Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Papa told me de Nanae Haruno

Titre : Papa Told Me

Auteur : Nanae Haruno

Editeur vf : Kana (Big)

Années de parution vf : 2009-2010

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé : Depuis la disparition de sa mère, Chisé vit seule avec son père, un romancier très protecteur envers sa fille. Pour son jeune âge, Chisé est incroyablement pleine de dynamisme, de clairvoyance, d’empathie et surtout de fantaisie. Grande lectrice, Chisé possède une culture générale très étendue, mais pour elle le moindre petit événement du quotidien peut se transformer en un conte de fées !
Même si c’est une petite fille, elle développe déjà, au grand agacement de son père, des défauts typiquement féminins : elle adore les vêtements et peut passer des heures au téléphone avec ses copines. Toutefois, Chisé a aussi un coeur d’or. C’est pourquoi elle est capable de laisser fondre sa glace en réfléchissant à la faim dans le monde, d’aider une amie à parler de la séparation de ses parents, de soigner un vieux chêne qui a souffert du mauvais temps, de venir en aide à une princesse qui fuit un mariage forcé ou encore de mettre un ruban au cou du monstre du Loch Ness pour son anniversaire… mais elle peut aussi faire un scandale pour une fourmi sur son gâteau, forcer la main à son papa afin qu’il l’invite au restaurant !

Mon avis :

Papa Told Me est un josei de Nanae Haruno en 27 tomes parus entre 1988 et 2004. Dans cette édition, Kana a décidé d’en faire une sorte de pot pourri pour nous en livrer le meilleur. L’inconvénient c’est que les chapitres ne suivent pas l’ordre de parution original et que forcément il en manque beaucoup même si chaque tome fait plus de 400 pages. Mais le titre n’en garde pas moins toute sa fraicheur, sa douceur et sa chaleur qui en font un titre assez unique dans le paysage manga en France.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Tokyo Alien Bros. de Keigo Shinzo

Titre : Tokyo Alien Bros.

Auteur : Keigo Shinzo

Editeur vf : Le Lézard Noir

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : Deux extraterrestres sont envoyés sur Terre afin de déterminer si leur race pourrait s’y installer. Prenant la forme de deux étudiants baptisés Fuyunosuke et Natsutarô, ils posent un regard candide sur leur quotidien et tentent de dialoguer avec les autochtones avec un talent aussi fortuit que certain pour faire naître les quiproquos. Quelles conclusions ces visiteurs de l’espace vont-ils tirer de leurs observations, et comment parviendront-ils à préserver leur couverture ?

Mes avis :

Tome 1

Tokyo Alien Bros. est mon deuxième titre chez Le Lézard Noir et j’en suis bien plus contente que du premier (Chiikasobe). Ici, nous suivons les aventures deux frères, deux extraterrestres venus sur Terre pour voir si leur peuple pourrait venir s’y installer. Cela donne un titre tranche de vie très drôle où l’on revisite des petits moments de la vie quotidienne avec beaucoup d’humour.

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Bilans livresques

Bilan de mes lectures en Juillet

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Les vacances sont enfin là et ça se sent. Sans l’avoir vraiment voulu, je me suis fait un mois très axé détente avec plein de titres de romances et de bit-lit. J’en ai aussi profité pour avancer mes lectures et mangas et faire plusieurs découvertes dont quelques séries entières dont j’entendais parler depuis un moment. Et je ne sais pas vous, mais je sens que le mois d’août va prendre le même chemin avec peut-être la réintroduction d’un peu de fantasy ^^ Et vous, le mois de juillet a-t-il rimé avec légèreté ? (Cliquez sur les images pour lire ou relire mes avis).

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Dernière heure de Yû

Titre : Dernière Heure

Auteur : Yû

Editeur vf : Akata (L)

Nombre de tomes vf : 4 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Cela fait cinq années que le Japon est en guerre. Mais Saku, jeune collégien, ne le réalise pas vraiment. Vivant sur une petite île isolée, son quotidien n’est synonyme que d’ennui, entre les cours et la frustration de repas trop sommaires. Pourtant, tandis que les affrontements semblent s’intensifier, une terrible nouvelle vient bouleverser sa vie et celle de ses camarades : désormais, chaque vendredi, certains d’entre eux seront appelés à aller se battre sur le front. Tous, sauf Saku et Miyako, son amie d’enfance, exemptés sans savoir pourquoi de partir à la guerre…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre des éditions Akata, sous ses faux airs de Larme Ultime paru chez le même éditeur il y a plusieurs années, ce seinen est une vraie claque. En effet, malgré ses traits ronds et presque enfantins se cache une histoire sombre et cruelle diablement réaliste qui prend aux tripes. Lire la suite « Dernière heure de Yû »

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Our Summer Holiday de Kaori Ozaki

Titre : Our Summer Holiday

Auteur : Kaori Ozaki

Editeur : Delcourt-Tonkam (shonen)

Année de parution : 2017

Nombre de tome : 1 (terminé)

Résumé : Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

Mon avis :

Quelle histoire poignante ! Je ne connaissais l’auteure que pour Immortal Rain que je n’avais pas lu à l’époque trouvant la série trop légère, et pourtant ici elle nous livre un récit qui prend aux tripes, qui est très beau et très juste.

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Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara

Titre : Le chant des souliers rouges

Auteur : Mizu Sahara

Editeur vf : Kazé (seinen)

Année de parution vf : 2017-2018

Nombre de tomes vf : 4 / 6 (en cours)

Résumé du tome 1 : Kimitaka rêve de devenir basketteur et Takara danseuse de Flamenco. Malheureusement, l’un comme l’autre manque de talent pour exceller dans sa passion. Un jour, ils se retrouvent par hasard sur le toit du collège alors que Kimitaka est sur le point de jeter ses basket rouges et Takara ses souliers rouges de Flamenco. Bien qu’ils ne se connaissent pas vraiment, la conversation s’engage. Chacun dévoile son envie de changer de vie et, comme pour symboliser cette volonté, ils échangent leurs souliers et décident d’embrasser la passion de l’autre. Une nouvelle vie s’offre désormais à eux…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre de Mizu Sahara, auteur du recueil de nouvelles Un bus passe que j’avais particulièrement aimé. J’ai retrouvé ici son trait de crayon si typique et l’ambiance poétique et un brin morose mais pleine d’espoir qui caractérise son oeuvre.

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Après la pluie de Jun Mayuzuki

Titre : Après la pluie

Auteur : Jun Mayuzuki

Editeur vf : Kana (Big)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 3 (en cours)

Résumé du tome 1 : Akira, 18 ans, travaille après ses cours dans un Family Restaurant. Elle est secrètement amoureuse du gérant, Masami Kondo, un homme de 45 ans, divorcé, ayant un enfant. Il n’est ni beau ni charismatique, juste un homme ordinaire, un peu fatigué, désillusionné, conscient de sa situation et de son âge qui avance. Face à la poésie du sentiment amoureux qu’éprouve Akira, Masami va prendre conscience de l’importance de vivre ses passions.

Mes avis :

Tome 1

Comme beaucoup d’autres personnes qui ont lu ce titre avant moi, je suis tombée sur le charme de la poésie d’Après la pluie. Ce nouveau titre publié chez Kana est une belle romance et une belle chronique sur la fin de l’adolescence. J’ai de suite été attirée par les couvertures, celle du tome 1, toute en douceur met en avant les deux personnages principaux de l’histoire : Akira, jeune lycéenne encore naïve et romantique, et Kondo, le gérant de 45 ans d’un restaurant, un peu blasé par la vie. Ces deux personnages qui ne se ressemblent en rien vont pourtant être le centre de notre histoire.

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Flying Witch de Chihiro Ishizuka

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Titre : Flying Witch

Auteur : Chihiro Ishizuka

Editeur vf : Nobi Nobi

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 4 (en cours)

Résumé du tome 1 : À son entrée au lycée, la jeune Makoto quitte la région de Tokyo pour le nord-est du Japon. Hébergée chez ses cousins Kei et Chinatsu, elle découvre les petits plaisirs d’une vie plus proche de la nature, où le temps semble s’écouler plus doucement. Mais le quotidien à la campagne ne s’annonce pas de tout repos pour autant, car Makoto est aussi une apprentie sorcière un peu étourdie !

Mes avis :

Tome 1

Flying Witch est le premier manga que je lis chez Nobi Nobi. Je n’avais pour l’instant découvert que des albums jeunesse chez eux. Pour l’occasion ils se sont associés avec Pika et cela se sent dans la fabrication très soignée du livre.

Dans un premier temps quand j’ai ouvert ce titre, j’ai eu un peu peur de ne pas aimer. Je trouve en effet le dessin assez pauvre et trop formaté « anime » pour moi. J’ai du mal avec un trait aussi simple et sans personnalité. De plus, les décors sont assez peu nombreux et ça donne souvent des cases bien vides. Aïe, aïe. Mais malgré tout, peu à peu, je me suis laissée apprivoiser par l’histoire de Makoto, une jeune sorcière, partie vivre chez sa tante et son oncle, pour devenir indépendante. Lire la suite « Flying Witch de Chihiro Ishizuka »

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March comes in like a lion de Chica Umino

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Titre : March comes in like a lion

Auteur : Chica Umino

Editeur vf : Kana (Big)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 6 (en cours)

Résumé du tome 1 : Rei, 17 ans, est un joueur professionnel de Shogi (jeu d’échec version japonaise). Mais Rei est aussi un adolescent meurtri par la mort de ses parents et de sa petite soeur. Alors qu’il vit une vie de solitaire, il fait la rencontre de trois soeurs qui vont lui redonner le goût à la vie. A leur contact il va petit à petit ouvrir les yeux sur lui-même et sur les personnes qu’il rencontre sur son chemin. Il s’ouvre au monde mais découvre aussi la difficulté du chemin qu’il a choisi de suivre.

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Mon avis :

Tome 1

Il y a quelques années, j’avais beaucoup aimé Honey and Clover de la même auteur qui avait vraiment un trait et une ambiance bien particulière. Chica Umino récidive ici avec March comes in like a lion.

Avec ce premier tome, j’ai rapidement été séduite par la mélancolie qui se dégage du titre. On sent très vite toute la souffrance et la peine du personnage principal, Rei, qui ne trouve du réconfort qu’auprès de sa famille d’adoption formée par 3 soeurs orphelines. Ce titre aurait tout pour être une histoire triste à la Dickens si l’auteure n’était pas assez douée pour se détacher de tout ce malheur et nous en parler de façon vraiment lumineuse. En effet, ce n’est pas un titre misérabiliste malgré son sujet, c’est au contre un titre très positif qui, je pense, va plutôt nous montrer comment se sortir de cette apatie qui peut nous prendre quand la vie n’est pas douce avec nous. Aussi bien Rei que les 3 soeurs : Akari, Hinata et Momo, n’ont pas une vie facile. Ils ont tous perdu leurs parents mais ils cherchent quand même à s’en sortir.

On découvre dans ce tome, le héros, Rei. Il est joueur professionnel de shogi et a repris le lycée. Il vit seul depuis qu’il a compris que sans le vouloir il parasitait la famille qui l’avait accueilli à la mort de ses parents et sa soeur. Il va faire la rencontre de 3 soeurs orphelines qui sont de vrais rayons de soleil. Akari, la soeur aînée, travaille dur pour cela et a vraiment le coeur sur la main. Elle adore aider les âmes en peine et c’est pour ça qu’elle a « recueilli » Rei. J’ai adoré les interactions qu’ils ont les uns avec les autres. Chica Umino relate de petits instants de leur vie quotidienne entre douceur et amertume mais toujours avec bienveillance. On sent le passé peser encore sur eux, en particulier sur Rei qui est vraiment très renfermé et assume mal son passé, mais les soeurs par leur joie de vivre font tout pour l’aider à remonter la pente. Le shogi a aussi une place non négligeable dans l’histoire et la vie de Rei. Je pensais au début que c’était une vraie passion pour lui, une bouée de sauvetage pour l’aider à avancer, mais en fait on découvre à la fin que c’est tout le contraire et c’est bien triste.

Dans March comes like in a lion, on retrouve bien les ambiances mélancoliques de Chica Umino mais aussi la luminosité et la fraicheur qu’elle apporte à l’aide de groupes de personnages toujours rayonnants. On retrouve aussi sa passion pour les titres « tranche de vie » qu’elle parvient à sublimer, nous montrant que le quotidien peut aussi faire rêver et enchanter. Et pour finir, j’ai été ravie de retrouver également son dessin tout en douceur et rondeur qui donne une vraie identité à ses titres. J’attends donc la suite avec beaucoup d’impatience.

Tome 2

Comme je l’avais pressenti, ce tome est l’occasion de revenir beaucoup plus longuement sur la relation entre Rei et le shogi. Du coup, le titre fait un peu moins tranche de vie que dans le tome précédent.

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur la psychologie de Rei et sa relation compliquée avec le shogi qui n’est que le reflet de sa relation compliquée aux autres et à la société en général. On sent vraiment dans ce tome que la perte de ses parents et son adoption dans une famille où le père est passionné de shogi sont des éléments clés dans la définition de sa personnalité présente. On comprend ainsi sa volonté de se faire accepter grâce à ce jeu, mais aussi sa relation d’amour-haine avec lui.

C’est d’ailleurs l’occasion au détour d’une partie de découvrir sa soeur adoptive Kyoko qui est vraiment super bizarre et ambigüe avec lui. On ne sait pas vraiment si elle l’aime ou le déteste. Est-ce qu’elle cherche à l’aider ou à le couler ? Mystère. Je pense qu’elle risque d’être fort présente par la suite et j’espère qu’elle sera plus là pour le pousser même si elle le fait d’un bien drôle de façon.

Ce tome est aussi l’occasion d’approfondir ses relations avec les autres, aussi bien son meilleur ami auto-proclamé, que la petite Hinata qui veut apprendre le shogi que celui qu’aime ce dernier qui lui permet de parler de son rapport à son statut pro. J’ai vraiment aimé la façon dont Chica Umino fait interagir tout ce petit monde même si j’ai trouvé les 3 soeurs plus en retrait cette fois-ci et que ça m’a attristée. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé lui découvrir d’autres adversaires de shogi. Ils ont permis à chaque fois de montrer une nouvelle facette de Rei.

Tome 3

Ici, nous nous concentrons de plus en plus sur le shogi et la carrière de Rei ce qui nous permet de découvrir de nouveaux personnages hauts en couleurs.

Le volume s’ouvre sur un Rei malade qui est sauvé, puis soigné par les trois soeurs. Leurs bons soins rouvrent des blessures en lui sans qu’elles le veuillent. Il se rappelle le temps où il avait encore sa famille et a peur de se laisser trop couver et de souffrir à nouveau. Il prend donc la décision de s’assumer pleinement et d’arrêter de vivoter mais cette résolution est encore fragile.

Il prend donc plus au sérieux sa carrière dans le shogi et les matchs à venir. Il sait qu’il s’est trop laissé aller et que s’il continue, il risque de tout perdre et de retomber dans cette noirceur qu’il fuit. C’est avec une nouvelle force qu’il affronte ses adversaires mais malheureusement il tombe vite de haut en voulant aller trop vite et en prenant des raccourcis. C’est intéressant de voir comment il galère pour réaliser ses rêves alors que souvent dans les mangas c’est bien trop facile. Ici, ce n’est pas celui qu’on croyait le plus fort qui gagne, c’est un type qui est discret et ne paie pas de mine mais qui est prêt à tout donner le moment venu sans sous estimer son adversaire. J’ai beaucoup aimé ce personnage, monsieur Shimada et je pense qu’il aura un rôle clé dans le devenir de Rei. C’est quelqu’un de calme et posé, toujours près à aider, bienveillant mais qui adore le shogi. Son affrontement avec Gôto est dantesque. Même si je ne comprends pas grand-chose au shogi, leur rencontre m’a fait vibrer et j’ai trouvé Chica Umino très douée pour rendre compte du contre-coup d’après match.

Ce tome s’est encore une fois révélé plein d’émotion, que ce soit grâce aux soeurs Kawamoto, qui sont devenues le havre de paix de Rei, ou grâce à sa rencontre déterminante avec Shimada qui est un grand monsieur. Je prends toujours autant de plaisir à découvrir cette série.

Tome 4

C’est le premier tome où je suis un peu déçue. Je n’ai pas eu l’impression que l’histoire avançait et le shogi a pris tellement de place que j’ai trouvé ça indigeste.

Pourtant j’étais contente dans le précédent tome de voir Rei se concentrer sur sa carrière, rejoindre un groupe d’étude et se trouver des amis partageant la même passion. Le problème c’est que presque tout l’aspect relationnel passe au second plan dans ce tome, noyé sous des données inintéressantes sur le shogi pour la néophyte que je suis. C’est vraiment dommage parce qu’il y a un gros potentiel là-dessous. Heureusement dans le dernier chapitre on retrouve cette émotion grâce au soutien que Rei apporte à M. Shimada.

Ce dernier est le personnage qui m’a touché dans ce tome encore une fois. Le shogi est sa passion depuis tout petit, la seule chose qu’il ait vraiment réussi, et il est prêt à tout pour elle. C’était intéressant de voir son parcours et d’entendre ce qu’il pense de son adversaire, le Meijin, qui a quelque chose de divin, il faut bien le dire, tellement il survole tout le monde. J’espère bien qu’on reverra ce dernier à l’avenir parce que j’ai beaucoup aimé ce qu’il dégageait.

Enfin parce que l’histoire n’a pas perdu toutes ces qualités non plus, j’ai aimé chacune des interventions des trois soeurs, qui sont vraiment l’un des piliers de la vie de Rei. C’est pour ça que j’aimerais les voir plus et pas juste de temps en temps pour des scènes comiques ou mélodramatiques… J’ai aussi aimé les interventions de « sa famille ». La petite conversation avec « son père » en dit beaucoup, elle leur permet de renouer et de plus se parler. J’espère qu’on continuera à le voir. De même, j’ai trouvé sa relation avec « sa soeur » plus apaisée et en passe de devenir plus normale même si celle-ci est quand même bien compliquée.

J’ai donc encore une fois aimé tout le côté relationnel de l’histoire mais elle n’était pas assez bien équilibrée avec le shogi dans ce tome, ce qui a un peu plombé ma lecture.

Tome 5

C’est la première fois que j’ai vraiment du mal à lire un des tomes de cette série. J’ai trouvé l’ambiance particulièrement déprimante et malgré tous les bons petits moments parsemés par ci par là la lecture a été compliquée. J’ai trouvé le tome trop bavard. Les parties concernant purement le shogi m’ont ennuyée. Je les ai trouvées longues et pas du tout didactiques. Ça parlait dans tous les sens sans rien apporter en plus.

C’est vraiment dommage parce qu’à côté de ça, il y a de très jolis moments de vie, que ce soit entre les trois soeurs et leur grand-père, entre Rei et son prof, entre Gotô et Kyôko ou entre Rei et Akari. Tous ces petits moments sont plein d’émotions chacun à leur façon et c’est pour eux que j’ai poursuivi ma lecture.

J’ai aimé la tendresse entre le grand-père et les soeurs, la tendresse qu’il met dans sa relation avec elles et le souci de chercher ensemble un nouveau dessert pour transmettre l’héritage familial. J’ai aimé la bienveillance du Prof de Rei pour celui-ci, l’inquiétude qu’il ressent pour lui et ce qu’il met en place pour l’aider. J’ai été touchée par la détresse de celui-ci quand il se rend compte que son monde bouge et qu’il est perdu un instant. J’ai été très agréablement surprise par la relation très particulière qu’entretiennent Gotô et Kyôko et je vois celle-ci sous un autre oeil maintenant. C’est l’histoire qui m’a peut-être le plus plu dans ce tome alors qu’elle ne doit pas faire 20 pages ^^ Enfin, j’ai été bouleversée par la détresse d’Akari et de son amie. L’auteur y met en scène avec beaucoup de simplicité mais de force la détresse de ceux touchés par le harcèlement scolaire.

C’est vraiment ça la force de la série et non le shogi qui a pris trop de place dans ce tome.

Tome 6

Quel joli tome riche en émotions ! Chica Umino revient ici sur un sujet qui lui tient à coeur, le mal être adolescent et plus particulièrement le harcèlement scolaire. Je lui ai trouvé beaucoup de justesse et de sensibilité pour en parler à travers ce que subit le personnage d’Hina. C’est très dur de la voir subir tout ça sans pouvoir rien faire. C’est révoltant de voir les autres élèves l’ignorer pendant qu’elle est harcelée. C’est révoltant de voir sa prof principale lui faire des reproches à elle parce qu’elle ne s’intègrerait pas au groupe. Ici, c’est clairement une critique envers la société japonaise pour qui le groupe est si important et qui ose sortir régulièrement cet argument hypocrite pour couvrir les harceleurs.

J’ai vraiment été révoltée pendant toute la lecture de ce tome. C’est pour quoi j’ai été d’autant plus touchée par les réactions de Rei qui cherche vraiment des solutions pour aider Hina, aussi bien en allant voir son prof à lui, qu’en travaillant et gagnant ses matchs pour avoir de l’argent pour l’aider, qu’en l’écoutant ou en allant voir un de ses amis pour qu’il la soutienne à l’école. Rei est le seul qui se démène comme ça. Du coup, j’ai un jugement plus sévère envers Akari qui n’agit pas beaucoup. A sa place, il y a longtemps que je me serais déplacée à l’école de ma soeur mais c’est peut-être quelque chose de culturel que je ne comprends pas… J’ai tout de même aimé voir le grand-père essayer de créer un lieu où Hina pourra toujours se réfugier, sans être jugée.

Vous l’aurez compris, j’ai été très touchée par ce tome qui montre la vraie force de l’auteur. Ce n’est pas le shogi qui compte mais l’humain. Du coup, le fait que les matchs passent un peu au second plan ne m’a pas gênée bien au contraire. J’ai aimé voir Rei avec un but, même s’il peut être perçu comme purement mercantile. Moi, je pense plutôt que sa motivation c’est de faire le bonheur de ceux qu’il aime et je trouve ça bien. J’ai également aimé qu’on revienne sur son amitié avec Nikaïdo (qui fait la couverture), c’était un très joli moment.

Ma note : 16 / 20

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Le fleuve Shinano de Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

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Titre : Le Fleuve de Shinano

Auteurs : Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

Editeur vf : Asuka

Année de parution vf : 2009 // vo : 1973

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans la région du bassin de la Shinano, dont la rivière a de tout temps été le crève-cœur, les conditions de vie sont depuis toujours difficiles. Longs hivers enneigés, maigres récoltes, enfants dévorés par les loups… rien n’épargne les habitants de la région. Dans les années 1930… Même si la modernisation entreprise par l’État japonais depuis 1868 a développé les manufactures de tissage, les jeunes filles sont les premières victimes des difficultés économiques. Leur destin est déjà tout tracé : ce sera le bordel ou l’usine. Issue d’un milieu aisé, la jeune et jolie Yukie ne sera pas épargnée par les aléas de la vie.

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Mes avis :

Tome 1

Je suis un peu embêtée pour parler de ce titre. Je m’attendais à avoir un énorme coup de coeur pour lui et ça n’a pas été le cas même si je lui reconnais tout plein de qualités.

Avec ce titre patrimonial, je découvre non seulement le trait de Kazuo Kamimura mais aussi un nouveau pan des mangas de la mouvance gekiga. De ce point de vue, c’est une vraie réussite, j’ai appris plein de choses et surtout j’ai adoré la performance graphique. Malgré des visages pas toujours réussis selon moi, il y a une grande maîtrise graphique de la part de Kazuo Kamimura qui transfère une vraie force à son titre. La composition des planches, le choix des points de vue et les émotions qui en ressortent sont de toutes beauté. Cela rend l’histoire d’autant plus forte.

L’histoire, justement, c’est là que le bas blesse pour moi. J’ai trouvé celle-ci beaucoup trop théâtrale et dramatique pour moi. Tout est surjoué, dans l’extrême et j’ai vraiment du mal avec ça. Je peux comprendre que cela plaise à certains mais ce n’est pas mon cas. Pourtant, l’histoire de Yukié est très intéressante. Elle permet de voir une nouvelle facette du Japon des années 30 et de ses habitants, ce qui m’a donné très envie d’en apprendre plus sur l’histoire intérieure de ce pays.

Mais comme parfois au théâtre, j’ai eu la sensation de voir des scènes juxtaposées qui manquent du liant qu’apporte normalement la narration des romans qu’on retrouve aussi dans les mangas plus modernes. Cela ne m’a tout de même pas enlevée l’envie de découvrir la suite voire d’autres titres de Kazuo Kamimura pour affiner mon avis.

Ma note : 14 / 20

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