RDV Livresques

Mon vide-grenier Livresque #19

Nouveau rendez-vous du Vide-Grenier Livresque de La Booktillaise (anciennement Fifty Shades of Books) dont je vous rappelle le principe : chaque mercredi La Booktillaise propose un thème pour lequel il faut sortir des antres de nos blogs une chronique correspondant. C’est l’occasion de faire découvrir ou redécouvrir des titres mais aussi de partager les chroniques d’autres blogueurs sur le même thème et/ou même livre.

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RDV Livresques

Mon vide grenier Livresque #13

Nouveau rendez-vous du Vide-Grenier Livresque de Fifty Shades of Books dont je vous rappelle le principe : chaque mercredi Fifty Shades of Books propose un thème pour lequel il faut sortir des antres de nos blogs une chronique correspondant. C’est l’occasion de faire découvrir ou redécouvrir des titres mais aussi de partager les chroniques d’autres blogueurs sur le même thème et/ou même livre.

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Livres - Fantasy / Fantastique

Les Seigneurs de Bohen d’Estelle Faye

Titre : Les Seigneurs de Bohen

Auteur : Estelle Faye

Editeur : Critic

Année de parution : 2017

Nombre de pages : 592

Histoire : Je vais vous raconter comment l’Empire est mort.
L’Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d’étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d’existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel.
J’évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers… Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l’escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l’enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie… Et de tant d’autres encore, de ceux dont le monde n’attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte.
Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Innocent Rouge de Shin’Ichi Sakamoto

Titre : Innocent Rouge

Auteur : Shin’Ichi Sakamoto

Éditeur vf : Delcourt/Tonkam (seinen)

Années de parution vf : 2017-2021

Nombre de tomes vf : 12 (série terminée)

Résumé du tome 1 : A l’aube de la Révolution, Charles-Henri Sanson, maître des hautes œuvres de Paris, règne sur la famille des exécuteurs de France. Sa jeune sœur Marie-Josèphe, en charge de l’office de Versailles, devient incontrôlable à la mort d’Alain, son premier amour. Elle se jure de le venger en éliminant son assassin et ne recule devant rien pour renverser le système injuste qui lui a coûté la vie.

Suite directe d’Innocent (avis disponibles ici).

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Livres - Jeunesse / Young Adult

The Winner’s Curse de Marie Rutkoski

Titre : The Winner’s Curse

Auteur : Marie Rutkoski

Editeur vf : Lumen // vo : Bloomsbury

Année de parution vf : Depuis 2017 // vo : 2015-2016

Nombre de tomes vf : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la  » malédiction du vainqueur  » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise.
Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

Mes avis :

Tome 1 : The Winner’s Curse

Nouvelle lecture en vo, j’ai été attirée par ce titre à cause de sa superbe couverture qui n’a pourtant rien à voir avec le contenu. En effet, l’histoire de ce livre prend place dans une Antiquité revisitée à la sauce fantasy. L’auteure nous dépeint une société de guerriers, les Valerians,  qui ont vaincu il y a une dizaine d’année les Herrans. Ils ont réduit ces derniers en esclavage et vivent désormais dans leurs villas tout en continuant à faire la guerre aux peuples voisins.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Le 3e Gédéon de Taro Nogizaka

Titre : Le 3e Gédéon

Auteurs : Taro Nogizaka sous la supervision de Satoshi Yamanaka

Editeur vf : Glénat (Seinen)

Années de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 4 (en cours)

Résumé du tome 1 : À la veille de la Révolution, Gédéon rêve de représenter le Tiers-État aux états généraux pour sauver la France de la misère. Georges, duc de Loire, n’aspire quant à lui qu’à détruire l’ordre établi. Quel avenir la rencontre de ces deux hommes apportera-t-elle à la France ?

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Mon avis :

Tome 1

Au début, je n’avais pas forcément envie de tester cette série, la faute à une couverture qui de loin me faisait penser à du global manga (ces imitations françaises que je n’aime pas du tout). Mais en me penchant dessus après en avoir entendu parler en bien, j’ai réalisé qu’il était réalisé par le mangaka de la Tour fantôme qui avait été une surprise et franche réussite pour moi. J’ai retrouvé dans ce premier tome des éléments de son précédent titre, notamment le côté assez déjanté de l’histoire et de certains personnages ainsi que le traitement bien cru de la violence aussi bien physique que psychologique, ce qui fait de cette histoire un titre à ne pas mettre entre toutes les mains.

Tout d’abord, pour en revenir à l’histoire, celle-ci se déroule en France, quelques mois avant les débuts de la Révolution française. On retrouve tous les poncifs du genre avec une méchante noblesse et un pauvre peuple aux aboies pendant que certains de ses membres, des bourgeois ou pas, veulent réformer la société. L’auteur en plus peuple son récit de figures hautement connues comme Robespierre et Saint-Just et caricature la société d’alors avec le fameux prêtre pédophile abusant de son autorité et de son pouvoir. C’est classique, c’est bateau et ce n’est pas ce qui m’a intéressé dans le titre, surtout que l’éditeur nous prend parfois pour de vrais ignares quand on voit qu’il met en note ce qu’était un Duc sous l’Ancien Régime…

Non, ce qui m’a plu et amusé dans ce titre, c’est la folie du mystérieux Duc de Loire qui semble vouloir faire tout brûler, tout exploser, tout péter et qui ressemble à  méprendre aux héros de cape et d’épée qu’on connait bien comme le Capitaine Fracasse. On découvre celui-ci au détour de l’emprisonnement de son ami d’enfance, qui est un agitateur qui prêche pour une nouvelle société. Gédéon vit seul avec sa fille, il écrit des romans érotiques pour vivre, mais souhaiterait se faire élire député pour siéger aux Etats Généraux. Il a connu la noblesse et la richesse, mais également la pauvreté. C’est à travers ses yeux qu’on découvre le royaume de France d’alors et c’est le genre de personnage un peu agaçant qui prêche toujours « la bonne parole » parce qu’il veut rester dans le droit chemin. A côté de lui, le Duc de Loire, est un excentrique. C’est un noble qui veut mettre un terme à la société telle qu’elle existe mais qui procède de façon tellement violente et irrationnelle qu’on se demande ce que ça cache.

Pour le moment, l’histoire est encore assez peu développée au final. Nous n’avons eu que quelques exemples de la vie d’alors entre l’arrestation de Gédéon parce que c’est un agitateur, la condamnation d’un prêtre pédophile qui abusait de son pouvoir, la rencontre des « amis » de Loire et une controverse sur la peine de mort, le déménagement du village de Gédéon sur les terres de Loire pour aider Gédéon à se faire élire et enfin la capture de celui-ci par un mystérieux ennemi de Loire. J’ai encore du mal à voir où tout cela va nous emmener mais je suis intriguée par la folie de Loire et rien que pour ça, j’ai envie de continuer.

Tome 2

Voici un nouveau tome très dynamique, bourré d’action et de réflexions. Je n’ai pas vu passer le temps à la lecture de ce nouveau tome.

On démarre sur les chapeaux de roue avec la torture de Gédéon et le plan pour le secourir mené par Georges. En parallèle, on apprend qui est vraiment Gédéon et je n’avais pas vu venir la révélation, naïve que je suis. Cela remet pas mal de choses en perspective. Taro Nogizaka a été malin. On découvre également comme Georges et Motor se sont rencontrés, ce qui est fort intéressant. Le mangaka tisse de plus en plus sa toile et dévoile ses personnages, créant une panoplie d’hommes et femmes dont le passé est directement liés à leurs convictions et actions présentes.

Par la suite, on repart dans la quête de Gédéon d’obtenir un siège de députés pour changer les choses par la voie légale, tandis que Georges, lui, pense que ça ne marchera pas et embrigade Solange, la fille de Gédéon, dans ses machination. Cela sent le souffre, c’est glauque et violent, et Taro Nogizaka est fantastique dans ce genre d’histoire complètement barrée.

Il fait souffler un vent frais dans cette histoire de cape et d’épée, renouvelant le genre. Après, je ne suis pas toujours d’accord avec ses choix, par exemple, je n’aime pas du tout son portrait de membres de la famille royale qui est trop caricatural et extrême. A l’inverse, j’aime bien la façon dont il montre les ambitions de changements de Gédéon et la voie qu’il emprunte. J’attends maintenant de voir la finalité du plan de Georges, les conséquences de l’élection de Gédéon et la façon dont la famille royale va réagir. Je sens que je vais encore être surprise ^^

Tome 3

J’ai eu beaucoup de mal avec ce nouveau tome. Je suis de suite partie d’un mauvais pied à cause du portrait qui est fait de Marie-Antoinette et de sa famille. C’est beaucoup trop caricatural voire vulgaire parfois. J’avais l’impression de tomber dans une farce tant tout était surjoué et exagéré. J’ai détesté d’autant plus que ce sont des personnages et une époque qui me plaisent énormément. Pourtant le propos de l’auteur n’est pas dénué d’intérêt. Il revient sur les critiques faites à la royauté à la fin XVIIIe et les détourne pour nous montrer qu’au final, on connait bien mal la personnalité du Roi et de la Reine, donc c’est plutôt bien fait.

Si je reviens quand même aux deux personnages principaux, je trouve qu’il n’y a pas vraiment d’évolution de leur côté. Ça reste assez plat. Gédéon poursuit son ascension pour devenir député du tiers état. Il est caricatural au possible lui aussi. Ses discours ne prennent pas avec moi, j’ai du mal à ressentir sa passion. Son retournement de veste pour suivre le Comte d’Artois est trop rapide et mal amené, ça fait girouette. J’ai vraiment du mal avec ce personnage trop braillard et couard pour moi. De son côté, le duc de Loire reste aussi excessif qu’on l’a connu. Il poursuit son plan en cherchant à convertir la fille de Gédéon, mais là aussi il n’y a aucune surprise et je le regrette.

Dans ce tome, on retrouve donc une évolution logique de l’histoire mais cela manque de surprise et tout est trop surjoué pour m’accrocher. Je m’ennuie et je m’agace. J’espère que la suite sera meilleure.

Tome 4

Je continue à avoir beaucoup de mal avec le ton de la série et en même temps j’éprouve une certaine fascination face au récit des débuts de la Révolution vus par un japonais.

Les critiques que j’ai faites dans les précédents tomes sont toujours valables notamment concernant la représentation des personnages historiques à laquelle je n’adhère toujours pas, en particulier la famille royale. J’ai aussi beaucoup de mal avec le ton souvent trop outrancier avec lequel ils sont traités. Mais dans ce tome, je me suis vraiment laissée embarquer par les aventures de Gédéon et Robespierre. J’ai aimé la façon dont ce dernier s’est fait manipuler avec Georges pour se rapprocher du visage qu’on lui donne habituellement. J’ai également trouvé les manipulations de l’entourage du roi intéressantes, de même que leurs répercussions sur l’Histoire qui est en jeu sous nos yeux. Cela donne un vrai souffle épique au récit et les pages se tournent sans que l’on s’en rende compte.

Je continue donc à laisser sa chance à cette série malgré tous ses défauts ^^!

Ma note : 13 / 20

Bilans livresques

Bilan de mes lectures en Janvier

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J’avais super bien commencé le mois avec pas mal de lectures et j’étais bien contente parce que j’avais lu ce que j’avais prévu le mois dernier. Et puis je suis tombée sur un os et je me traine un roman depuis 2 semaines sans trop avancer… Je vais devoir me reprendre le mois prochain ^^ Et vous comment se passe votre début d’année livresque ? (Cliquez sur les images pour lire ou relire mes avis)

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Bilan : J’ai donc seulement lu 3 romans, 4 albums jeunesse, 1 BD et 21 mangas (dont 6 fins et 1 nouveauté).

Mes coups de coeur sont : Côté manga : encore Le Monde de Ran, Ecole bleue du même mangaka et l’Histoire des 3 Adolf de Tezuka comme en décembre ; pas de coup de coeur côté roman mais un gros côté BD avec : Le ciel au-dessus du Louvre.

Mes déceptions : La série Tsubasa World Chronicle – Niraikanai

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En février, j’ai prévu de lire :

  • A Court of Mist and Fury de Sarah J. Maas (en VO) avec lequel j’ai du mal depuis 2 semaines…
  • Le tome 1 de Six of Crows (en VO)
  • Peut-être le tome 2 de Miss Peregrine et des enfants particuliers
  • Et j’aimerais entamer une nouvelle série de Fantasy pour adulte pour changer ^^

J’espère encore une fois réussir à tout lire et surtout avancer plus vite surtout que des vacances pointent bientôt le bout de leur nez 😉

Bonnes lectures à tous et bonnes découvertes ^-^

Livres - BD / Illustrations·Livres - Beaux-Livres / Arts

Le ciel au-dessus du Louvre de Bernard Yslaire et Jean-Claude Carrière

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Titre : Le ciel au-dessus du Louvre

Auteurs : Bernard Yslaire et Jean-Claude Carrière

Editeurs : Futuropolis et le Musée du Louvre

Année de parution : 2009

Nombre de pages :

Histoire : C’est l’histoire d’un tableau, au temps de la Révolution Française.
Celle du portrait de l’être suprême, commandé par Robespierre à David. Un tableau qui ne sera jamais peint. C’est aussi l’histoire d’une autre oeuvre, que le peintre laissera inachevée : le portrait de Bara, un jeune éphèbe de 13 ans, martyr de la République. De l’inauguration du musée du Louvre à la fête de l’Être suprême, d’août 1793 à la mort de Robespierre, c’est aussi l’évocation, écrite et dessinée en vingt  » tableaux  » urgents, eux aussi inachevés, d’un face à face entre deux acteurs majeurs d’une révolution trop pressée.
Jean-Claude Carrière avait déjà abordé le sujet de la Terreur sous la Révolution dans le film de Danton de Wajda. Pourtant, son regard, confronté à celui de Bernar Yslaire, renouvelle le sujet. Robespierre apparaît à la fois éclairé et perdu, tandis que David accomplit son destin : celui d’un peintre tiraillé entre engagement politique et ambition artistique. Le ciel au-dessus du Louvre est une plongée fascinante dans la Révolution Française sous l’angle, inédit, de sa représentation, au sein même d’un atelier d’artiste.

Mon avis :

Je suis le travail d’Yslaire depuis une quinzaine d’année déjà et ce titre m’intriguait depuis sa sortie de par la mention du Louvre. Je n’avais pas creusé plus que ça avant de le recevoir à Noël. La surprise a donc été totale.

J’ai beaucoup aimé découvrir un pan de la Révolution française sous un angle nouveau, cette période de l’Histoire étant ma préférée. En effet, Le ciel au-dessus du Louvre est l’histoire de la commande par Robespierre du tableau de l’Être suprême à David. Les auteurs retracent donc la relation qui unissait les deux hommes mais aussi toute la folie mégalomaniaque de Robespierre autour de cette figure de l’Être suprême. On suit la chute de ce dernier et des personnages qui l’entouraient. C’est passionnant à lire et comme toujours avec Yslaire c’est de toute beauté. Il y a un vrai attachement à faire en sorte que les décors et les costumes soient le plus réalistes possible. Ainsi les scènes dans les rues ou à l’Assemblée s’inspirent de tableaux et gravures de l’époque et sont très fidèles. On s’y croirait presque. La patte d’Yslaire est tout de même bien présente dans le côté très poétique et mélancolique du récit avec l’obsession de David pour le jeune Jules. On retrouve aussi sa palette si reconnaissable avec ses pointes de rouge écarlate et ce filtre un peu grisâtre.

J’ai vraiment passé un excellent moment à lire ce titre et je compte me pencher quand j’aurai le temps et le budget sur Le ciel au-dessus de Bruxelles, en espérant que ce soit dans la même veine ^^

Ma note : 19 / 20

Livres - Jeunesse / Young Adult

Red Rising de Pierce Brown

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Titre : Red Rising

Auteur : Pierce Brown

Editeur vf : Hachette

Année de parution vf : 2015-2016

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : « J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »
Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

Mes avis :

Tome 1 : Red Rising

Je suis un peu embêtée avec le premier tome de cette nouvelle série. J’ai trouvé que Pierce Brown avait de très bonnes idées mais mon dieu que la mise en oeuvre fut laborieuse. J’ai trouvé les trois quarts du tome lents et poussifs mais surtout j’ai été extrêmement gênée par la pauvreté du style et de la langue. La plupart du temps, je n’aime pas les histoires racontée au présent et c’est malheureusement le cas ici. Tous ces points négatifs ont vraiment ralenti ma lecture.

Pourtant, cela partait bien. J’ai aimé l’univers sale, poussiéreux et humide des premiers chapitres. On se sentait vraiment dans les bas fonds de Mars dans le futur. C’était dur et rude et on comprenait pourquoi. J’ai de suite apprécié le personnage de Darrow même s’il était un peu mou et passif dans les premiers temps, ou plutôt résigné, je devrais dire. Cependant toute cette introduction a trop trainé en longueur et l’événement qui déclenche le changement de Darrow a manqué d’impact pour moi tellement il était attendu et prévisible.

La partie de transition qui suit est un peu plate. Elle permet de mieux découvrir l’univers dans lequel navigue Darrow. On y fait des rencontres intéressantes avec cette Résistance qui cherche à placer l’un de siens pour renverser le système mais l’ensemble reste assez flou et peu convaincant.

J’ai largement préféré à partir du moment où Darrow se fait sélectionner pour rentrer dans « l’école » des Sans Egaux que ce soit les épreuves de sélections, le passage où la guerre entre les différentes maisons qui suit. C’est plein de bonnes idées. On rencontre des personnages divers et charismatiques. Mais encore une fois l’ensemble est très brouillon, ça part dans tous les sens parfois et surtout cela manque de punch. L’auteur a du mal à trouver les moments où il doit faire accélérer les événements pour que son roman devienne plus addictif, du coup le rythme est toujours égal et ça donne un rendu plat et mou.

Parmi les personnages, j’ai beaucoup apprécié le héros, je l’ai déjà dit, même s’il change pas mal au fil du tome. J’ai aimé le voir se construire sa légende et être un si bon meneur d’hommes. Du coup, j’ai aimé sa relation avec ceux-ci, en particulier avec Sevro et Mustang, mais aussi avec son Proctor. J’ai aussi aimé ses rivalités avec les « dieux » de l’Olympe.

Mais ce que je retiendrai surtout de ce titre, c’est l’originalité de l’univers avec ce mélange de science-fiction et de mythologie romaine. C’est prégnant dans tous les aspects du titre et on sent que l’auteur maîtrise sa création.

Ma note : 14 / 20

 

Livres - Fantasy / Fantastique

Le livre et l’épée d’Antoine Rouaud

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Titre : Le livre et l’épée

Auteur : Antoine Rouaud

Editeur (poche) : Milady

Année de parution (poche) : 2015

Nb de tome : 1 (série en cours)

Histoire : An 10 de la République, dans la cité portuaire de Masalia.
Dun-Cadal n’est plus que l’ombre de lui-même. Trahi par ses amis et accablé par la mort de son apprenti, celui qui fut le plus grand général de l’Empire déchu passe désormais son temps à boire dans une taverne. Il s’est détourné de la politique, des aventures, et même de l’Histoire. Mais l’Histoire n’en a pas fini avec lui.
Viola est une jeune historienne à la recherche de l’épée de l’Empereur, symbole de l’ancien régime. Elle sait que Dun-Cadal est la dernière personne à avoir été en possession de la précieuse relique, qu’il aurait cachée pendant les dernières heures de la révolution.
Curieusement, c’est lorsqu’elle met enfin la main sur l’ancien chevalier que débute une série d’assassinats. L’un après l’autre, tous les anciens alliés de Dun-Cadal sont abattus par un homme qu’il a bien connu : l’assassin personnel de l’Empereur. L’ex-général en est convaincu : aucun de ces événements n’est le fruit du hasard. Dans l’ombre se dessine une conspiration qui va bouleverser le destin de chacun. Des secrets vont être révélés au fur et à mesure que Dun-Cadal va raconter son histoire. La véritable histoire.

Mon avis :

Tome 1 : La voie de la colère

Avec cette couverture qui ne paie pas de mine, voici mon dernier gros coup de coeur en Fantasy, ce qui est d’autant plus inattendu que l’auteur est français ce dont je ne raffole pas d’habitude. En plus, ces derniers j’enchaînais un peu les déceptions alors j’en suis d’autant plus ravie.

Venons-en à ce qui m’a plu dans ce titre. J’ai d’abord été séduite par la narration choisie par l’auteur. Il alterne le présent avec des flashbacks avant la chute de l’Empire, le tout relaté par un vieux briscard ancien général et gloire en son temps. Ce dernier est un personnage très attachant et en suivant avec lui les derniers soubresauts de l’Empire on est happé par l’histoire dès les premières pages. Dun-Cadal n’a plus goût à la vie, c’est quelqu’un de simple et entier qui a perdu tous ses repères. On le découvre aussi comme quelqu’un de très fidèle au fil de ses souvenirs quand on apprend la relation qu’il entretenait avec le jeune Grenouille. J’ai vraiment beaucoup aimé ces moments passés mais le présent est tout aussi intéressant. C’est Viola, une jeune historienne, qui vient le trouver et le sortir de son anonymat parce qu’elle recherche l’épée magique de l’Empereur qui a disparu lors de sa chute. Elle met en branle toute une série d’événements en venant le chercher et il se retrouve lui aussi emporter dans un nouveau chamboulement auquel il ne voulait pas être mêlé. Ainsi va la première partie du roman, sans être original, il est entraînant et Antoine Rouaud maîtrise parfaitement ses classiques que ce soit les batailles, les entraînements, les découvertes de nouvelles villes, les relations maître-élève…

La seconde partie chamboule tout. La révélation qui arrive à la fin de la première partie est vraiment surprenante. J’en avais deviné une partie mais le reste était vraiment bien caché et nous permet de redécouvrir tous les souvenirs de Dun-Cadal sous un nouveau jour, ce à quoi s’évertue l’auteur. La narration tout en restant sur le même modèle change de narrateur et le rythme s’accélère. Il devient bien plus haletant, prenant, bouleversant. Tout un tas d’émotions entrent en jeux dans cette quête de vengeance qui se met en place, quête qui va même au-delà de la pure vengeance découvre-t-on au fil des pages. Ainsi autour de Dun-Cadal et Viola nous croisons d’anciennes figures de l’Empire qui sont maintenant à la tête de la République mais qui cachent autre chose.

J’ai vraiment aimé la façon dont l’auteur entremêlait une histoire personnelle, à celle d’un régime et au-delà. J’ai aussi aimé que la magie ait une place assez mineure pour l’instant au profit de la politique et de la religion. Le système de magie est simple, il ressemble à une sorte de télékinésie tirée de l’air environnant dont certain apprendrait le maniement pour s’en servir dans leurs combats, ce pouvoir étant intimement lié à la caste des chevaliers. Pour l’instant par contre, on ne voyage pas énormément. L’essentiel de l’action se passe dans une unique ville et on ne découvre que quelques destinations dans le caste monde qui semble l’entourer. J’espère que ce côté-là sera plus développé par la suite. Enfin, l’intrigue est rondement menée. Elle se clôt se manière satisfaisante à la fin de ce tome qui appelle inexorablement une suite (qui tarde à venir au passage) mais dans laquelle Antoine Rouaud ne pourra pas jouer sur les mêmes ressorts narratifs après le retournement qui a lieu dans les dernières pages et qui m’a vraiment attristée. J’attends donc cette suite avec une très grosse impatience !

Ma note : 18 / 20