Liebster Award

Après avoir été taguée par la sympathique Littherapie, me voilà à vous présenter le Liebster Award. Le concept est simple, il faut parler de soi, répondre aux questions posées par le blogueur qui nous a taguée, puis poser des questions à notre tour, le tout pour faire découvrir son blog et ceux des autres au plus de monde possible. J’aime bien le concept et j’espère que ça vous plaira aussi.

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Masked Noise de Ryoko Fukuyama

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Titre : Masked Noise

Auteur : Ryoko Fukuyama

Editeur vf : Glénat (shojo)

Année de parution vf : Depuis 2016

Nb de tomes vf : 7 (en cours)

Résumé du tome 1 : La petite Nino adore chanter. Lorsqu’elle est obligée de se séparer de Momo, son premier amour et de Yuzu, un jeune compositeur, les deux garçons lui font une promesse : ils la retrouveront grâce à sa voix… Depuis ce jour, Nino continue à chanter. Et c’est à son entrée au lycée que leurs chemins se recroisent, entraînant nos trois amis dans le monde de la musique !

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Mes avis :

Tome 1

Une histoire d’amour contrariée sur fond de musique ? Voilà, un titre pour moi ! Oscillant entre drame, humour, romance et amitié, c’est titre qui sort de suite du lot.

J’ai été happée par l’histoire dès les toutes premières pages. Il faut dire qu’il se dégage une ambiance très forte de ce titre qui tient aussi bien à l’histoire qu’au design. Ce dernier est vraiment très réussi. Il suffit de voir les couvertures ultra dynamiques, percutantes et classes. Les pages d’ouvertures des chapitres sont aussi très réussi et surtout j’adore le look des personnages. Ils sont vraiment dignes des groupes de rocks auxquels ils appartiennent avec ce côté un brin rebelle qui se dégage d’eux. Je suis fan ! (Regardez les images que je vous ai mises, de pures merveilles !)

Côté histoire, le premier et long chapitre introduit parfaitement l’univers dans lequel on va être plongés. C’est une histoire qui remonte à loin, à l’enfance de Nino. Sa famille et celle de son voisin Momo ne sont pas simples. Les parents se disputent régulièrement et de chaque côté les enfants en souffrent et trouvent du réconfort en chantant l’un avec l’autre. En grandissant leur dépendance s’accroit comme s’ils n’étaient en sécurité que l’un avec l’autre, alors quand l’un d’eux part sans rien, celui qui est laissé derrière s’effondre. C’est ce qui arrive à la jeune Nino qui a désormais le sentiment que si elle enlève son masque, elle ne pourra que crier sa souffrance au monde entier. Mais elle fait alors la connaissance de Yuzu, un génie de la composition, dont les chansons vont lui permettre à nouveau de respirer et surtout qui vont lui donner un objectif. Voyez, rien que le début de cette histoire prend vraiment aux tripes. Il aborde des sujets douloureux avec beaucoup de justesse et de finesse. J’ai vraiment été touchée.

La suite est tout autant à la hauteur. On s’éloigne un peu de toutes ces souffrances, de ce carcan étouffant, pour retrouver les personnages à leur entrée au lycée. Nino continue à porter son masque, mais chante aussi régulièrement. Elle n’a malheureusement pas retrouvé Momo. Et Yuzu, lui, a monté un groupe de rock avec ses amis, mais il a perdu l’inspiration. Tout est en place pour qu’une belle histoire sur fond de drame se mette en place. Nino et Yuzu se retrouvent, se remettent à chanter ensemble, ce qui redonne l’inspiration à Yuzu. Mais ce serait trop simple si ça s’arrêtait là. L’un comme l’autre souffrent toujours, on le sent bien. Nino est malheureuse, elle vit souvent dans son monde et manque cruellement de confiance en elle, un peu comme Yuzu. C’est leur duo, je pense, qui va leur redonner confiance et foi en eux-même. J’adore déjà le duo qu’ils forment mais je sens qu’il va être contrarié par l’ombre de Momo qui plane sur eux. Celui-ci est aussi dans le même lycée qu’eux même si Nino ne le sait pas encore et il risque encore de tout chambouler.

A côté, nous avons aussi les membres du groupe de Yuzu qui sous leur légèreté ont l’air chacun de porter leur croix. Il y a d’abord Mio, qui décide de quitter le groupe pour que Nino puisse les rejoindre en temps que chanteuse. Il est vrai que sa voix à l’air de filer des frissons à tout le monde dès qu’on l’entend tant elle y projette tous ses sentiments, ce qui est parfaitement rendu dans le manga. Ensuite, il y a le beau (enfin, pas pour moi ><) Haruyoshi qui est amoureux de Mio et pour qui la musique compte plus que tout. Enfin, il y a Kuro, qui a l’air d’être le bon vivant du groupe mais doit bien cacher quelque chose, je pense. Ensemble avec Yuzu, ils forment un groupe d’amis qui se serre les coudes et qui ont l’air d’avoir un lourd passif. Leur groupe de rock a une vraie identité avec le look qu’ils se sont donnés et j’adore le fait que le nom de la chanteuse soit une sorte d’hommage à Nino que Yuzu appelle toujours Alice ^^

Bref, maintenant que Nino les a rejoint, il me tarde que leurs aventures musicales et sentimentales débutent vraiment puisque ce tome était avant tout une mise en bouche très réussie.

Tome 2

On reste encore un peu dans l’introduction avec ce tome. L’histoire n’a pas encore vraiment démarré mais j’ai beaucoup aimé les interactions entre Nino et Yuzu. Ils sont vraiment complémentaires tous les deux et en même temps ils se ressemblent énormément. C’est pour ça que j’ai été très touchée quand Yuzu a avoué à Nino qu’il avait perdu sa voix et comptait sur elle pour la remplacer. Ce moment où ils « chantent » ensemble est très beau et il est à l’image du tome. Chacun d’eux compte sur l’autre pour avancer, Nino avec les chansons et les conseils de Yuzu pour enfin toucher Momo, et Yuzu avec la voix de Nino pour remplacer celle qu’il a perdue. J’ai d’ailleurs aimé tous ces moments autour de la musique, ceux où ils chantent ensemble, ceux où Nino prend des cours avec Mio, ceux où Nino cherche à atteindre Momo, l’auteur les rend vraiment beaux et prenants.

Au niveau de l’histoire, Mio a décidé de quitter le groupe pour laisser sa place à Nino mais celle-ci n’est pas encore au courant. Elle ne se rend même pas compte qu’il existe une rivalité entre elles et elle fait plutôt le choix de devenir amie avec Mio. En parallèle, elle découvre une piste pour retrouver Momo et décide de la suivre malgré ses appréhensions, mais la découverte qu’elle fait n’est pas celle qu’elle attendait. Forcément au bout de 6 ans, ils ont changé tous les deux. J’ai aimé les explications de Momo qui trouve qu’il a trop changé et qu’il n’est plus le Momo que Nino a connu, et que donc il vaut mieux qu’il ne se retrouve pas. Mais Nino est une fille forte, elle persévère et parvient à l’atteindre. Oh, comme j’aimerais entendre la voix dont ils parlent tous, elle a l’air vraiment particulière et puissante. En même temps, elle découvre également le secret de Yuzu et d’Inohari qu’elle va enfin rejoindre. Il me tarde de les voir sur scène, j’espère voir l’alchimie que je pressens entre eux à l’oeuvre. D’ailleurs, j’ai adoré voir Nino et Yuzu essayé de tout concilier et celle-ci ne pas faire passer Momo en premier. Sa relation avec Yuzu est vraiment la plus belle actuellement, elle compte beaucoup pour moi et j’espère la voir encore s’approfondir.

Tome 3

Punaise, ce tome envoie encore du lourd ! J’ai quasiment lu ce tome en apnée tant il est chargé émotionnellement. J’ai été très touchée par la profondeur de la tristesse des personnages. Chacun souffre vraiment que ce soit dû au passé ou au présent.

Bien sûr, Nino/Alice, notre héroïne est celle qui est le plus mis en avant. J’ai adoré la façon dont la mangaka décortique et révèle la façon qu’elle a de fuir la réalité, de fuir son passé, de fuir ses sentiments. C’est tellement beau et triste à la fois. La musique lui apporte à la fois douleur et réconfort et le rendu graphique de ces moments est de toute beauté avec ces envolées de notes.

Mais Nino n’est pas la seule à souffrir, on sent bien que Momo, son ami d’enfance, étouffe lui aussi mais j’ai l’impression qu’il part dans une meilleure direction. Sa relation avec « sa gardienne » est chouette. Celle-ci cherche vraiment à l’aider et la conversation qu’il a eue avec Nino, même si elle était loin d’être sincère, était nécessaire. Je suis par contre triste que son identité ait déjà été révélée à Yuzu parce que j’aimais bien l’amitié qui se tissait entre eux.

Ce dernier est pris en plein milieu des problèmes de Nino et Momo et il en souffre lui aussi. Ça m’a vraiment pris aux tripes la façon dont il a réprimé ses sentiments tout du long alors qu’il mourrait d’envie de tout lui dire et qu’il s’y était préparé. En plus, l’attitude de sa mère envers lui est horrible.

Enfin, il ne faudrait pas oublier les autres membres du groupe entre lesquels il se dessine un classique triangle amoureux je sens. Si Mio a déjà été un peu approfondie par Ryoko Fukuyama, les deux autres sont encore un peu en retrait et j’espère bientôt mieux les découvrir.

Il en reste que Masked Noise est vraiment un titre de qualité qui se démarque du paysage shojo actuel par l’intensité des sentiments de ses personnages et la vivacité du trait de l’auteur. Elle mélange à merveilles les affres de l’adolescence et la création musicale. C’est vraiment une petite perle.

Tome 4

Même si je reste fan de la série, je suis un peu moins emballée par ce tome qui nous embarque dans un long flashback sur la création d’Inohurry et qui nous fait suivre une Nino encore une fois perdue dans ce qu’elle doit faire. Je suis un peu déçue qu’elle panique face au baiser de Yuzu et que celui-ci se sente obligé de faire marche arrière, c’est triste. Alors certes, il protège leur amitié mais il n’aide pas Nino à avancer. Je peux comprendre qu’elle soit attachée à son ami d’enfance, mais là ça vire à l’obsession et ce n’est pas très sain. Pareil pour lui, on se rend compte qu’il est encore beaucoup trop accroché à Nino au point qu’il la considère comme sienne et qu’il ne supporte qu’un autre lui prenne alors qu’il l’a ignorée pendant des années. C’est très particulier comme relation. L’auteur essaie de lui donner un tour romantique mais ça ne prend pas avec moi et je sens juste un malaise entre eux qui me rend mal à l’aise.

Leur mal être est encore une fois omniprésent. Nino ne sait pas comment avancer, alors heureusement qu’Haruyoshi passe par là pour la guider. C’est agréable de découvrir un peu plus ce personnage qui était encore trop en retrait et j’espère qu’on découvrira aussi prochainement le dernier membre du groupe. Ici, c’était mignon et touchant de découvrir leur passé même si je ne peux m’empêcher de trouver que la mangaka en fait un peu trop. Ce n’est pas logique (pour le moment) qu’une mère soit aussi intransigeante que celle de Yuzu et interdise à son fils de faire de la musique comme ça. Ryoko Fukuyama essaie de créer ainsi un passé tragique et mystérieux à Yuzu mais ce n’est pas très crédible. Alors certes j’aime déjà le personnage alors ça passe avec moi mais ça pourrait en agacer certains.

Au final dans ce tome, Yuzu recule après son baiser à Nino et reste ami avec elle. Celle-ci apprend comment Inohurry s’est formé et à quel point elle est au centre de tout pour eux et donc qu’elle doit un peu oublier Momo et donner le meilleur d’elle pour eux et non pour lui. Maintenant, prochain objectif : le festival Rock Horizon. Il me tarde de les voir sur scène, ça devrait déménager !

Tome 5

J’ai retrouvé le plaisir des débuts ici avec un tome très intense centré sur la performance d’Inohurry sur scène lors d’un festival. Nino est vraiment à fond dans la musique et son groupe mais ce n’est pas facile pour elle de faire abstraction de sa vie perso et notamment de Momo qui n’arrête pas de venir la perturber avec ses déclarations à la noix. Ce type m’agace profondément, on voit bien qu’il a des soucis avec sa mère, probablement détraquée et qui doit le harceler/lui réclamer des sous, mais ce n’est pas une raison pour vouloir sans cesse couper les ponts comme ça. Ça m’agace et je ne comprends pas l’attachement aveugle de Nino pour lui après toutes ces années. Au final, combien de temps se sont-ils vraiment connus ? N’a-t-elle pas fait d’autres rencontres après toutes aussi marquantes ? J’aimerais vraiment qu’elle s’en rende compte. J’ai cru un instant que c’était le cas lorsqu’elle a écrit sa chanson sur Yuzu mais patatras on revient complètement en arrière à cause de la dernier déclaration de Momo. Elle avait pourtant fait de gros efforts, beaucoup bossé pour être à la hauteur de ce concert. Heureusement qu’elle a vraiment quelque chose de spécial et que les autres membres du groupe la suivent dans sa folie quand elle est déchaînée sur scène, sinon ce serait la fin. L’intensité de ces moments sur scène et la course effrénée de Nino sont parfaitement rendue par la mangaka, c’était génial à voir, on en tremblait nous aussi. Mais j’aimerais la voir donner autant d’énergie sans que Momo soit concerné. Après tout, elle se rend compte que sa relation avec Yuzu est unique… Allez, je garde espoir qu’on va dépasser ça et arrêter de tourner en rond.

Tome 6

A chaque tome, c’est la même bouffée d’émotions. Ici, il se passe vraiment pas mal de choses. On commence avec la fin du festival où Momo choisi encore d’abandonner Alice. On ressent vraiment bien toute sa détresse, toute son urgence et son envie de transmettre ses sentiments, ce qui rend sa chute d’autant plus terrible. J’ai beaucoup aimé sa course mais surtout le moment où elle réalise qu’il l’a encore trahi en quelque chose et que tous ses efforts semblent n’avoir servi à rien. Ce calme après la tempête, ce moment de découragement était très fort, d’autant plus qu’il coïncide avec le bref retour de Momo qui a hésité un instant et qui se confronte à Yuzu qui a alors bien plus d’assurance que lui. La relation entre les deux garçons est vraiment intéressante, elle aussi, et j’espère qu’elle sera creusée.

Après le festival, c’est l’abattement qui gagne tout le groupe. Les cartes sont rebattues et on est face à bien des changements. D’abord, Yuzu a enfin réussi à gagner l’approbation de sa mère, mais elle a posé une condition qu’on ignore encore et qui semble l’obliger à composer sans cesse. Je le trouve assez fade dans cette partie comme si ses seules composantes étaient ses chansons d’un côté et sa relation avec Nino de l’autre. Il a l’air sans âme jusqu’à ce que Momo le contacte à nouveau et que la musique de celui-ci titille sa jalousie et lui donne envie de faire mieux. A côté de ça, on a aussi une Nino apathique depuis le départ de son amour de toujours. Heureusement Mio se rapproche d’elle et semble vouloir l’aider à reprendre du poil de la bête, même si en étant à son contact, elle se fait du mal à elle aussi. Cette partie est vraiment pleine de souffrances secrètes, de blessures causées aux autres sans le vouloir et d’une certaine forme d’apathie qui coïncide avec leur malaise. Ça en dérangera certain mais moi j’ai bien aimé la peinture de cet aspect de la vie.

Pour terminer, chacun réalise qu’il doit changer pour avancer et ne pas se laisser emporter par sa souffrance, que ce soit Alice, Yuzu, Momo, mais aussi Mio, Haruyoshi ou même Ayumi que l’on découvre alors. Chacun est mal à cause de sa musique et surtout de la personne qu’il aime, mais doit changer quelque chose dans sa vie pour aller mieux et le fait. C’est finalement un message positif, une fois de plus, qui ressort de ce titre, et le concert qu’ils vont donner promet d’envoyer. Vivement la suite fin juin !

Tome 7

Encore une fois, je n’ai pas vu le tome passer. Du point de vue de la musique, il atteint une intensité rarement égalée. J’ai vraiment été soufflée par l’énergie d’Alice dans sa performance du début et par tous les enjeux qui s’y cachaient derrière. J’ai aimé les sentir sur la corde raide, elle et Yuzu. Leur performance n’en était que plus intense avec leurs sentiments à fleur de peau. C’est vraiment une expérience à lire et une fois de plus, je regrette que l’auteure ne pousse pas le concept jusqu’à nous mettre à la fin une playlist de titres à écouter en lisant son histoire, ça rendrait l’expérience encore plus prenante.

En attendant, les choix que font Alice et Yuzu me parlent. Je comprends leur désir de changer, d’évoluer, de s’ouvrir aux autres et de grandir. J’ai aimé voir Alice découvrir qu’il fallait qu’elle cesse d’être égoïste et qu’elle pense plus à son public. J’ai aimé voir Yuzu réaliser qu’il était trop gentil avec elle et qu’il fallait la bousculer. Pour finir, j’ai aimé que leur désir de changement touche aussi Momo qui était un peu trop englué dans sa vie merdique. Je place vraiment beaucoup d’espoir dans ces changements qui s’opèrent.

Pour conclure, je suis contente de voir que, même si le trio reste au coeur de l’histoire, la mangaka n’oublie pas pour autant les autres personnages et qu’eux aussi avancent.

Ma note : 17 / 20

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Solanin d’Inio Asano

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Titre : Solanin

Auteur : Inio Asano

Editeur vf : Kana (Made In)

Année de parution vf : 2007

Nb de tomes : 2 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Une petite mélodie un peu folle qui raconte notre jeunesse, imperceptible et ténébreuse.
Une petite histoire d’amour, drôle et triste, entre Taneda et Meiko, qui n’en sont qu’à leur deuxième année dans le monde du travail. Une œuvre qui a suscité émotion et compassion chez les lecteurs, de tout âge et des deux sexes, une œuvre qui fait parler d’elle !!

Mes avis :

Tome 1

Voici le manga tranche de vie par excellence ! Dans ce titre Asano nous fait suivre le quotidien d’une jeunesse japonaise désoeuvrée, qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Pour cela, il s’attache d’abord à un couple des plus banal dont la fille est office lady pendant que le garçon fait des piges et joue de la musique à côté. On les sent tous les deux bien paumés. Leur quotidien est extrêmement banal, on s’y ennuierait presque. A côté de ça, ils ont une bande de copains très simples mais qui ont l’air géniaux. Ils s’entendent tous bien et sont solidaires, c’est sympa à voir et pour une fois ça ne sonne pas faux. Cependant, il résulte de cette ambiance mollassonne  un rythme tout aussi mou au début. C’est d’ailleurs ce qui m’avait fait arrêter le titre lors de ma première lecture et c’est bien dommage parce que la suite est bien plus intéressante. A partir du moment où l’héroïne décide de faire bouger son couple, le rythme change, les dialogues sont moins verbeux (et barbants), l’introspection prend toute sa place et les décors éclatent au grand jour. Ainsi même si ils ne changent pas radicalement de caractère tous les deux, leur quotidien devient d’un coup moins banal, plus enjoué et plus agréable à suivre. Cela donne des derniers chapitres accrocheurs et une fin du tonnerre qui ne peut que donner envie de lire le second et dernier tome.

Tome 2

Avec ce nouveau tome, Asano a parachevé de me convaincre. Solanin est vraiment une grande série.

L’histoire prend un tournant complètement différent ici et en même temps elle continue sur la même ligne que dans le tome 1. L’événement choc qui le concluait a forcément eu des répercutions sur ce nouveau tome, mais on garde les éléments de base qu’on avait appréciés : l’émotion qui grandit peu à peu, et ce bel esprit de groupe qui rassemble ces amis. J’ai vraiment été énormément touchée par la cohésion qu’ils dégagent. Ils peuvent vraiment compter les uns sur les autres. Ils s’aiment et se comprennent, savent ce qu’ils peuvent faire ou non pour aider leurs amis, c’est beau. En plus, comme ce sont des jeunes très banals, on se dit presque que ça pourrait aussi bien être nos amis. On se sent vraiment proche d’eux, et cela compte dans ce tome qui montre comment surmonter un drame et continuer à vivre ensuite, pas à vivre comme si de rien n’était, mais à avancer. J’ai d’ailleurs aimé qu’Asano utilise la musique comme élément cathartique. Cela donne une ambiance à la fois triste, douce et pleine d’espoir. Les scènes où le groupe joue sont pleines d’énergie. C’est donc un univers très cohérent que nous décrit Asano, un univers d’une jeunesse japonaise qui se cherche et qui se trouve non seulement dans l’individualité mais aussi dans le groupe, un groupe qui n’a de cesse de s’agrandir et de changer. C’est une belle leçon de vie.

Solanin, contrairement à ce que laissait entrevoir les premières pages, est un titre très fort. Il touche droit au coeur en évoquant des moments de la vie qui sont durs à traiter et à vivre, le tout avec beaucoup de justesse, et ceci sans que l’on s’ennuie un moment. C’est une vraie réussite.

Ma note : 18 / 20

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Fool on the rock de Chihiro Tamaki

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Titre :  Fool on the rock

Auteur : Chihiro Tamaki

Editeur vf : Asuka

Années de parution vf : 2009-2010

Nb de tomes : 4 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Depuis qu’il s’est fait virer du groupe de rock de ses potes, Hoshino a laissé tomber la guitare. Jusqu’à ce qu’il ne puisse plus supporter sa vie de lycéen et décide de monter un nouveau groupe. Peut-être qu’ils ne seront jamais célèbres, peut-être qu’il faudra galérer des mois pour enfin jouer en public, mais c’est pas grave ! L’important, c’est de se faire plaisir, de se lâcher, de sentir la musique résonner au plus profond de soi !

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Mes avis :

Tome 1

Après Walkin’ Butterfly, je retrouve enfin le travail de Chihiro Tamaki. A nouveau, elle nous plonge dans le quotidien d’une jeunesse désoeuvrée, une jeunesse non seulement lycéenne mais aussi aux portes de l’âge adulte. Cela donne un rythme assez lent et mou à l’histoire, à l’image de son héros mollasson, ce qui contraste fortement avec l’image donnée par les couvertures. Cependant, on sent une volonté de s’en sortir, d’aller à la recherche de ses rêves pour remonter à la surface, mais pour l’instant cela reste un rêve inaccessible. Du coup, j’ai un avis mitigé. J’aime l’idée de départ mais je trouve le traitement un peu fade et trop dans les extrêmes. Elle exprime avec trop de force la passion, l’enthousiasme, la rage, et avec trop de mollesse la perte de repères et la recherche de soi. Il faut voir comment cela va évoluer par la suite parce que je ne suis pas des plus passionnée par leur groupe de rock, ni par la vie de lycéen d’Hoshino.

Tome 2

Ce tome a le mérite d’être bien plus dynamique que le précédent. Le héros se prend enfin en main, il se réveille même et comme il va de l’avant cela se ressent énormément sur l’histoire. La chape de plomb qui pesait sur le tome 1, s’est envolée. Le titre ne devient pas pour autant plus léger, mais il est plus agréable à suivre. En effet, savoir comment il va faire avec Imai pour former un groupe et se produire est intéressant. C’est même amusant de voir comment le choix des membres se fait. C’est par contre toujours aussi extrême dans l’expression des sentiments, mais j’ai espoir de les voir gagner en subtilité au fil des chapitres. Un titre en devenir…

Tome 3

Encore une ambiance complètement déjantée dans ce tome. Le début nous raconte l’histoire de la jeunesse d’Imai et nous permet de voir à quel point il est proche d’Hoshino en fait. C’est comme lui quelqu’un qui veut vivre ses rêves à fond. Cependant la suite de l’histoire m’a un peu moins plu parce que j’ai trouvé le rythme plus mou. Depuis que le groupe est formé, on repart dans les enjeux du tome 1 qui ne m’avaient pas trop plu, à savoir trouver un son et une scène où jouer. Par contre, j’ai bien aimé que C. Tamaki montre comment ils tissent des liens aussi bien entre membres du groupe, qu’avec d’autres musiciens. L’ambiance du festival et des live houses est bien rendue aussi. Mais le titre est vraiment bancal quand même, dommage.

Tome 4

La fin relève un peu le niveau de la série, en ce sens qu’elle est assez réaliste. Elle montre bien que tout ne peut pas rester tel qu’on l’espère et que la  vie nous pousse à faire des choix, à changer et à évoluer. C’est assez bien mené de ce côté-là. Finalement, j’ai beaucoup aimé le côté « esprit de groupe » de la série, c’est vraiment le point positif de celle-ci, avec le côté « jeunesse qui se cherche ». Mais dans l’ensemble c’est vraiment trop chaotique, il y a beaucoup de choses à défricher et à améliorer, donc c’est un titre qui ne restera pas dans les annales, dommage.

Quant à l’histoire qui a été rajoutée à la fin, elle n’a aucun lien avec Fool on the rock et je l’ai trouvée bien trop naïve et insipide. Elle n’apporte rien malheureusement, donc ils auraient mieux fait de ne pas la mettre.

Ma note : 12, 5 / 20

Nodame Cantabile de Tomoko Ninomiya

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Titre : Nodame Cantabile

Auteur : Tomoko Ninomiya

Editeur vf : Pika

Années de parution vf : Depuis 2009

Nb de tomes vf : 20 (en cours)

Résumé du tome 1 : Shin’ichi Chiaki est le fils d’un célèbre pianiste de stature internationale.
C’est aussi l’élève le plus doué de l’université de musique où il étudie le piano en 3e année. Il rêve de partir en Europe étudier la direction d’orchestre. Malheureusement, il est coincé au Japon ! C’est là qu’il fait la connaissance de Nodame, une jeune fille excentrique qui a fait de son appartement une vraie décharge publique… Pourtant, elle montre un talent certain pour le piano… L’histoire de ces deux jeunes mélomanes ne fait que commencer…

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Tome 1

Un véritable coup de coeur ! J’aime le thème novateur du manga, c’est intéressant ponctué d’un humour irrésistible, parfois complètement loufoque, avec des personnages ultra attachants. Chiaki est un fou furieux complètement obsédé par sa réussite et j’aime les failles que lui donne l’auteur. Nodame, elle, vit totalement dans un autre monde. C’est un génie, mais aussi une grande enfant complètement barré, et l’équilibre entre les deux bizarrement est parfait. Ce premier tome est vraiment sympathique et amusant, ce qui est fort pour un manga qui parle de musique classique, c’est original et vraiment bon ! A suivre

Tome 2

Ce nouveau tome est encore meilleur que le précédent, plus drôle et plus loufoque. L’histoire me plaît toujours autant. On est à fond dans les découvertes musicales du petit groupe formé autour de Chiaki et Nodame, petit groupe qui une nouvelle fois s’agrandit de personnages hauts en couleur. C’est toujours aussi bon à lire !

Tome 3

Encore mieux que le tome précédent dont il poursuit l’histoire sans s’arrêter. C’est toujours très drôle et les personnages tous plus dingues les uns que les autres nous entraînent vite dans leurs folles aventures. L’arrivée du célèbre maestro, Stresemann est vraiment un grand moment. Celui-ci va réveiller les ambitions guerrière de Chiaki pour notre plus grand plaisir quand il le nomme pour le seconder, puis pour diriger l’orchestre A ! L’auteur est toujours là où on ne l’attend pas, un régal !

Tome 4

Ce tome est un peu moins réussi que le précédent qui atteignait des sommets, parce que l’histoire principale ralentit, l’auteur casse le rythme, dommage. Il y a un peu trop d’élément sur Milch. Mais, cela reste une série super intéressante et toujours aussi drôle. De plus, le bonus en fin de volume est parfait pour en apprendre plus sur les débuts de Nodame au piano.

Tome 5

Très bon tome qui relève largement le niveau du dernier. J’ai pris une vraie claque lors du concert de Chiaki et j’avais déjà beaucoup aimé celui de Nodame juste avant. Il se dégage une vraie magie des scènes où les personnages se donnent à fond pour jouer leur musique. Mais l’auteur est aussi douée pour exprimer les sentiments plus sombre, comme la jalousie et la tristesse d’avoir perdu l’être aimé au profit de quelque chose de plus grand. L’histoire de l’ex de Chiaki est belle à suivre et donne lui à un super duo Chiaki-Nodame au piano, j’adore ! En prime, l’histoire bonus à la fin, nous raconte la drôle de rencontre de Chiaki avec Viera où la mère du 1e me rappelle beaucoup Nodame, une pise te à suivre lol

Tome 6

Très joli tome centré sur Chiaki et ses psychoses. On commence par un superbe moment de mélancolie avec cette sorte de fête de fin d’année pour clôturer toutes les années d’études de ceux qui partent, c’est beau et ça rappellera des souvenirs à certains. Puis, comme Chiaki fait parti des diplômes se pose la question de son avenir, on le sent vraiment perdu, coincé alors qu’il aimerait avancer, du coup à la fin, il se venge un peu sur Nodame et la pousse elle aussi à s’interroger sur ce qu’elle veut faire. Cela donne une jolie dynamique entre eux. J’ai aussi énormément apprécié de découvrir la famille maternelle de Chiaki, ils sont aussi fous que lui par certains côtés ^^

Tome 7

Encore un très bon tome où l’on suit l’évolution de l’orchestre monté par Chiaki : sa composition, ses entraînements, ses errements, ses préparatifs… tout cela pour donner un grand concert ! Il me tarde vraiment de le voir mis en scène. Du côté de Nodame, elle est un peu effacée dans ce tome, on ne la voit pas beaucoup, mais il est très drôle de la voir se débattra pour échapper à son nouveau professeur/tortionnaire. On sent vraiment que tout plein de choses bouillonnent en elle et qu’elles n’attendent que le déclic pour sortir, espérons que cela soit pour bientôt.

Tome 8

C’est très sympa de continuer à suivre l’évolution de l’orchestre de Chiaki, de le voir jouer en live devant un vaste public (dommage que la scène soit si courte…) et de voir les membres changer au gré de la vie. Nodame revient également sur le devant de la scène dans ce tome grâce au concours qu’elle prépare avec Harisen. Elle est vraiment phénoménale, quel dommage qu’elle n’ait pas plus confiance en elle. J’aimerais un jour qu’on creuse son personnage et qu’on en sache plus sur les raisons de sa loufoquerie. Par contre, elle a vraiment un grand coeur quand on voit ce qu’elle entreprend pour aider Chiaki à vaincre sa phobie de l’avion, alors que ça risque de les séparer. Vite, vite, la suite de son concours !

Tome 9

Sûrement l’un des meilleurs tomes jusqu’à présent. Il s’ouvre avec la suite du concours de Nodame qui tient toutes ses promesses, c’est palpitant (et à écouter avec les musiques qu’elle joue, c’est encore mieux ><). La chute n’en est que plus dure, mais j’ai adoré la réaction de Chiaki et de sa mère. Ensuite on continue à voir l’évolution de l’orchestre monté par Chiaki alors que celui-ci sait qu’il va désormais partir, mais l’auteur ne laisse rien en plan et explique comment le projet va se poursuivre. Puis on termine avec la découverte de la famille de Nodame où elle est allée se réfugier. Celle-ci a vraiment du mal à accepter la réalité, mais avec une famille pareille on comprend un peu pourquoi. J’ai aimé que Chiaki la rejoigne et cherche à la convaincre de continuer le piano. J’ai trouvé ce tome très équilibré entre les deux personnages et j’ai aimé les passages où l’on voit leur famille. Maintenant, direction Paris !

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Tome 10

Premier tome qui se passe à Paris et je suis déjà sous la charme. On dit au revoir à toute la petite équipe du Japon, et on découvre déjà de nouveaux personnages tout aussi haut en couleur entre les voisins de Chiaki et Nodame à Paris, et les futurs rivaux de Chiaki pour diriger des orchestres. Tout avance toujours aussi vite sans que l’on perde ce qui fait la saveur du titre : son côté farfelu et sa générosité musicale, car oui une fois de plus j’ai pris une claque en voyant les chefs d’orchestre diriger tour à tour. C’est toujours aussi bon et il me tarde de voir ce que cela changera chez Chiaki (et puis, je voudrais voir encore un peu de Nodame au piano…).

Tome 11

Ah la la, que j’aime cette série. Malgré le nombre conséquent de tome, j’ai l’impression qu’elle se renouvelle sans cesse. J’ai bien le début de ce tome avec la fin du concours de Chiaki, qu’il remporte en faisant de gros efforts sur lui même. Quelle évolution au niveau de son caractère depuis le début de la série quand même ! Puis aussitôt fini que le voilà embarquer dans une tournée drôlissime avec Milch au grand dam de Nodame qui se retrouve seule à Paris. Se repose alors encore la sempiternelle question : pourquoi veut-elle faire du piano et j’espère que sa rencontre avec son nouveau professeur : Charles Auclair, l’aidera à trouver la réponse. J’aime bien la voir travailler au conservatoire dans les différents cours et rencontrer d’autres personnages farfelus, ça m’amuse toujours autant.

Tome 12

L’histoire se poursuit à Paris, avec cette fois, un tome plus centré sur Nodame et ses sempiternels problèmes pour lire et comprendre les oeuvres vu qu’elle fonctionne surtout à l’oreille et à l’instinct. La série est toujours aussi riche, il y a des moments très intéressants sur la vie des élèves d’un conservatoire. Mais Tomoko Ninomiya n’en oublie pas pour autant de faire retomber la pression avec des moments très drôles comme ceux des balbutiements de la relation amoureuse Chiaki-Nodame, ou bien ses interactions avec le jeune prodige, Lucas. J’ai aussi énormément apprécié la partie consacrée au peintre de la résidence qui donne une saveur particulière à la perception qu’on a des interprétations des musiciens. Bref, la mangaka est toujours aussi douée pour agrandir la foule de personnages qui peuplent sa série, j’adore.

Tome 13

Ce que j’ai aimé ce tome encore. On retrouve un Chiaki fébrile aussi bien dans sa relation avec Nodame que dans son avenir professionnel avec le nouvel orchestre qu’on lui confie, qui sera vraiment une gageure. On retrouve des éléments de la partie qui s’est déroulée au Japon avec ce nouvel orchestre où rien ne va et qu’il va devoir conduire et amener à l’excellence, comme il l’avait avec l’orchestre S. La dynamique reste la même, mais Chiaki a bien changé depuis et du coup, il me tarde de voir comment il va s’y prendre maintenant. Nodame elle, avance mais une rivale inattendue arrive à son tour à Paris. Cependant la toute fin, donne très très envie, avec peut-être enfin le duo qu’on attendait.

Tome 14

L’histoire continue à avancer sur les chapeaux de roues avec une entrée en matière assez catastrophique pour Chiaki, qui se relève plutôt bien de ce désastre par rapport à celui qu’il était au début. Je me répète mais quelle évolution chez ce personnage, c’est vraiment devenu un chic type ! J’aime beaucoup son implication dans l’orchestre, il ne lâche pas l’affaire malgré les calamités qui lui tombent dessus. J’aime aussi l’évolution de sa relation avec Nodame, il dit clairement ici qu’il a arrêté de lutter contre ses sentiments pour elle, c’est mignon. Et puis ses interactions avec les autres sont toujours aussi drôles, pareil pour Nodame d’ailleurs, même si je la trouve plus posée ces derniers temps. C’est juste dommage qu’ils n’aient pas pu jouer ensemble au final. Dans ce tome, les 2 personnages voient donc leur histoire avancer et le cliff de fin me donne très envie de voir la suite.

Tome 15

Un tome qui a su tenir toutes ses promesses ! On voit enfin Nodame donner un récital et elle s’en sort comme une pro tout en restant elle-même et en gardant son grain de folie, c’est excellent ! J’ai aussi beaucoup aimé toutes les références culturelles à la France, assez justes dans leur ensemble, bravo. De son côté, Chiaki fait passer des auditions pour compléter son pauvre orchestre en perdition. Il avance aussi à sa façon, comme le fait Nodame. C’est sympa à voir et bien sûr la série garde également ses touches d’humour habituelles. Que du bon.

Tome 16

Tome intense et peut-être un peu lourd portant quasiment que sur les répétitions de Chiaki avec son orchestre. C’est dommage parce que du coup, il efface les autres personnages comme Nodame et ses comparses du conservatoire. Certes, il est intéressant de les voir travailler quand on sait d’où ils partent, mais il aurait peut-être mieux valu l’étaler sur 2 tomes que tout concentrer en un seul, je ne sais pas.

Tome 17

Un tome clé ! On rencontre enfin le père de Chiaki qui n’est pas du tout comme je le croyais. Leur histoire a l’air bien plus compliquée que je ne croyais et je sens que je vais vraiment aimer la découvrir. Par certains côtés, ils se ressemblent beaucoup tous les deux. Du coup, le tome parle pas mal de Chiaki et de son mal être. Les scènes se passant pendant ses concerts sont superbes et palpitantes, surtout le 2e quand il joue lui-même. Mais l’élément central c’est le doute qui s’installe en lui et comment il fait pour surmonter ça. C’est là qu’on voit la belle évolution de Nodame qui est devenue bien plus mature et qui essaie vraiment de l’épauler pour qu’il surmonte ça. J’ai trouvé leur couple très équilibré dans ce tome. Mais il me tarde qu’on recommence à voir un peu plus Nodame même si on suit son histoire en filigrane.

Tome 18

J’ai encore beaucoup aimé ce tome mais il me laisse une drôle d’impression. J’ai aimé qu’on retrouve enfin un peu tous les personnages parisiens, en particulier le focus sur Rui. J’ai aimé voir Chiaki prendre son envol, idem pour Nodame. Mais la fin me fait un peu peur concernant leur couple et leur avenir. D’ailleurs, la mère de Chiaki avait bien prévenu ce dernier mais il ne l’a pas écoutée malheureusement. J’espère que ce n’est pas un mauvais signe. En attendant, j’ai adoré le récital de Nodame, très très fort et il me tarde de voir ce que va donner la rencontre de Chiaki.

Tome 19

Encore un tome un peu choral où on a le plaisir de suivre toute la petite troupe d’étudiants parisiens et en plus de retrouver Kyora et Mine. J’ai énormément ri en lisant ce tome plus léger que le dernier. On retrouve des petites scènes de la « vie conjugale » de Chiaki et Nodame qui sont drôlissimes. Ils ne supportent vraiment pas bien l’alcool l’un et l’autre. Et en même malgré ce côté léger, l’histoire avance aussi entre les concours que passent Tanya et Yunlong et les suite de la rencontre Chiaki-Viera (que j’aurais aimé voir plus développée). Maintenant, je vais malheureusement devoir patienter jusqu’à la sortie des prochains tomes… et mon dieu qu’il sont lents à sortir en France T.T

Tome 20

Ici, l’histoire commence lentement, pour ne pas dire mollement, avec les concours de Kyora et Tanya que je n’ai franchement pas trouvés passionnant. Je me suis même presque ennuyée à ces moments-là tant les personnages en question m’ont indifférée. Par contre, une fois qu’on bascule sur Nodame c’est vraiment passionnant. J’ai adoré la voir se passionner pour un nouveau morceau et foncer à nouveau. Sa confrontation avec Auclair en dit beaucoup sur elle aussi. Et franchement, le fait que Chiaki décide de venir l’aider est trop touchant. J’adore les voir interagir ensemble. Quand ils se mettent à parler des morceaux, c’est passionnant et cela montre quel chemin ils ont parcouru, wow ! Vraiment j’adore leur couple, il a si bien grandi et muri. D’ailleurs, j’ai été surprise par la dernière réaction de Nodame, je ne m’y attendais pas la connaissant. Quelle excellente série, toujours prompte à nous surprendre. Vivement la suite.

A suivre…

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1000 vents, 1000 violoncelles de Hideko Ise

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Titre : 1000 vents, 1000 violoncelles

Auteur : Hideko Ise

Editeur vf : Nobi Nobi

Année de parution : 2010 (réédition : 2015)

Résumé : Deux enfants et un vieux monsieur, unis par leur passion commune du violoncelle décident de participer au concert « 1000 Violoncelles » destiné à recueillir des fonds pour reconstruire la ville de Kôbe suite au tremblement de terre de 1995.
Le récit évoque en filigrane, sans que ce mot ne soit jamais employé, le traumatisme lié à toute perte : la destruction de la ville pour la fillette et le vieux monsieur, la disparition de son chien pour le petit garçon. La participation à ce concert va être l’occasion pour les personnages de « revenir à la vie » grâce au pouvoir salvateur de la musique.

Mon avis :

Voici un très joli titre que j’ai aimé découvrir. J’ai de suite été séduite par les illustrations faites à l’aquarelle d’Hideko Ise. Elles sont vraiment très poétiques et on les sent pleines de bons sentiments même si on frôle parfois la mélancolie et la tristesse. Mais surtout elles collent parfaitement au sujet, étant lumineuses dans les moments où il faut donner de l’énergie au récit, et sachant être plus douces dans les moments où il faut donner de l’empathie. Les quelques échantillons que je vous montre plus bas sont assez représentatifs. J’ai adoré les scènes qui se passent en extérieur et notamment  dans un jardin public de la ville. Le travail sur les arbres et le ciel sont superbe. Les visages par contre restent plus incertains, à peine esquissés sauf celui du héros, ce qui m’a parfois un peu gênée.

Par contre, je suis assez déçue que ce travail sur l’esthétisme n’aille pas jusqu’au bout. Les textes gâchent les illustrations, ils ne sont pas en harmonie avec elles, ils ne sont pas intégrés dans l’esthétisme de l’album, c’est vraiment dommage.

Ce qui m’amène tout naturellement à l’histoire, qui est celle d’un petit garçon qui joue du violoncelle et qui rencontre une petite fille rescapée du tremblement de terre de Kôbe de 1995, qui en joue également. Ensemble, après une rencontre clé, ils vont décider de participer à un concert pour redonner de l’espoir à ceux encore traumatisés par cet événement. Le message est beau, fort. En plus, cet épisode a vraiment eu lieu en 1998 (si je ne me trompe), mais j’y suis restée assez hermétique. J’ai trouvé que tout allait trop vite, que le sujet était traité trop superficiellement. Je comprends que le nombre de page ait limité les choses, mais je m’attendais à plus. De ce fait, je ne me suis attachée très rapidement qu’au narrateur, le petit garçon, et les souffrances de son amie m’ont laissée froide. Dommage.

Je retiendrai donc surtout de ce livre que c’est un très bel objet avec des illustrations que j’aurais aimé avoir en plus grandes chez moi.

Ma note  : 15 / 20

Your lie in April de Naoshi Arakawa

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Titre : Your lie in April

Auteur : Naoshi Arakawa

Editeur vf : Ki-Oon

Années de parution vf : Depuis 2015

Nb de tomes vf : 2 (en cours)

Résumé du tome 1 : À 11 ans, Kôsei Arima est déjà un virtuose du piano. Formé avec la plus grande sévérité par une mère qui lui inflige d’interminables séances de répétition, il écume inlassablement tous les concours nationaux, où son talent éblouit les juges. Mais le jour où sa mère meurt d’une longue maladie, il perd complètement la faculté de jouer de son instrument : victime d’un blocage psychologique, le jeune garçon n’entend plus le son du piano quand il essaie d’en jouer…
Quelques années plus tard, son chemin croise celui de Kaori, une violoniste dont l’approche de la musique diffère totalement de la sienne. Alors que Kôsei est une véritable machine qui sait restituer les partitions à la perfection, Kaori, elle, préfère s’approprier les œuvres et les réinterpréter à sa manière… La rencontre avec cette jeune fille au caractère explosif va bouleverser les certitudes de Kôsei et redonner un sens à sa vie !

Mes avis :

Tome 1

Voilà un titre qui ne paie pas de mine et que sans l’insistance d’une amie, je n’aurais sûrement pas pris, ce qui aurait été dommage. En effet, j’ai retrouvé dans ce titre ce que j’aime dans certains titres sportifs : un groupe d’amis très sympathiques et soudés, une passion dévorante – ici pour la musique -, et un dessin frais avec beaucoup d’arrondis. Mais j’y ai aussi retrouvé ce que je n’aime pas malheureusement à savoir des filles garçons manquées qui pensent beaucoup trop aux garçons et donc tendent à être un peu crucruches parfois :/ ainsi qu’un garçon trop mou et effacé, et l’autre qui ressemble à un mélange du beau gosse et de l’idiot de service. Bref, des personnages beaucoup trop stéréotypés et qui ne seront pas la raison qui me fera continuer la série, de même que les histoires d’amour qu’on sent pointer… Au contraire ce qui m’a plu ici, ce n’est pas les personnages mais l’histoire, celle d’un jeune prodige qui a échoué et qui doit maintenant se relever. Alors certes cela a déjà été vu maintes fois mais j’ai toujours aimé ^^ En plus, les scènes liées à la musique sont très dynamiques et bien cadrées, elles donnent vraiment envie et parfois on s’y croirait presque. Par contre, le dessin en lui-même est assez moyen et peut attrayant, il n’a rien de révolutionnant et les bouilles des personnages font inachevées.

Donc un titre sympathique avec une histoire qui pourrait vite devenir intéressante, sur un thème qui me plaît beaucoup. A voir.

Ma note : 13 / 20

Miossec, Tournée 2014 (Ici-bas, ici-même)

Me voici pour la première fois, pour une petite chronique post-concert, et je me lance avec celui de Miossec, vu hier soir à Cenon dans la petite salle du Rocher Palmer.

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Il faut dire que je suis cet artiste depuis des années et que je vais voir au moins un concert à chacune de ces tournées, donc je commence à bien connaître la bête. Entre rock et musique sirupeuse de la nouvelle scène française, d’habitude j’aime assez bien le mélange, surtout sur ces chansons avec un texte poétique un brin sombre et désespéré où l’amour réussit assez peu souvent à tenir.

Mais hier soir, la sauce n’a pas prise. Le rock a été oublié au profit d’une musique douceureuse et pompeuse faite de violoncelle, contrebasse, clavier, batterie transformée en simple caisse de résonance. Les morceaux se sont enchaînés sans âme et sans vie, ne donnant pas la moindre envie de bouger dessus. Heureusement, le public, certes en petit nombre, était sympa et du coup l’ambiance était bonne, surtout que Miossec a toujours eu de l’humour et de la répartie. Mais impossible d’oublier l’ennui qui me prenait et qui n’a été effacé qu’à de trop rares moments comme lors de la version rock de Rose ou lors de la très belle interprétation d’Ainsi soit-elle (sûrement ma chanson préférée de l’artiste) en bonus à la fin. Les autres chansons étaient soit banalement interprétées sans entrain, soit réinterprétées avec ce nouveau style façon musique du monde bobo, et du coup, j’ai été très déçue de l’interprétation de Brest qu’il a faite. Mais où sont donc passées sa flamme et son âme de rockeur ? Pitié, Christophe, reviens au style de tes débuts et de ton avant-dernier album !

Mais je l’ai trouvé très diminué pendant le concert. Il a toujours été un peu mal à l’aise et maladroit, voire gêné. Mais hier soir, bien que sobre désormais, il était titubant, s’accrochant à son micro comme à une planche de salue. Il était tellement penché pour lire les paroles sur le prompteur parfois qu’on aurait pu croire qu’il allait s’y affaler. Bref, une performance pas très engageante. On l’a senti très fatigué, peinant à rester debout… J’espère qu’il reviendra plus en forme pour sa prochaine tournée et qu’il reviendra aux sources qui ont fait son succès.

Photo (C) Jean-Philippe ROBIN

Kids on the Slope de Yuki Kodama

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Titre : Kids on the Slope

Auteur : Yuki Kodama

Années de parution vf : Depuis 2013

Editeur vf : Kazé

Nb de tomes : 9 (série complète)

Résumé du tome 1 : Début de l’été 1966, Kaoru a quitté Yokosuka et est transféré dans un lycée de province dans la préfecture de Nagasaki. A cause à sa famille constamment en déménagement, Kaoru a dû changer d’école de nombreuses fois et a toujours éprouvé des difficultés pour se réadapter. Cependant sa rencontre avec un garçon, réputé pour être un délinquant, va bouleverser sa vie.

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Mes avis :

Tome 1
Une série un peu atypique chez nous, dont l’ambiance jazz des années 60-70 a su me ravir. Le dessin et la mise en page sont très sobres mais sont en parfaites résonnances avec la musique ainsi mise en avant. Les personnages et leur histoire sont très stéréotypés et je pense que le titre vaut plus pour son ambiance que pour eux.

Tome 2
Après un premier tome qui me laissait quand même sur ma faim, j’ai été vraiment convaincu par ce tome. On y retrouve bien sûr la musique au premier plan, mais surtout l’amitié qui lie les personnages et les bluettes amoureuses propres à tous les ados. J’aime le traitement qui est fait du personnage de Kaoru et le regard qu’il porte sur leur histoire. Beaucoup de jolis moment^^

Tome 3
Une série que je trouve toujours aussi fraiche et dont les enjeux continuent à me toucher. J’aime la façon dont sont traités les sentiments de chacun. Par contre, la façon dont est amené le « lourd » passé de Sentarô m’a gênée, ça manquait de subtilité. L’ambiance jazz est aussi un peu moins présente, c’est dommage. Mais je suis quand même impatiente de lire la suite.

Tome 4
Une série toujours aussi sympathique qui suit son petit bonhomme de chemin entre la fin de l’histoire de la mère de Kaoru, puis l’arrivée d’un nouveau personnage insupportable qui est juste là pour créer une situation conflictuelle. J’aime aussi l’évolution de la relation Kaoru-Ritsuko qui est pleine de non-dits. J’ai plus de mal avec le personnage de Sentarô sur ce tome…

Tome 5
De jolis moments entre les deux garçons qui retrouvent toute leur alchimie dans ce tome surtout quand ils sont au piano et à la batterie. C’est clairement la musique qui fait le sel de la série. Par contre les histoires d’amour polluent de plus en plus l’intrigue, c’est agaçant et le revirement de Ritsuko est trop soudain pour être crédible, dommage. Mais ça reste toujours très agréable à lire.

Tome 6
Tome intéressant qui met Junichi et Yurika au coeur de l’histoire, ce qui est amplement mérité. Il est intéressant de découvrir l’expérience universitaire de celui-ci et comment cela l’a changé. Par contre, Yurika qui abandonne tout pour lui, fait un peu trop clichée à mon goût. Dans le même ordre Ritsuko m’agace toujours autant, et je préfère de loin la relation entre les 2 garçons sans elle !

Tome 7
Un tome presque entièrement centré sur le nouveau couple Ritsuko-Kaoru malheureusement. Je ne suis pas du tout fan de leur relation bien trop mielleuse. En plus, elle se fait au détriment de celle entre Sen et Kaoru. Sen est complètement en retrait dans ce tome et ça se sent, l’histoire manque d’énergie. Bref, je me suis un peu ennuyée…

Tome 8
Nouveau tome peu intéressant et surtout très très prévisible. Je ne retrouve pas le plaisir des débuts sûrement parce que l’auteur est trop partie dans le mélo depuis quelques temps. Dommage…

Tome 9

Bon, au final je suis un peu déçue par cette série. Elle n’aura pas su tenir ses promesses pour moi. J’ai détesté le choix fait par l’auteur pour Sen, comme si son seul salut était dans la rédemption, l’aide aux autres et donc l’Eglise… Ritsuko m’a particulièrement agacée par ses caprices et sa frivolité, cette fille n’a aucune personnalité et à la fin, elle cherche juste à se caser avec un type qui a une situation (sans commentaire…). Kaoru est peut-être le seul dont le destin est intéressant et bien mené, entre pression familiale et désir personnel. Je retiendrai par contre les moments où ils jouaient du jazz qui sont vraiment bien réalisés et donne envie d’être là avec eux. L’auteur sait vraiment nous transporter dans ces moments-là, mais ils sont trop rares, dommage.

Ma note : 14 / 20

Conductor de Nokiya

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Titre : Conductor

Auteur : Nokiya

Années de parution vf : 2011-2012

Editeur vf : Ki-oon

Nb de tomes : 4 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Jeune flûtiste de talent, Naomi est perturbée par un cauchemar récurrent : un inconnu vêtu de noir qui tient un crâne entre ses mains la précipite dans les ténèbres. Elle finit par consulter un psychanalyste pour comprendre la raison de ces rêves inquiétants.
C’est alors que la police fait une macabre découverte dans l’appartement voisin du sien : un corps sans tête, momifié. Y aurait-il un lien avec ses cauchemars ? Un passé oublié semble revenir hanter la jeune fille…

Mes avis :

Tome 1
Une jolie surprise. Je n’attendais pas grand-chose de cette série qui avait l’air un peu trop calibrée à mon goût, mais finalement la pilule passe très bien. Les personnages et l’histoire sont bien posés, il n’y a pas de temps mort et j’adore le fait que ça se déroule dans le milieu de la musique.

Tome 2
Très bon tome, l’auteur continue à gérer son histoire à merveille. Il n’y a pas de temps mort, les révélations s’enchaînent et la tension monte. Le passé de Naomi continue à nous intriguer et parfois à nous glacer le sang dans ce qu’il semble annoncer. J’attends le prochain tome avec impatience.

Tome 3
Toujours aussi intense. On se rapproche peu à peu du dénouement et tandis que des suspects disparaissent, de nouveaux pointent le bout de leur nez. Dur dur de savoir où l’auteur va nous emmener, mais j’aime me laisser balader pour une fois.

Tome 4
Une fin et une série rondement menées. Je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai été surprise par les implications de tout ce petit monde même j’en avais déjà comprises certaines. C’est un bon thriller, un peu théâtral, qui va à l’essentiel et qui n’a pas une fin toute rose. Je le conseille !