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Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve

Titre : Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve

Auteurs : Collectif

Editeur : Ynnis avec la collaboration d’Animeland

Année de parution : 2017

Nombre de pages : 135

Résumé : Fin 2016, Hayao Miyazaki refait parler de lui après son annonce de retraite, alors que la relève semblait assurée avec de dignes successeurs tels que Makoto Shinkai, et son film your name. qui bat tous les records, ou encore Mamoru Hosoda – bien que les deux réalisateurs aient des approches très différentes du cinéma. L’animation japonaise est de nouveau sous les projecteurs !
À l’heure où les activités du Studio Ghibli sont quelques peu latentes mais que tous les yeux restent braqués sur lui, ce mook était une évidence. Le moment est donc idéal pour crier notre amour pour l’animation, en faisant un focus tant mérité sur Ghibli : hommage au studio, ce mook est construit sous forme de rétrospective. Biographies, articles thématiques, chroniques, coulisses… Rien n’est occulté dans cet ouvrage pour mettre en valeur le travail de Ghibli. En bonus inédits, les lecteurs trouveront deux visuels de Miyazaki encore jamais diffusés en France, et surtout des dessins hommage réalisés par une sélection des meilleurs artistes français en lien avec le Japon !

Mon avis :

Cette somme retrace le parcours des studios Ghibli de leurs origines à nos jours. C’est un ouvrage simple mais bien documenté. L’édition est agréable, souple et solide, avec une jolie couverture et pas mal d’illustrations. Certains sont mêmes inédites à la fin, ayant été réalisées par des artistes uniquement pour cet ouvrage et sont d’ailleurs très belles.  Lire la suite « Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve »

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

To Your Eternity de Yoshitoki Oima

Titre : To Your Eternity

Auteur : Yoshitoki Oima

Editeur vf : Pika (shônen)

Année de parution vf : 2017

Nombre de tomes vf : 3 (en cours)

Résumé du tome 1 : “C’est à l’épreuve de la réalité que je saurai ce que je suis… Voilà pourquoi mon voyage commence.”
Un être immortel a été envoyé sur Terre. Il rencontre d’abord un loup puis un jeune garçon vivant seul au milieu d’un paysage enneigé. Ainsi commence le voyage de l’Immortel, un voyage fait d’expériences et de rencontres dans un monde implacable…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre de la collection shônen de Pika, To Your Eternity raconte le voyage sur Terre d’un immortel qui peut charger de forme après une rencontre importante. Ainsi depuis les longues années qu’il est sur Terre, il est passé de l’état de pierre, à celui de mousse, puis de loup et enfin d’humain, mais sans pour autant en acquérir la sensibilité et les connaissances. Il reste quelqu’un de mutique et de vierge qui va évoluer au fil de ses rencontres.

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Livres - Illustrations / BD

Le château des étoiles d’Alex Alice

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Titre : Le château des étoiles

Auteur : Alex Alice

Editeur : Rue de Sèvres

Années de parution : Depuis 2014

Nb de tomes : 3 (en cours)

Résumé du tome 1 : Et si la conquête de l’espace avait un siècle d’avance ?
1868. Au seuil d’une incroyable découverte à bord de son ballon de haute altitude, la mère de Séraphin disparaît mystérieusement à la frontière de l’espace. Un an plus tard, une lettre anonyme révèle que son carnet de bord a été retrouvé…
Séraphin et son père, échappant de justesse à un enlèvement, suivent la piste du carnet jusque dans les contreforts des Alpes. C’est là, à l’ombre d’un château de conte de fées, que le roi Ludwig de Bavière a entrepris la construction d’un engin spatial de cuivre et de bois qui s’apprête à changer le cours de l’histoire…

Mes avis :

Tome 1 : 1869 – La conquête de l’espace

Voici une bien belle découverte. J’ai de suite été séduite par les couvertures de cette série, aussi bien dans son édition simple et que « deluxe » et par l’ambiance qui en ressortait, mélange de romantisme et de découverte. L’intérieur est tout à fait à la hauteur. J’ai beaucoup aimé tout l’univers créé par Alex Alice qui se rapproche énormément de Jules Verne et de Miyazaki dont il semble s’être inspiré. Cela donne une ambiance très douce et mélancolique à l’oeuvre, propice à la rêverie. J’ai dont suivi avec grand plaisir les aventures de Séraphin, qui sur les traces de sa mère, cherche à percer les secrets de l’éther pour pouvoir se rendre dans l’espace. L’auteur joue très bien sur les rêves d’enfant que beaucoup d’entre nous ont au fond d’eux. Du coup, on plonge tête la première dans ses aventures qui ne sont pas non plus sans rappeler celles dans lesquelles était souvent embarqué Tintin contre son gré. Ici, entre perte de sa mère, réception d’une lettre mystérieuse, fuite pour échapper à des kidnappeur et rencontre d’un grand personnage dans un décor plus que fantastique, le lecteur ne sera pas déçu. Le tout se lit avec beaucoup de plaisir et de facilité. Les personnages sont sympathiques, on s’y attache vite et le petit groupe s’entend bien. J’ai un énorme faible pour Ludwig, la figure du romantisme germanique par excellence, ainsi que pour le père un peu bourru de Séraphin. Du côté des dessins, je suis plus mitigée. Même s’il me faut reconnaître qu’ils sont très beaux, j’ai beaucoup de mal avec l’influence du manga et de l’anime qui s’y ressent, cela manque de personnalité, notamment du côté du design des personnages. Je préfère largement les paysages et autres décors que je trouve magnifiques. En plus, l’édition « deluxe » leur rend parfaitement honneur avec son grand format, sa reliure luxueuse et ses bonus.

Tome 2

La suite de l’histoire est tout aussi entraînante. Nous voilà maintenant avec tout le petit groupe dans l’espace maintenant qu’ils ont percé le secret de l’éther et surtout qu’ils ont dû fuir la terre ferme. J’ai beaucoup aimé la confrontation entre les rêves scientifiques et philosophiques des personnages et la réalité politique de l’époque avec cette marche vers l’impérialisme de Bismarck sur le monde germanique. Ces apports historiques sont très bien amenés et donnent une vraie profondeur à l’histoire pour bien l’implanter dans un monde qui nous est familier, afin que ce ne soit pas juste un rêve. Parce qu’il faut reconnaître quand même que celui-ci est très très présent dans ce tome, notamment avec le passage du petit groupe sur la face cachée de la Lune et les découvertes qu’ils y font. L’aventure est un peu plus resserrée et moins diversifiée ici, mais je l’ai encore suivie avec plaisir. J’ai aimé voir les relations avec les personnages s’approfondir. Le choix de Ludwig ne m’a pas surpris vu le personnage mais j’attends de voir les conséquences pour les autres personnages puisqu’à la fin de ce tome, on reste sur une fin très ouverte sûrement en vue d’une nouvelle série, un nouvel arc, que l’auteur devrait bientôt sortir.

Tome 3 : Les chevaliers de Mars

Ça y est le second cycle est disponible. Nous reprenons l’histoire exactement où elle s’était arrêtée et l’édition est toujours d’aussi bonne qualité, même si de mon côté je n’ai acheté que l’édition simple et que la deluxe n’a pas l’air disponible pour le moment. Je suis toujours aussi charmée par la qualité de conteur d’Alex Alice mais aussi et surtout par ses qualités graphique. Les dessins sont sublimes, plein de poésie . Sa vision de la campagne bretonne m’a charmée et celle de Mars m’a ravie.

Dans ce second cycle, l’auteur décide de nous emmener sur Mars après nous avoir emmener sur la Lune. La guerre de l’éther fait rage sur Terre. Les Prussiens sont prêts à tout pour en user afin d’asseoir leur pouvoir et de régner sur le monde et l’espace. Séraphin et Sophie sont tranquillement chez le grand-père du premier, en Bretagne, pour le moment et creusent leurs connaissances de l’éther et de l’éthérite (une pierre qu’ils ont découvert). Mais des événements, qui les dépassent et concernent les grandes puissances européennes, vont les pousser à revêtir leur veste de voyageurs et d’aventuriers.

Tous les événements s’imbriquent encore à merveille pour former un récit très cohérent et plein d’aventures. Leur nouveau voyage me fait encore plus rêver que le premier. Et les premières images que nous avons de Mars sont intrigantes et inquiétantes à souhait. Il me tarde vraiment de lire le prochain tome avec peut-être plus de mystères et des retrouvailles j’espère.

Ma note : 16 / 20

Séries Tv - Films

Le vent se lève d’Hayao Miyazaki

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Titre : Le vent se lève

Réalisateur : Hayao Miyzaki

Année de sortie vf : 2014

Histoire : Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.
Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

Mon avis :

Le vent se lève est un Miyazaki différent des autres, et malheureusement pour le dernier film du réalisateur japonais, c’est loin d’être son meilleur.
J’ai trouvé que tout au long du film, il y avait une ambiance plus lourde, pesante que d’habitude malgré les moments plus légers et drôles des rêves du héros qui rappellent parfois Porco Rosso ou Kiki. Mais rien n’y fait, je me suis sentie mal à l’aise pendant une grande partie du film. Il faut dire que le sujet n’est pas facile et qu’en voulant absolument rester neutre, l’auteur en vient à ne prendre aucun parti, à ne rien condamner et à rester trop en surface pour des sujets aussi sérieux que ceux qui touchent la Deuxième Guerre Mondiale.

Le thème choisi, l’aviation, est vraiment cher au réalisateur. On d’ailleurs l’a retrouvé dans nombre de ses oeuvres et il m’a souvent fait rêver, surtout que j’adore le côté recherche et innovation qui est bien présent dans ce film au début. Les avions y sont d’ailleurs magnifiés notamment lors des moments où l’on voit ce que les idées de Jiro pourraient donner. Ce sont sûrement les passages que j’ai préférés dans le film.
Mais il y a d’autres moments très forts aussi, comme le tremblement de terre (où la terre est un personnage à part entière, un vrai monstre) qui est le moment où la tension se fait le plus sentir, ou le 1e essai de l’avion quand il explose en vol. Les moments consacrés à la guerre, bien que brefs, sont très durs, parfois même limite insoutenable.

La narration, elle, est moins réussie. Le début est un peu difficile, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, une première pour un Miyazaki… Et surtout les différentes phases s’enchaînent mal, on dirait qu’il y a un problème de transitions et que l’enfance et l’entrée dans l’âge adulte du héros sont trop courtes. L’histoire est donc un peu lente et surtout mal rythmée, avec des moments assez mous (par exemple : les retrouvailles avec Naoko). De plus, certains pans de l’histoire comme la romance sont parfaitement inutiles et empêchent le réalisateur de se consacrer au coeur de son oeuvre : la quête de l’avion parfait.

Du côté des personnages, comme souvent avec Miyazaki, ils sont assez simples, idéalistes et un peu rêveurs, ce qui d’habitude me plaît. D’ailleurs, au début, j’ai bien aimé le héros, ce grand rêveur et cet éternel enfant. Il allait bien avec son meilleur ami, et aussi avec son patron, le petit acariatre qui est très drôle. J’aimais bien aussi sa soeur, un personnage haut en couleur qui voulait s’émanciper. Mais sur ça est arrivé Naoko, et là, j’ai eu beaucoup de mal à accepter ce personnage, je crois même ne jamais y être arrivée. Elle est beaucoup trop proche de l’idéal de la fille de bonne famille et de la bonne petite femme japonaise. Elle manque cruellement de force et le fait quelle soit malade n’a juste agacée. C’est également la première fois, je crois, que je ne suis pas touchée par l’histoire d’amour d’un Ghibli… Même le mariage, je l’ai trouvé ridicule. C’est bien dommage parce qu’il y avait de quoi en faire un couple épique, mais là il est juste gnian gnian au possible. Chacun d’eux fait preuve d’un grand égoïsme et ça m’a agacée. Bref, l’histoire se serait très bien portée sans cette romance, surtout que malheureusement, au bout d’un moment, c’est la vie personnelle de Jiro qui a pris le pas sur son travail et ça m’a vraiment gâchée mon plaisir :/

Par contre, il fait une peinture du Japon très juste, sans concession, celle d’un Japon pauvre et en retard technologiquement, mais avec de superbes décors, habits et paysages. Le graphisme relève vraiment le niveau de ce film, somme toute assez plat. A l’image de la musique quasiment absente, Miyazaki ayant préféré donner une grande place au silence ce qui a vraiment de quoi surprendre et déstabiliser.

Donc, malgré ses qualités évidente, je ne sais pas si ce sera le genre de film que j’aurai envie de revoir. La magie qui fait le propre des films de Miyazaki m’a par trop manquée !

Ma note : 12 / 20