5 protagonistes principaux n’aide pas vraiment au début à bien se plonger dans l’histoire. Mais petit à petit, la mayonnaise prend et on est de plus en plus accro à leurs aventures et leurs histoires.

L’histoire de départ est assez simple, réunir une bande de malfrats pour aller libérer un scientifique ayant inventé une dangereuse drogue, mais très vite s’y ajoute des histoires de vengeance, de politique, de coeur… On est rapidement plongé dans les bas-fonds de Ketterdam où Kaz fait un peu la loi et on apprend à faire connaissance avec ses acolytes : Inej/Wraith, Jesper et Nina, les deux filles ayant une forte personnalité ce qui fait plaisir. En plus, elles vont avoir une place centrale dans l’histoire, notamment après l’arrivée des autres acolytes : Wylan (le plus effacé pour le moment) et Matthias. Mais leur mission principale va vite recouvrir plein d’autres petites missions qui vont à chaque fois prendre un autre tour que prévu. L’histoire est donc assez prenante. On suit l’avancement de leur mission et tout ce qui s’y greffe. On n’a pas un moment pour souffler et l’auteur parvient à garder un bon rythme tout du long. L’histoire est donc l’un des points forts de ce premier tome puisqu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre.

L’autre gros point fort, c’est clairement les personnages. J’ai eu du mal avec eux au début. Je trouvais qu’ils faisaient beaucoup trop jeunes et un peu toc, mais au fur et à mesure des chapitres, je me suis accrochée à eux. J’ai aimé la façon dont ils se dévoilent au fil des missions et j’ai eu un vrai coup de coeur pour les deux couples : Nina-Matthias et Inej-Kaz. Le premier couple est typique de ce que j’aime. Des gens qui se détestent au début mais qui en apprenant à se connaître évoluent, s’acceptent et tombent amoureux. Comme en plus, l’un est Fjerdan et l’autre Grisha, ça m’a donné très envie de lire la série précédente de l’auteur. Le second couple met plus de temps à se mettre en place mais leur relation est d’autant plus forte surtout quand on connait leur passé respectif. Et les dernières pages le mettent au coeur du prochain tome pour mon plus grand plaisir. En dehors de ces 4 personnages, il y a aussi Jesper et Wylan dont les rôles sont plus effacés malheureusement, et aussi tout plein de petits rôles qui tiennent bien leur place sans être trop développés.

J’ai également fini par apprécier l’ambiance de la série entre intrigues politiques, conflits interraciaux, romances compliquées, petites pointes de magie et casse du siècle. Le titre n’est cependant pas exempt de défauts : les personnages sont trop jeunes, Ketterdam est décevante par rapport à une Camorr par exemple (cf. Les salauds gentilshommes), l’ensemble est un peu léger et rapide parfois. Mais l’auteur sait vraiment faire monter la pression et nous rendre addict petit à petit, nous donnant très envie de lire la suite et fin.

Ma note : 15 / 20

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Tome 2 : Crooked Kingdom

J’ai donc enchainé directement avec le second et dernier tome de la série. Tout comme avec le premier, j’ai un avis un peu partagé. Par rapport à tout ce que j’ai pu lire en Young Adult, cette série fait clairement partie du haut du panier parce que l’auteur n’a pas infantilisé ses lecteurs, qu’elle a construit une histoire forte et cohérente avec des personnages plutôt crédibles et très bien développés. Mais il y a un gros bémol sur les multiples rebondissements qu’on vit encore dans cette suite, qui font qu’au bout d’un moment, on se lasse un peu des tours et détours qu’on doit faire pour arriver au but final. En plus, j’ai trouvé le décor et l’ambiance bien moins prenant que dans le premier tome, il faut dire que Ketterdam manque cruellement de charisme par rapport à la Cour des Glaces.

Dans ce tome, nous continuons donc à suivre les péripéties de Kaz et sa bande, qui après s’être fait avoir à la fin du tome 1, cherchent à se venger et à récupérer ce qui leur avait été promis. Bien sûr, cela va vite se révéler plus compliqué que prévu. Contrairement au tome 1, j’ai trouvé qu’on restait un peu trop en vase clôt. Cela n’a pas l’envergure que cela devrait avoir puisque l’on se contente d’une petit guéguerre entre les différents gangs de Ketterdam et une maigre intervention du Cercle des Marchands et des puissances étrangères. C’est dommage parce qu’on sent pourtant que l’univers pourrait être très riche s’il était mieux exploité. Peut-être le retrouverons-nous dans de futures parutions de l’auteure, en tout cas, j’espère ! Pour en revenir à l’histoire, nous suivons donc les différents plans de Kaz pour se venger et avant tout récupérer Wraith, ce qui ne tarde pas. Sa vengeance est plus complexe à mettre en branle et va devoir impliquer tout le monde. Ils vont une nouvelle fois risquer leur vie mais c’est aussi ce qui fait le sel de la série et aucun ne sera à l’abri comme le démontre la terrible fin qu’on va vivre ! (Pourquoi a-t-il fallu qu’elle choisisse de faire mourir CE personnage ? Je suis très déçue, je l’aimais vraiment beaucoup…)

Mais c’est encore une fois du côté des personnages que le plus gros du travail est fait et donc que j’ai pris le plus de plaisir. J’ai beaucoup aimé le développement des personnages de Jesper et Wylan dans ce tome, je les trouvais trop en retrait avant et je suis ravie que l’auteur en ait fait quelque chose d’intéressant. Leur petit couple, que j’avais bien vu venir, est très bien trouvé, ils se complètent à merveille. J’ai aussi beaucoup aimé, comme dans le tome 1, les 2 autres couples. D’abord celui de de Nina et Matthias qui continue à se développer dans ce tome. Matthias aide Nina a lutter contre son addiction d’abord, puis à comprendre et accepter ses nouveaux pouvoirs. Celle-ci l’aide à accepter celui qu’il est vraiment et à trouver sa voie, dommage que ça leur prenne autant de temps… Le second, celui formé par Kaz et Inej m’aura vraiment déchiré le coeur tout au long du tome, mais j’en aurai été récompensée dans les dernières pages et je suis contente d’avoir pu voir leur petit happy end.

Cette série n’aura pas été le coup de coeur attendu mais j’ai beaucoup aimé suivre les aventures du gang de Kaz. Les personnages sont vraiment attachants et l’auteure a su développer un univers vraiment addictif que j’espère bien retrouver !

Ma note : 15 / 20

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The Dark Artifices de Cassandra Clare

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Titre : The Dark Artifices

Auteur : Cassandra Clare

Editeurs vo : McElderry (US) / Simon & Schuster (UK)

Année de parution vo : Depuis 2016

Nombres de tomes vo : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : Emma Carstairs est une chasseuse d’ombres, issue d’une longue lignée de chasseurs d’ombres missionnés pour protéger le monde contre les démons. Avec son parabatai Julian Blackthorn, elle patrouille les rues de la partie secrète de Los Angeles dans lesquelles les vampires font la fête sur Sunset Strip, et les fées sont au bord d’une guerre ouverte avec les chasseurs d’ombres.
Quand les corps, d’humains et de fées sont retrouvés assassinés de la même façon dont ont été assassinés les parents d’Emma des années auparavant, une alliance loin d’être simple se met en place. C’est une chance pour Emma de se venger, mais c’est aussi une opportunité pour Julian de ramener son demi-frère, en partie fée, Mark, qui a été kidnappé cinq ans plus tôt. Ensemble, Emma, Mark et Julian ont deux semaines pour résoudre ces meurtres… Avant que le meurtrier ne les prenne pour cible. Leurs recherches conduisent Emma depuis des grottes sous-marines ensorcelées à une sombre loterie dont la finalité est la mort.
Alors qu’elle découvre le passé , elle commence à mettre à jour les secrets du présent : Qu’est-ce que Julian lui cache depuis toutes ces années ? Pourquoi la loi des chasseurs d’ombres interdit aux parabatai de tomber amoureux l’un de l’autre ? Qui a vraiment tué ses parents – et peut-elle supporter de connaître la vérité ?
Source : http://www.lacitedestenebres.com/

Mes avis :

Tome 1 : Lady Midnight

Je dois d’abord dire que je suis une fan de la première heure de la saga Mortal Instruments de Cassandra Clare. Il y a eu des hauts et des bas mais j’ai toujours beaucoup aimé son univers et j’attendais la sortie de cette nouvelle série avec une certaine impatience après avoir découvert les personnages dans ces précédentes saga.

C’est donc avec un immense plaisir que j’ai retrouvé, en vo cette fois, la plume de Cassandra Clare que j’ai trouvé plus mature que dans ses précédentes oeuvres. Son univers est toujours aussi riche et elle semble même vouloir faire en sorte de relier tout ce qu’elle a fait jusqu’à présent, ce qui est une excellente idée pour la fan que je suis. J’ai donc plongé de suite dans son univers et je n’ai pas décroché un seul instant. On retrouve dans ce premier tome des Dark Artifices tout ce qui a fait le sel de ces précédentes saga : une histoire d’amour passionnelle mais impossible, une fratrie ultra liée, des personnages fouillés, drôles et attendrissants, de fortes personnalités, de la magie, du mystère, un côté sombre, de la cruauté et bien sûr de l’espoir. Malgré la longueur relative de ce premier tome, le rythme ne faiblit jamais, on est emporté par l’histoire dès le début et on ne décroche pas tant c’est passionnant de suivre les aventures d’Emma.

On avait déjà rencontré celle-ci pendant la Dark War, alors qu’elle perdait ses parents mais se liait à son parabatai, Julian. Emma est un personnage comme je les aime, très forte et fragile à la fois. Elle n’est pas agaçante comme a pu l’être Clary, elle est bien plus mure mais elle a aussi ses failles. Elle ferait tout pour protéger Julian qui est sa bouée de sauvetage, son ancre, son rayon de lumière dans les ténèbres. Mais en même temps, elle est rongée par son passé et par les sentiments qui commencent à naître en elle. C’est très beau de la voir lutter ainsi sans relâche. Julian est à l’aune d’Emma, c’est son autre pendant. Ce garçon a tout sacrifié à sa famille, pour pouvoir la garder réunie et élever ses frères et soeurs correctement. Il est d’une grande force morale et en même temps est prêt à tout pour protéger les autres. C’est quelqu’un qui peut sembler faire pâle figure comparé à Emma, il ne brille pas comme elle mais est d’une froide efficacité et d’une intelligence redoutable. J’ai eu un vrai coup de coeur pour lui. Vient ensuite, Mark, le frère qu’il a perdu et dû céder à la Horde sauvage et qu’il retrouve enfin. Celui-ci m’a brisé le coeur, il a tellement perdu et a tellement de mal à refaire des liens avec sa famille. Sa relation avec Kieran est très belle également et je suis triste de ce qui leur arrive. Mark reste encore un peu une énigme dans ce tome, il navigue à vue et je pense qu’on le découvrira mieux par la suite car il a un vrai potentiel.

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A côté de ce trio de tête, il y a bien sûr toute la fratrie Blackthorn pour laquelle j’ai une vraie affection dont une toute particulière pour Ty car il n’est pas comme les autres. J’espère qu’on continuera à voir chacun d’eux et qu’on aura le loisir de les voir évoluer. Il y a aussi bien la charmante Cristina, une amie parfaite pour Emma, mais un peu trop en retrait dans l’histoire et dont la romance avec Diego m’a semblé un peu fade, de même que son flirt avec Mark. Diego, justement, on ne le découvre que sur la fin mais j’espère qu’il sera encore là pour pouvoir ainsi en apprendre plus sur la Scholomance. Viennent ensuite toute une flopée de personnages secondaires intéressants dont on aimerait découvrir le passé comme l’oncle de Julian, Arthur, sa tutrice, Diana ou la famille Rook. Enfin, l’auteur n’a pas été avare avec les fans que nous sommes et elle nous a servi le retour de personnages qu’on a adoré : Jem, Tessa, Jace, Clary, Magnus et Alec sont brièvement de la partie.

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment beaucoup aimé la nouvelle génération de Shadowhunters et j’ai été ravie de revoir les anciens. Mais ce n’est pas la seule chose qui m’a plu. J’ai aussi beaucoup aimé l’intrigue de ce tome qui est d’abord centrée sur la recherche du meurtrier des parents d’Emma mais qui va nous donner tellement plus. L’enquête qu’elle va mener est palpitante, elle permet à l’auteur d’enrichir son univers en parlant aussi bien des Fays, des Down quelque chose… (je ne sais plus leur nom ><) et des Magiciens. On reparle à nouveau de magie noire mais aussi de nécromancie et il y a un autre mystère en plus de la mort des parents d’Emma avec ces nouvelles morts 5 ans plus tard à L.A. Je ne veux pas trop en dévoiler mais j’ai suivi leur enquête avec délice et j’ai été surprise à plusieurs reprise aussi bien par les personnes impliquées que pour le tour que ça prenait. En plus, on mêle à son enquête le passé de Julian dans la horde, les secrets d’Arthur et de Julian, ceux de Diana (qui restent encore à être révélé), la quête de Jem et Tessa et bien sûr le passé de la famille Blackthorn. Je comprends maintenant que le roman soit aussi long ^^

L’ambiance est sombre malgré quelques traits d’humour et cela se ressent aussi sur la romance au coeur du livre, celle d’Emma et Julian. En effet, ceux-ci sont parabatai, ils n’ont donc pas le droit de s’aimer et c’est pourtant ce qui va arriver. On en voit vite tous les signes chez Julian, c’est plus long à arriver chez Emma, mais dans les deux cas, c’est déchirant de les voir tomber dans les bras l’un de l’autre. On sent une telle harmonie entre eux qu’on voudrait aussi que la Loi soit différente mais quand vient la dernière révélation (qu’on avait bien senti venir) on comprend pourquoi. C’est pour ça que leur romance est  tellement belle, elle est faite de passion, de désir contrarié, de secret à porter et de souffrance. C’est très shakespearien tout ça et c’est un régal. Certaines phrases qu’ils se disent sont de toute beaucoup comme le monologue de Julian sur l’amour à la page 100. J’ai rarement autour aimé un couple dans un roman de Young Adult, alors j’espère qu’ils trouveront une solution pour être ensemble ><

Ce tome est donc pour moi un vrai coup de coeur aussi bien au niveau des personnages, de l’ambiance, de la romance que de l’intrigue. J’espère vraiment que Cassandra Clare va continuer sur cette lancée pour la suite !

Tome 2 : Lord of Shadows

Rendez-vous en mai 2017

Ma note : 18 / 20

 

Le monde de Ran d’Aki Irie

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Titre : Le monde de Ran

Auteur : Aki Irie

Editeur vf : BlackBox

Année de parution vf : 2016

Nombre de tomes vf : 7 (série terminée)

Histoire : Dans la famille Uruma, il y a la fille, Ran, le frère, le père et la mère. Une famille tout à fait normale. A part peut-être qu’il s’agit en réalité d’une famille de sorciers ! Et pour le père, gérer tout cela au quotidien n’est pas toujours facile, surtout avec une femme au comportement théâtral qui n’hésite pas à utiliser sa magie en public et une jeune Ran qui n’a qu’une envie : découvrir le monde. Et pour cela, elle possède un pouvoir spécial : celui de se transformer en adulte grâce à une simple paire de basket ! Alors, imaginez les possibilités infinies d’histoires, de quiproquos et d’aventures qui attendent cette famille finalement pas tout à fait normale. C’est tout cela, le Monde de Ran.

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Mes avis :

Tome 1

Ça faisait un moment que j’entendais parler de cette série et que les superbes couvertures me faisaient de l’oeil, mais la difficulté de les trouver les librairies à cause de la distribution pourrie de l’éditeur me freinait. Mon libraire ayant fait l’effort de l’acquérir, j’ai fait l’effort de le prendre pour le tester.

Comme je le pressentais, c’est tout d’abord une vraie claque graphique. L’auteur revisite les codes du shojo manga des années 70-80 et les modernisent complètement. C’est un régal de dynamisme, de « pétillance », de magie et de petits détails savoureux. J’ai vraiment adoré chaque page et design des personnages. Les décors sont magiques eux aussi et je regrette juste qu’on n’ait pas de pages couleurs à l’intérieur en prime. Les couvertures sont aussi très belles et la première est assez amusante avec son côté recto/verso.

Venons-en à l’histoire. Le tome 1 est une introduction à l’univers du monde de Ran, cette petite fille avec des pouvoirs magiques qui vit avec son père et son frère mais sans sa mère. Le premier chapitre plante directement le décor et les caractères de chacun, puis au fil des pages l’univers vient s’enrichir de nouveaux personnages et de nouvelles problématiques. Mais le coeur de l’histoire reste Ran qui vit très mal sa séparation forcée avec sa mère. Il lui manque un modèle, une présence et les repères qui vont avec, du coup elle fait un peu n’importe quoi. C’est amusant de la voir faire et en même temps un peu triste voire dérangeant parfois. L’idée de l’auteur de lui faire prendre le corps d’une jeune femme rappelle celle des dessins animés comme Creamy, ça m’a plu au départ, mais dès qu’elle rencontre un type louche qui lui fait du rentre dedans ça devient vraiment dérangeant. En effet même si Ran grandit physiquement quand elle utilise ses pouvoirs, elle garde son âme d’enfant, ça peut donc vite devenir malsain. C’est dommage parce que j’aime bien son pouvoir et la mise en scène autour de celui-ci. A côté d’elle, il y a son frère qui s’occupe beaucoup d’elle tout en gardant un côté très détaché. Il en veut beaucoup à leur mère et est souvent bougon, j’aimerais en apprendre plus sur lui. Le père est un peu absent, on ne le voit pas beaucoup et il me semble un peu trop effacé aussi. Il manque cruellement de charisme à l’image de sa fuite dans les dernières pages, mais c’est un bon élément comique. Enfin vient la mère dont on comprend peu à peu les raisons de l’absence et qui est une belle hurluberlue. J’aime bien son côté décalée et la façon dont elle prend quand même soin de sa famille malgré la distance.

L’ensemble donne une famille très atypique, drôle et touchante mais aussi très farfelue dont il me tarde découvrir la suite des aventures magiques. La magie justement est très bien distillée par touche au milieu d’un monde on ne peut plus normal. Ça crée des décalages fort amusants et cela donne une vraie originalité à l’univers de la série.

Tome 2

La série poursuit son bonhomme de chemin et l’auteur approfondit son univers. Ce tome est plus sombre et sérieux que le précédent tout en conservant l’humour du premier opus. J’ai aimé qu’Aki Irie développe un peu le personnage du père que je trouvais trop transparent dans le premier tome. Ici, on commence à comprendre quel rôle il joue dans l’univers de la série et il est plutôt classe au final. J’aimerais bien qu’elle développe un peu son couple avec Shizuka parce qu’ils ont l’air très intéressants mais qu’ils restent assez mystérieux. A la place, on continue à suivre les amourettes de Ran, ce qui me laisse assez froide. Je n’aime pas du tout ce qui se passe entre elle et Ôtaro, surtout que celui-ci est un beau tordu. Par contre, j’aime bien ce qui semble se développer entre elle et son camarade de classe, c’est mignon et ça correspond plus à son âge. Ensuite, il est un peu question de son frère Jin et de ses relations avec les femmes, mais entre sa froideur avec certaines et ses chaleurs, je ne sais pas trop sur quel pied danser. Là aussi, j’espère qu’on reviendra sur ce personnage. Enfin, la palme du personnage inutile revient à la prof de Ran, Tamao, que j’attendais avec impatience et qui ne sert à rien dans ce tome. Je suis déçue. Voici donc un tome sympathique mais en-dessous du premier où beaucoup trop de choses restent en suspens et manquent de développement. Heureusement que j’aime bien le mélange de magie et de noirceur qui pointe avec l’histoire de l’insecte.

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Tome 3

J’ai trouvé le début de ce tome très fouillis et dans l’ensemble il est aussi un peu en-dessous des autres. En effet, ici, on se concentre surtout sur les histoires de coeur de Jin et Ran, le reste passant au second plan. On ne reparle presque pas de leurs parents alors que je les ai trouvés très intéressants. La magie passe aussi au second plan et n’est qu’un effet parmi d’autres pour rendre l’histoire mignonne et la faire un peu avancer. Surtout, j’ai été très déçue par l’évolution du personnage de Jin qu’on décrit maintenant comme suivant avant tout son instinct et ses besoins en tant que loup. La façon dont il traite les femmes quand il est en chaleur et en particulier Sango m’a vraiment dérangée. J’ai trouvé ça malsain et rétrograde et ça ne m’a pas amusée alors que je pense que c’est ce que voulait le mangaka. Du côté de Ran, je n’ai jamais aimé son histoire avec Ôtaro et c’est de pire en pire. Même s’il ne sait pas que c’est une enfant, c’est au mieux une jeune fille pour lui et ce qu’il lui fait faire me gêne. De la même façon, je ne comprends pas que Jin n’intervienne pas plus fortement pour protéger sa soeur, ni que la mère le laisse repartir comme ça. Heureusement la présence de Makoto me donne espoir pour la suite. Je me dis que peut-être Ran va finir par abandonner Ôtaro pour se tourner vers un garçon de son âge pour qui elle compte aussi. En attendant en dehors de ces amourettes, il n’est presque pas question de magie. Leur monde ne s’élargit pas comme dans les premiers tomes et c’est bien dommage.

Tome 4

Comme le précédent, ce tome est un peu dans le creux de la vague mais l’auteur remonte le niveau dans les dernières pages. Les premiers chapitres consacrés à Ran qui se cherche des amis sont un peu cul cul. Pourtant j’aime bien les personnalités de ces amis, aussi bien Makoto que la petite nouvelle : Nio, mais c’est fait de façon assez niaise. De même, la magie de Ran est « bloquée » depuis un bail, mais il suffit d’un petit rien pour que tout se décoince, pas très crédible non plus. Cela donne toutefois lieu à des scènes assez mignonnes et cocasses parce que la magie de Ran est enfantine tout comme elle. Le décalage entre elle et les autres est amusant à voir, Nio le note bien. Mais l’ensemble fait trop simple, trop rapide, pas assez abouti. Heureusement la seconde partie du volume est bien plus intéressante. On s’intéresse enfin à ce qui se cache chez Ôtaro, c’est amené subtilement avec les deux petits chapitres dits « bonus », mais encore une fois la suite fait très précipité. Le mangaka ne prend pas le temps de faire monter la tension. Tout nous est balancé à la va-vite : l’attaque des corbeaux, leur défaite, l’attaque de la porte que gardait Shizuka puis du village. Il y a vraiment un souci de rythme dans ce volume et c’est bien dommage parce que l’intrigue est intéressante, elle.

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Tome 5

Voilà le tome que j’attendais depuis le début ! La série prend enfin toute son ampleur ici grâce à l’affrontement entre le monde magique et la créature qui possède Ôtarô. C’est un vrai plaisir à suivre. Il y a de la tension, de l’humour, des batailles, de la magie, de l’amour, de l’amitié, bref tout ce que j’attendais de cette série. Enfin chaque personne du monde magique qu’a croisé Ran joue son rôle. C’est vraiment très intéressant à voir. On découvre également de nouvelles personnes comme les petits apprentis ailes noires, les chiens blancs ou la maire de la ville. On en apprend également un peu plus sur le passé de Jin, sur les pouvoirs des soeurs de Sango, les relations entre les sorciers et le maire de la ville, et on voit l’amitié entre Ran et Nio s’épanouir, tout comme celle entre Ran et Makoto. J’aime vraiment énormément celui-ci et toutes les choses positives qu’il apporte à Ran. J’espère qu’on continuera sur cette lancée dans les derniers tomes en ce qui concerne les personnages et qu’on alternera entre les petits moments d’émotions et ceux plein de tension où la magie joue toute son importance. Mes seuls petits regrets pour ce tome sont que j’ai trouvé la maîtrise des pouvoirs de Ran très rapide donc peu crédible, et que j’ai été agacée par son désir de sauver à tout prix Ôtarô. Sinon c’est du tout bon !

Tome 6

Comme le précédent, j’ai adoré ce tome où j’ai trouvé tout ce que je voulais avec en prime une bonne dose d’émotion. La bataille contre l’insecte qui a pris possession d’Ôtarô continue, elle n’est pas finie contrairement à ce que tout le monde croyait. Le bref calme avant la tempête qu’on ressent est plein de tension et j’ai aimé que le combat final se recentre sur la famille de Ran et Makoto. C’était poignant de sentir le désespoir de Ran, de sentir à quel point elle voulait sauver Ôtarô et le dernier tome risque d’être terrible sur ce point. J’ai beaucoup aimé la façon dont chaque personnage a interagi avec les autres ici, en particulier Makoto. C’est la révélation de ce tome. Le courage dont il a fait preuve ne m’a pas étonné, c’est un personnage qui a évolué positivement tout au long de l’histoire et sur qui on peut vraiment compter. La lutte finale a été très bien orchestrée par le mangaka avec l’arrivée graduellement de chaque membre de la famille de Ran, leur échec, puis leur sauvetage inattendu et le point final qu’y met Shizuka avec l’aide de Ran. C’était parfait et ça montre combien cette dernière a grandi elle aussi. Elle a réussi à lâcher prise et c’est pour ça qu’elle a pu utiliser ses pouvoirs à un tel niveau. La fin avec les derniers chapitres après la lutte finale sont plus calmes, plus apaisants et j’ai trouvé que c’était une bonne idée de faire intervenir Muan en duo avec Nio. J’ai beaucoup aimé leur relation et surtout les pouvoirs du jeune homme. C’était une jolie façon de faire la transition avant le dernier tome et le réveil de Ran que j’attends désormais avec impatience pour voir comment elle va réagir à cette tragique nouvelle.

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Tome 7

Après quelques péripéties pour mettre la main sur ce dernier tome me revoilà quelques semaines plus tard avec la conclusion de la série. La première chose à dire c’est que j’ai trouvé qu’il y avait énormément de douceur, de tendresse et de bons sentiments qui se dégageaient de ce dernier tome. J’ai également vraiment apprécié cette fin qui correspond parfaitement à ce que j’attendais de la série. C’est donc avec un vrai coup de coeur que je la termine.

Le tome s’ouvre d’abord sur une vaste galerie des personnages de l’histoire où chacun ou presque se retrouve avec un petit mot et un portrait de lui maintenant et étant plus jeune. J’ai bien aimé découvrir ainsi le passé de certains.

Ensuite l’auteur nous livre deux petits chapitres bonus, l’un très drôle sur la jeunesse de Shizuka, l’autre nous rapproche de l’histoire en nous nous montrant ce qui se passe dans la classe de Ran durant son absence.

Puis quand l’histoire commence véritablement, on comprend vite que ce tome sera consacré à Ran, à son deuil et à son passage à l’âge adulte. L’histoire prend plus de place que d’habitude, les chapitres sont longs et denses mais sans jamais que cela pèse sur la narration puisque les pages se tournent avec un vrai bonheur. J’ai aimé suivre le rôle des différents personnages qu’on a rencontrés dans le parcours de Ran, c’était très touchant à voir.

Il y a d’abord Nio, sa rivale et amie, qui va la réveiller et la mettre face à la réalité pour l’aider à l’accepter. Nio est un personnage dont j’ai aimé les interventions et dont la magie et son rapport avec elle était vraiment intéressant. Il y eu ensuite, bien évidemment, Makoto qui est la seconde pierre angulaire du tome avec Ran. Il a vraiment su grandir et occuper une place importante dans sa vie, étant toujours là pour la soutenir et l’épauler. J’ai beaucoup aimé la façon dont sa seule présence permet à Ran de surmonter sa peine de la perte d’Ôtarô. D’ailleurs la façon dont elle exprime celle-ci à travers sa magie est très belle et touchante. J’aime vraiment la façon dont le mangaka utilise la magie dans son titre, c’est toujours beau et poétique et ici encore plus.

Puis dans une seconde partie, on sent que la rupture a eu lieu, que Ran a pris conscience de ce qui s’est passé et qu’elle a décidé de vraiment grandir, pas juste physiquement mais aussi émotionnellement et psychiquement. Elle fait enfin de vrais efforts pour murir et apprendre à maîtriser ses pouvoirs pour en faire quelque chose d’utile pour les autres. Et tout ça se sent dès qu’on la voit. Il se dégage d’elle une impression de maturité, de sagesse et de paix intérieure. Ainsi, elle recherche l’aide de Sango pour tout ce qui a trait aux tâches ménagères (même si ça me fait un peu tiquer ><). Elle s’appuie sur Nio et Tamao pour développer et maîtriser ses pouvoirs. Elle fait la paix avec sa famille et apprend à accepter les occupations de certains, voire l’absence de ses parents pris par leur travail. Et tout ça donne lieu à plein de petits moments touchants, plein de douceur et de tendresse aussi bien en famille qu’entre amis. J’ai adoré tous ses moments qui sont parfaits pour dire au revoir à tout ce petit monde auquel on avait fini par s’attacher. Je suis particulièrement fan de la romance qui se tisse peu à peu entre elle et Makoto, cela fait tellement plus naturel que sa relation précédente.

L’ensemble crée une conclusion parfaite où on a le temps de dire au revoir à chacun sans se presser. On sait ce que chacun devient, on les voit grandir, murir, s’accepter et ce jusqu’à la toute dernière page. C’est une vraie réussite.

Pour conclure, je fais un point sur les dessins qui auront été encore plus beaux que d’habitude dans ce dernier tome. J’ai trouvé qu’Aki Irie avait vraiment soigné le dessin de Ran, la rendant très belle, très douce et mature sans être vulgaire ou trop sexy comme c’était le cas avant. Il se dégage de ses dessins une grande douceur voire même une certaine poésie qu’il n’avait pas encore atteint. C’est superbe !

Ma note : 17 / 20

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Harry Potter and the Chamber of Secrets – Version illustrée – de J.K. Rowling

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Titre : Harry Potter et la chambre des secrets / Harry Potter and the Chamber of Secrets

Auteur : J. K. Rowling

Illustrateur : Jim Kay

Editeur : Arthur A. Levine Books / Scholastic (version américaine)

Année de parution : 2016

Résumé : Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Un livre magique pour sorciers confirmés.

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Mon avis :

Tout comme pour le tome précédent, j’ai choisi pour cette réédition d’Harry Potter de prendre la version américaine dont je préfère vraiment la police d’écriture. Cette fois le couverture joue à fond dans les couleurs de l’automne et ça tombe bien puisque c’est le moment que j’ai choisi pour le lire.

Concernant l’objet, il est toujours aussi beau et soigné. On retrouve la jaquette avec le titre en relief. On retrouve le signet assorti à la couleur de la reliure (orange) et on retrouve les jolies illustrations à l’intérieur des rabats du livre avec la serre du professeur Chourave, élément central de l’histoire de ce tome. Les illustrations à l’intérieur sont toujours aussi belles et aussi raccord avec l’histoire (cf celles que j’ai mises plus bas) mais le gros bémol c’est que j’ai vraiment eu l’impression d’en avoir moins proportionnellement au nombre de pages que dans le tome 1, notamment dans les derniers chapitres où j’aurais bien aimé voir un dessin de Tom par exemple ce qui n’est jamais arrivé. Je suis donc un peu déçue de ce côté-là.

Concernant l’histoire, j’ai vraiment aimé redécouvrir celle de la Chambre des secrets que je ne connaissais que par son adaptation au cinéma. J’ai trouvé celle-ci plus angoissante et mieux ficelée dans le livre de J. K. Rowling. Au cinéma tout allait un peu trop vite. Ici, l’auteur prend le temps de poser son histoire. Le début est assez lent, on retrouve les personnages tels qu’on les a connus mais l’auteur élargit aussi son univers grâce à l’arrivée de Dobby et de Gilderoy Lockart entre autres. Elle nous entraîne aussi assez vite vers quelque chose de plus sombre à l’image du moment où Harry atterrit dans l’Allée des Embrumes et cela dure tout au long de l’histoire. L’ambiance se fait plus sombre, plus menaçante et les angoisses qu’avaient ressenties Harry, Hermione et Ron dans le premier tome gagnent l’ensemble des élèves et des professeurs cette fois. La menace qui plane se fait de plus en plus concrète même si tout le monde ne sait pas encore que cela vient de Voldemort. J’ai beaucoup aimé la façon dont J. K. Rowling développe peu à peu cette peur insidieuse. On retrouve une nouvelle fois Harry au centre des rumeurs et il n’a vraiment pas une position facile. Mais en même temps, l’auteure ménage des petits moments assez sympathiques et drôles notamment dès que ça touche le nouveau professeur en Défense contre les forces du mal ou le nouveau et chatouilleux Préfet, Percy. J’ai beaucoup aimé ces petits moments qui sont vraiment nécessaires pour alléger l’histoire.

Après malgré le début assez lent, l’histoire monte en puissance peu à peu en même temps que la tension augmente. La fin est bien rythmée mais moins précipitée que dans le tome précédent. J. K. Rowling prend plus le temps de conclure les choses. On sent que sont histoire a été mieux développée et d’ailleurs elle commence aussi à élargir sa mythologie. La preuve, elle commence à évoquer aussi bien le passé de Voldemort, que celui de Dumbledore ou de la création de Poudlard. Il ne s’agit plus juste de créatures et de formules magiques mais d’un vrai monde magique bien plus crédible. De même, j’ai été contente de découvrir de nouveaux lieux comme la demeure des Weastley (j’en suis totalement fan ><), l’Allée des Embrumes, la serre de Mme Chourave ou encore le bureau de Dumbledore.

Comparé au film, il y a bien sûr de nombreux ajouts et des scènes sensiblement différentes. Ainsi j’aurais bien aimé que le film conserve la fameuse fête de la Mort de Nick ou encore qu’il marque plus le temps qui passe aussi bien après la « transformation » d’Hermione, qu’après l’arrestation d’Hagrid. Dans le livre, j’ai aimé que tout ne s’enchaîne pas et que parfois plusieurs mois passent. Après, je ne vais pas lister ici toutes les différences entre ces deux médias, chacun a ses qualités et ses défauts, moi je n’ai pas de préférences particulières pour l’un et l’autre et je trouve qu’ils se complètent bien au contraire.

En tout cas, ce tome marque pour moi le choix de l’auteure d’entrer dans quelque chose de plus sombre et plus sérieux, ainsi que de creuser son univers, et c’est en soit une vraie réussite malgré ma déception quant au manque d’illustrations notamment sur la fin.

Ma note : 17 / 20

Comme pour le précédent voici une petite galerie des illustrations qu’on peut trouver dans ce nouveau tome :

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L’Épée des ombres de J. V. Jones

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Titre : L’épée des ombres

Auteur : J.V. Jones

Editeur vf : Le livre de poche

Année de parution vf : 2011-2013 (poche)

Nombre de tomes vf : 4 (série terminée ?)

Résumé du tome 1 : Les Maleterres. Un lieu hostile, figé dans un éternel hiver. Au Nord, des clans guerriers en conflit. Au Sud, des seigneurs avides qui convoitent les territoires des clans. À 16 ans, Raif est un archer accompli. Sa vie bascule le jour où, de retour de la chasse, il découvre que les hommes du clan, parmi lesquels son père, ont été horriblement massacrés. Ash est la fille adoptive de Penthero Iss, haut-seigneur d’une forteresse. À 15 ans, elle est une très belle adolescente, mais elle est hantée la nuit par des cauchemars de glace et de sang. Ensemble, Raif et Ash s’enfuiront sur les Maleterres enneigées, poursuivis par les sbires de Penthero Iss…

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Mes avis :

Tome 1 : La caverne de glace noire

Je ne sais pas pourquoi, je n’ai à aucun moment accroché à ce premier tome malgré les bons avis que j’en avais lu. J’ai trouvé l’histoire et les personnages très très classiques, trop pour moi. Je n’ai pas ressenti la moindre surprise à la lecture de ce premier tome et je n’ai pas adhéré à l’univers clanique de Raif. On m’avait promis un univers sombre et il l’est parfois mais pas de quoi fouetter un chat. Les quelques éléments sur lesquels j’ai accrochés : la « malédiction » d’Ash, le rôle de L’Homme-sans-nom, ont été noyé sous le reste.

J.V. Jones a une plume très volubile. Il parle beaucoup trop. Il entre trop dans les détails et son récit manque de peps. On s’ennuie, il n’y a pas de rythme, tout est mou. Les personnages sont assez plats, les méchants sont terribles, les gentils jouent les héros. Il n’y a pas de nuance.

L’histoire est au début axée autour de trois directions : Raif, le jeune membre d’un clan où il ne se sent pas à sa place ; Ash, la fille adoptive d’un Grand seigneur assez louche veut gagner sa liberté ; et enfin l’Homme-sans-nom et Pentharos Iss qui sont la caution magie, mystère et torture de la série ^^ J’ai trouvé Raif fade, sans saveur. Je n’aime pas son côté héroïque à l’extrême que je ne trouve pas du tout crédible. Par certains côtés il manque de maturité et à d’autres il l’est un peu trop. J’ai par contre bien aimé Ash, que j’ai trouvé assez courageuse mais trop étouffée par les hommes qui l’entourent. J’espère qu’on la verra un peu indépendamment d’eux plus tard. J’ai vu du potentiel dans son histoire de Malédiction et son rôle de Clé avec les voix qu’elle entend mais ce n’est pas beaucoup développé pour le moment malgré le grand nombre de pages passés à lui trouver une sorte de refuge. J’ai aussi vu du potentiel dans la magie et la folie de son père adoptif Pentharos Iss, ainsi que chez l’Homme-sans-nom qui semble se rattacher à la malédiction mais ça reste encore trop flou. De même, le mystérieux peuple des Sulls m’intéresse mais pareil au final on en apprend trop peu sur eux. A la place, l’auteur a préféré nous bassiner en long, en large et en travers sur les affaires du clan de Raif que je trouvé inintéressant à part peut-être sa petite soeur et ses dons de « médium ».

Ce premier tome est donc pour moi une grosse déception. Il est trop long, trop fouillis et ne développe pas les parties qui auraient pu être intéressantes. J’ai les deux tomes suivants dans ma PAL mais honnêtement je ne sais pas si j’aurais l’envie ou le courage de continuer…

Ma note : 10 / 20

(pour le potentiel…)

L’Empire Brisé de Mark Lawrence

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Titre : L’empire brisé

Auteur : Mark Lawrence

Editeur vf : Milady (poche)

Années de parution vf (poche) : Depuis 2015

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : A treize ans il est le chef d’une bande de hors-la-loi sanguinaires. Il a décidé qu’à quinze ans, il serait roi. L’heure est venue pour le prince Jorg Ancrath de regagner le château qu’il avait quitté sans un regard en arrière, et de s’emparer de ce qui lui revient de droit. Depuis le jour où il fut contraint d’assister au massacre de sa mère et de son frère, il avance porté par sa fureur. Il n’a plus rien à perdre. Mais, de retour à la cour de son père, c’est la traîtrise qui l’accueille. La traîtrise et la magie noire. Or le jeune Jorg ne craint ni les vivants ni les morts. Animé d’une volonté farouche, il va affronter des ennemis dont il n’imagine même pas les pouvoirs. Car tous ceux qui ont pris l’épée doivent périr par l’épée.

Mon avis :

Tome 1 : Le prince écorché

Ce livre est une vraie arnaque !

Je trouvais le résumé vraiment accrocheur et je m’attendais à une bonne histoire bien sombre où la politique et la vengeance se mêleraient autour d’un groupe de hors-la-loi violent mais soudé autour du futur roi. Je n’ai eu droit qu’à l’histoire d’un sale gosse vulgaire et violent qui ne pense qu’à lui. J’ai dès les premières pages détesté ce nouveau anti-héros. Il n’est pas original, il est caricatural et passe son temps à mal parler, à faire n’importe quoi et à être violent sans raison particulière. Les autres personnages ne sont qu’esquissés, c’est lui qu’on voit tout le temps, qui est tout le temps mis en avant et franchement c’est très agaçant. Qui peut croire qu’il n’a que 14 ans quand on lit ce qu’il fait / a fait ? Ce n’est pas du tout crédible !

Côté histoire, elle est d’un classique ! Je me suis vraiment ennuyée. Ce n’est qu’une suite de scènes plus abracadabrantesques les unes que les autres. C’est aussi assez prévisible au niveau du déroulement  et quand on voit où on est amené à la fin du tome 1, on se dit un tiers de l’histoire juste pour ça ?! Non, décidément je n’ai pas du tout accroché et ce n’est pas l’univers qui va faire changer les choses avec ce mélange d’Histoire européenne revisitée grâce aux petites mentions de livres et philosophies bien connues, le reste est vraiment pauvre. L’auteur dépeint à peine les lieux où se rendent les personnages et on a l’impression d’avancer presque en aveugle dans ce monde ou en tout cas avec de bonnes grosses œillères. Côté magie, c’est la portion congrue également avec ces « mages » qui « envoûtent » leurs victimes pour les manipuler. Quant à l’intrigue politique, elle est vue et revue.

Vous l’aurez compris, cette lecture a été un désastre, j’ai dû me forcer pour terminer ce roman, je vais donc m’arrêter là et juste remercier Milady de n’avoir proposé ce roman qu’à 3€99 !

Pas de note