Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Au-delà de l’apparence de Fumie Akuta

Titre : Au-delà de l’apparence

Auteur : Fumie Akuta

Editeur vf : Kana (shojo)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes : 4 (en cours)

Résumé du tome 1 : Chitose s’est façonné un masque derrière lequel elle a pris l’habitude de se cacher pour être appréciée de tous. Mais sa vie va complètement changer le jour où Itsuki, un bel inconnu, lui vient en aide.
Fascinée par son regard, elle décide de le suivre et se retrouve devant les portes d’une école d’art. Armée de son plus beau sourire, Chitose demande à son sauveur de lui faire visiter les lieux, mais ce dernier voit clair dans son jeu : impossible de lui mentir !

Mes avis :

Tome 1

Sous ces très belles couvertures et le joli coup de crayon de cette nouvelle mangaka se cache une histoire au pitch original mais au déroulé on ne peut plus classique malheureusement. J’ai en effet craqué en voyant les couvertures et en découvrant le dessin à l’intérieur qui est tout aussi beau. J’ai été attirée par l’histoire de Chitose qui s’est construit un vrai masque pour caché ses failles et qui tente maintenant de s’en défaire. J’ai par contre eu plus de mal avec le héros qui l’accompagne et le déroulement de leur histoire.

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Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara

Titre : Le chant des souliers rouges

Auteur : Mizu Sahara

Editeur vf : Kazé (seinen)

Année de parution vf : 2017-2018

Nombre de tomes vf : 4 / 6 (en cours)

Résumé du tome 1 : Kimitaka rêve de devenir basketteur et Takara danseuse de Flamenco. Malheureusement, l’un comme l’autre manque de talent pour exceller dans sa passion. Un jour, ils se retrouvent par hasard sur le toit du collège alors que Kimitaka est sur le point de jeter ses basket rouges et Takara ses souliers rouges de Flamenco. Bien qu’ils ne se connaissent pas vraiment, la conversation s’engage. Chacun dévoile son envie de changer de vie et, comme pour symboliser cette volonté, ils échangent leurs souliers et décident d’embrasser la passion de l’autre. Une nouvelle vie s’offre désormais à eux…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre de Mizu Sahara, auteur du recueil de nouvelles Un bus passe que j’avais particulièrement aimé. J’ai retrouvé ici son trait de crayon si typique et l’ambiance poétique et un brin morose mais pleine d’espoir qui caractérise son oeuvre.

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Moving Forward de Nagamu Nanaji

 

Titre : Moving Forward – Aruitou

Auteur : Nagamu Nanaji

Editeur vf : Akata (M)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 6 (en cours)

Résumé du tome 1 : Sourire pour quoi ? Sourire pour qui ?
Pour masquer ses blessures… ou exprimer sa joie ?
Kuko, jeune lycéenne, affiche toujours un sourire radieux ! Mais autour d’elle, personne ne semble soupçonner que derrière cette apparente bonne humeur se cache une profonde douleur. Ni son père. Ni Kiyo, son voisin métisse. Ni Ibuki, son amie d’enfance fan de shôjo mangas. Seul Outa, jeune étudiant en école d’art, réussit à lire en elle, au-delà des apparences. Car en réalité, depuis sa plus tendre enfance, Kuko souffre d’une absence : de celle d’une mère décédée lors du grand séisme de Kobé. Alors, pour exorciser tout son mal-être, la jeune fille aime tenir son blog photo, sur lequel elle poste « sa vision du monde », à travers le regard des animaux. Mais l’arrivée dans son quartier d’un garçon plus perspicace que les autres pourrait bien chambouler son quotidien…

Mes avis :

Tome 1

Nanamu Nanaji est une auteur dont j’ai déjà lu et dévoré les précédentes oeuvres, en particulier Parfait Tic ! où j’avais adoré suivre les aventures d’Ichi et Daiya. Mais ici, l’auteure a choisi de changer de direction, de sortir de ses comédies romantiques habituelles pour faire un titre plus sérieux et c’est une franche réussite.

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March comes in like a lion de Chica Umino

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Titre : March comes in like a lion

Auteur : Chica Umino

Editeur vf : Kana (Big)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 6 (en cours)

Résumé du tome 1 : Rei, 17 ans, est un joueur professionnel de Shogi (jeu d’échec version japonaise). Mais Rei est aussi un adolescent meurtri par la mort de ses parents et de sa petite soeur. Alors qu’il vit une vie de solitaire, il fait la rencontre de trois soeurs qui vont lui redonner le goût à la vie. A leur contact il va petit à petit ouvrir les yeux sur lui-même et sur les personnes qu’il rencontre sur son chemin. Il s’ouvre au monde mais découvre aussi la difficulté du chemin qu’il a choisi de suivre.

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Mon avis :

Tome 1

Il y a quelques années, j’avais beaucoup aimé Honey and Clover de la même auteur qui avait vraiment un trait et une ambiance bien particulière. Chica Umino récidive ici avec March comes in like a lion.

Avec ce premier tome, j’ai rapidement été séduite par la mélancolie qui se dégage du titre. On sent très vite toute la souffrance et la peine du personnage principal, Rei, qui ne trouve du réconfort qu’auprès de sa famille d’adoption formée par 3 soeurs orphelines. Ce titre aurait tout pour être une histoire triste à la Dickens si l’auteure n’était pas assez douée pour se détacher de tout ce malheur et nous en parler de façon vraiment lumineuse. En effet, ce n’est pas un titre misérabiliste malgré son sujet, c’est au contre un titre très positif qui, je pense, va plutôt nous montrer comment se sortir de cette apatie qui peut nous prendre quand la vie n’est pas douce avec nous. Aussi bien Rei que les 3 soeurs : Akari, Hinata et Momo, n’ont pas une vie facile. Ils ont tous perdu leurs parents mais ils cherchent quand même à s’en sortir.

On découvre dans ce tome, le héros, Rei. Il est joueur professionnel de shogi et a repris le lycée. Il vit seul depuis qu’il a compris que sans le vouloir il parasitait la famille qui l’avait accueilli à la mort de ses parents et sa soeur. Il va faire la rencontre de 3 soeurs orphelines qui sont de vrais rayons de soleil. Akari, la soeur aînée, travaille dur pour cela et a vraiment le coeur sur la main. Elle adore aider les âmes en peine et c’est pour ça qu’elle a « recueilli » Rei. J’ai adoré les interactions qu’ils ont les uns avec les autres. Chica Umino relate de petits instants de leur vie quotidienne entre douceur et amertume mais toujours avec bienveillance. On sent le passé peser encore sur eux, en particulier sur Rei qui est vraiment très renfermé et assume mal son passé, mais les soeurs par leur joie de vivre font tout pour l’aider à remonter la pente. Le shogi a aussi une place non négligeable dans l’histoire et la vie de Rei. Je pensais au début que c’était une vraie passion pour lui, une bouée de sauvetage pour l’aider à avancer, mais en fait on découvre à la fin que c’est tout le contraire et c’est bien triste.

Dans March comes like in a lion, on retrouve bien les ambiances mélancoliques de Chica Umino mais aussi la luminosité et la fraicheur qu’elle apporte à l’aide de groupes de personnages toujours rayonnants. On retrouve aussi sa passion pour les titres « tranche de vie » qu’elle parvient à sublimer, nous montrant que le quotidien peut aussi faire rêver et enchanter. Et pour finir, j’ai été ravie de retrouver également son dessin tout en douceur et rondeur qui donne une vraie identité à ses titres. J’attends donc la suite avec beaucoup d’impatience.

Tome 2

Comme je l’avais pressenti, ce tome est l’occasion de revenir beaucoup plus longuement sur la relation entre Rei et le shogi. Du coup, le titre fait un peu moins tranche de vie que dans le tome précédent.

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur la psychologie de Rei et sa relation compliquée avec le shogi qui n’est que le reflet de sa relation compliquée aux autres et à la société en général. On sent vraiment dans ce tome que la perte de ses parents et son adoption dans une famille où le père est passionné de shogi sont des éléments clés dans la définition de sa personnalité présente. On comprend ainsi sa volonté de se faire accepter grâce à ce jeu, mais aussi sa relation d’amour-haine avec lui.

C’est d’ailleurs l’occasion au détour d’une partie de découvrir sa soeur adoptive Kyoko qui est vraiment super bizarre et ambigüe avec lui. On ne sait pas vraiment si elle l’aime ou le déteste. Est-ce qu’elle cherche à l’aider ou à le couler ? Mystère. Je pense qu’elle risque d’être fort présente par la suite et j’espère qu’elle sera plus là pour le pousser même si elle le fait d’un bien drôle de façon.

Ce tome est aussi l’occasion d’approfondir ses relations avec les autres, aussi bien son meilleur ami auto-proclamé, que la petite Hinata qui veut apprendre le shogi que celui qu’aime ce dernier qui lui permet de parler de son rapport à son statut pro. J’ai vraiment aimé la façon dont Chica Umino fait interagir tout ce petit monde même si j’ai trouvé les 3 soeurs plus en retrait cette fois-ci et que ça m’a attristée. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé lui découvrir d’autres adversaires de shogi. Ils ont permis à chaque fois de montrer une nouvelle facette de Rei.

Tome 3

Ici, nous nous concentrons de plus en plus sur le shogi et la carrière de Rei ce qui nous permet de découvrir de nouveaux personnages hauts en couleurs.

Le volume s’ouvre sur un Rei malade qui est sauvé, puis soigné par les trois soeurs. Leurs bons soins rouvrent des blessures en lui sans qu’elles le veuillent. Il se rappelle le temps où il avait encore sa famille et a peur de se laisser trop couver et de souffrir à nouveau. Il prend donc la décision de s’assumer pleinement et d’arrêter de vivoter mais cette résolution est encore fragile.

Il prend donc plus au sérieux sa carrière dans le shogi et les matchs à venir. Il sait qu’il s’est trop laissé aller et que s’il continue, il risque de tout perdre et de retomber dans cette noirceur qu’il fuit. C’est avec une nouvelle force qu’il affronte ses adversaires mais malheureusement il tombe vite de haut en voulant aller trop vite et en prenant des raccourcis. C’est intéressant de voir comment il galère pour réaliser ses rêves alors que souvent dans les mangas c’est bien trop facile. Ici, ce n’est pas celui qu’on croyait le plus fort qui gagne, c’est un type qui est discret et ne paie pas de mine mais qui est prêt à tout donner le moment venu sans sous estimer son adversaire. J’ai beaucoup aimé ce personnage, monsieur Shimada et je pense qu’il aura un rôle clé dans le devenir de Rei. C’est quelqu’un de calme et posé, toujours près à aider, bienveillant mais qui adore le shogi. Son affrontement avec Gôto est dantesque. Même si je ne comprends pas grand-chose au shogi, leur rencontre m’a fait vibrer et j’ai trouvé Chica Umino très douée pour rendre compte du contre-coup d’après match.

Ce tome s’est encore une fois révélé plein d’émotion, que ce soit grâce aux soeurs Kawamoto, qui sont devenues le havre de paix de Rei, ou grâce à sa rencontre déterminante avec Shimada qui est un grand monsieur. Je prends toujours autant de plaisir à découvrir cette série.

Tome 4

C’est le premier tome où je suis un peu déçue. Je n’ai pas eu l’impression que l’histoire avançait et le shogi a pris tellement de place que j’ai trouvé ça indigeste.

Pourtant j’étais contente dans le précédent tome de voir Rei se concentrer sur sa carrière, rejoindre un groupe d’étude et se trouver des amis partageant la même passion. Le problème c’est que presque tout l’aspect relationnel passe au second plan dans ce tome, noyé sous des données inintéressantes sur le shogi pour la néophyte que je suis. C’est vraiment dommage parce qu’il y a un gros potentiel là-dessous. Heureusement dans le dernier chapitre on retrouve cette émotion grâce au soutien que Rei apporte à M. Shimada.

Ce dernier est le personnage qui m’a touché dans ce tome encore une fois. Le shogi est sa passion depuis tout petit, la seule chose qu’il ait vraiment réussi, et il est prêt à tout pour elle. C’était intéressant de voir son parcours et d’entendre ce qu’il pense de son adversaire, le Meijin, qui a quelque chose de divin, il faut bien le dire, tellement il survole tout le monde. J’espère bien qu’on reverra ce dernier à l’avenir parce que j’ai beaucoup aimé ce qu’il dégageait.

Enfin parce que l’histoire n’a pas perdu toutes ces qualités non plus, j’ai aimé chacune des interventions des trois soeurs, qui sont vraiment l’un des piliers de la vie de Rei. C’est pour ça que j’aimerais les voir plus et pas juste de temps en temps pour des scènes comiques ou mélodramatiques… J’ai aussi aimé les interventions de « sa famille ». La petite conversation avec « son père » en dit beaucoup, elle leur permet de renouer et de plus se parler. J’espère qu’on continuera à le voir. De même, j’ai trouvé sa relation avec « sa soeur » plus apaisée et en passe de devenir plus normale même si celle-ci est quand même bien compliquée.

J’ai donc encore une fois aimé tout le côté relationnel de l’histoire mais elle n’était pas assez bien équilibrée avec le shogi dans ce tome, ce qui a un peu plombé ma lecture.

Tome 5

C’est la première fois que j’ai vraiment du mal à lire un des tomes de cette série. J’ai trouvé l’ambiance particulièrement déprimante et malgré tous les bons petits moments parsemés par ci par là la lecture a été compliquée. J’ai trouvé le tome trop bavard. Les parties concernant purement le shogi m’ont ennuyée. Je les ai trouvées longues et pas du tout didactiques. Ça parlait dans tous les sens sans rien apporter en plus.

C’est vraiment dommage parce qu’à côté de ça, il y a de très jolis moments de vie, que ce soit entre les trois soeurs et leur grand-père, entre Rei et son prof, entre Gotô et Kyôko ou entre Rei et Akari. Tous ces petits moments sont plein d’émotions chacun à leur façon et c’est pour eux que j’ai poursuivi ma lecture.

J’ai aimé la tendresse entre le grand-père et les soeurs, la tendresse qu’il met dans sa relation avec elles et le souci de chercher ensemble un nouveau dessert pour transmettre l’héritage familial. J’ai aimé la bienveillance du Prof de Rei pour celui-ci, l’inquiétude qu’il ressent pour lui et ce qu’il met en place pour l’aider. J’ai été touchée par la détresse de celui-ci quand il se rend compte que son monde bouge et qu’il est perdu un instant. J’ai été très agréablement surprise par la relation très particulière qu’entretiennent Gotô et Kyôko et je vois celle-ci sous un autre oeil maintenant. C’est l’histoire qui m’a peut-être le plus plu dans ce tome alors qu’elle ne doit pas faire 20 pages ^^ Enfin, j’ai été bouleversée par la détresse d’Akari et de son amie. L’auteur y met en scène avec beaucoup de simplicité mais de force la détresse de ceux touchés par le harcèlement scolaire.

C’est vraiment ça la force de la série et non le shogi qui a pris trop de place dans ce tome.

Tome 6

Quel joli tome riche en émotions ! Chica Umino revient ici sur un sujet qui lui tient à coeur, le mal être adolescent et plus particulièrement le harcèlement scolaire. Je lui ai trouvé beaucoup de justesse et de sensibilité pour en parler à travers ce que subit le personnage d’Hina. C’est très dur de la voir subir tout ça sans pouvoir rien faire. C’est révoltant de voir les autres élèves l’ignorer pendant qu’elle est harcelée. C’est révoltant de voir sa prof principale lui faire des reproches à elle parce qu’elle ne s’intègrerait pas au groupe. Ici, c’est clairement une critique envers la société japonaise pour qui le groupe est si important et qui ose sortir régulièrement cet argument hypocrite pour couvrir les harceleurs.

J’ai vraiment été révoltée pendant toute la lecture de ce tome. C’est pour quoi j’ai été d’autant plus touchée par les réactions de Rei qui cherche vraiment des solutions pour aider Hina, aussi bien en allant voir son prof à lui, qu’en travaillant et gagnant ses matchs pour avoir de l’argent pour l’aider, qu’en l’écoutant ou en allant voir un de ses amis pour qu’il la soutienne à l’école. Rei est le seul qui se démène comme ça. Du coup, j’ai un jugement plus sévère envers Akari qui n’agit pas beaucoup. A sa place, il y a longtemps que je me serais déplacée à l’école de ma soeur mais c’est peut-être quelque chose de culturel que je ne comprends pas… J’ai tout de même aimé voir le grand-père essayer de créer un lieu où Hina pourra toujours se réfugier, sans être jugée.

Vous l’aurez compris, j’ai été très touchée par ce tome qui montre la vraie force de l’auteur. Ce n’est pas le shogi qui compte mais l’humain. Du coup, le fait que les matchs passent un peu au second plan ne m’a pas gênée bien au contraire. J’ai aimé voir Rei avec un but, même s’il peut être perçu comme purement mercantile. Moi, je pense plutôt que sa motivation c’est de faire le bonheur de ceux qu’il aime et je trouve ça bien. J’ai également aimé qu’on revienne sur son amitié avec Nikaïdo (qui fait la couverture), c’était un très joli moment.

Ma note : 16 / 20

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Masked Noise de Ryoko Fukuyama

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Titre : Masked Noise

Auteur : Ryoko Fukuyama

Editeur vf : Glénat (shojo)

Année de parution vf : Depuis 2016

Nb de tomes vf : 8 (en cours)

Résumé du tome 1 : La petite Nino adore chanter. Lorsqu’elle est obligée de se séparer de Momo, son premier amour et de Yuzu, un jeune compositeur, les deux garçons lui font une promesse : ils la retrouveront grâce à sa voix… Depuis ce jour, Nino continue à chanter. Et c’est à son entrée au lycée que leurs chemins se recroisent, entraînant nos trois amis dans le monde de la musique !

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Mes avis :

Tome 1

Une histoire d’amour contrariée sur fond de musique ? Voilà, un titre pour moi ! Oscillant entre drame, humour, romance et amitié, c’est titre qui sort de suite du lot.

J’ai été happée par l’histoire dès les toutes premières pages. Il faut dire qu’il se dégage une ambiance très forte de ce titre qui tient aussi bien à l’histoire qu’au design. Ce dernier est vraiment très réussi. Il suffit de voir les couvertures ultra dynamiques, percutantes et classes. Les pages d’ouvertures des chapitres sont aussi très réussi et surtout j’adore le look des personnages. Ils sont vraiment dignes des groupes de rocks auxquels ils appartiennent avec ce côté un brin rebelle qui se dégage d’eux. Je suis fan ! (Regardez les images que je vous ai mises, de pures merveilles !)

Côté histoire, le premier et long chapitre introduit parfaitement l’univers dans lequel on va être plongés. C’est une histoire qui remonte à loin, à l’enfance de Nino. Sa famille et celle de son voisin Momo ne sont pas simples. Les parents se disputent régulièrement et de chaque côté les enfants en souffrent et trouvent du réconfort en chantant l’un avec l’autre. En grandissant leur dépendance s’accroit comme s’ils n’étaient en sécurité que l’un avec l’autre, alors quand l’un d’eux part sans rien, celui qui est laissé derrière s’effondre. C’est ce qui arrive à la jeune Nino qui a désormais le sentiment que si elle enlève son masque, elle ne pourra que crier sa souffrance au monde entier. Mais elle fait alors la connaissance de Yuzu, un génie de la composition, dont les chansons vont lui permettre à nouveau de respirer et surtout qui vont lui donner un objectif. Voyez, rien que le début de cette histoire prend vraiment aux tripes. Il aborde des sujets douloureux avec beaucoup de justesse et de finesse. J’ai vraiment été touchée.

La suite est tout autant à la hauteur. On s’éloigne un peu de toutes ces souffrances, de ce carcan étouffant, pour retrouver les personnages à leur entrée au lycée. Nino continue à porter son masque, mais chante aussi régulièrement. Elle n’a malheureusement pas retrouvé Momo. Et Yuzu, lui, a monté un groupe de rock avec ses amis, mais il a perdu l’inspiration. Tout est en place pour qu’une belle histoire sur fond de drame se mette en place. Nino et Yuzu se retrouvent, se remettent à chanter ensemble, ce qui redonne l’inspiration à Yuzu. Mais ce serait trop simple si ça s’arrêtait là. L’un comme l’autre souffrent toujours, on le sent bien. Nino est malheureuse, elle vit souvent dans son monde et manque cruellement de confiance en elle, un peu comme Yuzu. C’est leur duo, je pense, qui va leur redonner confiance et foi en eux-même. J’adore déjà le duo qu’ils forment mais je sens qu’il va être contrarié par l’ombre de Momo qui plane sur eux. Celui-ci est aussi dans le même lycée qu’eux même si Nino ne le sait pas encore et il risque encore de tout chambouler.

A côté, nous avons aussi les membres du groupe de Yuzu qui sous leur légèreté ont l’air chacun de porter leur croix. Il y a d’abord Mio, qui décide de quitter le groupe pour que Nino puisse les rejoindre en temps que chanteuse. Il est vrai que sa voix à l’air de filer des frissons à tout le monde dès qu’on l’entend tant elle y projette tous ses sentiments, ce qui est parfaitement rendu dans le manga. Ensuite, il y a le beau (enfin, pas pour moi ><) Haruyoshi qui est amoureux de Mio et pour qui la musique compte plus que tout. Enfin, il y a Kuro, qui a l’air d’être le bon vivant du groupe mais doit bien cacher quelque chose, je pense. Ensemble avec Yuzu, ils forment un groupe d’amis qui se serre les coudes et qui ont l’air d’avoir un lourd passif. Leur groupe de rock a une vraie identité avec le look qu’ils se sont donnés et j’adore le fait que le nom de la chanteuse soit une sorte d’hommage à Nino que Yuzu appelle toujours Alice ^^

Bref, maintenant que Nino les a rejoint, il me tarde que leurs aventures musicales et sentimentales débutent vraiment puisque ce tome était avant tout une mise en bouche très réussie.

Tome 2

On reste encore un peu dans l’introduction avec ce tome. L’histoire n’a pas encore vraiment démarré mais j’ai beaucoup aimé les interactions entre Nino et Yuzu. Ils sont vraiment complémentaires tous les deux et en même temps ils se ressemblent énormément. C’est pour ça que j’ai été très touchée quand Yuzu a avoué à Nino qu’il avait perdu sa voix et comptait sur elle pour la remplacer. Ce moment où ils « chantent » ensemble est très beau et il est à l’image du tome. Chacun d’eux compte sur l’autre pour avancer, Nino avec les chansons et les conseils de Yuzu pour enfin toucher Momo, et Yuzu avec la voix de Nino pour remplacer celle qu’il a perdue. J’ai d’ailleurs aimé tous ces moments autour de la musique, ceux où ils chantent ensemble, ceux où Nino prend des cours avec Mio, ceux où Nino cherche à atteindre Momo, l’auteur les rend vraiment beaux et prenants.

Au niveau de l’histoire, Mio a décidé de quitter le groupe pour laisser sa place à Nino mais celle-ci n’est pas encore au courant. Elle ne se rend même pas compte qu’il existe une rivalité entre elles et elle fait plutôt le choix de devenir amie avec Mio. En parallèle, elle découvre une piste pour retrouver Momo et décide de la suivre malgré ses appréhensions, mais la découverte qu’elle fait n’est pas celle qu’elle attendait. Forcément au bout de 6 ans, ils ont changé tous les deux. J’ai aimé les explications de Momo qui trouve qu’il a trop changé et qu’il n’est plus le Momo que Nino a connu, et que donc il vaut mieux qu’il ne se retrouve pas. Mais Nino est une fille forte, elle persévère et parvient à l’atteindre. Oh, comme j’aimerais entendre la voix dont ils parlent tous, elle a l’air vraiment particulière et puissante. En même temps, elle découvre également le secret de Yuzu et d’Inohari qu’elle va enfin rejoindre. Il me tarde de les voir sur scène, j’espère voir l’alchimie que je pressens entre eux à l’oeuvre. D’ailleurs, j’ai adoré voir Nino et Yuzu essayé de tout concilier et celle-ci ne pas faire passer Momo en premier. Sa relation avec Yuzu est vraiment la plus belle actuellement, elle compte beaucoup pour moi et j’espère la voir encore s’approfondir.

Tome 3

Punaise, ce tome envoie encore du lourd ! J’ai quasiment lu ce tome en apnée tant il est chargé émotionnellement. J’ai été très touchée par la profondeur de la tristesse des personnages. Chacun souffre vraiment que ce soit dû au passé ou au présent.

Bien sûr, Nino/Alice, notre héroïne est celle qui est le plus mis en avant. J’ai adoré la façon dont la mangaka décortique et révèle la façon qu’elle a de fuir la réalité, de fuir son passé, de fuir ses sentiments. C’est tellement beau et triste à la fois. La musique lui apporte à la fois douleur et réconfort et le rendu graphique de ces moments est de toute beauté avec ces envolées de notes.

Mais Nino n’est pas la seule à souffrir, on sent bien que Momo, son ami d’enfance, étouffe lui aussi mais j’ai l’impression qu’il part dans une meilleure direction. Sa relation avec « sa gardienne » est chouette. Celle-ci cherche vraiment à l’aider et la conversation qu’il a eue avec Nino, même si elle était loin d’être sincère, était nécessaire. Je suis par contre triste que son identité ait déjà été révélée à Yuzu parce que j’aimais bien l’amitié qui se tissait entre eux.

Ce dernier est pris en plein milieu des problèmes de Nino et Momo et il en souffre lui aussi. Ça m’a vraiment pris aux tripes la façon dont il a réprimé ses sentiments tout du long alors qu’il mourrait d’envie de tout lui dire et qu’il s’y était préparé. En plus, l’attitude de sa mère envers lui est horrible.

Enfin, il ne faudrait pas oublier les autres membres du groupe entre lesquels il se dessine un classique triangle amoureux je sens. Si Mio a déjà été un peu approfondie par Ryoko Fukuyama, les deux autres sont encore un peu en retrait et j’espère bientôt mieux les découvrir.

Il en reste que Masked Noise est vraiment un titre de qualité qui se démarque du paysage shojo actuel par l’intensité des sentiments de ses personnages et la vivacité du trait de l’auteur. Elle mélange à merveilles les affres de l’adolescence et la création musicale. C’est vraiment une petite perle.

Tome 4

Même si je reste fan de la série, je suis un peu moins emballée par ce tome qui nous embarque dans un long flashback sur la création d’Inohurry et qui nous fait suivre une Nino encore une fois perdue dans ce qu’elle doit faire. Je suis un peu déçue qu’elle panique face au baiser de Yuzu et que celui-ci se sente obligé de faire marche arrière, c’est triste. Alors certes, il protège leur amitié mais il n’aide pas Nino à avancer. Je peux comprendre qu’elle soit attachée à son ami d’enfance, mais là ça vire à l’obsession et ce n’est pas très sain. Pareil pour lui, on se rend compte qu’il est encore beaucoup trop accroché à Nino au point qu’il la considère comme sienne et qu’il ne supporte qu’un autre lui prenne alors qu’il l’a ignorée pendant des années. C’est très particulier comme relation. L’auteur essaie de lui donner un tour romantique mais ça ne prend pas avec moi et je sens juste un malaise entre eux qui me rend mal à l’aise.

Leur mal être est encore une fois omniprésent. Nino ne sait pas comment avancer, alors heureusement qu’Haruyoshi passe par là pour la guider. C’est agréable de découvrir un peu plus ce personnage qui était encore trop en retrait et j’espère qu’on découvrira aussi prochainement le dernier membre du groupe. Ici, c’était mignon et touchant de découvrir leur passé même si je ne peux m’empêcher de trouver que la mangaka en fait un peu trop. Ce n’est pas logique (pour le moment) qu’une mère soit aussi intransigeante que celle de Yuzu et interdise à son fils de faire de la musique comme ça. Ryoko Fukuyama essaie de créer ainsi un passé tragique et mystérieux à Yuzu mais ce n’est pas très crédible. Alors certes j’aime déjà le personnage alors ça passe avec moi mais ça pourrait en agacer certains.

Au final dans ce tome, Yuzu recule après son baiser à Nino et reste ami avec elle. Celle-ci apprend comment Inohurry s’est formé et à quel point elle est au centre de tout pour eux et donc qu’elle doit un peu oublier Momo et donner le meilleur d’elle pour eux et non pour lui. Maintenant, prochain objectif : le festival Rock Horizon. Il me tarde de les voir sur scène, ça devrait déménager !

Tome 5

J’ai retrouvé le plaisir des débuts ici avec un tome très intense centré sur la performance d’Inohurry sur scène lors d’un festival. Nino est vraiment à fond dans la musique et son groupe mais ce n’est pas facile pour elle de faire abstraction de sa vie perso et notamment de Momo qui n’arrête pas de venir la perturber avec ses déclarations à la noix. Ce type m’agace profondément, on voit bien qu’il a des soucis avec sa mère, probablement détraquée et qui doit le harceler/lui réclamer des sous, mais ce n’est pas une raison pour vouloir sans cesse couper les ponts comme ça. Ça m’agace et je ne comprends pas l’attachement aveugle de Nino pour lui après toutes ces années. Au final, combien de temps se sont-ils vraiment connus ? N’a-t-elle pas fait d’autres rencontres après toutes aussi marquantes ? J’aimerais vraiment qu’elle s’en rende compte. J’ai cru un instant que c’était le cas lorsqu’elle a écrit sa chanson sur Yuzu mais patatras on revient complètement en arrière à cause de la dernier déclaration de Momo. Elle avait pourtant fait de gros efforts, beaucoup bossé pour être à la hauteur de ce concert. Heureusement qu’elle a vraiment quelque chose de spécial et que les autres membres du groupe la suivent dans sa folie quand elle est déchaînée sur scène, sinon ce serait la fin. L’intensité de ces moments sur scène et la course effrénée de Nino sont parfaitement rendue par la mangaka, c’était génial à voir, on en tremblait nous aussi. Mais j’aimerais la voir donner autant d’énergie sans que Momo soit concerné. Après tout, elle se rend compte que sa relation avec Yuzu est unique… Allez, je garde espoir qu’on va dépasser ça et arrêter de tourner en rond.

Tome 6

A chaque tome, c’est la même bouffée d’émotions. Ici, il se passe vraiment pas mal de choses. On commence avec la fin du festival où Momo choisi encore d’abandonner Alice. On ressent vraiment bien toute sa détresse, toute son urgence et son envie de transmettre ses sentiments, ce qui rend sa chute d’autant plus terrible. J’ai beaucoup aimé sa course mais surtout le moment où elle réalise qu’il l’a encore trahi en quelque chose et que tous ses efforts semblent n’avoir servi à rien. Ce calme après la tempête, ce moment de découragement était très fort, d’autant plus qu’il coïncide avec le bref retour de Momo qui a hésité un instant et qui se confronte à Yuzu qui a alors bien plus d’assurance que lui. La relation entre les deux garçons est vraiment intéressante, elle aussi, et j’espère qu’elle sera creusée.

Après le festival, c’est l’abattement qui gagne tout le groupe. Les cartes sont rebattues et on est face à bien des changements. D’abord, Yuzu a enfin réussi à gagner l’approbation de sa mère, mais elle a posé une condition qu’on ignore encore et qui semble l’obliger à composer sans cesse. Je le trouve assez fade dans cette partie comme si ses seules composantes étaient ses chansons d’un côté et sa relation avec Nino de l’autre. Il a l’air sans âme jusqu’à ce que Momo le contacte à nouveau et que la musique de celui-ci titille sa jalousie et lui donne envie de faire mieux. A côté de ça, on a aussi une Nino apathique depuis le départ de son amour de toujours. Heureusement Mio se rapproche d’elle et semble vouloir l’aider à reprendre du poil de la bête, même si en étant à son contact, elle se fait du mal à elle aussi. Cette partie est vraiment pleine de souffrances secrètes, de blessures causées aux autres sans le vouloir et d’une certaine forme d’apathie qui coïncide avec leur malaise. Ça en dérangera certain mais moi j’ai bien aimé la peinture de cet aspect de la vie.

Pour terminer, chacun réalise qu’il doit changer pour avancer et ne pas se laisser emporter par sa souffrance, que ce soit Alice, Yuzu, Momo, mais aussi Mio, Haruyoshi ou même Ayumi que l’on découvre alors. Chacun est mal à cause de sa musique et surtout de la personne qu’il aime, mais doit changer quelque chose dans sa vie pour aller mieux et le fait. C’est finalement un message positif, une fois de plus, qui ressort de ce titre, et le concert qu’ils vont donner promet d’envoyer. Vivement la suite fin juin !

Tome 7

Encore une fois, je n’ai pas vu le tome passer. Du point de vue de la musique, il atteint une intensité rarement égalée. J’ai vraiment été soufflée par l’énergie d’Alice dans sa performance du début et par tous les enjeux qui s’y cachaient derrière. J’ai aimé les sentir sur la corde raide, elle et Yuzu. Leur performance n’en était que plus intense avec leurs sentiments à fleur de peau. C’est vraiment une expérience à lire et une fois de plus, je regrette que l’auteure ne pousse pas le concept jusqu’à nous mettre à la fin une playlist de titres à écouter en lisant son histoire, ça rendrait l’expérience encore plus prenante.

En attendant, les choix que font Alice et Yuzu me parlent. Je comprends leur désir de changer, d’évoluer, de s’ouvrir aux autres et de grandir. J’ai aimé voir Alice découvrir qu’il fallait qu’elle cesse d’être égoïste et qu’elle pense plus à son public. J’ai aimé voir Yuzu réaliser qu’il était trop gentil avec elle et qu’il fallait la bousculer. Pour finir, j’ai aimé que leur désir de changement touche aussi Momo qui était un peu trop englué dans sa vie merdique. Je place vraiment beaucoup d’espoir dans ces changements qui s’opèrent.

Pour conclure, je suis contente de voir que, même si le trio reste au coeur de l’histoire, la mangaka n’oublie pas pour autant les autres personnages et qu’eux aussi avancent.

Tome 8

Même si c’est toujours aussi intense, aussi passionnel et aussi bien écrit, j’ai été un peu moins touchée par ce tome.

Nous suivons avec intérêt les affres de la créations chez Nino et Yuzu qui doivent composer un morceau pour deux petits jeunes. C’est très intéressant de voir les étapes qui les y conduisent, les éléments qu’il faut prendre en compte pour composer un morceau et l’accorder avec celui ou celle qui va l’interpréter. J’ai trouvé ça passionnant. En plus, le duo pour qui ils composent faisait bien écho à leur relation et m’a touchée. C’étaient deux personnes hautes en couleurs qui ne voulaient pas renoncer à leur rêve tout en sentant bien que c’était bientôt la fin de celui-ci. La mangaka traite encore ceci avec beaucoup de finesse et de justesse dans les émotions, cela manque juste un peu de pep’s pour moi. D’habitude, ils déchirent tout, ici c’est plus doux, plus triste, plus sentimental mais cela permet aussi à Nino et Yuzu de trouver leur style. J’attends avec impatience l’impact de cette découverte sur leur rivalité avec Momo surtout qu’on a enfin retrouvé celui-ci.

Enfin, je n’oublie pas le très joli passage consacré à Mio qui affronte enfin ses sentiments envers Momo pour tourner la page et avancer avec Haruyoshi. C’est tout tendre et émouvant et je leur souhaite beaucoup de bonheur. L’avenir s’annonce donc prometteur pour les prochains tomes de cette aventure sentimentalo-musicale.

Ma note : 16,5 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Ugly Princess de Natsumi Aida

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Titre : Ugly Princess

Auteur : Natsumi Aida

Editeur vf : Akata (M)

Années de parution vf : 2016-2017

Nb de tomes vf : 7 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Mito Meguro est en dernière année de collège et a un physique peu flatteur. Son quotidien est un enfer mais elle peut compter sur ses amis, Maru et Haru. Elle est amoureuse de Kunimatsu, un des beaux gosses de la classe et décide de se prendre en main : moche ou pas elle veut connaître l’amour.

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Mes avis :

Tome 1

Comme avec toute série de Natsumi Aida, ça passe ou ça casse. Ici, j’ai bien aimé le concept de cette fille complexée par son apparence, qui vit dans un monde un peu fantaisiste mais qui souhaite s’en sortir et aller de l’avant.

Le problème, c’est que comme à chaque fois avec la mangaka, elle pousse le concept trop loin au point qu cela devient très vite lourd. J’ai eu bien du mal avec l’humour et les situations très très répétitives qui en plus ressemblent beaucoup à ce qu’elle avait fait sur Switch Girl avec le mode off de Nika et qui m’avait fait abandonner la série au bout d’un moment. Cependant, je trouve Mito et ses copines super sympa et attachantes. Elles m’amusent bien. Il faudrait juste les canaliser un peu pour que ça passe mieux.

J’ai bien aimé aussi le traitement assez réaliste de la façon dont les filles complexes pour pas grand-chose, puis s’enferment là-dedans et se coupent un peu des autres par peur qu’on se moque d’elles. J’ai aussi aimé la façon dont elle relate comment, elle s’est enfermée dans son monde imaginaire pour se protéger une fois de plus. Ici, c’est avec les jeux vidéos de romance mais ça aurait très bien pu être avec n’importe quel autre média ou passion. De ce point de vue, l’auteur maîtrise bien son sujet et on comprend assez bien pourquoi quand on lit son interview et son avant-propos présents dans l’édition collector.

Après, j’ai trouvé l’histoire un peu plus digeste sur la fin, alors peut-être que si Natsumi Aida dose mieux ses effets de style et son humour, la série passera, mais si elle reste sur le même niveau que les premiers chapitres, la suite va vite se faire sans moi malheureusement…

Du côté des dessins, sans que ce soit révolutionnaire, j’aime la facilité avec laquelle la mangaka passe d’un mode à l’autre : classique, réaliste, fantasmé. Le découpage des planches est énergique mais il y a beaucoup trop de texte ce qui les alourdit. Les personnages sont bien croqués par rapport à leur rôle. J’aime beaucoup le côté « félin » qui se dégage de Kunimatsu notamment aussi bien dans le dessin que dans l’attitude. Enfin, la couverture inédite de la version deluxe d’Akata est vraiment très jolie avec ses teintes bleues, violettes, vertes et en plus l’originale est conservée à l’intérieur avec les pages couleurs, alors c’est une très bonne initiative !

Tome 2

J’ai préféré ce nouveau tome au précédent car je l’ai trouvé bien moins bavard et plus centré sur l’amitié entre les filles. J’ai aussi trouvé que l’auteur partait moins dans ses délires, du coup les quelques fois où c’est arrivé, c’était plus percutant. La narration et les thèmes abordés restent tout de même très classiques et convenus. La sortie au parc est assez barbante dans le genre. Kunimatsu reste finalement assez froid et lointain, parfois trop parfait même et n’a rien de naturel. Il fait vraiment personnage de manga ou jeux vidéos, dommage… J’ai aussi du mal avec la sempiternelle idée que les filles doivent « se faire belle » pour plaire ou du moins que l’amour les fait changer et leur donne envie de devenir plus belle. Cela fait vraiment très superficiel et je comprends la réaction de l’amie de Megu qui se sent peu à peu mise à l’écart. C’est d’ailleurs plus son évolution et son histoire qui m’ont intéressée dans ce volume.

Tome 3

Malheureusement pour moi, on lâche très vite l’histoire des trois copines pour repartir à nouveau sur les amours de Mito/Megu. J’ai vraiment été déçue que le problème entre les trois filles soit si vite réglé. Il y avait meilleur d’en faire quelque chose de bien plus intéressant mais Natsumi Aida reste vraiment en surface sur ce titre. Rien n’est vraiment creusé, tout est fade et artificiel. Les amours de Megu occupent les trois quarts du tome et sont encore on ne peut plus classiques. Je m’ennuie même tellement c’est prévisible. L’auteur ne parvient pas vraiment à rendre son histoire touchante ni fondamentalement drôle comme elle avait su le faire sur Switch Girl. C’est assez tiède au contraire avec des personnages qui restent en surface.

Tome 4

Ce tome est à la césure de la série, nous passons du collège au lycée avec Mito, et heureusement parce que la partie collège commençait à me lasser. La seule chose qui m’y plaisait encore, c’était de voir l’ex rivale de Megu, Matsuki, devenir sympa avec elle, l’aider et l’encourager pour qu’elle déploie ses ailes. Megu quitte enfin le collège en se prenant un beau vent au passage. Je n’aurai jamais été convaincu par Kunimatsu qui  représentait trop son petit ami idéal pour être réel. A la place, on se concentre maintenant sur sa nouvelle vie au lycée et je sens que je vais beaucoup aimer la nouvelle bande de camarades qu’il va y avoir autour d’elle.

Tome 5

Même si l’histoire devient de plus en plus classique et similaire aux tonnes de shojos publiés par ailleurs en France, j’ai préféré ce tome aux précédents. Je l’ai trouvé plus drôle, plus frais, plus léger. Je me suis amusée de voir que Natsumi Aida avait donné à trois nouvelles personnes de l’entourage de Mito l’apparence d’un des types de son jeu vidéo, tout en leur donnant une personnalité radicalement différente ^^ Cela donne des situations drôles et cocasses où la force de caractère de Megu ressort bien. Bien attendu son meilleur ami qui est gay, je l’avais vu venir gros comme une maison, de même que je vois venir son crush pour Kanata qui serait moins superficiel que ce qu’il fait croire, mais au moins je m’amuse à lire cette série maintenant.

Tome 6

Oh ! Probablement le meilleur tome de la série jusque là. J’ai adoré voir le rapprochement entre Mito et Kanata. Celui-ci est vraiment un perso comme je les aime. On sent qu’il cache bien des fêlures derrière ses airs de Casanova sans coeur et j’aime voir Mito le titiller et le pousser dans ses retranchements. Ces deux-là vont bien ensemble, ils se poussent à devenir meilleurs et à oublier leurs complexes. J’adore les voir se chamailler et leur premier rendez-vous est une révélation. C’était très drôle de les voir arriver habillés presque pareil et de les voir si bien s’entendre tout du long. Kanata perd peu à peu son masque et devient plus naturel avec elle, devenant une personne de chair et de sang, ce que n’avait pas réussi à faire Kunimatsu. Mito évolue elle aussi et j’espère qu’elle va bientôt réaliser que c’est avec Kanata qu’elle vit quelque chose d’authentique alors qu’avant ce n’était que dans son imagination.

Tome 7

Encore un très bon tome qui conclût joliment la série. J’ai beaucoup aimé l’évolution du couple Kanata-Mito. Natsumi Aida nous offre ici un shojo classique où elle a su maîtriser sa propension à faire trop parler les personnages et à les faire partir dans des délires sans fin. Ici, la drôlerie de l’obsession de Mito pour son jeu vidéo est peu à peu remplacé par l’idée que celle-ci grandit, s’ouvre aux autres et donc elle s’en détache pour entrer dans la vraie vie. Elle devient ainsi quelqu’un qui attire les autres sans s’en rendre compte et crée autour d’elle un chouette groupe d’amis. J’ai eu un peu peur quand j’ai vu Kunimatsu revenir mais la mangaka a bien gérer ce retour pour justement montrer le chemin parcouru par Mito. J’ai trouvé les petits moments romantiques avec Kanata très très mignons et choupinous, montrant bien à quel point celui-ci ne s’arrête pas aux apparences. Bref, j’ai vraiment beaucoup apprécié la deuxième partie de cette série lorsque Mito est au lycée, même si je pense qu’on s’est pas mal éloignés de l’idée de départ de l’auteur et que cette série marquera moins les esprits que sa précédente malheureusement.

Ma note : 15 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Say I Love You de Kanae Hazuki

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Titre : Say I Love You

Auteur : Kanae Hazuki

Années de parution vf : 2014-2017

Editeur vf : Pika

Nb de tomes : 17/18 (en cours)

Résumé du tome 1 : Mei, lycéenne, n’a jamais eu d’amis ni de copain en seize ans d’existence. Un jour, elle blesse involontairement LE beau gosse du lycée, Yamato. Mais, curieusement, celui-ci ne semble pas lui en vouloir, et parait surtout intrigué par cette étrange jeune fille…
Il cherche même à tisser des liens d’amitié avec elle par tous les moyens !
Lorsque Mei est suivie par un stalker, Yamato vient à son secours et l’embrasse…
Me début d’une relation entre deux êtres que tout oppose.

Mon avis :

Tome 1 :

Une romance classique mais bien racontée avec des personnages un brin atypiques et surtout follement attachant de par leur différence. Le petit groupe qu’on découvre sera j’en suis sûre bien soudé. L’auteur donne vraiment envie de tourner les pages. Et malgré la rapidité de la mise en place, ce n’est pas précipité. De plus, c’est agréable de retrouver un graphisme un peu josei. Bref, une réussite.

Tome 2 :

Dans ce nouveau tome, nous suivons désormais le couple nouvellement formé et différents personnages interviennent dans leur relation. On découvre tout d’abord l’intéressant « Yamato » qui permet à l’auteur de traiter du sujet sensible des « sex-friends ». Elle s’en sort d’ailleurs très bien, en expliquant pourquoi il en est arrivé là, et comment il va en sortir. J’ai beaucoup aimé ce passage. Puis vient ensuite, Aïko, qui revient « perturber » notre couple. Certes son passé n’est pas tout rose et les conséquences qui en découlent sont finement dénoncées par l’auteur, mais pour l’instant le personnage m’agace plus qu’autre chose par son égoïsme. Alors j’espère que quelqu’un va rapidement lui dire ses quatre vérités ! En résumé, toujours une série très plaisante à suivre où l’auteur sait dénoncer et aborder avec délicatesse bien des tracas des adolescents.

Tome 3 :

Même si j’ai beaucoup aimé les débuts de ce tome entre le passé d’Aïko que j’ai trouvé particulièrement touchant, et le mal être de Nagi, la petite soeur de Yamato, j’ai eu beaucoup plus de mal par la suite. Je n’ai pas aimé l’évolution entre Yamato et Mei, trop fleur bleue et clichée parfois. (Aah, le coup du « Aime-moi à en avoir le vertige ! »…) Mais j’ai bien ri devant les réactions de Yamato, style vierge effarouchée, alors qu’il est censé avoir pas mal d’expérience. En ce qui concerne l’arrivée de la « rivale », c’était beaucoup trop prévisible et classique, je n’ai pas du tout aimé, surtout que le personnage est très très agaçant, une vraie cruche, bête et méchante. En plus, Yamato se laisse manipuler avec une telle facilité, il me déçoit. J’espère que le prochain tome sera meilleur que la fin de celui-ci.

Tome 4

On reste malheureusement pas mal dans les clichés du shojo dans ce tome, mais en même temps, j’ai été touchée par le mal être de Mei et son impossibilité à l’exprimer. C’est vraiment douloureux à voir et ça remue des choses en nous. Heureusement, elle a de bons amis qui sont là pour l’aider à s’en sortir, Yamato étant quand même un peu trop naïf et passif. C’est ce qui m’agace le plus chez lui, il est trop complaisant et effacé, il manque de caractère. Même dans la 2e partie, où un ancien ami à lui apparaît, c’est une fois de plus Mei qui se bouge pour arranger les choses et non lui… Espérons que ce trait de caractère soit vite corrigé.

Tome 5

J’ai adoré la lecture de ce tome. Certes, il y a toujours cette fichue Megumi qui met le bazar et qui m’agace. Mais j’ai adoré voir l’évolution de Mei ici. Au début, elle se laisse malmener et c’est dur à voir. Elle commence même à se renfermer à nouveau sur elle sans que personne ne l’aide (ce qui m’a vraiment agacée, ce sont ses amis quand même !). Mais heureusement, grâce à Kaï, elle prend conscience qu’elle doit se battre et ne pas redevenir celle qu’elle était autrefois. Et c’est ce côté un peu maladroit, où les personnages sont fragiles et se cherchent qui me plaît profondément. Je trouve que le duo Kai-Mei fonctionne à merveille. Ils sont touchants tous les deux. Yamato, par contre, commence à m’agacer à rester en retrait comme ça, à se refermer dans sa coquille. Il lui faudrait un bon coup de pied aux fesses pour qu’il se bouge un peu. Il ne peut pas attendre que Mei fasse tout (oui, je sais, je me répète). Par contre, j’adore les petites interactions qu’on a par moment entre Yamato et ses potes, ainsi qu’entre Mei et ses copines, quand ils parlent de filles/de garçons, c’est amusant et ça me rappelle des souvenirs ^^

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Tome 6

Même si j’aime beaucoup la série en temps normal, là j’ai été un peu agacée avec ce tome. Il y a eu trop d’éléments perturbateurs dans l’histoire entre Kai (que j’adore pourtant ><), Megumi (que je déteste) et la petite soeur de Yamato. Du coup, ça donne des tourments inutiles aux héros, surtout qu’on a l’impression qu’ils arrivent l’un après l’autre sans leur laisser de répit. C’est un peu agaçant, moi j’aime les romances lycéennes plus simples. Heureusement, la force de la série est dans le caractère de chacun des personnages et ils restent à la hauteur, on voit même un peu plus Yamato dans ce tome. On sent qu’il se dévoile peu à peu, enfin ! Avant, c’était surtout Mei qu’on découvrait, et ça fait du bien quand ça change. J’espère qu’au prochain tome, on se recentrera plus sur le couple et qu’on verra moins (plus du tout ?) Megumi qui m’agace.

Tome 7

La série reste toujours aussi agréable à lire mais je suis encore un peu déçue. J’aurais vraiment aimé voir plus de Yamato-Mei et ce n’est pas le cas, snif ! Alors certes leur relation avance bien. Yamato est toujours aussi gentil et attentionné avec elle. Il la comprend et est prêt à l’attendre et à faire des efforts pour elle. Mei aussi essaie d’avancer. Mais c’est trop trop lent et on ne les voit pas suffisamment dans ce tome T.T

Par contre, l’auteur a réussi un vrai tour de force avec moi ici. Elle a réussi à complètement me retourner par rapport à Megumi que je détestais. Elle a vraiment su creuser son personnage et à la rendre très intéressante. J’ai été touchée par l’âpreté de son parcours. Cette fille est vraiment une battante. Elle a plein de blessures et de cicatrices mais ça ne l’arrête pas pour avancer dans la voie qu’elle a choisi, même si elle a parfois besoin d’un petit peu d’aide. Elle fait preuve d’une grande maladresse dans ses relations avec les autres à cause du personnage qu’elle s’est construite. Mais j’ai aimé comment son amie de toujours est venue à son aide (ainsi que Yamato grâce à Mei) et l’intervention de Kai est rigolote. J’espère qu’on verra plus ces deux aspects dans la suite de l’histoire de Megumi, mais j’espère surtout une fois de plus que l’auteur remettra Yamato et Mei sur le devant de la scène !

Tome 8

Je suis un peu partagée après avoir lu ce tome. J’ai une fois de plus était ravie par l’évolution des rapports entre les personnages mais j’ai été gênée par l’ampleur qu’a pris un pauvre concours de beauté. Il faut déjà dire que je suis assez réfractaire à ce type de concours que je trouve rétrograde, dégradant et malvenu. C’est souvent l’occasion de se moquer allègrement de certains, et de mettre en avant des qualités physiques plus que discutables puisque dépendant de la norme du moment. Je ne suis donc pas très fan, alors le fait que l’auteur y consacre tout un volume m’a gênée. Cependant, je dois dire que le traitement qu’elle en fait est surprenant. C’est l’occasion pour montrer que Mei change grâce aux gens qui l’entoure, qu’elle s’ouvre aux autres et prend conscience d’elle-même. Alors certes, je préfèrerais que ce ne soit pas juste au niveau de son apparence, mais cela passe souvent par là au début, alors je peux comprendre. En tout cas, j’ai beaucoup aimé la façon dont Yamato l’a épaulée, il est tellement adorable avec elle. J’ai bien aimé le grand frère de celui-ci aussi, qui a de vrais principes. Les copines de Mei ont été d’une grande aide aussi. Et surtout, encore une fois, j’ai été surprise en bien par Megumi. J’espère que cela va longtemps continuer ainsi ^^

Tome 9

Très joli chapitre d’ouverture où l’on voit le rendez-vous annoncé entre Yamato et Megumi. Celle-ci se révèle encore une fois bien meilleure qu’on aurait pu le croire. Elle comprend enfin quels sont ses sentiments pour Yamato et c’est beau de voir qu’elle veut juste être aimée comme Mei par Yamato. Mei est aussi très mature d’accepter sans broncher ce rendez-vous et de faire confiance à Yamato, ça ne doit pourtant pas être simple pour elle. Ensuite, on enchaîne avec plusieurs chapitres qui nous parlent enfin du frère de Yamato, personnage que j’aime beaucoup. C’est d’abord très intéressant de le voir à travers les yeux de son assistante. Puis ensuite découvrir son passé et les raisons de ses choix en matière de clientes est éclairant. Son histoire est vraiment poignante, ce type est juste génial. On rêverait toute d’avoir un homme comme ça dans notre vie qui sait voir au-delà des apparences. J’ai vraiment été touchée par son histoire et je suis ravie d’avoir eu cette parenthèse qui lui est consacrée.

Tome 10

Aussitôt acheté, aussitôt lu, ce tome n’aura pas fait long feu. Il était très riche en événements et aurait même très bien pu clôturer la série ^^ Nous voici arrivés au moment de Noël et on voit bien à quel point Mei a pu changer depuis celui de l’an passé. Elle s’est vraiment ouverte aux autres comme elle le dit, et elle continue à avancer et progresser encore. C’est mignon tout plein de retrouver le petit groupe chez Yamato pour faire la fête. J’aime beaucoup l’idée du cadeau de Yamato pour Mei : des polaroids de la soirée. Chacun est heureux et s’amuse avec les autres. On sent bien l’amitié qui les relie et surtout on voit à quel point ils sont là pour s’aider les uns les autres. C’est pour ça que j’ai été ravie de la petit incursion du frère de Yamato, Daichi, et de Kyoko, chacun d’eux doit beaucoup à Mei. Mais LE grand moment de ce tome, c’est quand Mei et Yamato couchent enfin ensemble. C’est bien amené. On sent bien toute la gêne que chacun ressent lors de cette première fois. Les interrogations qu’ils ont sont légitimes et touchantes. Le tout est amené très naturellement, sans faire dans le voyeurisme comme font certain titre. J’ai beaucoup aimé. Maintenant, j’ai peur que l’auteur tombe dans la surenchère et leur ajoute des problèmes qui n’ont pas lieu d’être ou qui seraient exagérés, comme par exemple par rapport à leur futur (cf l’annonce en fin de tome), mais on verra bien ^^

Tome 11

J’ai eu peur pour rien, finalement l’auteur gère bien la transition des personnages vers leur dernière année de lycée et les choix qu’ils vont devoir faire. Même s’il est classique de voir Mei perdue quant à son avenir, finalement ce vers quoi elle se dirige ne me surprend, de même que pour Yamato. Ça leur correspond bien. J’ai aussi beaucoup aimé toute la partie où Mei se trouve trop grosse et décide de se mettre au sport. Grâce à elle, on rencontre de nouveaux personnages qui me plaisent déjà. J’aime beaucoup la fraicheur et la franchise de Rin. J’aime la maladresse de son frère jumeau et je m’amuse de les voir tous les deux craquer respectivement pour Mei et Kai. Je suis sûre que ça va apporter plein de petits moments sympa dans les prochains tomes.

Tome 12

Bon malheureusement, je n’ai pas du tout accroché à ce tome. Les problèmes persos de Mei et Yamato me laissent froide. Oui, ils se posent des questions sur leur avenir, mais je ne sais pas, je ne trouve pas que ça sonne juste. Du coup, je me suis ennuyée pendant les trois quarts du tome. Seules les histoires des jumeaux m’ont un peu plu surtout celle de Ren qui doit apprendre à faire confiance aux autres pour se faire des amis.

Tome 13

Je ne pensais pas aimer ce tome vu comme j’ai eu du mal avec les précédents, mais comme pour une fois ça ne tourne pas autour de Yamato et Mei et de leur avenir, mais autour de celui de Megumi, j’ai bien aimé. Ça change de voir celle-ci mise en avant tout au long d’un tome et c’est intéressant de la voir galérer pour se faire sa place dans un nouvel endroit. J’ai aimé la voir trimer et trouver de l’aide auprès de personnes inattendues, ce qui l’a obligée à s’ouvrir.

Tome 14

Je suis assez mitigée concernant ce nouveau tome. J’aime les thèmes qui sont développés mais je trouve que la mangaka manque de talent pour le faire. L’ensemble reste trop plat et ça se répète encore. Toute la partie sur Mei et Kai me saoule assez. J’ai pas besoin qu’on insiste autant pour me montrer qu’ils ont changé et qu’ils avancent vers leur avenir. J’ai bien plus aimé le bref passage sur Kai et Rin, surtout sur ce premier chez qui les complexes n’ont pas disparu malgré son évolution. C’est bien aussi de montrer qu’il ne suffit pas d’être grand, beau et populaire pour oublier les blessures du passé. J’espère qu’on reviendra encore sur ce personnage qui me touche beaucoup. Enfin, j’ai été contente de retrouvé Meg, elle est rayonnante désormais.

Tome 15

Tome de transition, il ne se passe pas grand-chose ici. L’auteure en profite juste pour refermer avec une certaine émotion leurs années lycée. On a donc droit à tout plein de flashbacks pour nous rappeler combien ils ont changé les uns et les autres. On voit également que peu ou prou chacun a trouvé sa voie. J’avoue que je ne suis pas très fan, je trouve l’ensemble assez lisse et fade, sans relief. Je me suis un peu ennuyée. Par contre, j’ai bien aimé la déclaration de Ren à Mei et la réaction de celle-ci, je les ai trouvés très touchants tous les deux. De même, j’aime bien la relation Kei – Megumi et j’aimerais vraiment qu’ils ouvrent les yeux sur ce qu’ils semblent éprouver l’un pour l’autre. Ils formeraient un bien joli couple. Maintenant direction vers les années fac, la vie d’adulte et ça commence déjà par la rencontre des parents et la bague de fiançailles (?). Plus cliché, tu meurs !

Tome 16

La série continue à être en perte de vitesse pour moi. Je n’aime pas du tout le basculement des personnages dans leur vie d’étudiants. Je trouve que tout fait cliché. Je n’aime pas la façon dont tourne Yamato à tout cacher à Mei, ça ne lui ressemble pas. Elle, elle reste plus fidèle à elle-même en essayant de se faire des amis. Mais elle avait réussi à plus s’ouvrir et à moins garder ses inquiétudes pour elle, elle a reculé sur ce point. En tout cas, c’est vraiment chiant de voir leur couple se déliter comme ça. Je préfère largement l’intrigue avec Rin et Megumi. Cette dernière est peut-être l’un des personnages les plus réalistes. Elle nous montre que malgré tout ce qu’elle fait, elle ne parvient pas à atteindre son rêve. Du coup, ça ne m’étonne pas qu’elle soit jalouse de Rin qui en faisant bien moins d’efforts arrive à vivre la vie dont elle-même rêve. Mais dans l’ensemble ce tome a un ton très pessimiste et une ambiance bien plombante qui ne correspond absolument pas à mon souvenir de mes études supérieures. De plus, je ne ressens aucune empathie pour les personnages et il me tarde juste que ça s’arrête…

Tome 17

Heureusement qu’il ne reste plus qu’un tome après parce que je n’aime vraiment pas cette partie de Say I Love You. Je ne trouve pas leur passage par la vie étudiante très réaliste, loin de là. Il y a beaucoup trop de drame et de mélo à mon goût. D’ailleurs on sent vraiment qu’on arrive à la fin du truc ici, puisque l’auteure commence à boucler toutes les intrigues. Yamato et Mei se parlent enfin et se rassurent, concluant de tout ça qu’ils doivent plus communiquer même s’ils ne se voient pas beaucoup, idem pour Asami et Nakanishi. La mangaka se paie même le bonus d’un petit saut dans le temps pour les voir quelques années plus tard avec Mei qui a sa coupe des débuts (que je n’aime pas ><) et Aiko va fonder une famille. Chacun a réalisé son rêve ou est en passe de le réaliser, c’est ultra classique et cul cul et j’avoue ne plus du tout ressentir l’émotion des débuts, c’est triste.

Tome 18

A venir

Ma note : 13/ 20

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