RDV Livresques

Mon vide-grenier Livresque #17

Nouveau rendez-vous du Vide-Grenier Livresque de Fifty Shades of Books dont je vous rappelle le principe : chaque mercredi Fifty Shades of Books propose un thème pour lequel il faut sortir des antres de nos blogs une chronique correspondant. C’est l’occasion de faire découvrir ou redécouvrir des titres mais aussi de partager les chroniques d’autres blogueurs sur le même thème et/ou même livre.

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Bilans livresques

Bilan de mes lectures en Mai

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J’ai effectivement bien réduit mes lectures ce mois-ci mais ce n’est pas la quantité qui comptait mais la qualité et j’ai lu de très bonnes choses ^^

(Cliquez sur les images pour lire ou relire mes avis)

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Bilan : J’ai donc lu seulement 3 romans (mais dont deux gros pavés et je suis en train d’en terminer un où il ne me manque pas grand-chose ><), 1 albums pour la jeunesse et 7 mangas (dont 2 nouvelles séries et 2 avants-derniers tomes). Je suis à nouveau plutôt satisfaite par les romans que j’ai lus parce qu’ils m’ont vraiment donné envie de me remettre sérieusement à la fantasy. C’est encore niveau mangas où j’aurais aimé faire mieux et finir certaines séries qui trainent depuis un moment encore une fois.

Mes coups de coeur sont : La suite et fin de Fils des Brumes

Mes déceptions : Inséparables et Mix, le premier se termine bientôt et j’espère que le second ne s’éternisera pas.

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En juin, j’ai prévu de lire :

  • La Passe-Miroir tome 1 (que j’ai déjà bien entamé)
  • la suite de Gisèle Alain (ça fait des mois que je la mets xD)
  • la fin d’Underwater
  • la suite d’Arte
  • et le début de Platinum End

J’essaie encore de réduire un peu mes ambitions vu que j’ai toujours du mal à les tenir, mais surtout je ne sais pas quel roman je vais enchaîner après La Passe-Miroir…

Bonnes lectures à tous et bonnes découvertes ^-^

Livres - Fantasy / Fantastique

Le fou et l’assassin de Robin Hobb

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Titre : Le fou et l’assassin

Auteur : Robin Hobb

Editeur vf : J’ai lu (poche) Pygmalion (grand format)

Années de parution vf : Depuis 2014 (grand format) Depuis 2016 (version poche)

Nombre de tomes : 4 (en cours – poche) ; 6 (terminée – grand format)

Résumé du tome 1 : Fitz, l’assassin royal, est à la retraite et coule des jours paisibles, entouré de sa femme Molly et de ses enfants. Un soir, trois inconnus se présentent en se disant ménestrels puis s’enfuient dans une tempête de neige, tandis qu’une messagère disparaît soudainement sans avoir remis son message à Fitz. Quinze ans plus tard, Fitz se désole de n’avoir aucune nouvelle du Fou…

  

Mes avis :

Tome 1 – Découpage vf

Commençons comme souvent par le point qui dérange : l’édition française qui une fois de plus coupe les volumes originaux en deux pour faire plus de sous mais aussi donner plus de visibilité à la série. Ici, c’est à la fois un choix judicieux parce que ça permet de souffler après une histoire très longue à démarrer, et un choix discutable parce que ça nous laisse en plan en plein milieu de l’histoire et pas forcément au meilleur moment. Maintenant, passons au roman en lui-même.

J’ai été ravie de retrouver la plume de Robin Hobb qui est comme à chaque fois un vrai plaisir à lire. C’est écrit à la fois avec beaucoup de précision (de nombreuses descriptions) et beaucoup de simplicité (une langue simple et fluide, sans fioriture). Du coup, même si le début est un peu mou, on ne voit pas les pages passer. Ce début justement, je l’ai d’abord trouvé incompréhensible. Je ne voyais pas où l’auteur voulait nous mener. On retrouvait nos personnages chéris des années après, et on découvrait leur quotidien, mais c’était vraiment plan plan. Cela me donnait juste envie de replonger dans l’ancienne série pour retrouver un peu d’action. L’action, elle est venue plus tard, enfin si on peut en parler en ces termes.

En effet, à peu près au milieu du roman, on bascule complètement dans le fantastique avec une grossesse interminable. On sent vite qu’il y a anguille sous roche mais les éléments ne nous sont donnés qu’à petite dose. Et ensuite, comme les personnages, on cherche à s’adapter, à en découvrir plus et on élabore des théories. J’ai beaucoup aimé ces chapitres charnières contrairement à ceux du début qui m’ennuyaient un peu.

J’ai aimé retrouver un Fitz/Tom peu sûr de lui, qui doute et se cherche. Je l’ai trouvé moins pleurnichard que dans les précédentes séries. Et surtout, j’ai trouvé ses relations avec Molly et Abeille très belles. Avec Molly, j’ai trouvé triste comment il affrontait le vieillissement de celle-ci, et attachant de le voir toujours amoureux comme dans son adolescence. J’ai l’impression que sentimentalement, il n’a jamais grandi. Avec Abeille, j’ai trouvé poignant comment il affrontait sa différence et son rejet. Cela m’a diablement rappelé la façon dont certains parents gèrent le handicap de leur enfant dans la vraie vie. Superbe !

Et surtout, j’ai beaucoup aimé découvrir la voix d’Abeille au fil des chapitres. Celle-ci est une vraie surprise. Elle rompt et dynamise la narration, alors que l’histoire reste dans le fond assez banale. C’est celle de la découverte d’un père et de sa fille. Abeille fait preuve d’une grande intelligence. Elle est différente des autres. Elle pense le monde différemment, et les sensations qu’elle éprouve me font beaucoup penser à un autre personnage qu’on a déjà croisé et qui est absent de ce tome justement. Je me demande si elle n’est pas comme lui, théorie à vérifier dans les prochains tomes.

Enfin, j’ai surtout beaucoup aimé les derniers chapitres où Fitz/Tom doit faire son deuil et se voit en même temps rattrapé par son passé d’Assassin au service des Loinvoyant. Mon seul regret est l’absence du Fou. Avec un titre pareil, je m’attendais à le voir débarquer, mais ce ne fut pas le cas, il a juste été évoqué. Et j’avoue que sa relation ambigüe mais si belle avec Fitz me manque. C’est le personnage le plus intriguant de l’univers de Robin Hobb et j’aimerais un jour avoir des éclaircissements sur lui. En attendant, je suis très impatiente de lire la suite et cela va être dur d’attendre.

Ma note : 16 / 20

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Tome 2 : La fille de l’Assassin

Après une lecture des plus réjouissantes (Fils des Brumes), j’ai trouvé difficile de me replonger dans le rythme assez mollasson de Robin Hobb. Celle-ci est un peu une force tranquille qui dévoile son intrigue en prenant tout son temps, mais cela donne aussi une sensation d’ennui et de fadeur, comme si l’histoire nous était racontée par quelqu’un qui est très loin de celle-ci, quelqu’un qui n’y serait pas impliqué. Pourtant, les narrateurs : Tom/Fitz et Abeille sont quand même au coeur de celle-ci, alors il est vraiment dommage qu’ils fassent preuve d’un tel détachement. En plus, ils partagent le même défaut à savoir : se plaindre les trois quarts du temps, alors ce n’est pas facile d’adhérer. Heureusement que l’histoire elle-même est très intéressante et permet de passer outre ces défauts.

En effet, dans ce tome, on se concentre sur la relation que tissent petit à petit Abeille et son père. Celui-ci sans le vouloir lui transmet son savoir d’assassin et celle-ci découvre par hasard des pans de son histoire et s’en régale. Les deux bêtes sauvages et blessées apprennent à se connaitre et à panser leurs plaies. Il est aussi temps pour eux de se réveiller et de se reprendre en main, ce qui est fait en grande partie grâce à Umbre et Ortie qui leur envoient du monde pour habiter à Flétribois. Cela permet de recréer tout un petit monde autour d’eux et de les faire sortir de leur enfermement. J’ai beaucoup aimé cette mise en place même si elle fut assez longue. Cela donne une vraie densité au récit et cela permet bien d’approfondir la personnalité d’Abeille. J’ai aimé la voir se rapprocher de Tom, la voir lui ressembler de plus en plus, notamment avec son histoire de couloirs secrets. C’est une vraie petite femme en devenir, et dangereux et courageuse avec ça. Elle s’affirme dans ses amitiés et ses inimitiés. J’ai aimé la voir se lier avec Persévérance et rejeter les artificiels Evite et Lant.

A côté de ce quotidien bien sûr, la magie et le passé de Fitz ne sont pas oubliés. Dès le début avec l’arrivée de cette messagère secrète et si mal en point, on sent qu’on va bientôt repartir vers de nouvelles aventures qui impliquent le Fou (Chouette mon personnage préféré de l’ancienne série revient ! C’est peut-être l’occasion d’en apprendre plus sur lui et les Prophètes Blancs.). J’ai rapidement deviné qui se cachait derrière le nom du « fils inattendu ». Il y avait de telle similitude entre « lui » et le Fou que c’était évident. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé voir ses pouvoirs s’éveiller peu à peu et j’espère que cela continuera, que l’on aura ainsi l’occasion de découvrir comme né et grandit un Prophète Blanc.  Par contre quel dommage que ce pan de l’histoire ne prenne place qu’au début et à la fin du volume, ça ne fait pas beaucoup d’action. D’ailleurs, les deux gros morceaux qui ont lieu à la fin cassent bien le rythme. Le premier : le retour du Fou, je m’étais fait spoilée dessus alors forcément je n’ai pas été surprise mais je pense que d’autre le seront par un retour aussi triste et dramatique, mais que ça fait du bien de le revoir avec Fitz. Ils sont vraiment mignons tous les deux et je trouve leur relation toujours aussi ambigüe. Est-ce de l’amour ou de l’amitié ou un peu des deux ? Le second : l’attaque des serviteurs des prophètes blanc, m’a bien plus surprise et prise à froid. C’était brutal et violent, inattendu et dramatique. Je suis restée soufflée et la froideur et le calme d’Abeille ont très bien retranscrit ce moment, je trouve. Bref, je me suis régalée, mais que ça va être long d’attendre la suite.

Ma note : 16 / 20

Tome 3 : En quête de vengeance

Comme à chaque fois, j’ai retrouvé avec plaisir la plume et le monde de Robin Hobb. Dans ce troisième tome, nous renouons dans un premier temps avec le passé de Fitz et du Fou, ce qui m’a replongée des années en arrière tandis que je découvrais Castelcerf et ses turpitudes avec eux. Puis, nous repartons lentement (peut-être trop ?) dans de nouvelles aventures suite à l’enlèvement brutal d’Abeille. Il y a véritablement deux parties qui se mélangent ainsi sous la plume toute en force tranquille de l’auteure.

J’ai tout d’abord énormément aimé retrouver Castelcerf. Revoir les anciens personnages, reparler de leurs faits d’armes, retrouver les couloirs du châteaux, tout ça a beaucoup joué sur ma fibre nostalgique et du coup je me suis régalée. Je reconnais que cela sert plus à créer une ambiance qu’à faire avancer l’histoire. Celle-ci est assez pauvre ici. Il n’y a que deux, trois faits que l’on suit sur plusieurs centaines de pages, à savoir la guérison du Fou et ce qui lui est arrivé, le retour de Fitz à la Cour et sa reconnaissance, puis bien sûr la découverte de l’enlèvement d’Abeille et Evite. Robin Hobb prend son temps pour assener le choc de la disparition de sa fille à Fitz. Elle lui permet d’abord de renouer avec son ancienne vie, de connaître une certaine consécration enfin, avant de se faire brutalement rappeler à la réalité.

Celle-ci nous la suivons à travers les yeux d’Abeille, dont le ton a énormément évolué depuis le début de la série. Mais ce n’est que sur de courts chapitres que nous suivons son enlèvement par les mystérieux Serviteurs. Les révélations qui s’enchaînent à ce sujet que ce soit sur Evite ou sur qui est vraiment Abeille, ne sont pas vraiment des surprises mais plutôt des confirmations. J’aime bien le duo qu’elles forment, elles vont pouvoir se soutenir dans l’adversité. J’ai également beaucoup apprécié la façon dont Fitz découvre tout et dont tout ce qui a été mis en place à Castelcerf s’imbrique pour former un puzzle bien plus vaste. Dans cette nouvelle saga, on va enfin traiter de ce qui avait été laissé de côté auparavant : les Prophètes blancs et leurs Serviteurs, alors je suis ravie. D’autant plus que Robin Hobb se fait un plaisir de lancer des clins d’oeil à ses précédentes séries que ce soit l’Assassin Royal bien sûr, mais aussi et surtout les Cités des Anciens.

Je suis ravie de voir cette auteur toujours enrichir et relier les différents pans de son univers. Même si je trouve cette saga toujours un peu molle en comparaison des autres, je retrouve un vrai plaisir (peut-être purement nostalgique ?) à la sortie de chaque tome.

Ma note : 17 / 20

Tome 4 : Le retour de l’assassin

Cette deuxième moitié du deuxième tome en VO est vraiment longuette au début. Même si je suis fan de l’univers de Robin Hobb, que j’aime sa plume et sa facilité à nous emporter dans des aventures incroyables, je dois reconnaitre qu’à force de vouloir prendre son temps et tout tout décrire, le récit se ramolit.

Dans ces chapitres, nous suivons Fitz qui attend et tergiverse pour partir à la rescousse d’Abeille. C’est long, c’est mou, c’est répétitif. Robin Hobb en profite heureusement pour satisfaire notre petit coeur de fan en faisant intervenir tous les personnages de la famille Loinvoyant qu’on a croisés depuis les débuts. J’ai donc été contente de voir Devoir assumer son rôle de Roi aux côtés de sa femme tout feu tout flamme et de ses fils plus tranquilles mais un peu trop en retrait pour moi. J’ai apprécié de retrouver Kettriken, toujours aussi attentive à ses proches, et sa relation si honnête et bienveillante avec Fitz m’a touché une fois de plus. Ce sont de vieux amis qui seront toujours là l’un pour l’autre. De la même façon, j’ai apprécié de voir Fitz aux petits soins pour un Fou toujours convalescent mais ô combien pénible parfois. J’ai été attristée par la lente déchéance d’Umbre que la vieillesse rattrape. C’est d’ailleurs un peu l’histoire de ces pages, le temps et la vieillesse rattrapent tout le monde, et c’est peut-être aussi ce qui rend l’ambiance si lente, lourde et pesante parfois.

Heureusement, on a quand même un peu d’aventure avec les courts passages sur Abeille et Evite durant leur captivité, puis après quand Fitz se met enfin en chasse. Cela ne se passe pas comme prévu comme souvent avec Robin Hobb. Elle en profite d’ailleurs pour mettre en avant des personnages peu vus jusqu’à présent, ou du moins secondaires par rapport aux anciens mais que je sentais prometteurs comme Lant, Persévérance et Braise/Cendre. J’aime beaucoup ces derniers qui représentent un peu la relève mais le premier qui m’agace juste souverainement et dont je n’oublierai pas les fautes. Cette aventure est aussi l’occasion de faire enfin concrètement le lien entre quasiment toutes les séries de l’auteure. Enfin, le Fou/Ambre révèle une partie de son rôle dans les Aventuriers de la Mer puis dans La Cité des Anciens.

Du côté de la mythologie, on continue à en apprendre de plus en plus sur Clerre et ses habitants si particulier. J’en suis fan même si ça enlève une partie du mystère du Fou que j’aimais tant, et je croise les doigts pour qu’on sache tout ce qu’il y a à savoir dans le/les dernier(s) tome(s) pour ne pas encore avoir une autre série pour nous le raconter. Robin Hobb n’oublie pas non plus ce qui porte sa série depuis les débuts, la magie des Loinvoyant, l’Art, qui montre enfin concrètement son lien avec les Dragons et Kelsingra, ce qui est assez jouissif et triste à la fois parce qu’une fois de plus, ça fait perdre de ce mystère si cher à mes premières lectures de la série ^^

Après un début mollasson, la suite et fin de ce tome est bien plus entraînant mais on sent que le voyage avec Fitz et le Fou s’achemine vers la fin. Chacun a vécu au-delà de la vie qui lui était promise. L’auteure nous prépare déjà à un au-revoir triste et déchirant, mais nous prépare aussi une relève. Je reste impatiente de lire la suite tout en l’appréhendant.

Ma note : 16 / 20

Tomes 5 – 6 (= Tome 3 vo : Assassin’s Fate)

Après la fin du tome 4 qui promettait tellement de révélations et d’émotion, je n’ai pas pu m’empêcher de me tourner vers la V.O. pour terminer cette saga. Me voilà donc partie en ce début du mois de mars pour lire rien de moins qu’un pavé de plus de 900 en anglais. Je ne connaissais pas la plume de Robin Hobb dans sa langue avant et j’ai été vraiment séduite par celle-ci. Elle est simple et sans fioriture et en même temps pleine de douceur et d’émotion. Elle est d’une précision rare, elle frappe juste et sait raviver nos souvenirs juste au bon moment, ce qui fait que je n’ai pas vu le temps passer et que j’ai même fait trainer ma lecture dans les derniers chapitres, trop triste de leur dire au revoir.

Ce tome est conçu comme la conclusion du vaste cycle que Robin Hobb avait su créer autour de l’Assassin Royal, des Aventuriers de la mer, des Cités des Anciens et bien sur du Fou et de l’Assassin. On y recroise donc tous les personnages chers à notre coeur qu’on avait pu découvrir dans celles-ci et c’est assez déchirant de leur dire au revoir tour à tour. C’est également l’occasion pour l’autrice de nous montrer combien elle avait pensé son univers, en faisant la lumière sur tous les liens qu’il y avait entre les différentes séries et de nous livrer ainsi les dernières révélations relatives aux Dragons, aux Anciens et aux Serviteurs Blancs. J’ai vraiment trouvé ces deux aspects de l’histoire passionnants ici. J’ai éprouvé un énorme plaisir à revoir les dragons et nouveaux anciens de Kelsingra, les marins de Parangon et Vivacia, et bien sûr les anciens de Castelcerf. On laisse à chacun sa place pour conclure en quelque sorte son histoire et c’est un vrai bonheur par exemple de découvrir les nouvelles générations et le futur qui les attend.

Concernant l’histoire qui nous occupe dans ce cycle, à savoir Abeille et ses ascendances blanches, l’aventure continue et trouve une conclusion logique mais brutale. On suit avec effroi son périple et les dures épreuves qu’elle subit. Je n’ai pas toujours été fan des chapitres où elle est la narratrice, la faute à un personnage au caractère un brin agaçant pour moi, même s’il y a eu des progrès de fait. J’ai largement préféré suivre la course poursuite lancée par Fitz et le Fou. Quand Fitz est le narrateur, l’histoire est plus passionnante, d’abord par les personnages qu’il croise mais aussi parce qu’on le sent peu à peu s’effacer pour laisser la place à la nouvelle génération. J’ai aimé suivre ses aventures à Kelsingra, puis sur les Vivenefs et enfin à Clerres. Sans trop en révéler, j’ai trouvé la fin de son histoire juste parfaite.

J’ai eu les réponses à la plupart de mes questions sur l’univers des Dragons et des Anciens, je pense. J’ai trouvé très intéressant tout ce que l’on a découvert sur l’Art, les Serviteurs Blancs, la magie des Anciens, les Vivenefs etc. Il me manque peut-être un petit quelque chose sur les Loinvoyant et la magie du Vif, mais il y avait tellement à raconter en même temps, et puis peut-être se laisse-t-elle une porte ouverte pour plus tard.

Il y a eu pléthores de moments intenses et magnifiques lors du voyage de Fitz pour retrouver Abeille. Des moments que l’on attendait depuis longtemps pour certains. Le sauvetage d’Abeille a tenu toutes ses promesses avec un final à couper le souffle. La dernière partie de l’histoire est un peu plus faible parce que l’on sent que le moment des au revoir est venu, mais cela reste très beau avec une émotion toute en retenue pour moi. Quitter des personnages que l’on suit depuis tant d’année n’est jamais facile, je parle aussi bien pour le lecteur que pour les personnages eux-mêmes. Mais cela a donné à ce tome un vrai équilibre dans sa narration ce qui n’était pas le cas dans les précédents.

Les personnages ont joliment évoluer depuis les début des différentes séries. Ils ont tous mûri et fait des choix. Il y a eu des pertes mais aussi de nouvelles arrivées. La vie continue et Robin Hobb nous conte cela avec une ferme douceur. Abeille est bien sûr au coeur de cette histoire et que de changements depuis qu’on l’a rencontrée. Elle a vraiment pris confiance en elle et elle a trouvé un vrai soutien en Per. Sa relation avec son père est aussi une des grande réussite de ce cycle avec toutes les nuances sur la parentalité qui y sont apportées. De même, j’ai beaucoup aimé le décorticage de la relation entre Fitz et le Fou sous le regard des autres protagonistes. Ce sont vraiment deux beaux personnages que je n’oublierai pas. De la même façon, j’ai été ravie de retrouver Oeil de Nuit dans ce dernier tome, sa relation fusionnelle avec Fitz m’avait tellement manqué, et j’ai adoré ce qu’il a dit sur Kettricken. J’ai été surprise de finir par apprécier Lant, personnage assez antipathique au premier abord pour moi, et j’ai continué à être charmée par la force de Braise/Cendre. Il y aurait tellement à dire sur chaque personnage et les amitiés qui se sont forgées lors de cette aventures. C’était une joie immense de retrouver Parangon, mais aussi et surtout Althéa et Brashen et de découvrir leur fils Boy-O. Je suis un peu plus déçue de ne pas avoir bien pu faire la connaissance de la famille de Devoir, qui sera restée un peu trop en retrait sur toute cette saga, alors que je la sens tellement prometteuse.

C’est donc avec une certaine tristesse mais aussi le sentiment d’avoir eu une belle fin, que j’ai refermé ce dernier tome des aventures de Fitz et du Fou. Je relirai ses tomes quand ils sortiront en poche en français, et j’espère vraiment retrouver un jour cet univers chez Robin Hobb. En attendant, j’attends sa prochaine série avec une grande impatience parce que c’est une autrice qui a longtemps fait partie de ma vie de lectrice et avec qui j’espère encore vivre bien des aventures.

Ma note : 19 / 20

Livres - Fantasy / Fantastique

Les Cités des Anciens de Robin Hobb

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Titre : Les Cités des Anciens

Auteur : Robin Hobb

Editeur vf : France Loisirs & J’ai lu (version poche)

Années de parution : 2011-2014

Nb de tomes vf : 8 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…

Mes avis :

Tome 1 : Dragons et serpents

Je retrouve avec plaisir Robin Hobb dans cette nouvelle série qui prend à nouveau place dans l’univers des Aventuriers de la mer et de l’Assassin royal. Elle est vraiment maligne de lier toutes ces histoires et de faire parfois de petits rappels des histoires précédentes pour que les anciens lecteurs se les remémorent, et sans pour autant alourdir la lecture pour les nouveaux. Chapeau !

Du côté de cette nouvelle histoire, on suit trois pôles : les nouveaux dragons (si on peut les appeler ainsi) ; Thymara, une habitante du royaume des pluies bien singulière ; et Alise, une fille et épouse de marchand délaissée qui s’y pris de passion pour les dragons et les anciens. Comme d’habitude chez l’auteur, chacun d’eux est original et sort du lot : les dragons parce qu’ils ne ressemblent pas du tout à ce qu’on pensait ; Thymara parce que c’est une marginale ; et Alise un peu pour la même raison. Les personnages, donc, me plaisent par leur singularité, chacun apportant un vrai plus à l’histoire et donnant envie de lire la suite. Pour ce qui est de la narration justement, j’ai eu du mal à rentrer dedans lors des cent premières pages, cela manquait de rythme. Mais une fois le décor et les enjeux posés, j’ai plongé dans l’histoire et je me suis laissée emporter par cette histoire de marginaux qui cherchent leur place dans un monde qui n’est pas fait pour eux. Maintenant, il me tarde de lire la suite.

Tome 2 : Les eaux acides

Je prends toujours autant de plaisir sur cette série. Dans ce tome, on suit le voyage des dragons et de leurs gardiens vers leur Eldorado. Du coup, on en découvre bien plus sur les dragons dans leur ensemble et plus seulement sur Sintara même si c’est elle qu’on voit le plus, mais les autres se révèlent petit à petit. Les personnalités des gardiens ainsi que des membres du bateau se révèlent aussi, à l’image d’Alise qui est de plus en plus volontaire. Par contre, mon dieu, comme les personnalités des hommes ou plutôt des Terrilviliens sont désagréables quand on voit Hest et Sédric. En plus leur histoire est ultra prévisible, j’avais tout vu venir. Heureusement que Leftrin relève le niveau. J’ai plus de mal avec les gardiens. Même Thymara m’agace parfois alors que je l’aimais bien dans le tome précédent, et je ne parle pas de Tatou dont les changements me semblent un brin illogiques. Du côté de l’histoire, contrairement à ce que nous avait habitué l’auteur, maintenant on reste collés d’un seul côté de l’histoire vu que les principaux personnages sont réunis, du coup c’est parfois un peu statique et ça manque de dynamisme. Alors certes, c’est le style de l’auteur, mais ça manque un peu d’envergure. Elle aurait dû ajouter une autre histoire en parallèle de la recherche de Kelsingra, même s’il me tarde de les voir la découvrir.

Note : J’adore le clin d’oeil aux Aventuriers de la mer avec Althéa, Brashen, Parangon et Malta.

Tome 3 : La fureur du fleuve

Voilà un tome qui porte particulièrement bien son titre. En effet, la fureur du fleuve est le moment clé de ce tome, celui qui rebat un peu les cartes d’une histoire qui était en train de devenir un peu plan plan. J’ai trouvé le ton de ce tome plus léger, comme si on suivait un groupe d’ados et cela m’a un peu embêtée au début. Bien sûr, l’histoire est toujours aussi addictive, on a vraiment envie de savoir s’ils vont vraiment finir par trouver leur cité, si les dragons vont plus s’ouvrir aux humains et quelles relations vont tisser les gardiens. On en apprend de plus ne plus sur ces derniers qui commencent véritablement à former un groupe, un groupe avec ses propres règles, règles que comme Thymara, j’ai du mal à accepter. Celles-ci sont beaucoup trop sexistes, étriquées voire dictatoriales pour moi pour que je les apprécie. Heureusement, j’ai l’impression que l’auteur va faire en sorte qu’elles ne soient pas longtemps respectées. C’est d’ailleurs ce que j’aime dans l’histoire, cette liberté qu’ont les personnages de faire fi des règles quand ils se sentent trop limités par elles. En cela, j’aime de plus en plus Thymara et Sintara. Alise, elle, est beaucoup trop naïve et engoncée dans ses petites règles bourgeoises. Thymara s’est révélée dans ce tome où elle défie Graffe, et j’aime sa relation avec Tatou. Celui qui prend aussi de l’importance dans ce tome, c’est Sédric qui change vraiment au contact de son dragon, et ça fait du bien vu comme il était antipathique.  Je suis juste triste de ne plus voir Kanaï et Gringalette et j’espère qu’on les retrouvera.

Tome 4 : La décrue

Dans la lignée du précédent, ce tome fut aussi passionnant. En continuant à suivre les conséquences de l’événement clé du tome précédent, on apprend à découvrir ou redécouvrir les personnages. Ainsi Alise s’affirme et fait enfin un choix qui changera tout le cour de sa vie, de même que son ami Sédric. Du coup, j’ai trouvé ces personnages beaucoup plus sympathiques une fois qu’ils ont eu laissé leur passé derrière eux. J’ai aimé le choix de Sédric de se rapprocher de Carson, qui a vraiment l’air de quelqu’un de très fiable. J’ai également apprécié de renouer avec une Vivenef même si Mataf est bien différente de celles qu’on a connu dans les Aventuriers de la mer. Après comme d’habitude, ceux que je suis avec le plus de plaisir sont les dragons (en particulier Melcor et Sintara, puis Relpda) et leurs gardiens (surtout Thymara et Tatou). Les transformations qui se produisent d’un côté comme de l’autre sont palpitantes mais aussi cruelles parfois et on se demande où cela nous conduira. En parlant de cela, le voyage en lui même devient de plus en plus passionnant à mesure que les dangers grandissent mais aussi qu’on se rapproche du but fixé. En cela, les derniers chapitres étaient vraiment attendus et m’ont ravie. Je suis contente d’avoir retrouvé Kanaï et Gringalette qui me manquaient, et contente de commencer à découvrir de nouveaux paysages. Par contre, comme toujours je trouve certains personnages trop indécis et faisant trop la girouette (non, non, je ne pense pas à Thymara…), alors que les choix d’autres sont lourds de conséquences et conduisent à des scènes douloureuses (la mort du bébé de Jerd et celle de Graffe). Bref, encore un tome riche en émotions qui donne très envie de lire la suite.

Tome 5 : Les gardiens des souvenirs

Ce tome annonce un tournant, à la fois parce que l’auteur ouvre l’histoire à d’autres univers que celui des dragons (Tintaglia, Malta & Reyn, Selden, Chalcède) et parce qu’on découvre enfin Kelsingra. J’ai trouvé que la lecture de ce tome passait très vite tellement il y avait de choses à suivre. J’ai aimé découvrir pas à pas la cité, mais à un rythme tellement lent qu’elle reste encore très mystérieuse et devient un personnage à part entière. Du côté des gardiens et des dragons, on se recentre sur les personnages du début : Alise, Sédric, Thymara et Sintara, ce qui ne m’a aucunement dérangé puisque ça permet de faire avancer l’histoire. Chacun d’eux continue à changer notamment à cause de leurs nouvelles conditions de vie. Si Thymara est toujours une vraie girouette, ce qui m’agace vu le potentiel du personnage, Alise et Sédric affirment et confirment leurs choix. Sintara reste au centre de l’histoire et malgré son sale caractère, on est de tout coeur avec elle quand elle veut apprendre à voler. D’ailleurs quelle fin de tome avec elle ! Il me tarde vraiment de lire la suite maintenant pour savoir ce qu’il va lui arriver. Du côté « du reste de monde », on voit les autres pans du complot de Chalcède se mettre en place et toucher ce pauvre Selden. On revoit aussi enfin les deux autres anciens et l’auteur n’oublie de nous dire rapidement ce qui leur arrivé entre le moment où on les a quittés dans les Aventuriers de la mer, et maintenant. Je ne me rappelais pas à quel point j’aimais ces personnages haut en couleur qui s’accordent si bien. Quant à Tintaglia, sa courte apparition, fait que j’ai encore plus sentie son absence après. Il me tarde vraiment de la voir revenir et reprendre sa place.

Tome 6 : Les pillards

Dans la droite ligne du précédent, ce tome est un vrai « page turner ». Le monde de l’auteur continue à s’enrichir et à se développer. On en apprend de plus en plus sur chaque intrigue et c’est agréable de passer de l’une à l’autre, alors qu’autrefois on ne restait focalisé que sur les dragons. Robin Hobb sait parfaitement naviguer d’un groupe de personnages à l’autre, les développants peu à peu et nous les rendant plus familiers. Elle ne distille ainsi que de petits bouts de son intrigue l’amenant clairement et sûrement vers une certaine conclusion sans pour autant nous brusquer, mais on sent que tout se rejoint. Bien sûr, certains pans de l’histoire sont plus développés que d’autres et on pourrait le regretter. J’aimerais par exemple que la partie sur Chalcède soit plus conséquente. Mais je suis bien contente que les dragons restent au coeur et qu’on continue à les voir évoluer et se développer. De même, je suis fascinée par le réveil de Kelsingra et j’espère qu’on en apprendra le maximum sur son fonctionnement et surtout son passé. Espérons que l’auteur nous livre l’histoire complète de la disparition des dragons et de leur ancienne civilisation, sinon ce serait une bonne piste pour une prochaine série. En attendant, ceux-ci deviennent plus indépendants, ils prennent possession de leur avenir et changent. Les gardiens aussi changent mais on en entendant moins parler qu’avant, l’auteur se concentrant uniquement sur le triangle amoureux : Thymara, Tatou, Kanaï, ce qui est bien dommage ! Surtout qu’il est très agaçant de continuer à voir celle-ci changer d’avis comme de chemise… Du côté des Khuprus, je suis ravie de voir que Malta et Reyn seront plus présents dans l’histoire, et j’espère que ça ne finira pas mal pour eux. Quant à Selden, j’espère qu’il finira aussi par sortir de ce guêpier. Enfin, j’ai adoré les quelques pages avec Tintaglia et sa prise de conscience à la fin. Encore un tome de dévoré, dommage qu’il n’en reste plus que 2 😦

Tome 7 : Le vol des dragons

Encore un très bon tome où il se passe un millier de choses qui donnent très très envie de tourner les pages de plus en plus vite ! Vous l’aurez compris, je me suis encore régalée à suivre les aventures de tout ce petit monde. En effet, maintenant, on voit bien où l’auteur veut nous conduire et je ne pense pas qu’elle introduise encore de nouveaux personnages. J’ai donc aimé le développement de la vaste intrigue autour de Kelsingra et de la raison de sa construction : les puits d’Argent, qui donne des explications sur le fonctionnement de cette ancienne civilisation. Les personnages passent alors un peu au second plan aussi bien côté Dragons que côté Anciens/humains, même si avec le retour du Mataf cela change un peu la donne. La cité est de plus en plus le coeur de l’histoire. Par contre, pourquoi parler « des cités » dans le titre, alors qu’on ne voit que Kelsingra ? En attendant, Alise, Sédric et consorts s’effacent au profit encore une fois du triangle amoureux Kanaï, Thymara, Tatou, même si une solution se dessine de ce côté-là. Malta, Reyn et Phron sont toujours là mais restent eux aussi en retrait, c’est bien dommage, j’espère qu’on ne va pas les laisser en plan. Ensuite, j’aime bien aussi ce qui se passe du côté de Chalcède avec Selden et Chassim, mais j’aimerais qu’il y ait une vraie guerre de déclarée entre eux et les Dragons parce que ce que leurs chasseurs ont fait à Tintaglia est atroce et que je n’aime pas du tout leurs façons de fonctionner aussi, ce sont vraiment des pourritures ! D’ailleurs, dans le même genre suivre ce qui arrive à Hest m’a laissée indifférente tant je déteste ce personnage, et j’espère qu’il aura une fin bien cruelle. Mais je me demande bien comment l’auteur va conclure toute cette histoire en juste un tome, à moins qu’elle compte faire une suite.

Tome 8 : Le puits d’Argent

Déjà le dernier tome de cette superbe série. Je suis triste qu’elle se termine déjà, mais j’ai adoré la lire et la fin est à la hauteur de mes attentes. Dans ce tome, certes un peu rapide j’y reviendrai, on répond à la plupart des questions et toutes les intrigues sont closes. En effet, l’auteur n’a oublié le destin d’aucun de ses personnages aussi bien côté dragon, qu’ancien, mais aussi avec certains de sa série précédente. Ainsi, on retrouve tous les Vestrit et on sait ce qu’ils deviennent, pareil pour les Khurprus, et R. Hobb est même assez maligne pour offrir une fin assez ouverture pour qu’on les retrouve ensuite. J’aimerais d’ailleurs beaucoup retrouver la nouvelle génération avec le fils d’Althéa et celui de Malta, plus tard. Du côté des Anciens, finalement j’ai bien aimé l’évolution de Thymara dans ce tome. Elle fait enfin des choix et les bons en plus ! Même si ça m’a attristé, j’ai trouvé l’évolution de Kanai intéressante. Je suis contente pour Alise et Leftrin et j’espère qu’on aura de leurs nouvelles, pareil pour Sédric et Carson. D’ailleurs chapeau aux deux amis pour avoir enfin tenu tête à Hest, qui a eu la fin qu’il mérite ! J’ai aimé comment chaque personnage a été traité avec soin par l’auteur, elle n’a oublié personne, même pas les secondaires comme l’équipage du Mataf ou la soeur de Reyn, chacun a droit à sa part de bonheur. Et la cité de Kelsingra devient vraiment un havre de paix pour eux tous, hommes et femmes rejetés autrefois. La cité a encore bien des secrets à livrer mais elle a repris vie et elle me fascine toujours autant. R. Hobb a tellement bien su la décrire que je rêverais de m’y balader. Côté dragons, on a eu un aperçu de l’importance qu’ils auront dans ce nouveau monde à travers la guerre exprès contre Chalcède et ses conséquences. C’est une nouvelle force politique sur laquelle il faut compter. J’ai aimé pouvoir suivre leurs pensées sur leurs gardiens, les humains, et le monde en général. Je suis contente également qu’aussi bien Tintaglia que Sintara ait trouvé un compagnon à leur hauteur, ici, ce sont vraiment les femmes qui mènent la danse xD Du côté de l’histoire, on a la conclusion de celle d’Alise et son mari, et j’en suis ravie. On a également celle des gardiens, qui deviennent de vrais Anciens et prennent pleinement leur place à côté de leurs dragons. Par contre, j’ai trouvé celle de Selden et Chassim bien trop rapide, à l’image de la guerre contre Chalcède qui m’a laissée sur ma faim. J’ai eu l’impression d’avoir loupé un chapitre et je n’ai pas aimé l’ellipse à la fin de l’histoire qui nous prive du récit de la bataille et de la reddition de Chalcède, cela manque clairement à l’histoire, dommage ! Je n’ai pas non plus compris l’intérêt des lettres entre gardiens d’oiseaux qui ouvrent les chapitres. Les lettres ont même fini par m’agacer et je les lisais en diagonale à la fin selon qui les écrivait. On aurait très bien pu s’en passer. Mais hormis ces petits points, l’histoire est vraiment entrainante et on ne voit pas passer les pages dans ce dernier tome.

En tout cas, j’ai vraiment beaucoup apprécié cette série. J’ai aimé l’univers des Dragons et des Anciens. J’ai aimé les personnages. Et j’aimerais vite les retrouver dans une autre série comme sait si bien le faire Robin Hobb qui a le chic pour lier ses séries.

Une série que je recommande chaudement !

Ma note : 18 / 20

Livres - Fantasy / Fantastique

Le Soldat chamane de Robin Hobb

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Titre : Le Soldat Chamane

Auteur : Robin Hobb

Editeurs vf : France Loisirs (Poche) ; J’ai lu (Poche)

Années de parution vf : 2008-2011

Nb de tomes : 8 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans une société aux codes stricts, Jamère, 15 ans, est confié par son père à un guerrier nomade. Grâce à des drogues et une transe chamanique ce dernier projette le jeune homme dans un autre monde où une femme-arbre s’empare de son esprit. A son retour Jamère est devenu très sensible à la destruction des arbres et de la nature…

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Mes avis :

Tome 5 : Le Choix du soldat

J’ai lu les 4 premiers tomes il y a des années de cela quand j’étais encore étudiante et bien qu’aimant beaucoup le style de l’auteur et le propos de la série, j’avais mis celle-ci en suspens après une narration vraiment trop en dents de scie. En effet, la série a le chic pour alterner les tomes passionnants et ceux plus mous où il ne se passe pas grand-chose. Heureusement après la lecture du Prince Bâtard, j’ai eu envie de reprendre cette série que j’avais laissée en suspens.

Grand bien m’en a pris. J’ai dévoré ce tome en une petite journée. J’ai adoré retrouver l’univers si original de la série. Qui aurait pu avoir l’idée de faire de son héros un garçon obèse, rejeté de tous, au caractère un peu faible et surtout très changeant ? Un héros vivant dans un monde partagé entre « sauvages » et « civilisés » où lui même ne sait quel parti prendre ? Il fallait vraiment oser et ici c’est une réussite. Jamère est plus que jamais aux prises entre ces deux mondes, il ne sait lequel il serait bon de choisir. De ce fait, il hésite tout au long du tome et nous présente les raisons qui le rattachent à chacun d’eux et ce qui va enfin le pousser à choisir à la fin. ça m’a parfois agacé de le voir faire un pas en avant, deux pas en arrière, mais cela peut se comprendre au vu de son passé. J’ai d’ailleurs trouvé très facile de se replonger dans l’histoire, alors que je n’ai pas du tout relu les 1e tomes. On se laisse vite emporter par l’histoire qui contient de nombreux rebondissements ici. On en apprend plus sur les Ocellions, Jamère se mêlant plus à eux, on revoit même la femme-arbre qui continuera à avoir un rôle important, je parie. On retrouve aussi Spic et Epinie et celle-ci a vraiment un destin prometteur vu ce qui lui arrive. Par contre, les relations « sentimentales » de Jamère sont inintéressante selon moi et surtout très mal traitée, de façon beaucoup trop artificielle pour qu’elles comptent. Tout s’accélèrent dans ce tome pour le pousser à choisir et il est intéressant de voir la magie à l’oeuvre une fois de plus. La fin, elle, donne très très envie de lire la suite, ce que je vais faire de suite ^^

Ma note : 15 / 20

Tome 6 : Le renégat

J’ai trouvé cette suite un peu moins intéressante. On s’enlise à nouveau dans un tome où il y a beaucoup trop de blablas et de descriptions mais où l’intrigue avance peu. En effet, le voyage de Fils-de-Soldat est beaucoup trop long et répétitif. Il manque de rythme et ses interactions avec Olikéa et son fils ne sont guère intéressantes. Ce sont plutôt ses relations avec Jamère qui me plaisent mais elles ne progressent pas beaucoup pour le moment. En plus, cette histoire de division de sa personnalité revient là d’un coup, alors qu’on n’en a pas du tout entendu parler dans le tome d’avant… Par contre, j’ai aimé le lien fait avec Epinie qui continue à conserver une certaines importance pour Jamère, ainsi que les interventions de Lisana qui est un peu son pendant pour Fils-de-Soldat. Le monde créé par Robin Hobb, lui, est toujours aussi vivant et fourmillant. Il fascine, notamment avec cette « foire » à la fin du tome qui permet d’en découvrir un peu plus sur le mode de vie des Oscélions. J’aimerais juste que ça aille plus vite et qu’on n’ait pas autant de phases d’introspection. Parce que pour le coup, je me suis souvent ennuyée dans ce tome, je m’attendais à ce que l’intrigue avance plus vite et qu’il rentre plus vite dans la société ocellionne pour voir les préparatifs de la grande bataille s’engager. J’espère que la suite répondra à mes attentes.

Ma note : 12 / 20

 Tome 7 : Danse de terreur

Nous repartons donc avec un tome qui bouge beaucoup plus que le précédent. Jamère – Fils de Soldat étant arrivé dans la société ocellionne, on découvre enfin comment celle-ci vit et fonctionne, et surtout, se met en place un véritable plan de bataille. On découvre pour cela deux nouveaux personnages : Dasie et Kinrove, c’est la première qui aura le plus d’importance dans ce tome contrairement à ce que je pensais. Kinrove n’a qu’un rôle de figurant et c’est bien dommage vu tout son présupposé pouvoir. L’auteur en fait des tonnes autour de lui pour pas grand-chose, dommage ! Ensuite de nouveaux enjeux viennent se greffer sur celui de la lutte Ocellions-Gerniens ce qui enrichie l’histoire, comme c’est le cas avec le personnage de Likari, ou avec le retour sur la famille de Jamère (Yaril, Epinie, son oncle, son père) et j’aime ça. Parce qu’il faut dire que ce qui aurait dû être le moment le plus important du tome : l’attaque de Guétis, n’est pas à la hauteur de mes attentes. Tout est trop rapide et bâclé malheureusement, mais cela s’explique par les raisons qui ont poussé Jamère à aller aussi vite. Par contre, ça m’agace que les deux personnalités ne soient toujours pas réunies. Les moments où ils se disputent ou se parlent me fatiguent vite, alors j’aimerais qu’ils fusionnent enfin, après tout ils ont bien quelques points communs comme le prouve leur relation avec Lisana. Mais il ne reste plus qu’un tome pour régler tout ça ainsi que le conflit entre les deux peuples… La fin ne va-t-elle pas être trop précipitée ?

Ma note : 15 / 20

Tome 8 : Racines

Dernier tome de cette saga pour le moins inégale. Je ne peux pas dire que ce dernier tome soit mauvais, mais il m’a déçue. En effet, la résolution de l’intrigue principale à savoir l’affrontement Ocellions-Gerniens est beaucoup trop rapide et simpliste pour me convenir. Après avoir passé plus de 7 tomes séparés, Jamère et Fils de Soldat s’unissent pour mettre fin à ce conflit et ils le font avec une telle simplicité qu’on ne comprend pas qu’ils ne l’aient pas fait plus tôt, ni que ce conflit ait pu prendre une telle dimension, ni que quelqu’un d’autre n’y ait pas pensé. Bref, c’est pas folichon de ce côté-là. En prime, on pouvait se dire chouette, ils sont enfin réunis, ils vont faire d’autres grandes choses, mais non l’auteur choisi de les faire mourir (ce qui n’est pas si mal en soit) mais également de ramener Jamère à la vie sans Fils de Soldat qui reste auprès de Lisana (et là je dis stop, trop de non sens, trop d’indécision de la part de l’auteur, ça m’agace !). En plus, il a fallu qu’elle fasse en sorte qu’il soit complètement rejeté des Ocellions alors qu’il avait enfin compris ce peuple, c’est très très dommage. On aurait pu envisager un autre destin pour lui, par exemple comme ambassadeur ou trait d’union entre les deux peuples. Du coup, je suis à nouveau déçue. Et le pire, je crois dans ce tome c’est que tout cela ne tient que sur le 1e tiers du livre et que tout le reste soit consacré à son retour à la civilisation gernienne. J’ai profondément détesté ça, le voir retourner près des siens, puis sauver Amzil (qui ne m’a jamais plu) pour au final reprendre sa vie d’avant comme si de rien n’était. Tout ça pour ça…

Ma note : 13 / 20

Pour conclure, je peux dire que j’aime toujours autant le style de l’auteur, mais que ça narration dans cette saga laisse à désirer, trop de descriptions et de temps morts, ce qui donne des tomes en dents de scie. Un sujet intéressant surtout pour de la fantasy mais inabouti. On est loin de la qualité des Aventuriers de la mer (ma saga préférée chez elle) ou des débuts de l’Assassin Royal. Dommage.

Ma note globale sur la série : 13 / 20

Livres - Fantasy / Fantastique

Prélude à l’Assassin royal / la Citadelle des Ombres : Le Prince Bâtard de Robin Hobb

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Titre :  Le Prince Bâtard – Prélude à l’Assassin royal / la Citadelle des Ombres

Auteur : Robin Hobb

Editeur vf : J’ai lu (poche)

Année de parution vf : 2015

Résumé : Une des légendes les plus sombres du royaume des Six Duchés raconte l’histoire du prince Pie, doué du Vif, qui fut jeté à bas du trône par les actions de nobles courageux afin que la lignée des Loinvoyant demeure sans tare. Aujourd’hui, la vérité qui se cache derrière le mythe se dévoile grâce au récit de Félicité, compagne roturière de la princesse Prudence de Castelcerf : avec celle-ci à ses côtés, Prudence devient une reine-servante au fort tempérament mais, quand elle donne le jour à un bâtard qui porte sur le corps la robe pie du cheval de son père, c’est Félicité qui se charge de l’élever. Et, lorsque le prince Pie arrive au pouvoir, les intrigues politiques propagent de dangereux discours sur le Vif qui changeront à jamais le royaume…

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver la plume de Robin Hobb ! ça faisait des années que je ne l’avais pas lue ayant été un peu déçue par le Soldat Chamane qu’il faudrait d’ailleurs que je termine. Bref, cette petite nouvelle m’a réconciliée avec l’auteur. J’ai retrouvé le style simple et efficace que j’affectionnais. Malgré le peu de pages, elle développe une histoire forte et cohérente, à qui il ne manque rien. En effet, même si elle représente une préquelle pour l’Assassin Royal, enfin préquelle, il y a juste l’univers et les lieux de commun parce qu’ensuite on ne retrouve aucun personnage en commun. L’histoire est digne de ses meilleures saga, avec des personnages au destin fort et tragique, même si on se retrouve à nouveau avec un bâtard doué du Vif ce qui peut faire un peu redite. J’ai aimé par contre l’originalité du point de vue (la nourrice/soeur de lait) sauf quand l’auteur insiste lourdement à plusieurs reprise qu’elle dit bien « LA vérité », une seule fois aurait suffi ! Les personnages ne sont ni véritablement attachants ni antipathiques, juste simples et normaux dans leurs passions et leurs choix de vie, ce que j’ai vraiment aimé. Du coup, je pense reprendre le Soldat Chamane et m’attaquer aux Cités des anciens ensuite ^^

En prime, la couverture est vraiment très belle et les dernières des intégrales de l’auteur me font regretter d’avoir déjà les vieux tomes simples…

Ma note : 15 / 20