Livres - Contemporain

Oona & Salinger de Frédéric Beigbeder

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Titre : Oona & Salinger

Auteur : Frédéric Beigbeder

Editeur vf : Le livre de poche

Année de parution : 2015 (poche)

Résumé : Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes.
Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.
En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant… quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood. Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant.

Mon avis :

Avec le printemps qui commence, j’avais envie de changement. J’ai donc fait une petite incartade dans la littérature contemporaine, genre que je lis très peu et comme j’aime beaucoup le personnage de Beigbeder et que j’ai beaucoup aimé L’attrape-coeur dans mon adolescence, je me suis laissé tenter par ce roman à la fois fictif, biographique et autobiographique.

Tout d’abord, je tiens à dire que j’aime beaucoup le style direct et simple de Beigbeder. Ses interactions avec le lecteur me plaisent et m’amusent beaucoup. Cela rend vraiment la lecture plus vivante. J’ai aussi aimé qu’il mélange son histoire à celle des personnages qu’il a choisi de mettre en avant. Car ce roman est à la fois le récit fictif de l’histoire de Salinger et d’Oona, mais aussi une réflexion de Beigbeder sur lui-même, sur l’amour et sur la société.

Dès les premières pages du livre, j’ai aimé l’ambiance qui s’en dégageait, légère et frivole mais cachant bien des déboires. Cela m’a un peu rappelé l’ambiance de Minuit à Paris de Woody Allen avec tout ce microcosme d’artistes et starlettes à la mode. Mais Beigbeder n’en reste pas là bien sûr. Il revient sur les traumatismes d’enfant d’Oona et les conséquences sur sa vie d’adolescente puis d’adulte. Il revient aussi sur ce qui a forgé le caractère de Salinger : sa passion pour Oona et sa participation à la 2nde Guerre Mondiale. J’ai d’ailleurs bien aimé les descriptions sans concession qui sont faites de celle-ci du point de vue de Salinger. Ça change des béni-oui-oui habituels. Par contre, la relation Oona-Salinger est vraiment trop malsaine pour moi, je dirai faute de trouver un mot plus adapté. Alors je n’ai pas aimé l’obsession que Salinger développait pour elle. A la place, j’ai beaucoup aimé la relation qui s’est tissée entre Oona et Chaplin, qui avait l’air tellement plus juste. Ça m’a donné envie d’en apprendre plus sur elle aussi bien que sur Charlot.

Bilan : un roman réussi pour moi. Il a su me surprendre parce que dans sa forme il ne correspondait pas à la vision classique que je m’en faisais. Il m’a donné envie d’en apprendre plus sur les différents personnages rencontrés. Et j’ai aimé le style de Beigbeder.

Ma note : 15 / 20