Séries Tv - Films

The Young Pope

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Titre : The Young Pope

Une série créée par Paolo Sorrentino

Année de diffusion : 2016

Durée : 10 épisodes de 55 min (renouvelée pour une saison 2)

Genre : Histoire fiction, Drame

Acteurs : Jude Law, Diane Keaton, Scott Shepherd, Cécile de France, Silvio Orlando, Ludivine Sagnier, Javier Cámara..

Histoire : L’ascension de Pie XIII, né Lenny Belardo, le premier Pape italo-américain de l’Histoire. Cet homme au pouvoir immense est doté d’une personnalité complexe et contradictoire. D’un conservatisme fleurant l’obscurantisme le plus archaïque, il se révèle pourtant éperdu de compassion envers les plus pauvres et les plus faibles. Et malgré les trahisons de son entourage et sa peur de l’abandon, y compris de son propre Dieu, il n’hésitera pas à se battre avec la plus grande ferveur, en franchissant plus d’une fois les limites édictées par les pauvres mortels.

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Mon avis :

Voici une série un peu inattendue. Je n’en attendais rien, c’est juste le sujet le nom de Jude Law qui m’ont attirée et j’ai pourtant été bien surprise.

Surprise d’abord et avant tout par la qualité de la réalisation qui est LE gros point fort de la série. Les plans et la photographie sont de toute beauté. Tout est ultra soigné jusqu’au moindre détail et le choix des plans est réfléchi à chaque fois selon le message que veut faire passer le réalisateur. De la même façon, les acteurs sont vraiment magnifiés sous sa caméra, en particulier Jude Law mais j’y reviendrai après. Enfin, le choix des musiques bien pop est impeccable comme ce magnifique moment hyper drôle avec « I’m sexy and I know it » ! C’est du grand art.

L’autre grande qualité de la série, ce sont tout bonnement les acteurs qui sont tous excellents. Jude Law livre la performance de sa vie avec ce personnage si particulier qu’est Pie XIII. Mais les autres acteurs près de lui n’ont pas à rougir, que ce soit Diane Keaton qui livre une soeur Marie d’une grande bonté et humanité mais qui est restée proche du peuple, ou encore Cécile de France impeccable en conseillère en communication, ou bien Silvio Orlando et Javier Cámara parfaits dans le rôle des hommes d’Eglise qu’ils incarnent. Seule Ludivine Sagnier m’a semblé un cran en-dessous, surjouant un peu trop pour être crédible. Tous livrent une belle performance pour une histoire vraiment particulière.

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Et c’est là peut-être le point faible de la série, l’histoire et sa narration. Lors de certains épisodes celle-ci est frappante, percutante  et peint une critique acide de la Papauté, tandis que lors d’autres épisodes elle se fait obscure, fumeuse voire incompréhensible et inutile. La série est vraiment en dents de scie de ce côté-là, oscillant donc entre excellents épisodes et d’autres plus superflus. C’est dommage parce que le concept de base qui promet de revisiter l’histoire papale de manière irrévérencieuse promettait. J’ai aimé l’idée de suivre les premiers pas d’un Pape américain conservateur qui au lieu d’être la marionnette que tout le monde attendait décide de n’en faire qu’à sa tête et se met tout le monde à dos.

De plus, Pie XIII est un vrai personnage. Il est tout le temps en représentation et montre le plus souvent ses mauvais côtés. Sorte de gosse pourri gâté qui fume clope sur clope, vire ses invités en montrant clairement son dédain et tient des propos au conservatisme offensant et très irritant, c’est en fait quelqu’un de bien plus complexe. Et c’est clairement la personnalité de ce Pape plus qu’autre chose qui a éveillé mon intérêt et m’a fait continuer cette série.Le passé de Pie XIII / Lenny le hante encore. Il ne s’est jamais remis d’avoir été abandonné. Il choisit donc sa « mère adoptive » comme secrétaire particulière et défit toute figure paternelle ou presque qu’il rencontre à part le Cardinal Gutierrez avec qui bizarrement il se lie d’amitié. Lenny est une sorte d’ado en pleine rébellion qui fait tout pour choquer le maximum de personnes tout en croyant défendre ses idéaux. C’est perturbant et fascinant de le voir faire. Ses relations avec les autres sont donc par essence très compliquée comme le montre celle qui va naître entre lui et Esther que j’ai trouvée limite malsaine. Pour moi ses plus belles relations et preuves d’humanité, c’est avec Gutierrez, soeur Marie et le Cardinal Dussolier. On suit dont l’évolution de Lenny lors de ses premiers mois de règne tandis qu’il passe de l’enfance à l’âge adulte.

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Du côté de l’histoire, j’ai aimé voir les manipulations de Lenny pour se débarrasser de tous ceux qui le gênaient mais je n’ai pas toujours tout compris. Les thèmes abordés sont nombreux mais souvent traités de façon trop artificielles. On passe d’un cas à l’autre rapidement sans qu’ils soient parfois bien clos. Cela donne une impression de flou et cela encombre artificiellement le scénario de base. J’aurais préféré qu’ils choisissent moins de cas et que l’ensemble soit plus clair, plus net.

The Young Pope est une série intéressante grâce à la performance de Jude Law qui livre un jeune Pape fascinant, mais aussi grâce à une réalisation très soignée. Il lui manque juste un scénario à la hauteur qui sache faire le tri entre toutes ces idées foisonnantes.

Ma note : 15 / 20

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Séries Tv - Films

Les Medicis : Maîtres de Florence

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Titre :  Les Médicis : Maîtres de Florence

Une série créée par Nicholas Meyer et Frank Spotnitz

Nombre d’épisodes : 8 (saison 1 complète)

Durée des épisodes : 52 min

Genre : Drame Historique

Avec Dustin Hoffman, Annabel Scholey, Richard Madden, Stuart Martin…

Histoire : L’ascension de la famille Médicis, de simples commerçants aux banquiers et hommes politiques puissants qui ont déclenché une révolution économique et culturelle dans la Renaissance italienne au XIVe et XVe siècles.

Mon avis :

Une série historique qui se passe pendant la Renaissance, qui parle des Médicis et où joue Richard Madden, il me fallait absolument la voir. Malheureusement, celle-ci n’est pas à la hauteur de mes attentes.

Si la série est très bien faite, les acteurs bien choisis et les décors et costumes magnifiques, elle est trop classique. Il lui manque le petit plus pour qu’elle sorte du lot comme cela avait été le cas pour Rome ou encore les Tudors. Ici, on s’écarte de l’histoire officielle de Cosme de Médicis et en même temps on n’en profite pas pour la rendre plus passionnante. L’ensemble est assez plat voire fade par moment. Cela manque de rythme et de nuances. Les méchants sont méchants et les gentils sont bons même si parfois un peu torturés. C’est d’une tristesse !

Le jeu des acteurs n’est d’ailleurs pas extraordinaire malgré le bon casting sur le papier. J’ai eu du mal aussi bien avec Dustin Hoffman que Richard Madden que je trouve peu expressifs le plus souvent et surjouant d’autres fois. La seule qui a retenu mon attention et que je voudrais bien voir dans un autre rôle, c’est Annabel Scholey, la Contessina.

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Cela se laisse donc regarder sans déplaisir mais sans enthousiasme non plus. J’ai bien aimé le choix, au début, de partir du présent avec la mort du père de Cosme/Cosimo et l’ascension de celui-ci mais de mêler le tout avec son passé, 20 ans plus tôt où on le voit renoncer à la carrière d’artiste qu’il miroitait pour prendre la suite de son père. Le passé et le présent se mêlent à merveille et il est intéressant de voir que ce n’est pas un long fleuve tranquille mais que pas mal d’épreuves attendent Cosme/Cosimo. Certaines épreuves sont tout de même assez futiles ou du moins sont mal rendues dans la série, comme la perte de son premier amour, les difficultés de son mariage, les problèmes de communication entre son fils et lui, ou la rivalité entre son frère et lui. A l’inverse d’autres m’ont beaucoup plu comme sa conquête de Florence face aux Albizi, sa volonté de faire construire un dôme pour finir la cathédrale de la ville ou encore sa recherche du meurtrier de son père qu’il oublie un temps avant d’y revenir dans les derniers épisodes.

Je serai donc présente pour voir la saison 2 s’il y en a une, mais ce n’est pas un coup de coeur, loin de là. Ce n’est pas une série que j’aurai envie de revoir une fois finie, je pense. Dommage.

Ma note : 14 / 20

 

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Cesare de Fuyumi Soryo

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Titre : Cesare

Auteur : Fuyumi Soryo

Editeur vf : Ki-oon (seinen)

Années de parution vf : Depuis 2013

Nombre de tomes vf : 12 (en cours)

Histoire : Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?
Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…

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