Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Golden Sheep de Kaori Ozaki

Titre : Golden Sheep

Auteur : Kaori Ozaki

Editeur vf : Delcourt-Tonkam (seinen)

Année de parution vf :  Depuis 2020

Nombre de tomes vf  : 1 (encours)

Histoire : Selon la légende « si vous écrivez un souhait, que vous l’enterrez sous la Tour des Moutons et que vous le déterrez au bout de 7 ans et 7 mois, votre souhait se réalisera… » Tsugu Miikura, revient dans sa ville natale et retrouve ses amis d’enfance avec lesquels elle avait enterré une capsule témoin à l’école primaire. Elle découvre alors que les liens d’amitié qu’elle pensait indestructibles se sont fissurés petit à petit. Lire la suite « Golden Sheep de Kaori Ozaki »

Livres - Jeunesse / Young Adult

Krol le fou de Sigrid Baffert et Aurore Callias

Titre : Krol le fou

Auteurs : Sigrid Baffert (texte) et Aurore Callias (dessins)

Éditeur : L’école des loisirs

Année de parution : 2016

Nombre de pages : 79

Histoire : Edgar aime s’asseoir sur un banc après l’école et scruter l’océan. Là, au moins, il est tranquille. Un jour, un oiseau se pose près de lui et se met à lui parler. Ce n’est pas n’importe qui : c’est Krol, un fou de Bassan. Krol aussi aime le calme, et rester à l’écart de son clan. Or il a un service très important et très spécial à demander à Edgar. Mais rendre service à un fou, est-ce bien raisonnable ?

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Éclat(s) d’âme de Yuhki Kamatani

Titre : Éclat(s) d’âme

Auteur : Yuhki Kamatani

Éditeur vf : Akata (L)

Année de parution vf : 2018

Nombre de tomes vf : 4 (série terminée)

Histoire : Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder un vidéo porno gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Happiness de Shûzô Oshimi

Titre : Happiness

Auteur : Shûzô Oshimi

Éditeur vf : Pika (seinen)

Années de parution vf : Depuis 2018

Nombre de tomes vf : 8 (en cours)

Résumé du tome 1 : Makoto, souffre-douleur de sa classe, fait la connaissance d’une fille en haillons : après lui avoir sucé le sang et grièvement blessé, elle lui laisse le choix entre mourir et devenir comme elle. Le jeune homme choisit de vivre et, de cette façon, ne subit plus ses camarades. Mais il réalise bientôt qu’il a quitté un enfer pour un autre.

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Au-delà de l’apparence de Fumie Akuta

Titre : Au-delà de l’apparence

Auteur : Fumie Akuta

Éditeur vf : Kana (shojo)

Années de parution vf : 2017-2020

Nombre de tomes vf : 9 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Chitose s’est façonné un masque derrière lequel elle a pris l’habitude de se cacher pour être appréciée de tous. Mais sa vie va complètement changer le jour où Itsuki, un bel inconnu, lui vient en aide.
Fascinée par son regard, elle décide de le suivre et se retrouve devant les portes d’une école d’art. Armée de son plus beau sourire, Chitose demande à son sauveur de lui faire visiter les lieux, mais ce dernier voit clair dans son jeu : impossible de lui mentir !

Mes avis :

Tome 1

Sous ces très belles couvertures et le joli coup de crayon de cette nouvelle mangaka se cache une histoire au pitch original mais au déroulé on ne peut plus classique malheureusement. J’ai en effet craqué en voyant les couvertures et en découvrant le dessin à l’intérieur qui est tout aussi beau. J’ai été attirée par l’histoire de Chitose qui s’est construit un vrai masque pour caché ses failles et qui tente maintenant de s’en défaire. J’ai par contre eu plus de mal avec le héros qui l’accompagne et le déroulement de leur histoire.

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Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara

Titre : Le chant des souliers rouges

Auteur : Mizu Sahara

Éditeur vf : Kazé (seinen)

Années de parution vf : 2017-2018

Nombre de tomes vf : 6 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Kimitaka rêve de devenir basketteur et Takara danseuse de Flamenco. Malheureusement, l’un comme l’autre manque de talent pour exceller dans sa passion. Un jour, ils se retrouvent par hasard sur le toit du collège alors que Kimitaka est sur le point de jeter ses basket rouges et Takara ses souliers rouges de Flamenco. Bien qu’ils ne se connaissent pas vraiment, la conversation s’engage. Chacun dévoile son envie de changer de vie et, comme pour symboliser cette volonté, ils échangent leurs souliers et décident d’embrasser la passion de l’autre. Une nouvelle vie s’offre désormais à eux…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre de Mizu Sahara, auteur du recueil de nouvelles Un bus passe que j’avais particulièrement aimé. J’ai retrouvé ici son trait de crayon si typique et l’ambiance poétique et un brin morose mais pleine d’espoir qui caractérise son oeuvre.

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Moving Forward de Nagamu Nanaji

 

Titre : Moving Forward – Aruitou

Auteur : Nagamu Nanaji

Éditeur vf : Akata (M)

Années de parution vf : 2017-2019

Nombre de tomes vf : 11 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Sourire pour quoi ? Sourire pour qui ?
Pour masquer ses blessures… ou exprimer sa joie ?
Kuko, jeune lycéenne, affiche toujours un sourire radieux ! Mais autour d’elle, personne ne semble soupçonner que derrière cette apparente bonne humeur se cache une profonde douleur. Ni son père. Ni Kiyo, son voisin métisse. Ni Ibuki, son amie d’enfance fan de shôjo mangas. Seul Outa, jeune étudiant en école d’art, réussit à lire en elle, au-delà des apparences. Car en réalité, depuis sa plus tendre enfance, Kuko souffre d’une absence : de celle d’une mère décédée lors du grand séisme de Kobé. Alors, pour exorciser tout son mal-être, la jeune fille aime tenir son blog photo, sur lequel elle poste « sa vision du monde », à travers le regard des animaux. Mais l’arrivée dans son quartier d’un garçon plus perspicace que les autres pourrait bien chambouler son quotidien…

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March comes in like a lion de Chica Umino

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Titre : March comes in like a lion

Auteur : Chica Umino

Éditeur vf : Kana (Big)

Années de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 14 (en cours)

Résumé du tome 1 : Rei, 17 ans, est un joueur professionnel de Shogi (jeu d’échec version japonaise). Mais Rei est aussi un adolescent meurtri par la mort de ses parents et de sa petite soeur. Alors qu’il vit une vie de solitaire, il fait la rencontre de trois soeurs qui vont lui redonner le goût à la vie. A leur contact il va petit à petit ouvrir les yeux sur lui-même et sur les personnes qu’il rencontre sur son chemin. Il s’ouvre au monde mais découvre aussi la difficulté du chemin qu’il a choisi de suivre.

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Mon avis :

Tome 1

Il y a quelques années, j’avais beaucoup aimé Honey and Clover de la même auteur qui avait vraiment un trait et une ambiance bien particulière. Chica Umino récidive ici avec March comes in like a lion.

Avec ce premier tome, j’ai rapidement été séduite par la mélancolie qui se dégage du titre. On sent très vite toute la souffrance et la peine du personnage principal, Rei, qui ne trouve du réconfort qu’auprès de sa famille d’adoption formée par 3 soeurs orphelines. Ce titre aurait tout pour être une histoire triste à la Dickens si l’auteure n’était pas assez douée pour se détacher de tout ce malheur et nous en parler de façon vraiment lumineuse. En effet, ce n’est pas un titre misérabiliste malgré son sujet, c’est au contre un titre très positif qui, je pense, va plutôt nous montrer comment se sortir de cette apatie qui peut nous prendre quand la vie n’est pas douce avec nous. Aussi bien Rei que les 3 soeurs : Akari, Hinata et Momo, n’ont pas une vie facile. Ils ont tous perdu leurs parents mais ils cherchent quand même à s’en sortir.

On découvre dans ce tome, le héros, Rei. Il est joueur professionnel de shogi et a repris le lycée. Il vit seul depuis qu’il a compris que sans le vouloir il parasitait la famille qui l’avait accueilli à la mort de ses parents et sa soeur. Il va faire la rencontre de 3 soeurs orphelines qui sont de vrais rayons de soleil. Akari, la soeur aînée, travaille dur pour cela et a vraiment le coeur sur la main. Elle adore aider les âmes en peine et c’est pour ça qu’elle a « recueilli » Rei. J’ai adoré les interactions qu’ils ont les uns avec les autres. Chica Umino relate de petits instants de leur vie quotidienne entre douceur et amertume mais toujours avec bienveillance. On sent le passé peser encore sur eux, en particulier sur Rei qui est vraiment très renfermé et assume mal son passé, mais les soeurs par leur joie de vivre font tout pour l’aider à remonter la pente. Le shogi a aussi une place non négligeable dans l’histoire et la vie de Rei. Je pensais au début que c’était une vraie passion pour lui, une bouée de sauvetage pour l’aider à avancer, mais en fait on découvre à la fin que c’est tout le contraire et c’est bien triste.

Dans March comes like in a lion, on retrouve bien les ambiances mélancoliques de Chica Umino mais aussi la luminosité et la fraicheur qu’elle apporte à l’aide de groupes de personnages toujours rayonnants. On retrouve aussi sa passion pour les titres « tranche de vie » qu’elle parvient à sublimer, nous montrant que le quotidien peut aussi faire rêver et enchanter. Et pour finir, j’ai été ravie de retrouver également son dessin tout en douceur et rondeur qui donne une vraie identité à ses titres. J’attends donc la suite avec beaucoup d’impatience.

Tome 2

Comme je l’avais pressenti, ce tome est l’occasion de revenir beaucoup plus longuement sur la relation entre Rei et le shogi. Du coup, le titre fait un peu moins tranche de vie que dans le tome précédent.

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur la psychologie de Rei et sa relation compliquée avec le shogi qui n’est que le reflet de sa relation compliquée aux autres et à la société en général. On sent vraiment dans ce tome que la perte de ses parents et son adoption dans une famille où le père est passionné de shogi sont des éléments clés dans la définition de sa personnalité présente. On comprend ainsi sa volonté de se faire accepter grâce à ce jeu, mais aussi sa relation d’amour-haine avec lui.

C’est d’ailleurs l’occasion au détour d’une partie de découvrir sa soeur adoptive Kyoko qui est vraiment super bizarre et ambigüe avec lui. On ne sait pas vraiment si elle l’aime ou le déteste. Est-ce qu’elle cherche à l’aider ou à le couler ? Mystère. Je pense qu’elle risque d’être fort présente par la suite et j’espère qu’elle sera plus là pour le pousser même si elle le fait d’un bien drôle de façon.

Ce tome est aussi l’occasion d’approfondir ses relations avec les autres, aussi bien son meilleur ami auto-proclamé, que la petite Hinata qui veut apprendre le shogi que celui qu’aime ce dernier qui lui permet de parler de son rapport à son statut pro. J’ai vraiment aimé la façon dont Chica Umino fait interagir tout ce petit monde même si j’ai trouvé les 3 soeurs plus en retrait cette fois-ci et que ça m’a attristée. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé lui découvrir d’autres adversaires de shogi. Ils ont permis à chaque fois de montrer une nouvelle facette de Rei.

Tome 3

Ici, nous nous concentrons de plus en plus sur le shogi et la carrière de Rei ce qui nous permet de découvrir de nouveaux personnages hauts en couleurs.

Le volume s’ouvre sur un Rei malade qui est sauvé, puis soigné par les trois soeurs. Leurs bons soins rouvrent des blessures en lui sans qu’elles le veuillent. Il se rappelle le temps où il avait encore sa famille et a peur de se laisser trop couver et de souffrir à nouveau. Il prend donc la décision de s’assumer pleinement et d’arrêter de vivoter mais cette résolution est encore fragile.

Il prend donc plus au sérieux sa carrière dans le shogi et les matchs à venir. Il sait qu’il s’est trop laissé aller et que s’il continue, il risque de tout perdre et de retomber dans cette noirceur qu’il fuit. C’est avec une nouvelle force qu’il affronte ses adversaires mais malheureusement il tombe vite de haut en voulant aller trop vite et en prenant des raccourcis. C’est intéressant de voir comment il galère pour réaliser ses rêves alors que souvent dans les mangas c’est bien trop facile. Ici, ce n’est pas celui qu’on croyait le plus fort qui gagne, c’est un type qui est discret et ne paie pas de mine mais qui est prêt à tout donner le moment venu sans sous estimer son adversaire. J’ai beaucoup aimé ce personnage, monsieur Shimada et je pense qu’il aura un rôle clé dans le devenir de Rei. C’est quelqu’un de calme et posé, toujours près à aider, bienveillant mais qui adore le shogi. Son affrontement avec Gôto est dantesque. Même si je ne comprends pas grand-chose au shogi, leur rencontre m’a fait vibrer et j’ai trouvé Chica Umino très douée pour rendre compte du contre-coup d’après match.

Ce tome s’est encore une fois révélé plein d’émotion, que ce soit grâce aux soeurs Kawamoto, qui sont devenues le havre de paix de Rei, ou grâce à sa rencontre déterminante avec Shimada qui est un grand monsieur. Je prends toujours autant de plaisir à découvrir cette série.

Tome 4

C’est le premier tome où je suis un peu déçue. Je n’ai pas eu l’impression que l’histoire avançait et le shogi a pris tellement de place que j’ai trouvé ça indigeste.

Pourtant j’étais contente dans le précédent tome de voir Rei se concentrer sur sa carrière, rejoindre un groupe d’étude et se trouver des amis partageant la même passion. Le problème c’est que presque tout l’aspect relationnel passe au second plan dans ce tome, noyé sous des données inintéressantes sur le shogi pour la néophyte que je suis. C’est vraiment dommage parce qu’il y a un gros potentiel là-dessous. Heureusement dans le dernier chapitre on retrouve cette émotion grâce au soutien que Rei apporte à M. Shimada.

Ce dernier est le personnage qui m’a touché dans ce tome encore une fois. Le shogi est sa passion depuis tout petit, la seule chose qu’il ait vraiment réussi, et il est prêt à tout pour elle. C’était intéressant de voir son parcours et d’entendre ce qu’il pense de son adversaire, le Meijin, qui a quelque chose de divin, il faut bien le dire, tellement il survole tout le monde. J’espère bien qu’on reverra ce dernier à l’avenir parce que j’ai beaucoup aimé ce qu’il dégageait.

Enfin parce que l’histoire n’a pas perdu toutes ces qualités non plus, j’ai aimé chacune des interventions des trois soeurs, qui sont vraiment l’un des piliers de la vie de Rei. C’est pour ça que j’aimerais les voir plus et pas juste de temps en temps pour des scènes comiques ou mélodramatiques… J’ai aussi aimé les interventions de « sa famille ». La petite conversation avec « son père » en dit beaucoup, elle leur permet de renouer et de plus se parler. J’espère qu’on continuera à le voir. De même, j’ai trouvé sa relation avec « sa soeur » plus apaisée et en passe de devenir plus normale même si celle-ci est quand même bien compliquée.

J’ai donc encore une fois aimé tout le côté relationnel de l’histoire mais elle n’était pas assez bien équilibrée avec le shogi dans ce tome, ce qui a un peu plombé ma lecture.

Tome 5

C’est la première fois que j’ai vraiment du mal à lire un des tomes de cette série. J’ai trouvé l’ambiance particulièrement déprimante et malgré tous les bons petits moments parsemés par ci par là la lecture a été compliquée. J’ai trouvé le tome trop bavard. Les parties concernant purement le shogi m’ont ennuyée. Je les ai trouvées longues et pas du tout didactiques. Ça parlait dans tous les sens sans rien apporter en plus.

C’est vraiment dommage parce qu’à côté de ça, il y a de très jolis moments de vie, que ce soit entre les trois soeurs et leur grand-père, entre Rei et son prof, entre Gotô et Kyôko ou entre Rei et Akari. Tous ces petits moments sont plein d’émotions chacun à leur façon et c’est pour eux que j’ai poursuivi ma lecture.

J’ai aimé la tendresse entre le grand-père et les soeurs, la tendresse qu’il met dans sa relation avec elles et le souci de chercher ensemble un nouveau dessert pour transmettre l’héritage familial. J’ai aimé la bienveillance du Prof de Rei pour celui-ci, l’inquiétude qu’il ressent pour lui et ce qu’il met en place pour l’aider. J’ai été touchée par la détresse de celui-ci quand il se rend compte que son monde bouge et qu’il est perdu un instant. J’ai été très agréablement surprise par la relation très particulière qu’entretiennent Gotô et Kyôko et je vois celle-ci sous un autre oeil maintenant. C’est l’histoire qui m’a peut-être le plus plu dans ce tome alors qu’elle ne doit pas faire 20 pages ^^ Enfin, j’ai été bouleversée par la détresse d’Akari et de son amie. L’auteur y met en scène avec beaucoup de simplicité mais de force la détresse de ceux touchés par le harcèlement scolaire.

C’est vraiment ça la force de la série et non le shogi qui a pris trop de place dans ce tome.

Tome 6

Quel joli tome riche en émotions ! Chica Umino revient ici sur un sujet qui lui tient à coeur, le mal être adolescent et plus particulièrement le harcèlement scolaire. Je lui ai trouvé beaucoup de justesse et de sensibilité pour en parler à travers ce que subit le personnage d’Hina. C’est très dur de la voir subir tout ça sans pouvoir rien faire. C’est révoltant de voir les autres élèves l’ignorer pendant qu’elle est harcelée. C’est révoltant de voir sa prof principale lui faire des reproches à elle parce qu’elle ne s’intègrerait pas au groupe. Ici, c’est clairement une critique envers la société japonaise pour qui le groupe est si important et qui ose sortir régulièrement cet argument hypocrite pour couvrir les harceleurs.

J’ai vraiment été révoltée pendant toute la lecture de ce tome. C’est pour quoi j’ai été d’autant plus touchée par les réactions de Rei qui cherche vraiment des solutions pour aider Hina, aussi bien en allant voir son prof à lui, qu’en travaillant et gagnant ses matchs pour avoir de l’argent pour l’aider, qu’en l’écoutant ou en allant voir un de ses amis pour qu’il la soutienne à l’école. Rei est le seul qui se démène comme ça. Du coup, j’ai un jugement plus sévère envers Akari qui n’agit pas beaucoup. A sa place, il y a longtemps que je me serais déplacée à l’école de ma soeur mais c’est peut-être quelque chose de culturel que je ne comprends pas… J’ai tout de même aimé voir le grand-père essayer de créer un lieu où Hina pourra toujours se réfugier, sans être jugée.

Vous l’aurez compris, j’ai été très touchée par ce tome qui montre la vraie force de l’auteur. Ce n’est pas le shogi qui compte mais l’humain. Du coup, le fait que les matchs passent un peu au second plan ne m’a pas gênée bien au contraire. J’ai aimé voir Rei avec un but, même s’il peut être perçu comme purement mercantile. Moi, je pense plutôt que sa motivation c’est de faire le bonheur de ceux qu’il aime et je trouve ça bien. J’ai également aimé qu’on revienne sur son amitié avec Nikaïdo (qui fait la couverture), c’était un très joli moment.

Tome 7

Ce tome est un peu étrange. Il alterne des moments très beaux, très poignants, avec d’autres beaucoup plus fades et un peu lourd. Même si c’est moins le cas que d’autres fois, j’ai parfois trouvé l’écriture de Chica Umino un peu brouillonne et ça a plusieurs fois cassé mon rythme de lecture.

Toute la partie sur Hina est une fois de plus magnifique. Elle est menée de manière magistrale et j’ai été très touchée par la conclusion qu’on y trouve ici. Ses efforts ont enfin payé. Elle a su trouver quelqu’un qui l’a écouté et qui a agi. J’ai trouvé ce nouveau prof génial. Il sait faire la part des choses. Il met bien les responsables face à leurs actes et sait pointer du doigts les erreurs des parents. A l’inverse, il sait écouter les victimes et les aider à se relever. C’est vraiment un prof modèle et la manière dont il a réglé le problème est un vrai exemple à suivre que la mangaka met ici à disposition. Même si au début, j’ai eu beaucoup de mal avec la professeure principale d’Hina, on nous explique ici pourquoi elle n’a pas agi. Personnellement, ça n’a pas pris avec moi. C’est amené de manière trop soudaine pour être crédible et je n’ai pas apprécié, même si je peux reconnaître que ça met bien en lumière l’immobilisme du système scolaire japonais et la pression que les parents y font régner. Enfin, le personnage clé de toute cette histoire, c’est quand même Hina qui est une fillette aux reins bien solides pour avoir survécu à tout ça sans se perdre. C’est un personnage que j’admire vraiment. Quand on voit qu’elle va même jusqu’à soutenir sa soeur aînée qui se décompose face à la pression…

Du côté de Rei, on voit dans ce tome à quel point il a évolué. Il se soucie de plus en plus des autres. Il arrive désormais à les aider même s’il ne s’en rend pas forcément compte. Il arrive également à se lier avec de plus en plus de monde. Et il progresse même dans son métier, même si celui-ci reste ce qui m’intéresse le moins dans le titre pour l’instant. J’attends beaucoup de sa rencontre avec le Meijin et j’espère bientôt revoir Nikaidô à ses côtés.

Pour finir, maintenant que le problème d’Hina semble régler, je me demande dans quelle direction va s’orienter le titre en plus des éléments sur le shogi parce que c’était vraiment cette problématique du harcèlement scolaire qui l’avait fait décoller pour moi.

Tome 8

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce tome ou que ce n’était pas bon, mais un tome presque entièrement consacré au shogi, c’est trop pour moi. J’ai vraiment l’impression de passer à côté d’énormément de choses et ça me frustre.

Pourtant ce tome commençait très bien avec une jolie rencontre entre Sôya et Rei. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère qu’il se dégageait d’heure. C’était calme, doux et poétique, tout en laissant présager un côté bien sombre dû notamment au regard de la société sur des garçons si différents de la norme. J’ai aimé voir Rei prendre soin de lui et Sôya le guider à sa façon. C’est un bien beau binôme que j’espère revoir.

La suite m’a moins accrochée avec le combat de deux vétérans pour le titre. Il y avait un joli message sur la vieillesse, l’expérience, la retraite, le fait de porter les espoirs des autres ce qui nous donne de la force, mais il y avait aussi beaucoup trop de termes de shogi pour moi. Je ne suis pas parvenue à rentrer une seule fois dans leur match tant je suis hermétique à ce jeu. Heureusement, il y avait les jolies métaphore qui parsemaient ce moment pour me faire tenir le coup.

Enfin, j’ai malheureusement trouvé qu’Hina et ses soeurs faisaient beaucoup trop oeuvres de figuration ici. Ça en devenait ridicule de les transformer en playmates animatrices de plats traditionnels japonais. C’est dommage de les utiliser ainsi après le très bel arc consacré à Hina. J’aimerais que Chica Umino parvienne à trouver le bon équilibre entre ces deux univers.

Tome 9

Avec un tome où l’on retrouve les trois soeurs, je savais que je ne pouvais que succomber à nouveau au charme de la série. Chica Umino revient encore avec beaucoup de talent sur les conséquences du harcèlement scolaire dans le collège d’Hina. On reparle de la persécutrice mais aussi d’Hina et de ses aspirations.

J’ai été très touchée par celle-ci, sa fragilité et ses forces montrées sur le même plan avec beaucoup de douceur et de bienveillance. L’autrice montre combien il est difficile de se reconstruire après ce qu’elle a vécu aussi bien dans sa famille qu’au collège. Elle montre aussi que ce n’est pas facile de trouver sa voie à cet âge-là, et que la famille et les proches sont primordiaux pour cela.

Du coup, j’ai senti qu’on se dirigeait vraiment vers un autre arc où Hina se rapproche sensiblement d’un Rei qui sort de sa coquille, pour qui le shogi n’est plus le centre de sa vie et qui commence à essayer de prendre soin des autres. Du coup, on voit un peu plus les personnages secondaires qui gravitent autour d’eux, aussi bien les soeurs et la famille de la première que les amis du second. Le shogi est relégué au second plan et ce n’est pas plus mal, même si la brève incursion du match entre le Meijin et son rival de toujours m’a beaucoup plu parce qu’elle montre combien la victoire n’est pas une fin en soi.

Cette série est vraiment une bouffée d’air frais. Elle traite de sujets durs et complexes avec une douceur et une bienveillance rare qui me touche à chaque fois.

Tome 10

Que d’émotions dans ce tome, il est top, top, top ! J’en ai la gorge serrée de voir combien les personnages et surtout Rein ont changé en 3 ans. C’est tellement émouvant. L’ambiance de la série a complètement changé avec ça. On découvre maintenant un Rei apaisé et du coup sa vision de la vie, du lycée, de la famille et même du shogi est beaucoup plus calme, détendue et apaisée elle aussi. De ce fait, j’ai trouvé amusant de voir Rei évoluer sous le regard bienveillant de son prof au lycée, et montrer sa possessivité envers Hana et par conséquent sa jalousie. Ça m’a vraiment donné le sourire. Même les parties de shogi que je trouve assez indigestes d’habitude étaient plus enjouées dans ce tome. Celle qu’il partage face « au nageur » était très belle par exemple avec une atmosphère très poétique, pleine de douceur.

Malheureusement, on ne pouvait rester que sur cette belle atmosphère, connaissant l’autrice, je savais que le drame n’était pas loin. Il y avait déjà des prémices avec le très beau mais poignant chapitre raconté par la mère adoptive de Rei, qui exprime bien les regrets de celle-ci sur la façon dont Rei a été traité chez eux. Mais il y eut surtout le dernier quart du tome où arrive un personnage juste antipathique au possible, une vraie pourriture à qui j’avais envie de faire ravaler son sourire doucereux. J’ai rarement été aussi énervée contre un personnage qu’ici. Du coup, c’est avec un vrai soupir de soulagement que j’ai ri de la dernière déclaration de Rei dans les toutes dernières pages. Ça a permis de faire redescendre de façon fort amusant toute la tension négative accumulée et j’ai ainsi terminé le tome avec un grand sourire bienveillant face à la si belle évolution du héros.

Ce tome est un vrai coup de coeur !

Tome 11

Après mon coup de coeur du tome précédent, j’attendais celui-ci de pied ferme, si le sentiment que j’avais ressenti ne se renouvelle pas, on reste quand même sur une lecture très forte et prenante. L’histoire reprend là où on l’avait laissée après l’annonce tonitruante de Rei et ses révélations sur le père des 3 soeurs. Et c’est justement ce mélange qui est au coeur de l’intrigue puisqu’on revient longuement sur la relation des soeurs et de leur père, ainsi que sur la définition de la famille à laquelle Rei cherche à s’intégrer.

C’est à nouveau plein d’émotions. On lit les chapitres le coeur serré. Rei a vraiment passé un cap et il s’affirme de plus en plus. Je le trouve vraiment mature. Il sait comment réagir à des situations compliquées avec une certaine sérénité et pugnacité. Il ne se renferme plus comme avant. Il a compris ce qu’il voulait et se bat pour ça. Il veut intégrer cette famille qui est celle qu’il désirait au fond de lui et il fait tout pour les aider. Quelle bouffée d’air frais !

Les soeurs Kawamoto en ont bien besoin. Elles, qui sont au coeur de l’histoire, sont pourtant un peu en retrait ici, tant Rei occupe l’espace. Elles m’ont fait beaucoup de peine dans leur détresse face à l’ordure qu’est leur père. J’ai rarement autant détesté un personnage. C’est horrible cette façon qu’il a de considérer les gens et encore plus sa famille. Du coup, j’ai jubilé devant mes pages quand j’ai enfin vu Akari et Hinata se rebeller et s’affirmer. Ce n’est vraiment pas une position facile qu’elles avaient et le choix fut très dur, mais elles ont fait le bon. Ce sont deux filles très fortes malgré leur fragilité apparente. Maintenant que ce souci semble être derrière elle, il me tarde qu’on reparle des sentiments de Rei. Il faut dire qu’il a maille à partir avec la naïveté confondante d’Hina. Comment a-t-elle fait pour ne pas comprendre ?!

March comes in like a lion confirme son statut d’excellente série pour moi. L’équilibre entre le quotidien de Rei, le shogi et ses relations avec les soeurs Kawamoto est parfait. J’ai même trouvé les parties et les interactions avec les autres joueurs plus digestes cette fois. Il faut dire que quand des éléments personnels s’y mêlent, c’est de suite meilleur ^^ Il me tarde de lire le prochain tome pour voir la direction que ça va prendre.

Tome 12

Que dire si ce n’est que j’adore la tournure que prend la série depuis quelques tomes. J’ai vraiment l’impression de voir les personnages libérés d’un poids et avancer bien plus sereinement vers le futur. Du coup, l’ambiance plombante des débuts a quasiment disparu au profit d’une atmosphère douce, sereine, mélancolique et apaisée qui me donne le sourire.

Dans ce tome, on continue à se concentrer sur les trois soeurs mais l’autrice réintroduit aussi un peu plus Rei, non comme pilier de la famille, mais comme être à part entière. On le revoit ainsi participer à des tournois et des matchs de shogi. Les soeurs en le voyant travailler commencent, elles, à le voir sous un autre oeil et ça fait plaisir, parce qu’il serait temps qu’elles notent combien il a changé et tout ce qu’il fait pour elle.

D’ailleurs, j’ai vraiment eu l’impression ici que tout un petit groupe de personne s’était au fil des tomes greffé autour de Rei jusqu’à former un groupe d’amis sûrs et fidèles sur qui il peut compter. La preuve lors de ses différentes aventures : voyage à Kagoshima ou fête d’O-bon. Ça change complètement l’aura de solitude qu’il avait autour de lui au début, et il commence presque à devenir quelqu’un de solaire qui sait rassembler les gens autour de lui. Il s’en sert au passage dans ce tome pour essayer de trouver quelqu’un pour Akari, mais également pour amuser Momo, et c’est assez drôle.

March comes in like a lion a vraiment pris une autre tournure avec ce Rei libéré de son passé et les 3 soeurs libérées de leur père. Cela s’en ressent à chaque moment dans l’histoire, que ce soit dans les petites anecdotes du quotidien de plus en plus savoureuses (ah, l’épisode de la chienne de Nikaido ><), ou dans les parties de shogi qui deviennent moins obscures pour nous lecteurs, parce que l’autrice les présente totalement différemment. Ce tome est donc un vrai coup de coeur pour moi !

Tome 13

Après un tome riche en émotion la dernière fois, l’autrice se calme un peu en nous en proposant un nouveau en grande partie centré sur les personnages secondaires de l’histoire. J’en sors ravie ! C’est l’occasion de développer ces derniers, de parler d’amour, de deuil, de traumatisme dus à l’enfance, de famille, etc, le tout toujours dans une belle ambiance douce amère mélancolique qui me touche et m’emporte.

Le tome s’ouvre avec les prétendants d’Akira, deux hommes mûrs qui me plaisent beaucoup et pourraient lui apporter ce qu’il lui manque si elle accepte de s’ouvrir après ce qu’elle a vécu enfant. Mais le choix va être rude. J’espère qu’on les reverra souvent tant j’aime ces personnages.

On enchaine avec une grosse partie centrale sur Nikaidô, l’ami de toujours de Kiriyama dans le shôgi. C’est un garçon chaleureux, plein d’imagination, qui nous fait vraiment vivre et partager sa passion. Ses matchs sont passionnants à suivre et celui face au Meijin est superbe ! Il implique de très belles valeurs. Il m’a emportée et amusée également devant la réaction des spectateurs. Nikaidô est un très beau personnage et j’aurais aimé qu’il détrône un peu Sôya de sa posture de Dieu indétrônable.

Enfin, on referme le tome sur des chapitres plus courts, l’un sur Rei et les 3 soeurs (toujours aussi chaleureux), d’autres sur Namerikawa qui aide son frère dans l’affaire familiale : les pompes funèbres (où il y a un beau discours sur la vie, la mort, la brièveté des choses), et enfin un dernier sur la soeur adoptive de Rei et sa relation avec un homme en train de perdre sa femme (déchirant !).

Si ce n’est pas un tome qui bouleversera la série, Chica Umino continue à m’y bouleverser avec son ton toujours juste et ses sujets poignants. Un must.

Tome 14

Dans la semaine, j’ai lu Kamakura Diary et ce tome de March qui sont tous deux des manga tranche de vie, et franchement il n’y a pas photo pour moi. Entre les deux, mon coeur penche vraiment pour le second. Il s’en dégage une telle bienveillance, une telle convivialité, que je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir le sourire de bout en bout. Chica Umino se penche plus sur ses personnages et leurs sentiments, je trouve, ou du moins, elle le fait de manière plus franche et moins réservée, ce qui transmet beaucoup plus d’émotions. En plus dans ce tome, on n’a quasiment pas de shogi pour plutôt s’attarder sur les sentiments de chacun et c’est dans ces moments-là que l’autrice est la meilleure !

J’ai donc passé un excellent moment lors de cette lecture ponctuée d’instants gustatifs qui m’ont mis l’eau à la bouche. Ceux-ci sont un vrai fil conducteur pour cette partie de l’histoire consacrée à l’aînée des 3 soeurs. J’adore la voir cuisiner avec Hina, c’est mignon tout plein et sent vraiment combien elles ont envie de faire plaisir aux autres. Du coup, il se dégage une grande « chaleureusité » qui est communiqué jusqu’aux lecteurs. Les sujets abordés continuent à être sérieux parfois, notamment avec la recherche de quelqu’un pour épauler Akari et la rendre heureuse après tout ce qu’elle a fait et fait encore pour ses soeurs, mais c’est fait avec simplicité et jovialité. C’est très bon enfant à l’image de ces soirées qu’ils font les uns avec les autres. On n’oublie pas les difficultés du quotidien ni celles du passé mais on essaie de passer outre pour vivre un bon moment et j’aime beaucoup cette philosophie.

Ainsi c’est assez amusant de voir Rei jouer les entremetteurs avec des plans tellement téléphoné que c’en est risible. J’ai aussi beaucoup ri du retour de bâton qu’il se prend quand Hina se met à le considérer comme un candidat potentiel pour sa soeur et non pour elle. C’est terriblement touchant parce qu’on voit aussi dans ce personnage tous les beaux sentiments qu’elle ressent pour sa soeur aînée, au point elle aussi, tout comme elle, de sacrifier son propre bonheur. Qu’elles sont touchantes ces soeurs !

Bref, je pourrais encore écrire des pages et des pages sur ce titre tant j’en aime les personnages, l’ambiance et les messages. Je suis vraiment fans de Chica Umino !

Ma note : 16,5 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Masked Noise de Ryoko Fukuyama

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Titre : Masked Noise

Auteur : Ryoko Fukuyama

Éditeur vf : Glénat (shojo)

Années de parution vf : Depuis 2016

Nombre de tomes vf : 16 / 18 (en cours)

Résumé du tome 1 : La petite Nino adore chanter. Lorsqu’elle est obligée de se séparer de Momo, son premier amour et de Yuzu, un jeune compositeur, les deux garçons lui font une promesse : ils la retrouveront grâce à sa voix… Depuis ce jour, Nino continue à chanter. Et c’est à son entrée au lycée que leurs chemins se recroisent, entraînant nos trois amis dans le monde de la musique !

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Mes avis :

Tome 1

Une histoire d’amour contrariée sur fond de musique ? Voilà, un titre pour moi ! Oscillant entre drame, humour, romance et amitié, c’est titre qui sort de suite du lot.

J’ai été happée par l’histoire dès les toutes premières pages. Il faut dire qu’il se dégage une ambiance très forte de ce titre qui tient aussi bien à l’histoire qu’au design. Ce dernier est vraiment très réussi. Il suffit de voir les couvertures ultra dynamiques, percutantes et classes. Les pages d’ouvertures des chapitres sont aussi très réussi et surtout j’adore le look des personnages. Ils sont vraiment dignes des groupes de rocks auxquels ils appartiennent avec ce côté un brin rebelle qui se dégage d’eux. Je suis fan ! (Regardez les images que je vous ai mises, de pures merveilles !)

Côté histoire, le premier et long chapitre introduit parfaitement l’univers dans lequel on va être plongés. C’est une histoire qui remonte à loin, à l’enfance de Nino. Sa famille et celle de son voisin Momo ne sont pas simples. Les parents se disputent régulièrement et de chaque côté les enfants en souffrent et trouvent du réconfort en chantant l’un avec l’autre. En grandissant leur dépendance s’accroit comme s’ils n’étaient en sécurité que l’un avec l’autre, alors quand l’un d’eux part sans rien, celui qui est laissé derrière s’effondre. C’est ce qui arrive à la jeune Nino qui a désormais le sentiment que si elle enlève son masque, elle ne pourra que crier sa souffrance au monde entier. Mais elle fait alors la connaissance de Yuzu, un génie de la composition, dont les chansons vont lui permettre à nouveau de respirer et surtout qui vont lui donner un objectif. Voyez, rien que le début de cette histoire prend vraiment aux tripes. Il aborde des sujets douloureux avec beaucoup de justesse et de finesse. J’ai vraiment été touchée.

La suite est tout autant à la hauteur. On s’éloigne un peu de toutes ces souffrances, de ce carcan étouffant, pour retrouver les personnages à leur entrée au lycée. Nino continue à porter son masque, mais chante aussi régulièrement. Elle n’a malheureusement pas retrouvé Momo. Et Yuzu, lui, a monté un groupe de rock avec ses amis, mais il a perdu l’inspiration. Tout est en place pour qu’une belle histoire sur fond de drame se mette en place. Nino et Yuzu se retrouvent, se remettent à chanter ensemble, ce qui redonne l’inspiration à Yuzu. Mais ce serait trop simple si ça s’arrêtait là. L’un comme l’autre souffrent toujours, on le sent bien. Nino est malheureuse, elle vit souvent dans son monde et manque cruellement de confiance en elle, un peu comme Yuzu. C’est leur duo, je pense, qui va leur redonner confiance et foi en eux-même. J’adore déjà le duo qu’ils forment mais je sens qu’il va être contrarié par l’ombre de Momo qui plane sur eux. Celui-ci est aussi dans le même lycée qu’eux même si Nino ne le sait pas encore et il risque encore de tout chambouler.

A côté, nous avons aussi les membres du groupe de Yuzu qui sous leur légèreté ont l’air chacun de porter leur croix. Il y a d’abord Mio, qui décide de quitter le groupe pour que Nino puisse les rejoindre en temps que chanteuse. Il est vrai que sa voix à l’air de filer des frissons à tout le monde dès qu’on l’entend tant elle y projette tous ses sentiments, ce qui est parfaitement rendu dans le manga. Ensuite, il y a le beau (enfin, pas pour moi ><) Haruyoshi qui est amoureux de Mio et pour qui la musique compte plus que tout. Enfin, il y a Kuro, qui a l’air d’être le bon vivant du groupe mais doit bien cacher quelque chose, je pense. Ensemble avec Yuzu, ils forment un groupe d’amis qui se serre les coudes et qui ont l’air d’avoir un lourd passif. Leur groupe de rock a une vraie identité avec le look qu’ils se sont donnés et j’adore le fait que le nom de la chanteuse soit une sorte d’hommage à Nino que Yuzu appelle toujours Alice ^^

Bref, maintenant que Nino les a rejoint, il me tarde que leurs aventures musicales et sentimentales débutent vraiment puisque ce tome était avant tout une mise en bouche très réussie.

Tome 2

On reste encore un peu dans l’introduction avec ce tome. L’histoire n’a pas encore vraiment démarré mais j’ai beaucoup aimé les interactions entre Nino et Yuzu. Ils sont vraiment complémentaires tous les deux et en même temps ils se ressemblent énormément. C’est pour ça que j’ai été très touchée quand Yuzu a avoué à Nino qu’il avait perdu sa voix et comptait sur elle pour la remplacer. Ce moment où ils « chantent » ensemble est très beau et il est à l’image du tome. Chacun d’eux compte sur l’autre pour avancer, Nino avec les chansons et les conseils de Yuzu pour enfin toucher Momo, et Yuzu avec la voix de Nino pour remplacer celle qu’il a perdue. J’ai d’ailleurs aimé tous ces moments autour de la musique, ceux où ils chantent ensemble, ceux où Nino prend des cours avec Mio, ceux où Nino cherche à atteindre Momo, l’auteur les rend vraiment beaux et prenants.

Au niveau de l’histoire, Mio a décidé de quitter le groupe pour laisser sa place à Nino mais celle-ci n’est pas encore au courant. Elle ne se rend même pas compte qu’il existe une rivalité entre elles et elle fait plutôt le choix de devenir amie avec Mio. En parallèle, elle découvre une piste pour retrouver Momo et décide de la suivre malgré ses appréhensions, mais la découverte qu’elle fait n’est pas celle qu’elle attendait. Forcément au bout de 6 ans, ils ont changé tous les deux. J’ai aimé les explications de Momo qui trouve qu’il a trop changé et qu’il n’est plus le Momo que Nino a connu, et que donc il vaut mieux qu’il ne se retrouve pas. Mais Nino est une fille forte, elle persévère et parvient à l’atteindre. Oh, comme j’aimerais entendre la voix dont ils parlent tous, elle a l’air vraiment particulière et puissante. En même temps, elle découvre également le secret de Yuzu et d’Inohari qu’elle va enfin rejoindre. Il me tarde de les voir sur scène, j’espère voir l’alchimie que je pressens entre eux à l’oeuvre. D’ailleurs, j’ai adoré voir Nino et Yuzu essayé de tout concilier et celle-ci ne pas faire passer Momo en premier. Sa relation avec Yuzu est vraiment la plus belle actuellement, elle compte beaucoup pour moi et j’espère la voir encore s’approfondir.

Tome 3

Punaise, ce tome envoie encore du lourd ! J’ai quasiment lu ce tome en apnée tant il est chargé émotionnellement. J’ai été très touchée par la profondeur de la tristesse des personnages. Chacun souffre vraiment que ce soit dû au passé ou au présent.

Bien sûr, Nino/Alice, notre héroïne est celle qui est le plus mis en avant. J’ai adoré la façon dont la mangaka décortique et révèle la façon qu’elle a de fuir la réalité, de fuir son passé, de fuir ses sentiments. C’est tellement beau et triste à la fois. La musique lui apporte à la fois douleur et réconfort et le rendu graphique de ces moments est de toute beauté avec ces envolées de notes.

Mais Nino n’est pas la seule à souffrir, on sent bien que Momo, son ami d’enfance, étouffe lui aussi mais j’ai l’impression qu’il part dans une meilleure direction. Sa relation avec « sa gardienne » est chouette. Celle-ci cherche vraiment à l’aider et la conversation qu’il a eue avec Nino, même si elle était loin d’être sincère, était nécessaire. Je suis par contre triste que son identité ait déjà été révélée à Yuzu parce que j’aimais bien l’amitié qui se tissait entre eux.

Ce dernier est pris en plein milieu des problèmes de Nino et Momo et il en souffre lui aussi. Ça m’a vraiment pris aux tripes la façon dont il a réprimé ses sentiments tout du long alors qu’il mourrait d’envie de tout lui dire et qu’il s’y était préparé. En plus, l’attitude de sa mère envers lui est horrible.

Enfin, il ne faudrait pas oublier les autres membres du groupe entre lesquels il se dessine un classique triangle amoureux je sens. Si Mio a déjà été un peu approfondie par Ryoko Fukuyama, les deux autres sont encore un peu en retrait et j’espère bientôt mieux les découvrir.

Il en reste que Masked Noise est vraiment un titre de qualité qui se démarque du paysage shojo actuel par l’intensité des sentiments de ses personnages et la vivacité du trait de l’auteur. Elle mélange à merveilles les affres de l’adolescence et la création musicale. C’est vraiment une petite perle.

Tome 4

Même si je reste fan de la série, je suis un peu moins emballée par ce tome qui nous embarque dans un long flashback sur la création d’Inohurry et qui nous fait suivre une Nino encore une fois perdue dans ce qu’elle doit faire. Je suis un peu déçue qu’elle panique face au baiser de Yuzu et que celui-ci se sente obligé de faire marche arrière, c’est triste. Alors certes, il protège leur amitié mais il n’aide pas Nino à avancer. Je peux comprendre qu’elle soit attachée à son ami d’enfance, mais là ça vire à l’obsession et ce n’est pas très sain. Pareil pour lui, on se rend compte qu’il est encore beaucoup trop accroché à Nino au point qu’il la considère comme sienne et qu’il ne supporte qu’un autre lui prenne alors qu’il l’a ignorée pendant des années. C’est très particulier comme relation. L’auteur essaie de lui donner un tour romantique mais ça ne prend pas avec moi et je sens juste un malaise entre eux qui me rend mal à l’aise.

Leur mal être est encore une fois omniprésent. Nino ne sait pas comment avancer, alors heureusement qu’Haruyoshi passe par là pour la guider. C’est agréable de découvrir un peu plus ce personnage qui était encore trop en retrait et j’espère qu’on découvrira aussi prochainement le dernier membre du groupe. Ici, c’était mignon et touchant de découvrir leur passé même si je ne peux m’empêcher de trouver que la mangaka en fait un peu trop. Ce n’est pas logique (pour le moment) qu’une mère soit aussi intransigeante que celle de Yuzu et interdise à son fils de faire de la musique comme ça. Ryoko Fukuyama essaie de créer ainsi un passé tragique et mystérieux à Yuzu mais ce n’est pas très crédible. Alors certes j’aime déjà le personnage alors ça passe avec moi mais ça pourrait en agacer certains.

Au final dans ce tome, Yuzu recule après son baiser à Nino et reste ami avec elle. Celle-ci apprend comment Inohurry s’est formé et à quel point elle est au centre de tout pour eux et donc qu’elle doit un peu oublier Momo et donner le meilleur d’elle pour eux et non pour lui. Maintenant, prochain objectif : le festival Rock Horizon. Il me tarde de les voir sur scène, ça devrait déménager !

Tome 5

J’ai retrouvé le plaisir des débuts ici avec un tome très intense centré sur la performance d’Inohurry sur scène lors d’un festival. Nino est vraiment à fond dans la musique et son groupe mais ce n’est pas facile pour elle de faire abstraction de sa vie perso et notamment de Momo qui n’arrête pas de venir la perturber avec ses déclarations à la noix. Ce type m’agace profondément, on voit bien qu’il a des soucis avec sa mère, probablement détraquée et qui doit le harceler/lui réclamer des sous, mais ce n’est pas une raison pour vouloir sans cesse couper les ponts comme ça. Ça m’agace et je ne comprends pas l’attachement aveugle de Nino pour lui après toutes ces années. Au final, combien de temps se sont-ils vraiment connus ? N’a-t-elle pas fait d’autres rencontres après toutes aussi marquantes ? J’aimerais vraiment qu’elle s’en rende compte. J’ai cru un instant que c’était le cas lorsqu’elle a écrit sa chanson sur Yuzu mais patatras on revient complètement en arrière à cause de la dernier déclaration de Momo. Elle avait pourtant fait de gros efforts, beaucoup bossé pour être à la hauteur de ce concert. Heureusement qu’elle a vraiment quelque chose de spécial et que les autres membres du groupe la suivent dans sa folie quand elle est déchaînée sur scène, sinon ce serait la fin. L’intensité de ces moments sur scène et la course effrénée de Nino sont parfaitement rendue par la mangaka, c’était génial à voir, on en tremblait nous aussi. Mais j’aimerais la voir donner autant d’énergie sans que Momo soit concerné. Après tout, elle se rend compte que sa relation avec Yuzu est unique… Allez, je garde espoir qu’on va dépasser ça et arrêter de tourner en rond.

Tome 6

A chaque tome, c’est la même bouffée d’émotions. Ici, il se passe vraiment pas mal de choses. On commence avec la fin du festival où Momo choisi encore d’abandonner Alice. On ressent vraiment bien toute sa détresse, toute son urgence et son envie de transmettre ses sentiments, ce qui rend sa chute d’autant plus terrible. J’ai beaucoup aimé sa course mais surtout le moment où elle réalise qu’il l’a encore trahi en quelque chose et que tous ses efforts semblent n’avoir servi à rien. Ce calme après la tempête, ce moment de découragement était très fort, d’autant plus qu’il coïncide avec le bref retour de Momo qui a hésité un instant et qui se confronte à Yuzu qui a alors bien plus d’assurance que lui. La relation entre les deux garçons est vraiment intéressante, elle aussi, et j’espère qu’elle sera creusée.

Après le festival, c’est l’abattement qui gagne tout le groupe. Les cartes sont rebattues et on est face à bien des changements. D’abord, Yuzu a enfin réussi à gagner l’approbation de sa mère, mais elle a posé une condition qu’on ignore encore et qui semble l’obliger à composer sans cesse. Je le trouve assez fade dans cette partie comme si ses seules composantes étaient ses chansons d’un côté et sa relation avec Nino de l’autre. Il a l’air sans âme jusqu’à ce que Momo le contacte à nouveau et que la musique de celui-ci titille sa jalousie et lui donne envie de faire mieux. A côté de ça, on a aussi une Nino apathique depuis le départ de son amour de toujours. Heureusement Mio se rapproche d’elle et semble vouloir l’aider à reprendre du poil de la bête, même si en étant à son contact, elle se fait du mal à elle aussi. Cette partie est vraiment pleine de souffrances secrètes, de blessures causées aux autres sans le vouloir et d’une certaine forme d’apathie qui coïncide avec leur malaise. Ça en dérangera certain mais moi j’ai bien aimé la peinture de cet aspect de la vie.

Pour terminer, chacun réalise qu’il doit changer pour avancer et ne pas se laisser emporter par sa souffrance, que ce soit Alice, Yuzu, Momo, mais aussi Mio, Haruyoshi ou même Ayumi que l’on découvre alors. Chacun est mal à cause de sa musique et surtout de la personne qu’il aime, mais doit changer quelque chose dans sa vie pour aller mieux et le fait. C’est finalement un message positif, une fois de plus, qui ressort de ce titre, et le concert qu’ils vont donner promet d’envoyer. Vivement la suite fin juin !

Tome 7

Encore une fois, je n’ai pas vu le tome passer. Du point de vue de la musique, il atteint une intensité rarement égalée. J’ai vraiment été soufflée par l’énergie d’Alice dans sa performance du début et par tous les enjeux qui s’y cachaient derrière. J’ai aimé les sentir sur la corde raide, elle et Yuzu. Leur performance n’en était que plus intense avec leurs sentiments à fleur de peau. C’est vraiment une expérience à lire et une fois de plus, je regrette que l’auteure ne pousse pas le concept jusqu’à nous mettre à la fin une playlist de titres à écouter en lisant son histoire, ça rendrait l’expérience encore plus prenante.

En attendant, les choix que font Alice et Yuzu me parlent. Je comprends leur désir de changer, d’évoluer, de s’ouvrir aux autres et de grandir. J’ai aimé voir Alice découvrir qu’il fallait qu’elle cesse d’être égoïste et qu’elle pense plus à son public. J’ai aimé voir Yuzu réaliser qu’il était trop gentil avec elle et qu’il fallait la bousculer. Pour finir, j’ai aimé que leur désir de changement touche aussi Momo qui était un peu trop englué dans sa vie merdique. Je place vraiment beaucoup d’espoir dans ces changements qui s’opèrent.

Pour conclure, je suis contente de voir que, même si le trio reste au coeur de l’histoire, la mangaka n’oublie pas pour autant les autres personnages et qu’eux aussi avancent.

Tome 8

Même si c’est toujours aussi intense, aussi passionnel et aussi bien écrit, j’ai été un peu moins touchée par ce tome.

Nous suivons avec intérêt les affres de la créations chez Nino et Yuzu qui doivent composer un morceau pour deux petits jeunes. C’est très intéressant de voir les étapes qui les y conduisent, les éléments qu’il faut prendre en compte pour composer un morceau et l’accorder avec celui ou celle qui va l’interpréter. J’ai trouvé ça passionnant. En plus, le duo pour qui ils composent faisait bien écho à leur relation et m’a touchée. C’étaient deux personnes hautes en couleurs qui ne voulaient pas renoncer à leur rêve tout en sentant bien que c’était bientôt la fin de celui-ci. La mangaka traite encore ceci avec beaucoup de finesse et de justesse dans les émotions, cela manque juste un peu de pep’s pour moi. D’habitude, ils déchirent tout, ici c’est plus doux, plus triste, plus sentimental mais cela permet aussi à Nino et Yuzu de trouver leur style. J’attends avec impatience l’impact de cette découverte sur leur rivalité avec Momo surtout qu’on a enfin retrouvé celui-ci.

Enfin, je n’oublie pas le très joli passage consacré à Mio qui affronte enfin ses sentiments envers Momo pour tourner la page et avancer avec Haruyoshi. C’est tout tendre et émouvant et je leur souhaite beaucoup de bonheur. L’avenir s’annonce donc prometteur pour les prochains tomes de cette aventure sentimentalo-musicale.

Tome 9

Tout comme le tome 8, avant les toutes dernières pages, j’allais dire que j’avais été moins touchée. Il faut dire qu’après neuf tomes, on n’a quand même pas beaucoup avancé dans l’histoire et les démêlés des uns et des autres. Yuzu est toujours amoureux en secret d’Alice, qui elle aime toujours Momo sans le lui avoir dit, qui de même aime celle-ci mais est empêtré dans ses histoires familiales.

Heureusement, et c’est là la force de Ryoko Fukuyama dans ce titre, face à tant d’immobilisme sans qu’on s’en rende compte, elle commence à faire lentement bouger les lignes. On voit ainsi petit à petit Alice se préoccuper de Yuzu de telle sorte qu’on en vient tous à se dire qu’elle le voit comme quelque chose de plus qu’un ami. Elle ne semble pas encore l’avoir réalisé mais lui inconsciemment ça va le booster et le pousser à sortir de sa zone de confort. On va donc dans ce tome voir Yuzu sortir de sa carapace et commencer à se battre avec les conséquences que ça aura parce que c’est au fond quelqu’un de très fragile. J’ai vraiment aimé découvrir pourquoi il avait été hospitalisé autrefois et pourquoi on lui avait interdit tout lien avec la musique. C’était poignant et terrible comme histoire et l’autrice l’a vraiment bien mis en scène avec ce qui lui arrive à la toute fin du tome qui m’a bien chamboulée mais au moins sa relation avec Alice avance enfin et ce n’est pas trop tôt.

Du côté de son rival, les choses bougent aussi mais pas forcément dans le sens qu’on voudrait. Lui aussi se réveille mais c’est sa mère qu’il décide d’affronter pour le bien de sa carrière. On nous glisse donc inconsciemment que c’est peut-être celle-ci qui a le plus d’importance pour lui même si forcément son envie de composer est liée à Alice. En attendant, malgré le défi de Yuzu il n’en profite pas et lui vient en aide au contraire, ce qui montre aussi que leur amitié compte pour lui.

Ryoko Fukuyama n’en arrête pas de jouer avec nos sentiments et nos nerfs pour qui est fan de Yuzu ou fan de Momo, il est parfois dur de choisir son camp. Alice est toujours aussi intéressante à suivre dans sa carrière avec encore des moments incroyables sur scène, qu’on se prend comme de grosses claques tant c’est intense. Le tout sous le regard des membres de leurs groupes qui sont parfois un peu trop simples spectateurs de cette romance musicale. L’attente du prochain tome va encore se faire longue.

Tome 10

Quelle puissance encore ! On en prend plein la poire dès les premières pages avec un concert de folie. La mangaka a un talent fou pour rendre l’intensité de la musique, d’un concert mais aussi des sentiments de ses personnages. Parce qu’en plus de leur tournée, ce tome est aussi centré une fois de plus sur les sentiments à fleur de peau de nos héros. Yuzu trouve enfin la force de se déclarer et mon dieu que c’était beau ! Mon attente fut pleinement récompensée. On sent qu’on tient là un élément charnière de l’histoire. Yuzu s’est libéré et fera tout pour conquérir Nino, tout comme il fera tout pour conquérir la scène de la musique face aux Chats noirs et à Momo. Je croise vraiment les doigts pour que Nino réalise que c’est le souvenir de ce dernier et de ce qu’ils ont vécu qu’elle aime et plus le Momo actuel parce que ce qu’elle dit sur l’importance de Yuzu pour elle est tellement beau que ce serait dommage que ça reste lettre morte.

Du côté des autres membres, j’ai été ravie de voir Mio se rendre enfin compte de ses sentiments pour Haruyoshi. Il était temps que celui-ci se voit récompenser. La romance douce-amère de Kuro s’annonce moins joyeuse, elle, mais au moins elle semble avancer et il pourra ainsi peut-être tourner la page de son côté.

A côté de tout ça, on retrouve également une critique des parents de nos héros entre la mère de Yuzu qui le brime à cause de son histoire à elle, et celle de Momo qui ne voit en lui qu’une source de revenus potentiels. L’image que la mangaka donne de ces deux familles est glaçante mais peut-être très révélatrice d’un système pour la seconde en tout cas.

La série reste, elle, au top du top de ce que peut faire une autrice sur ce sujet et je sens que je n’ai pas fini de me régaler.

Tome 11

Encore trop trop d’émotions pendant ce tome. Je vais avoir du mal à m’en remettre et à attendre le prochain comme à chaque fois. L’autrice est vraiment douée pour toucher ma corde sensible et me faire monter sur des montagnes russes émotionnelles.

Le tome s’ouvre par un dernier concert dantesque d’In no Hurry avec le concours des Chats noirs. Le duo fonctionne à merveille. C’est piquant de dynamisme. Ils sont tous au top malgré le trac et on sent vraiment tellement bien l’énergie qu’ils dégagent sur scène. En plus, la mangaka a un talent fou pour mêler les sentiments du trio de tête à cette représentation déjà forte en émotions et en enjeu. Ça donne des pages bluffantes, pleines de tension et d’intensité. Un vrai régal ! Il ne manque que le son, et heureusement comme j’ai vu l’animé, j’ai quelques mélodies bien rock dans l’oreille >.<

Par la suite, on est emporté à nouveau par un torrent d’émotions avec l’évolution du trio Momo-Nino-Yuzu. Ils représentent la fougue de l’adolescence à l’état pur pour moi, mais aussi ses incertitudes et ses maladresses. Momo se bouge enfin et prend ses responsabilités. Ça m’agace parce que je suis plus pour l’autre couple mais pour les fan du personnage, au moins il évolue enfin et est honnête envers lui même et Nino. C’est adorable de les voir se parler et s’ouvrir. Mais c’est tellement triste pour Yuzu. Heureusement, il ne perd rien de se combativité et je suis agréablement surprise de voir l’autrice aussi subtile pour amener progressivement les changements de sentiments de Nino. Elle se rend compte de plus en plus de combien il compte pour elle, de ce qu’elle lui doit et de la place qu’il occupe dans son coeur. J’adore. C’est torturé et tortueux mais du coup la suite promet un joli duel entre les deux garçons.

En parallèle, Ryoko Fukuyama n’oublie pas les seconds rôles cette fois. Elle revient brièvement sur la triste histoire du batteur d’In no Hurry (dont je ne retiendrai jamais le nom…) et nous propose un rayon de lumière pour lui. J’aimerais qu’on le voie plus. Mais surtout, nous avons droit à un très joli rendez-vous plus de douceur, de candeur et de maladresse entre Mio et Haruyoshi où ils se trouvent enfin, ce qui fait fondre mon petit coeur de fleur bleue >.<

Placé définitivement sous le signe de l’amour, ce tome aura su faire battre mon coeur. Il est terriblement prometteur pour l’ensemble de personnages et la performance musicale était encore au top. Décidément, une série que j’adore !

Tome 12

Je suis une grande fan de la série depuis ses débuts. Elle m’a beaucoup émue et touchée. J’ai parfaitement ressenti le mal être de ses personnages pour qui la musique est un vrai refuge. Pourtant dans ce tome, j’ai été déçue… Pas que la construction de l’histoire soit à remettre en cause, parce que vraiment ce que l’autrice en fait est parfaitement logique, mais c’est juste que j’ai vraiment eu l’impression de revenir en arrière et de tourner en rond. En gros, on nous fait poireauter avant la final et je déteste ça.

Nino a enfin réussi à toucher Momo par sa voix, malheureusement elle a aussi perdu Yuzu par la même occasion. Cela fait des mois que le groupe est sans nouvelle et qu’il part un peu à vau l’eau. D’un côté Nino a tout pour être heureusement mais de l’autre rien ne va. Et je peux vous dire que derrière mon écran, je trépigne à la voir aussi instable et surtout aussi aveugle. Je trépigne aussi parce que Momo voit tout ça et laisse faire juste pour son petit plaisir de l’avoir et ça m’agace ! Alors oui, l’autrice retranscrit parfaitement cela mais que c’est agaçant quand même en tant que lecteur d’y assister. La prise de conscience de Nino a mi-tome, où elle réalise qu’elle n’a plus la voix qu’elle avait avant, parce qu’elle ne ressent plus ce vide qu’elle avait, est important. Mais quand brièvement sa voix revient, elle devrait plus faire le rapprochement avec Yuzu, le seul à pouvoir lui apporter ça.

Bref, si je laisse ce trio principal que j’aime et qui m’agace, je pourrai aussi vous dire que pour combler l’absence de Yuzu, l’autrice ajoute un nouveau membre au groupe. Comme par hasard, la fille que Kuro a bousculé lors de leur dernier concert, et comme par hasard Kuro est le seul à être encore célibataire… Une intrigue totalement inintéressante donc pour moi… Non, je suis plus intéressée par Mio, qui une fois de plus doit composer avec le leader de son groupe qui a peut-être une autre fille en tête quand il écrit. C’est dur, mais elle en ressort à chaque fois plus forte et j’adore son personnage. Elle commence petit à petit à avoir la reconnaissance qu’elle mérite et j’espère que bientôt ça nous explosera au visage.

Ce tome de transition, là pour nous faire patiente jusqu’au retour de Yuzu et sa confrontation avec Momo, n’a pas été une grande lecture pour moi. Trop lent au début, trop mou ensuite, puis trop téléphoné pour finir. J’attends plus d’émotions brutes et violentes dans les prochains, surtout que la fin approche à grands pas, la série étant terminée en 18 tomes.

Tome 13

J’adorais cette série au début mais je dois dire que depuis 2-3 tomes, ce n’est plus ça… Et ici, ce fut un peu le pompon ! L’autrice s’est totalement perdue dans ce qu’elle raconte, je trouve et cela en devient également très confus donc pas très agréable pour le lecteur.

Depuis que Nino a vraiment retrouvé Momo, rien ne va plus. Sauf que je ne vois pas pourquoi l’autrice a fait prendre un tour aussi dramatique à l’histoire, pour moi c’est complètement irréaliste. Alors passer tout ce tome à voir Nino avoir mal parce qu’elle n’arrive plus à chanter comme avant, puis heureuse sans l’être d’être enfin avec Momo puisque leurs sentiments sont réciproques, c’est très très agaçant. Surtout qu’en face, on a Yuzu, qui lui souffre en silence, et subit toute la merde que Nino crée. Le groupe part complètement en sucette alors qu’ils préparent un grand live. C’est du n’importe quoi, franchement ! Et puis, il y a beaucoup trop de répétitions. Alors marre de voir Nino se plaindre d’avoir ce qu’elle voulait.

Par contre, dès qu’ils montent sur scène, c’est une fois de plus magique. On ressent tellement bien la puissance de leur son, mais également la mal être de leur coeur, qu’on en ressent les vibrations au plus profond de nous et ça c’est magique. Voir Nino tout massacrer en direct comme ça, c’est tragique. Mais assister enfin à l’éclosion de Yuzu, ça c’est magique. Et là, j’en veux terriblement à l’autrice d’avoir coupé son tome en pleine montée de tension !

Ainsi, nous avons une longue histoire indépendante pour clôturer ce volume. Au début, ça m’a beaucoup agacée, mais au final j’ai vraiment bien aimé ce récit. On y découvre un jeune photographe au chômage qui a accueilli chez lui sa jeune cousine éloignée et orpheline. Le premier est en vrac depuis qu’il a perdu son travail qui était aussi sa passion depuis tout petit. Il ne comprend pas trop ce que sa cousine fait là. Mais rien que sa présence va l’aider à retrouver la foi. Petit à petit, il va se reconstruire à son contact. N’aurait été la différence d’âge qui me dérange, j’aurais beaucoup aimé l’histoire, surtout grâce à la place faite à la photographie comme moyen de capturer les sentiments. Une chouette petite histoire.

Tome 14

J’ai beau avoir beaucoup beaucoup aimé la série à ses débuts, je trouve depuis quelques temps qu’elle est complètement illogique et ça m’agace.

L’autrice aime inutilement compliquer son intrigue et y ajouter du drame ce qui rend l’histoire difficilement lisible. Ainsi on se retrouve avec une héroïne à qui un amour partagé fait plus de mal que de bien alors que c’était ce qu’elle cherchait depuis toujours. Bonjour la logique, je déteste cette vision de l’amour qui rend plus faible voire pire. Je n’ai rien compris à la relation Alice-Momo. Si c’est pour dire que leur dépendance réciproque n’est pas très saine, il y avait plus simple et moins absurde pour le faire. C’est vraiment emberlificoter les choses pour pas grand-chose et ça fait perdre de la force au titre.

Heureusement à côté, les personnages secondaires et leurs histoires sont touchantes. Que ce soit Momo qui trouve enfin une belle conclusion avec sa mère, même si elle sort un peu de nulle part… Ou encore Haruyoshi qui s’interroge sur son avenir et reçoit une réponse très touchante de Yuzu. Ou pour finir le batteur d’Inohurry (dont j’oublie toujours le nom) qui commence à tourner la page et à avoir de nouveaux sentiments avec lesquels il ne veut pas commettre la même erreur. Eux tous ont su me toucher contrairement aux héros qui m’ont agacée.

Je plains Yuzu de se retrouver au milieu de l’histoire trop compliquée d’Alice et Momo. Lui, il a compris ce qu’il voulait et comment faire. Je croise vraiment les doigts pour que l’autrice arrête de jouer avec lui et ses sentiments, mais j’ai peur qu’elle reste sur son schéma absurde malheureusement et si c’est le cas, la série m’aura beaucoup déçue. D’ailleurs, je trouve que la musique au final prend moins de place qu’avant et je le regrette. On l’oublie trop facilement devant les relations des personnages, elle est juste là dans le fond. Allez, on essaie de retrouver le bon équilibre, s’il vous plaît !

Tome 15

Après un arc bien en-deçà de ce dont est capable l’autrice et qui avait fait chuter mon intérêt, elle retrouve du poil de la bête à l’image de notre héroïne. Il fallait passer par là pour se débarrasser de l’ombre de Momo et passer à autre chose.

Je suis donc ravie de ma lecture. Nous retrouvons notre groupe à Rock Horizon comme l’an passé mais il s’en est passé des choses depuis. Ce qu’il y a de bien, c’est que l’autrice pense à parler de chacun d’eux et de ce qu’il leur arrive en ce moment. On a donc Kuro qui retombe amoureux et apprend à gérer ses angoisses ; Haruyoshi qui continue à avancer dans sa relation avec Mio en faisant fi du passé ; Yuzu qui retrouve l’espoir et donc l’inspiration ; et enfin Alice qui se relève et découvre de nouveaux défis. J’aime beaucoup l’alchimie du tout, cela donne des moments explosifs où la complexité de l’adolescence éclate sous nos yeux.

La romance a été le gros point faible des précédents tomes. Ici, elle reprend vraiment du poil de la bête et redevient logique par rapport à ce qu’il se passe depuis le début. On retrouve une Alice pour qui la musique de Yuzu compte plus que tout, ce qui est une relation assez étrange, que remarquent même les membres d’autres groupe au point de s’interroger sur ses sentiments. En effet, comment peut-elle chanter avec une telle passion en pensant à lui sans l’aimer ? Il n’y a que sur ses morceaux qu’elle y parvient et c’est magique ! Oui, je suis à fond pour une histoire entre eux, ils sont fait l’un pour l’autre et les moments où ils sont ensemble me font vibrer. L’autrice n’a pas intérêt à me décevoir à 3 tomes de la fin !

Du côté musical, on avance aussi. Alice a retrouvé toute sa niaque même si elle pense le contraire. Quitter Momo lui a fait du bien et ils gèrent plutôt bien leur séparation l’un et l’autre ayant compris qu’ils étaient plus attachés à leur relation passée qu’à la présente. Ils peuvent désormais se libérer comme artiste. Alice se fait repérer par Mitsu de Girless et leur duo est magique. J’aimerais vraiment entendre le son de leur rencontre tant il a l’air puissant ! Elle apprend aussi de plus en plus à jouer avec le public et à capter son attention avant de libérer tout ce qu’elle a en elle. Ça donne des moments rares et l’autrice les met parfaitement en scène aussi bien lors de leurs concerts que lors des répétitions. On sent toute leur passion et leur amour de la musique. J’adore !

J’ai donc eu l’impression de revenir à l’essence même de la série avec ce tome. L’autrice a oublié ses égarements. Elle est revenue à l’essentiel et a fait avancer l’ensemble de ses personnages. C’est ce qu’il fallait à ce moment-là de l’histoire !

Tome 16

Même constat que la dernière fois, l’autrice a remis sa série sur les bons rails et bon sang que c’est bon ! J’ai trouvé ce tome juste génial. Il a le parfait équilibre entre développement des personnages et mise en avant de leur passion, ainsi qu’avancée dans les relations.

Tout commence par la scène à Rock Horizon avec un moment juste magique où j’ai vraiment vibré au son et aux émotions des héros. On ressent toute la fougue de leur jeunesse, toute leur passion pour ce qu’ils font, mais également tous leurs tourments qu’ils mettent dans leur musique. C’est époustouflant. Il y a peu d’auteurs qui m’ont fait ressentir ça en lisant un titre musical en dehors de Shinichi Ishizuka dans Blue Giant.

Mais en plus de tout ce travail fantastique sur la scène musicale, ce moment est également majeur pour le développement du héros : Yuzu. L’autrice nous livre enfin des clés de compréhension cruciales pour ce personnage et j’ai été balayée pour les émotions que cela m’a fait ressentir. La détresse de ce pauvre petit bonhomme face à une situation familiale compliquée et tragique qu’il n’aurait pas dû avoir à gérer, était terriblement émouvante. Du coup, quand il réalise ses propres erreurs à ce sujet, c’est encore plus beau de le voir se rétablir et évoluer d’un coup en direct en plein concert ! Ça m’a vraiment rendue heureuse de voir enfin son avenir s’éclaircir en quelque sorte grâce à cette réalisation.

Le tome est ensuite bien plus lumineux que d’habitude malgré quelques rebondissements qui auraient pu nous attriste. L’autrice met parfaitement en scène les belles relations d’amitié qui unissent l’ensemble des personnages, que ce soit les membres de Inohurry, Yuzu et Momo, Momo et Nino ou Nino et Yuzu. Ils ont tous bien grandi mais ont su garder ce grand coeur qui les caractérise. Ainsi la difficile décision prise par Yuzu est bien plus facilement acceptée et au contraire elle permet de voir leur accomplissement. On sent qu’on est proche de la fin avec tout ça.

Le seul bémol, encore une fois, c’est le traitement des relations amoureuses des héros. Il n’y a pas à dire, ça coince encore et toujours. Pris individuellement, j’ai adoré les petits moments entre Nino et Momo d’un côté, puis entre Yuzu et Nino de l’autre. Chaque couple fonctionne super bien, a une dynamique qui me plait et une évolution cohérente. Le hic, c’est que Nino ne peut pas être dans 2 couples aussi différents et qui s’excluent en même temps. On n’est pas dans du polyamour ici. Du coup, je ne comprends vraiment pas l’intérêt de l’autrice à proposer les deux ? Il va falloir choisir et rapidement vu qu’il ne reste maintenant plus que 2 tomes. Personnellement, je suis team Yuzu à fond, parce qu’il ne dégage une alchimie très particulière entre eux, mais je serai quand même un poil déçue pour Momo si c’est le cas.

Ce nouveau tome m’aura fait vibrer. Je suis ravie de retrouver ce qui m’a toujours plu dans la série : la passion des héros pour la musique rock et la fougue qu’ils nous transmettent, ainsi que des relations adolescentes complexes aussi bien familialement que romantiquement mais qui sont superbement développés pour faire battre nos vieux coeurs parfois aigris. On ne parle pas assez de ce titre pourtant, il fait vraiment partie des shojos lycéens qui me touchent le plus dans le portrait fait de cette brochette d’amis musiciens.

Ma note : 15,5 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Ugly Princess de Natsumi Aida

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Titre : Ugly Princess

Auteur : Natsumi Aida

Editeur vf : Akata (M)

Années de parution vf : 2016-2017

Nb de tomes vf : 7 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Mito Meguro est en dernière année de collège et a un physique peu flatteur. Son quotidien est un enfer mais elle peut compter sur ses amis, Maru et Haru. Elle est amoureuse de Kunimatsu, un des beaux gosses de la classe et décide de se prendre en main : moche ou pas elle veut connaître l’amour.

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Mes avis :

Tome 1

Comme avec toute série de Natsumi Aida, ça passe ou ça casse. Ici, j’ai bien aimé le concept de cette fille complexée par son apparence, qui vit dans un monde un peu fantaisiste mais qui souhaite s’en sortir et aller de l’avant.

Le problème, c’est que comme à chaque fois avec la mangaka, elle pousse le concept trop loin au point qu cela devient très vite lourd. J’ai eu bien du mal avec l’humour et les situations très très répétitives qui en plus ressemblent beaucoup à ce qu’elle avait fait sur Switch Girl avec le mode off de Nika et qui m’avait fait abandonner la série au bout d’un moment. Cependant, je trouve Mito et ses copines super sympa et attachantes. Elles m’amusent bien. Il faudrait juste les canaliser un peu pour que ça passe mieux.

J’ai bien aimé aussi le traitement assez réaliste de la façon dont les filles complexes pour pas grand-chose, puis s’enferment là-dedans et se coupent un peu des autres par peur qu’on se moque d’elles. J’ai aussi aimé la façon dont elle relate comment, elle s’est enfermée dans son monde imaginaire pour se protéger une fois de plus. Ici, c’est avec les jeux vidéos de romance mais ça aurait très bien pu être avec n’importe quel autre média ou passion. De ce point de vue, l’auteur maîtrise bien son sujet et on comprend assez bien pourquoi quand on lit son interview et son avant-propos présents dans l’édition collector.

Après, j’ai trouvé l’histoire un peu plus digeste sur la fin, alors peut-être que si Natsumi Aida dose mieux ses effets de style et son humour, la série passera, mais si elle reste sur le même niveau que les premiers chapitres, la suite va vite se faire sans moi malheureusement…

Du côté des dessins, sans que ce soit révolutionnaire, j’aime la facilité avec laquelle la mangaka passe d’un mode à l’autre : classique, réaliste, fantasmé. Le découpage des planches est énergique mais il y a beaucoup trop de texte ce qui les alourdit. Les personnages sont bien croqués par rapport à leur rôle. J’aime beaucoup le côté « félin » qui se dégage de Kunimatsu notamment aussi bien dans le dessin que dans l’attitude. Enfin, la couverture inédite de la version deluxe d’Akata est vraiment très jolie avec ses teintes bleues, violettes, vertes et en plus l’originale est conservée à l’intérieur avec les pages couleurs, alors c’est une très bonne initiative !

Tome 2

J’ai préféré ce nouveau tome au précédent car je l’ai trouvé bien moins bavard et plus centré sur l’amitié entre les filles. J’ai aussi trouvé que l’auteur partait moins dans ses délires, du coup les quelques fois où c’est arrivé, c’était plus percutant. La narration et les thèmes abordés restent tout de même très classiques et convenus. La sortie au parc est assez barbante dans le genre. Kunimatsu reste finalement assez froid et lointain, parfois trop parfait même et n’a rien de naturel. Il fait vraiment personnage de manga ou jeux vidéos, dommage… J’ai aussi du mal avec la sempiternelle idée que les filles doivent « se faire belle » pour plaire ou du moins que l’amour les fait changer et leur donne envie de devenir plus belle. Cela fait vraiment très superficiel et je comprends la réaction de l’amie de Megu qui se sent peu à peu mise à l’écart. C’est d’ailleurs plus son évolution et son histoire qui m’ont intéressée dans ce volume.

Tome 3

Malheureusement pour moi, on lâche très vite l’histoire des trois copines pour repartir à nouveau sur les amours de Mito/Megu. J’ai vraiment été déçue que le problème entre les trois filles soit si vite réglé. Il y avait meilleur d’en faire quelque chose de bien plus intéressant mais Natsumi Aida reste vraiment en surface sur ce titre. Rien n’est vraiment creusé, tout est fade et artificiel. Les amours de Megu occupent les trois quarts du tome et sont encore on ne peut plus classiques. Je m’ennuie même tellement c’est prévisible. L’auteur ne parvient pas vraiment à rendre son histoire touchante ni fondamentalement drôle comme elle avait su le faire sur Switch Girl. C’est assez tiède au contraire avec des personnages qui restent en surface.

Tome 4

Ce tome est à la césure de la série, nous passons du collège au lycée avec Mito, et heureusement parce que la partie collège commençait à me lasser. La seule chose qui m’y plaisait encore, c’était de voir l’ex rivale de Megu, Matsuki, devenir sympa avec elle, l’aider et l’encourager pour qu’elle déploie ses ailes. Megu quitte enfin le collège en se prenant un beau vent au passage. Je n’aurai jamais été convaincu par Kunimatsu qui  représentait trop son petit ami idéal pour être réel. A la place, on se concentre maintenant sur sa nouvelle vie au lycée et je sens que je vais beaucoup aimer la nouvelle bande de camarades qu’il va y avoir autour d’elle.

Tome 5

Même si l’histoire devient de plus en plus classique et similaire aux tonnes de shojos publiés par ailleurs en France, j’ai préféré ce tome aux précédents. Je l’ai trouvé plus drôle, plus frais, plus léger. Je me suis amusée de voir que Natsumi Aida avait donné à trois nouvelles personnes de l’entourage de Mito l’apparence d’un des types de son jeu vidéo, tout en leur donnant une personnalité radicalement différente ^^ Cela donne des situations drôles et cocasses où la force de caractère de Megu ressort bien. Bien attendu son meilleur ami qui est gay, je l’avais vu venir gros comme une maison, de même que je vois venir son crush pour Kanata qui serait moins superficiel que ce qu’il fait croire, mais au moins je m’amuse à lire cette série maintenant.

Tome 6

Oh ! Probablement le meilleur tome de la série jusque là. J’ai adoré voir le rapprochement entre Mito et Kanata. Celui-ci est vraiment un perso comme je les aime. On sent qu’il cache bien des fêlures derrière ses airs de Casanova sans coeur et j’aime voir Mito le titiller et le pousser dans ses retranchements. Ces deux-là vont bien ensemble, ils se poussent à devenir meilleurs et à oublier leurs complexes. J’adore les voir se chamailler et leur premier rendez-vous est une révélation. C’était très drôle de les voir arriver habillés presque pareil et de les voir si bien s’entendre tout du long. Kanata perd peu à peu son masque et devient plus naturel avec elle, devenant une personne de chair et de sang, ce que n’avait pas réussi à faire Kunimatsu. Mito évolue elle aussi et j’espère qu’elle va bientôt réaliser que c’est avec Kanata qu’elle vit quelque chose d’authentique alors qu’avant ce n’était que dans son imagination.

Tome 7

Encore un très bon tome qui conclût joliment la série. J’ai beaucoup aimé l’évolution du couple Kanata-Mito. Natsumi Aida nous offre ici un shojo classique où elle a su maîtriser sa propension à faire trop parler les personnages et à les faire partir dans des délires sans fin. Ici, la drôlerie de l’obsession de Mito pour son jeu vidéo est peu à peu remplacé par l’idée que celle-ci grandit, s’ouvre aux autres et donc elle s’en détache pour entrer dans la vraie vie. Elle devient ainsi quelqu’un qui attire les autres sans s’en rendre compte et crée autour d’elle un chouette groupe d’amis. J’ai eu un peu peur quand j’ai vu Kunimatsu revenir mais la mangaka a bien gérer ce retour pour justement montrer le chemin parcouru par Mito. J’ai trouvé les petits moments romantiques avec Kanata très très mignons et choupinous, montrant bien à quel point celui-ci ne s’arrête pas aux apparences. Bref, j’ai vraiment beaucoup apprécié la deuxième partie de cette série lorsque Mito est au lycée, même si je pense qu’on s’est pas mal éloignés de l’idée de départ de l’auteur et que cette série marquera moins les esprits que sa précédente malheureusement.

Ma note : 15 / 20

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