Livres - BD / Illustrations

Murena de Jean Dufaux et Philippe Delaby

Titre : Murena

Auteurs : Jean Dufaux (histoire) et Philippe Delaby (dessins)

Editeur vf : Dargaud

Année de parution vf : Depuis 1997

Nombre de tomes vf : 10 (en cours)

Histoire : « Il était d’un naturel féroce et sanguinaire qui se trahissait dans les moindres choses comme dans les grandes… Dans tous les combats de gladiateurs donnés par lui ou quelqu’un d’autre, il faisait égorger même ceux qui tombaient par hasard pour observer leur visage quand ils expiraient. »

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Livres - Histoire

Julia Fille du soleil Impératrice de Rome de Myriam Antaki

Titre : Julia Fille du soleil Impératrice de Rome

Auteur : Myriam Antaki

Éditeur : Erick Bonnier

Année de parution : 2019

Nombre de pages : 163

Histoire : Prêtresse du dieu Soleil, je suis l’Impératrice de Rome. Déchue, j’écoute mes voix intérieures pour me souvenir de ma vie, du Temple d’or d’Emèse dans ma Syrie natale. Là, j’adorais Héliogabale, le Soleil, ses Rayons. Je dansais nue pour sa divinité et mon corps mettait le feu aux hommes.
Nourrie par la semence d’un rite mystique et charnel, ma danse avait attiré un simple légat de passage, Septime Sévère. À l’ombre des émaux et des bétyles, je l’avais séduit pour l’entraîner vers la guerre et le couronner empereur. Je triomphais avec lui. Le sénat et la plèbe saluèrent alors mon génie et ma beauté. Mes deux fils, Caracalla et Geta, furent aussi des dieux mais ont brisé mon coeur.
Après la gloire, tout finit pour moi dans un mouvement animal des corps, la blessure, le crime, la mort…

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Livres - Fantasy / Fantastique

La voie des oracles d’Estelle Faye

Titre : La voie des oracles

Auteur : Estelle Faye

Editeur : Folio sf (format poche) / Scrineo (grand format)

Années de parution : 2017-2018 (en poche) / 2014-2016 (grand format)

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d’Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l’Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu’elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l’avenir incertain.
Lors d’une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s’emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu’elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.
Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n’est pas exactement celui que lui décrivait son père…

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Mes avis :

Tome 1 : Thya

Avec cette nouvelle saga dont j’ai souvent entendu le plus grand bien, elle a notamment eu un prix sur Elbakin, je redonne sa chance à de la fantasy dans un univers antique. J’avais déjà essayé auparavant avec Le Roi d’Ys et cela c’était soldé par un échec. Ici l’univers et surtout la plume d’Estelle Faye n’ont rien à voir.

Dès les première page, j’ai été emportée par l’histoire qui naissait sous mes yeux. Pourtant, on ne peut pas dire qu’au départ ce soit une grande histoire. C’est même plutôt assez classique avec cette Thya qui a des dons d’Oracle mais qui doit les cacher dans la Gaule chrétienne des premiers siècles de notre ère. Quand elle a une vision où elle se voit perdre son père, elle comprend que pour le sauver, elle doit se rendre à Brog, le lieu de la plus grande victoire de celui-ci quand il était général. Cela reste donc assez flou, je trouve, on ne voit pas trop ce qu’elle va y trouver et ce qui la convainc vraiment de tout lâcher pour y aller. C’est en plus une quête assez personnelle à l’enjeu limité se dit-on.

Mais tout le talent d’Estelle Faye, c’est à partir de là, d’arriver à tisser la toile d’un univers bien plus riche. On ne suit pas seulement Thya en route vers Brog. On la voit aussi tenter d’échapper à la tyrannie de son frère, Aeron, et de la société patriarcale romaine. On croise également, le jeune Enoch, maquilleur de profession, mais au passé bien plus trouble. Ce fils d’une prêtresse Node est vraiment trompeur. Au départ, comme Thya, je ne l’appréciais pas et puis petit à petit, il a su se montrer plus fort et plus humain que je le croyais et il a révélé un vrai potentiel, notamment grâce à ses liens avec la magie Node. Car en effet, en plus de suivre Thya et ses visions, on découvre tout un univers mystique peuplé de divinités et autres créatures magiques comme les Ondines, les Sylvains…

Estelle Faye nous brosse un portrait très vivant et mystérieux de cette Gaule tout juste christianisée. C’est peut-être ce que j’ai préféré dans le titre. J’ai vraiment beaucoup aimé l’ambiance fantastique qui s’en dégage. C’est plein de mythes, de magie et de mystères. On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre et on se laisse vite emporter dans ce monde enchanteur. Et quand on retombe de pleins pieds dans la réalité comme parfois, la magie n’est jamais bien loin pour nous ramener dans ce monde magique.

Estelle Faye a vraiment une plume enchanteresse qui m’a plu du début à la fin. J’ai aimé son univers. J’ai aimé ce qu’elle a réussi à faire naître à partir d’une histoire un peu simple et banale. J’ai aimé voir ces personnages grandir et faire de nouvelles rencontres mais aussi vivre des pertes, mais toujours lutter contre leur Destin pour créer celui dans lequel ils préfèreraient vivre. Ma seule déception est peut-être le côté un peu trop léger parfois. On sent que l’histoire et les personnages gagnerait à être un peu plus creusés et un peu plus sombre. Et surtout, je regrette d’avoir pris la version poche dont les couvertures sont bien loin d’être aussi belles que celles du grand format…

Ma note : 16 / 20

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Tome 2 : Enoch

Tout comme je n’aime pas la couverture de ce deuxième tome en poche, j’ai moins aimé et adhéré à l’histoire que dans le tome 1. J’ai trouvé que l’auteure allait beaucoup trop vite et que parfois les décisions des personnages n’avaient ni queue ni tête. De plus, le fait d’ajouter de nouveaux personnages, de ne pas forcément approfondir ceux qu’on connaissait déjà et de donner à entendre les voix des personnages secondaires ne m’a pas convaincue.

Pourtant comme dans le premier tome, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce tome. Ambiance qui, de plus, devient de plus en plus sombre, au fur et à mesure des épreuves qui attendent Thya. J’ai trouvé remarquable la façon dont on passe de la Gaule romaine à l’Empire bigarré de Constantinople et des différentes peuplades d’Orient. Malgré tout la transition fut brutale, peut-être trop pour moi.

C’est vraiment ce que je reproche à ce nouveau tome, les transitions trop brusques entre les différentes péripéties de Thya et les lieux qu’elle visite. On passe de l’un à l’autre avec beaucoup de brusquerie et on ne s’attarde pas vraiment assez pour bien creuser les choses. Je comprends la volonté de l’auteure de montrer l’urgence de sa quête vers les anciens dieux pour échapper à son frère mais ça m’a dérangée.

J’ai quand même beaucoup aimé la voir utiliser de plus en plus ses pouvoirs, la voir également apprendre à les redouter et en souffrir. J’ai aimé son trio avec Aylus et Enoch. La perte brutale de celui-ci est par contre l’un des passage raté du tome. Je n’ai rien ressenti à ce moment-là et même après alors que Thya est pleine de rage à cause de cela. J’ai par contre apprécié son rapprochement avec Adur que j’ai trouvé vraiment logique et bien amené. La transformation d’Enoch par la suite était bien trouvée aussi, de même que l’intervention de plus en plus importante d’Hécate auprès des différents personnages. Estelle Faye a vraiment réussi à peupler son monde de tout un bestiaire mythologique crédible et intéressant.

La fin, elle, est amenée bien trop rapidement. Elle est vraiment précipitée mais elle donne très envie de lire le dernier tome pour voir ce que la décision de Thya va changer pour leur avenir.

En conclusion, ce deuxième tome au rythme trop rapide manque de maîtrise. L’univers est toujours aussi intéressant et l’ambiance est réussie. L’histoire reste prenante et le développement de la mythologie est intéressante. Maintenant j’attends le dernier tome en poche en impatience.

Ma note : 15 / 20

Tome 3 : Aylus

Un an après, je reviens pour la lecture du dernier tome qui n’aura pas fait long feu. Nous retrouvons Thya dans le monde alternatif qu’elle a créé où les Oracles ne sont plus pourchassés, où Enoch est en vie et où Aylus est devenu l’Empereur de Rome. On pourrait croire que tout est parfait dans le meilleur des mondes mais ce n’est absolument pas le cas. Nous partons donc dans de nouvelles aventures qui vont déconstruire tout ce qu’elle croyait vouloir pour qu’enfin elle trouve sa voie.

Je dois dire que j’ai trouvé le concept de ce dernier tome très original. Je ne m’attendais pas à un tel reboot où en même que chaque personnage qu’on connaissait a un nouveau destin, l’on suit en parallèle celui de l’ancienne Thya en tant qu’Oracle Brûlée. Et comme je ne suis pas sûre d’être claire, je m’explique. La Thya des premiers tomes est toujours présente avec sa connaissance de ce qui est arrivée, mais il y a également une nouvelle Thya qui est née et les autres personnages ont aussi droit à des incarnations différentes. On suit donc la course à la puissance d’Aylus devenu Empereur qui éloigne de lui tous ceux qui lui ont été chers. On voit ainsi une Thya également Oracle s’embarquer dans une quête pour lutter contre son oncle et retrouver également celui qu’elle aime toujours : Enoch. L’Enoch de ce monde-là est aussi un orphelin à sa façon, un peu dilettante qui ne s’est pas encore trouvé mais qui va faire un joli voyage et va devenir fort intéressant. Mais la plus belle évolution est clairement celle d’Aedon, le frère de Thya qui va devenir un homme volontaire qui malgré ses faiblesses va toujours se battre pour atteindre ses buts et s’affirmer. Seul Mettius est resté assez fidèle à son personnage et est toujours là pour aider Thya en cas de besoin, tel le pilier qu’il est. Cela donne une équipée fort intéressante.

L’histoire en soi, elle, est assez simple. On découvre que le nouveau régime en place n’est pas meilleur que le précédent et que Thya y a perdu encore plus. Ce nouveau monde est corrompu, un terrible mal le ronge et de terribles forces refont surface. Il va donc falloir trouver une solution pour rétablir l’équilibre rompu. L’aventure est belle et passionnante. La fin est très bien trouvée, je ne lui vois aucun défaut même. Mais je regrette finalement qu’Estelle Faye aille aussi vite. On se rend compte qu’elle a énormément de choses à raconter mais comme elle enchaîne sans rien approfondir ça sonne un peu creux au niveau des moments forts aussi bien pour les batailles que pour la romance. C’est vraiment dommage. J’aime sentir un souffle épique dans ce genre de récit et ici je l’ai attendu tout du long mais il n’est jamais venu.

C’est mon gros regret sur ce tome et cette série, parce que sinon j’ai tout aimé : les personnages, l’univers, le système de magie, les créatures. Estelle Faye a su créer une histoire originale mélangeant Fantasy et Histoire Romaine, ça change. Il lui reste juste à faire quelques réglages pour que ce soit parfait.

Ma note : 16 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Pline de Mari Yamazaki et Tori Miki

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Titre : Pline

Auteurs : Mari Yamazaki et Tori Miki

Editeur vf : Casterman – Sakka

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 2 (en cours)

Résumé du tome 1 : Pline s’ouvre le 24 août de l’an 79 de notre ère : une éruption du Vésuve engloutit Pompéi lors d’un chapitre de l’Histoire romaine resté célèbre. Pline, alors âgé de 56 ans, est commandant d’une flotte militaire basée non loin. Cédant à son inextinguible soif de comprendre le monde qui l’entoure, et tenu par sa charge militaire de porter secours aux victimes, il décide de se rendre sur place. Il meurt en chemin, probablement étouffé par la fumée et la cendre projetée par le volcan.
Environ 20 ans plus tôt, Pline se rend en Sicile pour mesurer l’ampleur des destructions occasionnées par une éruption volcanique. Il y rencontre Euclès, jeune homme qui vient de tout perdre et qui, peu à peu, devient son scribe. Durant toutes les années qui suivent, et jusqu’à la mort de Pline, Euclès sera à la fois le témoin privilégié de son génie et le spectateur étonné de son quotidien rythmé par une curiosité insatiable, parfois au mépris des obligations propres à ses charges publiques.
Pline, ce sont ces vingt années mouvementées de la vie d’un personnage qui était tout autant un savant et un érudit (le plus grand qu’ait connu l’Antiquité romaine) qu’un homme d’action, à une période charnière de l’histoire de l’empire romain.

Mes avis :

Tome 1 : L’appel de Néron

Ayant découvert Mari Yamazaki avec Thermae Romae que j’avais bien aimé et appréciant la Rome antique, je me suis précipitée sur ce titre, surtout que je ne connaissais pas bien Pline et que c’était l’occasion de le découvrir.

Cette partie-là du contrat est remplie. On découvre bien l’auteur antique, sa personnalité, ses idées, ses voyages, son rôle. C’est un homme politique et un intellectuel sous le fameux empereur Néron ne lui en déplaise, mais c’est avant tout quelqu’un de très curieux dans les deux sens du terme. J’ai trouvé le personnage intéressant mais parlant beaucoup beaucoup trop, ce qui freine la narration et surcharge la lecture des pages. C’est dommage parce que c’est intéressant de découvrir avec lui la façon dont les Romains percevait le monde qui les entoure. On le voit d’abord dans le chapitre d’ouverture lors d’une des éruptions du Vésuve, on le suit ensuite en campagne en Sicile lors d’une autre éruption, puis on le voit dans un port à l’approche de la menace d’un tsunami avant de le retrouver à la toute fin à Rome après l’appel pressant de l’empereur. Ce dernier est la deuxième personnalité du titre. Les auteurs nous le décrivent comme fou et égocentrique, l’image classique que l’on donne de lui et je suis curieuse de voir s’ils nuanceront ou pas leur propos par la suite. Au final l’histoire passe bien mais elle avancerait mieux si Pline parlait moins.

En ce qui concerne les dessins, c’est là mon énorme déception. J’avais beaucoup aimé la simplicité et le classicisme de ceux de Thermae Romae mais c’est très différent ici. Déjà, ils dessinent à 4 mains. Mari Yamazaki s’occupant des personnages et Tori Miki des décors si j’ai bien compris. Cela se ressent malheureusement fortement. On dirait que l’ensemble est fait à l’ordinateur. Ça fait perdre de son âme aux dessins. Je n’ai pas du tout aimé cette surabondance de niveaux de gris mal gérés alors que dans Thermae Romae il y avait une telle légèreté donnée par la seule présence de noir et blanc. Ça charge trop les planches et je perd le côté manga moderne que j’attendais dans ce titre.

Sinon pour conclure sur une note positive, j’ai trouvé l’interview des deux auteurs à la fin très intéressante pour comprendre leur processus de création et je suis ravie d’apprendre qu’elle se poursuivre dans le prochain tome.

Tome 2 : Les rues de Rome

Dans un style un peu différent du premier, j’ai vraiment apprécié ce nouveau tome qui ne se déroule plus à la campagne mais à Rome et où Pline ne crapahute plus dans tous les sens mais est pris dans les enjeux de la politique romaine.

Il y a toujours le même défaut concernant les dessins et je n’arrive toujours pas à les apprécier mais l’histoire l’emporte ici. J’ai beaucoup aimé découvrir leur vision de Rome, aussi bien celle des élites avec le Palais de Néron, que celle du peuple avec le quartier du Trastevere dans lequel vivrait Pline. C’est vraiment très intéressant et réaliste. J’ai aimé découvrir ces différentes facettes entre les problèmes politique de Néron (l’Empire, le Sénat, ses femmes), la vie dans un quartier populaire (lupanar, violence, médecine, problèmes de canalisations…). C’est vraiment très riche et bien exploité puisque malgré un sujet qui aurait pu vite rebuter, les auteurs arrivent à rendre tout ça vraiment intéressant en l’englobant dans l’histoire de Pline et de ses proches : Félix et Euclès.

Ma note : 14,5 / 20

Livres - Fantasy / Fantastique

Le Roi d’Ys de Poul et Karen Anderson

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Titre : Le roi d’Ys

Auteurs : Poul et Karen Anderson

Editeur vf (poche) : Le livre de poche

Année de parution vf (poche) :2009

Nb de tomes : 2 (série arrêtée en vf) 4 (série complète en VO)

Histoire :

Mon avis :

Tome 1 : Roma Mater

L’originalité du contexte historique ainsi que le nom de Poul Anderson m’ont donné envie de découvrir ce titre, malheureusement c’est loin d’être un coup de coeur.

Même si j’ai aimé l’idée que cela se passe pendant l’antiquité et en Gaule qui plus est, les auteurs ont bien trop lourdement présenté ce décor. Ils en ont fait beaucoup trop pour nous y immerger, le tout au dépend de la narration. Celle-ci est alourdie pour moult détails sur la période, qui personnellement ne m’étaient pas nécessaires pour mieux comprendre l’histoire où m’y sentir plus impliquée. J’ai donc été rapidement agacée par tous ces détails sur la façon dont on vivait à l’époque de romains que ce soit dans le texte principal ou dans les notes en fin de tomes, dont je ne savais jamais si elles allaient m’être utiles ou si elles allaient ajouter à mon agacement. Bref, la narration n’est clairement pas le point fort de ce titre.

Côté histoire, j’ai trouvé très original de revisiter l’histoire de l’occupation de la Gaule par les romains à la sauce fantasy. Le soucis, c’est que justement l’élément fantastique est bien trop survolé. La cité d’Ys est et reste mystérieuse. C’est l’élément phare du titre avec ses 9 reines, mais chaque fois qu’on pouvait croire que l’histoire démarrait de ce côté-là et qu’enfin on allait avoir de la magie, des aventures épiques, plouf ça s’arrêtait là, nous laissant très frustrés. Cela m’a particulièrement agacée et j’ai eu énormément de mal à finir ce tome dont je ne lirai pas la suite vu qu’en plus l’éditeur français n’a pas été jusqu’au bout.

C’est bien dommage parce que du côté des personnages, autant le héros Gratillonius m’a laissée parfaitement indifférente, autant j’ai énormément apprécié les 9 reines, leurs pouvoirs, leur rapport avec la religion et la politique et leurs relations entre elles. C’est elles qu’il aurait fallu plus mettre au coeur de l’histoire selon moi et c’est bien dommage qu’elles restent sans cesse en périphérie, nous appâtant pour mieux nous laisser tomber, ce qui laisse un vrai sentiment de frustration.

J’espère tout de même pouvoir découvrir un jour un autre titre de Poul Anderson qui me séduira plus.

Ma note : 11 / 20

Note : Par contre, les couvertures de l’édition de poche signées Marc Simonetti sont une fois de plus de toute beauté et retranscrive bien l’univers de la saga ^-^

 

Livres - Histoire

La Reine Oubliée de Françoise Chandernagor

couv63749883.gifTitre :  La Reine Oubliée

Auteur : Françoise Chandernagor

Editeur : Le livre de poche

Années de parution : Depuis 2013 (pour la version poche)

Nb de tomes : 2 (série en cours, prévue en 3 tomes)

Résumé du tome 1 : « En ce temps-là, le monde était jeune, et Alexandrie, la plus belle ville du monde. Au ras des flots, la « Très-Brillante » éblouissait par sa blancheur. Blanches, les terrasses de pierre tendre, les colonnes d’albâtre, les avenues pavées de marbre, et blanc, le grand Phare… Alexandrie : joyau d’un empire qu’Antoine et Cléopâtre vont entrainer dans leur chute. »
Des amours de l’Imperator et de la reine d’Egypte étaient nés trois enfants : Séléné et Alexandre, des jumeaux fille et garçon, brun et blond, et le petit Ptolémée. Princes éphémères, qui grandissaient dans la pourpre et l’encens du Quartier-Royal auprès de leur demi-frère, l’enfant-pharaon né de César. Tous si jeunes encore, si fragiles, quand la tourmente s’abattit sur eux. Quatre enfants au destin tragique.
Séléné, l’unique rescapée, n’oubliera jamais l’anéantissement de son royaume, de sa dynastie, de ses dieux. Prisonnière en terre étrangère, elle vivra désormais pour venger ses frères et faire survivre dans le monde des vainqueurs la lignée des vaincus…
Avec la sensibilité d’écriture et la force romanesque qui ont fait de L’Allée du Roi un classique, François Chandernagor s’empare de la vie méconnue de la dernière des Ptolémées, la Reine oubliée. Explorant les dits et les non dits de l’Histoire avec une érudition qui n’empêche pas l’empathie, elle questionne un passé deux fois millénaire. Un récit singulier, haletant. Une fresque grandiose.

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Mes avis :

Tome 1 : Les enfants d’Alexandrie

Avec cette saga, F. Chandernagor crée une oeuvre assez atypique, non tant par le sujet même si le choix de prendre une héroïne à la fois connue et inconnue est particulier, mais plutôt dans la forme. Il faut savoir avant de commencer la lecture de ce livre que même si c’est avant tout un roman historique, l’auteur a voulu à tout prix rester le plus proche possible des sources et des travaux des historiens, ainsi en fin de tome elle explique les différents aspects de sa démarche – ce qui est très intéressant – mais on retrouve aussi en plein milieu de l’histoire des paragraphes où elle nous parle directement et nous explique ses choix. C’est un peu déstabilisant au début mais on s’y fait vite et on commence même à apprécier et attendre ses moments par la suite.

Un fois cette étrangeté passée, on peut de plein pied sauter dans l’histoire. Et F. Changernagor a fait le choix astucieux ici de nous la raconter du point de vue de Séléné, fille d’Antoine et Cléopâtre, ce qui permet à la fois de combler imaginairement des pans de l’histoire que l’on ignore et en même temps de justifier parfois les manques qui surgissent puisque Séléné n’en est pas le témoin direct. Cela donne un récit différent de pas mal de romans historiques que j’ai pu lire, il faut dire que Séléné est très jeune au début. En plus, même si je connaissais l’histoire d’Antoine et Cléopâtre dans les grandes lignes, j’ai l’impression de complètement la redécouvrir. J’ai plongé avec joie dans leur quotidien pas toujours très rose et même assez souvent cruel pour leurs enfants. J’ai aimé découvrir leurs habitudes vestimentaires, alimentaires, sociales même et la façon dont ils voyageaient, la place qu’avait les enfants dans leur vie… Mais mon seul reproche, c’est qu’on m’a vendu cette histoire comme celle de Séléné, et qu’ici elle est très très en retrait et que c’est plutôt l’histoire de ses parents que l’on suit tout au long de ce tome. C’est un peu long pour une issue que l’on connait d’avance en plus. J’ai donc dû ronger mon frein à plusieurs reprises, pestant que ça n’aille pas assez vite pour arriver à ce que je ne connais pas, l’après Alexandrie, mais ce ne sera pas pour ce tome malheureusement. Leur histoire sinon est palpitante, on redécouvre d’un autre oeil les événements qui peuplent l’enfance de Séléné. On redécouvre aussi les personnages de Cléopâtre et Antoine qui sont assez différents de l’image romanesque que je leur connaissais, et plus proche de leur image historique. On voit l’Alexandrie des Ptolémée revivre sous nos yeux, on redécouvre la ville (il aurait été agréable d’avoir un plan de celle-ci d’ailleurs pour mieux localiser les lieux évoqués…). C’est vraiment une grande fresque historique qui débute ici, dans laquelle Séléné n’est encore qu’une poupée inanimée qui observe ce qui se passe autour d’elle. J’attends qu’elle prenne enfin vie dans le prochain tome et je serai sûre de me régaler.

Tome 2 : Les dames de Rome

Sur le même principe que le premier, nous découvrons dans ce tome la suite de l’histoire à travers les yeux de Séléné. Celle-ci se fait toujours aussi discrète, se plaçant en second plan après les grandes figures que sont Octave/Auguste et Octavie, sa soeur. C’est fort dommage, mais c’était un peu obligé au vu de la démarche de F. Chandernagor. En effet, elle se sert du petit personnage que fut Séléné pour nous raconter la grande Histoire du changement de régime de la Rome antique, et cela est passionnant. Passionnant parce qu’on découvre une facette complètement glaçante et perturbante d’Auguste. Il me fait vraiment froid dans le dos et les chapitres qui racontent ses rencontres avec Séléné sont parmi les pires, les plus effrayants et malsains que j’ai pu lire. F. Chandernagor a un vrai talent pour raconter les horreurs que subissent les enfants comme dans son magistral : La chambre, il y a quelques années. En tout cas, ces passages m’ont vraiment frappée, tout comme le triste sort de ses frères et le manque de considération envers les enfants en général. Ils ne sont que des pions sur un échiquier, c’est triste. Le statut de Séléné l’écarte un temps de ce schéma mais son sort n’en est pas moins triste, puisqu’on lui refuse son statut de femme. Par contre, j’ai beaucoup aimé découvrir la femme que fut Octavie, une femme forte, maligne, astucieuse et manipulatrice parfois mais toujours pour le bien de ses enfants et de sa famille. Je l’admire énormément. Au contraire de Livie que j’ai détesté tout comme son mari. J’ai aussi adoré découvrir toutes les manigances qu’il y a eu en coulisses autour et au sein de cette famille pour pouvoir garder et étendre son pouvoir. J’ai ainsi redécouvert d’une façon totalement différente le règne d’Auguste, comme si je le voyais enfin de l’intérieur. Et je me trouve bien triste de devoir le quitter dans le prochain tome pour suivre la suite des aventures de Séléné dans une autre contrée.

Ma note : 16,5 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Ad Astra, Scipion l’africain & Hannibal Barca de Mihachi Kagano

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Titre : Ad Astra, Scipion l’africain & Hannibal Barca

Auteur : Mihachi Kagano

Années de parution vf : 2014-2018

Éditeur vf : Ki-oon (seinen)

Nombre de tomes : 13 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l’armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit déposer les armes. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l’enfant est témoin, impuissant, de l’humiliation des siens.
Mais le jeune Hannibal refuse l’échec : élevé dans la haine de Rome, il va vouer son existence entière à la destruction de l’ennemi. Commence alors l’affrontement exceptionnel d’un des plus grands tacticiens de tous les temps et de son alter ego romain, le génie militaire Scipion l’Africain. Traversée des Alpes à dos d’éléphant, pillages impitoyables et combats parmi les plus sanglants de mémoire d’homme : un duel à mort qui a marqué l’Histoire…

Mes avis :

Tome 1
Un bon début, les enjeux sont posés et bien définis. Mais j’ai trouvé le tout bien trop rapide. J’aurais aimé voir plus en détails la montée en puissance d’Hannibal au sein de son peuple et dans l’armée, et surtout la traversée des Alpes, ça m’a manqué ! Et j’ai trouvé que Scipion manquait cruellement de charisme comparé à Hannibal qui était vraiment le héros de ce tome. A voir pour la suite…

Tome 2
La série reste sympathique mais il n’y a toujours rien de transcendant. Les personnages sont trop lisses. Les stratégies à peine esquissées sont mal exploitées et c’est fort dommage vu l’épisode historique dépeint ici. Ça reste agréable à suivre mais sans plus.

Tome 3
Encore un tome en demi-teinte. J’aime le côté historique mais le récit est clairement mal maîtrisé. Il manque de rythme de même que la mise en page. Je me suis parfois profondément ennuyé. Il manque le souffle nécessaire pour vibrer au fil des stratagèmes de chacun et c’est dommage pour un tel récit…

Tome 4

Un tome plus centré sur la politique romaine que véritablement sur l’affrontement avec Hannibal. Celui-ci est plus en retrait dans ce tome, je trouve, et c’est dommage. L’auteur manque clairement de rythme et n’arrive pas à distiller au fil de son récit les informations concernant Rome. Elle a encore trop tendance à tout délivrer d’un coup, même si elle tente de les instiller au sein de récit : celui de l’ascension de Scipion et de ses proches. Mais ce n’est pas ce que j’attends de ce genre d’histoire. Il faudrait un équilibre plus subtile entre les deux forces dans le récit de leur affrontement, et non privilégier Rome à ce point. Espérons qu’elle rétablisse cet équilibre dans les prochains tomes.

Tome 5

J’ai moins aimé ce tome, trop de blabla, trop de romains, pas assez de Carthaginois. Je commence à ressentir un certain ras-le-bol de ce côté-là. Je pensais vraiment soit que ce serait plus équilibré, soit que ce serait centré sur Carthage, vu l’ouverture de la série, du coup j’en ai marre de ne pas les voir. Surtout que Scipion n’est vraiment pas charismatique, ni les autres Romains, alors qu’Hannibal l’est bien plus. En plus, toutes les scènes avant la bataille ne servent pas à grand-chose si ce n’est à blablater pour rien, et comme je connais déjà le fonctionnement des armées et de la politique romaine, je me suis fortement ennuyée. La bataille en elle-même pourrait être intéressante si elle n’était pas aussi fouillie, entrecoupée de palabres inutiles et mal mise en scène. Un joli gâchis !

Tome 6

Après plusieurs tomes assez faibles, je retrouve enfin du plaisir à lire ce titre. En effet, la deuxième partie de la Bataille de Cannes est palpitante. En plus, l’auteur ne la fait pas durer inutilement. On continue à suivre les menées politiques des Romains et les absurdités auxquelles elles mènent. Il est intéressant de ne pas toujours les voir en héros invincibles. Ici, leur stratégie est nulle et la déroute inévitable. A côté de ça, on revoit enfin le Hannibal stratège et ça fait du bien, ça m’avait manqué. De même, la stratégie sur le long terme qu’envisage Scipion pour l’affronter (gravir le cursus honorum) est attendue mais je suis contente de le voir enfin se bouger, il était beaucoup trop léger avant.  J’ai aussi aimé voir un peu sur le devant de la scène des personnages secondaires comme les 2 consuls amis ou bien les généraux d’Hannibal, chez qui la dissension menace. Il y a plein de belles promesses pour la suite.

Tome 7

Pas mal, mais c’est pas encore ça. J’ai bien aimé continuer à voir un peu de stratégie mais le fait qu’on se concentre sur les romains pour cela m’a déplu. J’aime toujours aussi peu Scipion et compagnie. Je ne les trouve toujours pas charismatiques, ils sont même mous et insipides. Dommage vu le thème de la série. Du côté d’Hannibal et des Carthaginois, ce n’est pas terrible non plus. La dissension gronde et cela tourne mal pour eux. Hannibal n’arrive plus à commander correctement et ses stratagèmes tombent à l’eau. Il reste tout de même super impressionnant et j’aimerais que les batailles lui redeviennent favorables. Les batailles, d’ailleurs, on ne les voit pas beaucoup et surtout, elles sont mal mises en scènes, c’est malheureux quand même pour un titre pareil. Bref, ce n’est toujours pas la grande éclate.

Tome 8

Ça reste une série sympathique mais je commence à me lasser à force de voir les mêmes noeuds scénaristiques. Les enjeux ne changent pas non plus de même que les forces qui continuent à s’équilibrer. L’ennui pointe. J’ai aimé dans ce tome voir aussi bien les stratégies romaines que carthaginoises mais comme c’est Maharbal qui est mis en avant chez ses derniers, je ne suis pas aussi enthousiaste que lorsque c’est Hannibal, loin de là. Côté romain, je ne supporte toujours pas Scipion et je crois que ce sera le cas jusqu’à la fin. Il n’en fait qu’à sa tête en permanence et n’a aucun charisme. J’ai par contre trouvé sympa le petit saut dans le temps et l’espace à la fin, qui nous permet de voir ce qu’il se passe du côté de la Sicile et Syracuse avec Archimède. Ça me permet de faire le lien avec le oneshot Eurêka! que j’avais lu il y a quelques temps et y a pas à dire ce type est drôlement intéressant et ses inventions aussi.

Tome 9

Un tome sans Hannibal ou presque, je ne pensais pas aimer et pourtant j’ai passé un bon moment à suivre la montée en puissance de Scipion. Au début, il est à Syracuse et joue les espions pour les Romains auprès d’Archimède et même s’il essaie de limiter les dégâts, il ne parvient pas à empêcher la mort de celui-ci. La conquête est rapide, on ne voit presque rien à part quelques scènes de pillage, c’est dommage mais en même temps vu la longueur de la série, on ne peut pas s’attarder sur tout. Le plus intéressant est à venir dans la seconde partie où on se tourne vers l’Hispanie. Après la mort de son oncle et de son père, Scipion arrive à se faire nommer général et à partir là-bas pour les venger et vaincre les Barca installés là-bas. Si je trouve intéressant de le voir dans cette position, je dois reconnaître qu’il n’a que des seconds couteaux face à lui et ils font pale figure par rapport à Hannibal même si Massinissa me semble prometteur. En attendant, Scipion a réussi à récupérer Carthagène grâce à un plan astucieux. Il est désormais en position de force tandis qu’Hannibal a dû se replier en Italie. J’attends maintenant la rencontre entre les deux.

Tome 10

Ce tome 10 est un tome bourré d’action et de stratégie qui fait du bien. Malheureusement Ki-Oon nous spoile horriblement avec la couverture qu’ils ont choisie et c’est bien dommage. Sinon, j’ai beaucoup aimé les différentes scènes de batailles et surtout le choix de mettre l’un des frères d’Hannibal autant en avant. C’est intéressant de voir un autre stratège chez les Barca et de le voir affronter un Scipion au sommet de sa forme. Son affrontement avec Hasdrubal dans les plaines ibères est un modèle de bataille, entre ruse et astuce, c’était un régal à suivre. J’aime la façon dont l’auteur nous présente de façon vraiment pédagogique les différentes stratégies des uns et des autres. Mais le summum, c’est bien sûr les deux morts qui ont lieu dans ce tome. D’abord, celle de Marcellus, qui était un modèle de force et de bravoure. Sa mort a quelque chose de vraiment héroïque au sens premier du terme, on se croirait dans une épopée grecque. Celle d’Hasdrubal est plus lourde de sens et a lieu après une bataille à l’issue incertaine mais pleine de ruse à nouveau. Maintenant, je me demande ce qu’Hannibal va faire pour venger la mort de son frère comme il l’annonce.

Tome 11

J’ai eu un peu plus de mal avec ce tome après le précédent que j’avais bien aimé. Ici, j’ai eu du mal à re-rentrer dans l’histoire. Le premier chapitre était un peu mou et longuet. Le fait qu’on se centre encore une fois sur Scipion n’a pas aidé. On n’a presque pas vu Hannibal alors que pour moi c’est le plus charismatique des deux. En plus, Scipion le copie maintenant dans ses stratégies, ce qui n’arrange rien. Heureusement, on se tourne de plus en plus vers les seconds couteaux et ici on s’intéresse à Massinissa et aux Numides. C’est intéressant de voir un peu les autres peuples et ça apporte du sang neuf parmi les personnages principaux qu’on suit. Par contre, clairement même si l’intrigue gagne en épaisseur, elle perd en dynamisme. Quand je me suis aperçue que ça faisait 14 ans que la guerre contre Hannibal avait commencé, j’ai été très surprise car concrètement je ne l’avais pas ressenti et c’est vraiment un gros point noir. Les combats et les stratégies s’enchaînent mais il manque un vrai plan d’ensemble et la sensation d’une histoire générale qui avance. On est enlisés jusqu’au cou comme les soldats. J’espère donc qu’on se dirige enfin vers la fin de ce conflit et de la série et qu’on aura droit à quelque chose de plus épique dans les prochains tomes.

Tome 12

Dans ce tome, on voit combien la guerre a usé le camp d’Hannibal et moi aussi au passage. Un abattement pèse lourdement sur l’ensemble et j’ai eu du mal à en sortir. Je sais bien qu’elle sera l’issue de cette guerre mais je déteste ce qu’ils ont fait de Scipion : un type arrogant et assez imbuvable malgré qu’ils essaient aussi de le rendre sympathique en le montrant proche de ses amis dans l’armée et stratège de génie, mais ça ne marche pas avec moi. A l’inverse, je trouve les hommes du clan d’Hannibal très dignes, à l’image de son frère qui tente de convaincre Massinissa de les rejoindre une dernière fois après le drame qu’il a vécu et qui se montre tellement honnête avec lui. Ces deux hommes sont d’une rare droiture. Le drame de Massinissa est parfaitement rendu, avec ses hésitations, ses noirceurs, ses douleurs. Maintenant, toutes les pièces sont en place pour le drame ou plutôt la bataille finale dont j’attends un rendu plus incisif, violent, tendu que celui des derniers affrontements.

Tome 13

Ça y est voici la fin de ce voyage au temps des Romains et des Carthaginois. Ce n’est pas facile pour moi de commenter ce dernier tome. Je ne peux pas dire que c’est mauvais. C’est même à peu près tout ce qu’on pouvait attendre. Mais le rendu est assez classique, prévisible pour ne pas dire ennuyeux. Nous assistons au dernier combat inéluctable entre Hannibal et Scipion. Nous en connaissons déjà l’issue donc il n’y a aucune surprise ici. Le souci, c’est qu’il n’y a aucun souffle épique non plus. Tout est trop carré, pas un cheveux ne dépasse. Il n’y a pas vraiment d’enjeu du coup, pas de moment vraiment héroïque non plus, rien pour susciter mon intérêt. On a plutôt droit à de long passage cherchant à expliquer la stratégie de chacun aux lecteurs ignares que nous devrions être (ce qui m’a profondément gênée…). C’est très lourd et maladroit. Impossible du coup de s’attacher au devenir de chacun, non. Je savais déjà qui allait gagner et comment cela allait se terminer pour chacun. Du coup, en plus de la bataille assez fade en soi, le dernier chapitre n’apporte que peu de chose. Il casse même le rythme je trouve, apportant une conclusion pas nécessaire à la vie de chacun. J’aurais aimé être plus embarquée par le personnage d’Hannibal que je trouvais si fascinant au début. J’aurais voulu qu’on mette moins en avant cet insupportable Scipion que je n’ai jamais apprécié. Bref, quitte à lire une série sur l’Antiquité, je préfère relire les premiers tomes ou me tourner vers Thermae Romae ou re-regarder la série tv Rome ^^

Ma note : 13 / 20