Our Summer Holiday de Kaori Ozaki

Titre : Our Summer Holiday

Auteur : Kaori Ozaki

Editeur : Delcourt-Tonkam (shonen)

Année de parution : 2017

Nombre de tome : 1 (terminé)

Résumé : Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

Mon avis :

Quelle histoire poignante ! Je ne connaissais l’auteure que pour Immortal Rain que je n’avais pas lu à l’époque trouvant la série trop légère, et pourtant ici elle nous livre un récit qui prend aux tripes, qui est très beau et très juste.

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Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara

Titre : Le chant des souliers rouges

Auteur : Mizu Sahara

Editeur vf : Kazé (seinen)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : Kimitaka rêve de devenir basketteur et Takara danseuse de Flamenco. Malheureusement, l’un comme l’autre manque de talent pour exceller dans sa passion. Un jour, ils se retrouvent par hasard sur le toit du collège alors que Kimitaka est sur le point de jeter ses basket rouges et Takara ses souliers rouges de Flamenco. Bien qu’ils ne se connaissent pas vraiment, la conversation s’engage. Chacun dévoile son envie de changer de vie et, comme pour symboliser cette volonté, ils échangent leurs souliers et décident d’embrasser la passion de l’autre. Une nouvelle vie s’offre désormais à eux…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre de Mizu Sahara, auteur du recueil de nouvelles Un bus passe que j’avais particulièrement aimé. J’ai retrouvé ici son trait de crayon si typique et l’ambiance poétique et un brin morose mais pleine d’espoir qui caractérise son oeuvre.

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Flying Witch de Chihiro Ishizuka

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Titre : Flying Witch

Auteur : Chihiro Ishizuka

Editeur vf : Nobi Nobi

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 2 (en cours)

Résumé du tome 1 : À son entrée au lycée, la jeune Makoto quitte la région de Tokyo pour le nord-est du Japon. Hébergée chez ses cousins Kei et Chinatsu, elle découvre les petits plaisirs d’une vie plus proche de la nature, où le temps semble s’écouler plus doucement. Mais le quotidien à la campagne ne s’annonce pas de tout repos pour autant, car Makoto est aussi une apprentie sorcière un peu étourdie !

Mes avis :

Tome 1

Flying Witch est le premier manga que je lis chez Nobi Nobi. Je n’avais pour l’instant découvert que des albums jeunesse chez eux. Pour l’occasion ils se sont associés avec Pika et cela se sent dans la fabrication très soignée du livre.

Dans un premier temps quand j’ai ouvert ce titre, j’ai eu un peu peur de ne pas aimer. Je trouve en effet le dessin assez pauvre et trop formaté « anime » pour moi. J’ai du mal avec un trait aussi simple et sans personnalité. De plus, les décors sont assez peu nombreux et ça donne souvent des cases bien vides. Aïe, aïe. Mais malgré tout, peu à peu, je me suis laissée apprivoiser par l’histoire de Makoto, une jeune sorcière, partie vivre chez sa tante et son oncle, pour devenir indépendante. Lire la suite

March comes in like a lion de Chica Umino

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Titre : March comes in like a lion

Auteur : Chica Umino

Editeur vf : Kana (Big)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 3 (en cours)

Résumé du tome 1 : Rei, 17 ans, est un joueur professionnel de Shogi (jeu d’échec version japonaise). Mais Rei est aussi un adolescent meurtri par la mort de ses parents et de sa petite soeur. Alors qu’il vit une vie de solitaire, il fait la rencontre de trois soeurs qui vont lui redonner le goût à la vie. A leur contact il va petit à petit ouvrir les yeux sur lui-même et sur les personnes qu’il rencontre sur son chemin. Il s’ouvre au monde mais découvre aussi la difficulté du chemin qu’il a choisi de suivre.

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Mon avis :

Tome 1

Il y a quelques années, j’avais beaucoup aimé Honey and Clover de la même auteur qui avait vraiment un trait et une ambiance bien particulière. Chica Umino récidive ici avec March comes in like a lion.

Avec ce premier tome, j’ai rapidement été séduite par la mélancolie qui se dégage du titre. On sent très vite toute la souffrance et la peine du personnage principal, Rei, qui ne trouve du réconfort qu’auprès de sa famille d’adoption formée par 3 soeurs orphelines. Ce titre aurait tout pour être une histoire triste à la Dickens si l’auteure n’était pas assez douée pour se détacher de tout ce malheur et nous en parler de façon vraiment lumineuse. En effet, ce n’est pas un titre misérabiliste malgré son sujet, c’est au contre un titre très positif qui, je pense, va plutôt nous montrer comment se sortir de cette apatie qui peut nous prendre quand la vie n’est pas douce avec nous. Aussi bien Rei que les 3 soeurs : Akari, Hinata et Momo, n’ont pas une vie facile. Ils ont tous perdu leurs parents mais ils cherchent quand même à s’en sortir.

On découvre dans ce tome, le héros, Rei. Il est joueur professionnel de shogi et a repris le lycée. Il vit seul depuis qu’il a compris que sans le vouloir il parasitait la famille qui l’avait accueilli à la mort de ses parents et sa soeur. Il va faire la rencontre de 3 soeurs orphelines qui sont de vrais rayons de soleil. Akari, la soeur aînée, travaille dur pour cela et a vraiment le coeur sur la main. Elle adore aider les âmes en peine et c’est pour ça qu’elle a « recueilli » Rei. J’ai adoré les interactions qu’ils ont les uns avec les autres. Chica Umino relate de petits instants de leur vie quotidienne entre douceur et amertume mais toujours avec bienveillance. On sent le passé peser encore sur eux, en particulier sur Rei qui est vraiment très renfermé et assume mal son passé, mais les soeurs par leur joie de vivre font tout pour l’aider à remonter la pente. Le shogi a aussi une place non négligeable dans l’histoire et la vie de Rei. Je pensais au début que c’était une vraie passion pour lui, une bouée de sauvetage pour l’aider à avancer, mais en fait on découvre à la fin que c’est tout le contraire et c’est bien triste.

Dans March comes like in a lion, on retrouve bien les ambiances mélancoliques de Chica Umino mais aussi la luminosité et la fraicheur qu’elle apporte à l’aide de groupes de personnages toujours rayonnants. On retrouve aussi sa passion pour les titres « tranche de vie » qu’elle parvient à sublimer, nous montrant que le quotidien peut aussi faire rêver et enchanter. Et pour finir, j’ai été ravie de retrouver également son dessin tout en douceur et rondeur qui donne une vraie identité à ses titres. J’attends donc la suite avec beaucoup d’impatience.

Tome 2

Comme je l’avais pressenti, ce tome est l’occasion de revenir beaucoup plus longuement sur la relation entre Rei et le shogi. Du coup, le titre fait un peu moins tranche de vie que dans le tome précédent.

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur la psychologie de Rei et sa relation compliquée avec le shogi qui n’est que le reflet de sa relation compliquée aux autres et à la société en général. On sent vraiment dans ce tome que la perte de ses parents et son adoption dans une famille où le père est passionné de shogi sont des éléments clés dans la définition de sa personnalité présente. On comprend ainsi sa volonté de se faire accepter grâce à ce jeu, mais aussi sa relation d’amour-haine avec lui.

C’est d’ailleurs l’occasion au détour d’une partie de découvrir sa soeur adoptive Kyoko qui est vraiment super bizarre et ambigüe avec lui. On ne sait pas vraiment si elle l’aime ou le déteste. Est-ce qu’elle cherche à l’aider ou à le couler ? Mystère. Je pense qu’elle risque d’être fort présente par la suite et j’espère qu’elle sera plus là pour le pousser même si elle le fait d’un bien drôle de façon.

Ce tome est aussi l’occasion d’approfondir ses relations avec les autres, aussi bien son meilleur ami auto-proclamé, que la petite Hinata qui veut apprendre le shogi que celui qu’aime ce dernier qui lui permet de parler de son rapport à son statut pro. J’ai vraiment aimé la façon dont Chica Umino fait interagir tout ce petit monde même si j’ai trouvé les 3 soeurs plus en retrait cette fois-ci et que ça m’a attristée. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé lui découvrir d’autres adversaires de shogi. Ils ont permis à chaque fois de montrer une nouvelle facette de Rei.

Tome 3

Ici, nous nous concentrons de plus en plus sur le shogi et la carrière de Rei ce qui nous permet de découvrir de nouveaux personnages hauts en couleurs.

Le volume s’ouvre sur un Rei malade qui est sauvé, puis soigné par les trois soeurs. Leurs bons soins rouvrent des blessures en lui sans qu’elles le veuillent. Il se rappelle le temps où il avait encore sa famille et a peur de se laisser trop couver et de souffrir à nouveau. Il prend donc la décision de s’assumer pleinement et d’arrêter de vivoter mais cette résolution est encore fragile.

Il prend donc plus au sérieux sa carrière dans le shogi et les matchs à venir. Il sait qu’il s’est trop laissé aller et que s’il continue, il risque de tout perdre et de retomber dans cette noirceur qu’il fuit. C’est avec une nouvelle force qu’il affronte ses adversaires mais malheureusement il tombe vite de haut en voulant aller trop vite et en prenant des raccourcis. C’est intéressant de voir comment il galère pour réaliser ses rêves alors que souvent dans les mangas c’est bien trop facile. Ici, ce n’est pas celui qu’on croyait le plus fort qui gagne, c’est un type qui est discret et ne paie pas de mine mais qui est prêt à tout donner le moment venu sans sous estimer son adversaire. J’ai beaucoup aimé ce personnage, monsieur Shimada et je pense qu’il aura un rôle clé dans le devenir de Rei. C’est quelqu’un de calme et posé, toujours près à aider, bienveillant mais qui adore le shogi. Son affrontement avec Gôto est dantesque. Même si je ne comprends pas grand-chose au shogi, leur rencontre m’a fait vibrer et j’ai trouvé Chica Umino très douée pour rendre compte du contre-coup d’après match.

Ce tome s’est encore une fois révélé plein d’émotion, que ce soit grâce aux soeurs Kawamoto, qui sont devenues le havre de paix de Rei, ou grâce à sa rencontre déterminante avec Shimada qui est un grand monsieur. Je prends toujours autant de plaisir à découvrir cette série.

Ma note : 16,5 / 20

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Le fleuve Shinano de Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

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Titre : Le Fleuve de Shinano

Auteurs : Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

Editeur vf : Asuka

Année de parution vf : 2009 // vo : 1973

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans la région du bassin de la Shinano, dont la rivière a de tout temps été le crève-cœur, les conditions de vie sont depuis toujours difficiles. Longs hivers enneigés, maigres récoltes, enfants dévorés par les loups… rien n’épargne les habitants de la région. Dans les années 1930… Même si la modernisation entreprise par l’État japonais depuis 1868 a développé les manufactures de tissage, les jeunes filles sont les premières victimes des difficultés économiques. Leur destin est déjà tout tracé : ce sera le bordel ou l’usine. Issue d’un milieu aisé, la jeune et jolie Yukie ne sera pas épargnée par les aléas de la vie.

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Mes avis :

Tome 1

Je suis un peu embêtée pour parler de ce titre. Je m’attendais à avoir un énorme coup de coeur pour lui et ça n’a pas été le cas même si je lui reconnais tout plein de qualités.

Avec ce titre patrimonial, je découvre non seulement le trait de Kazuo Kamimura mais aussi un nouveau pan des mangas de la mouvance gekiga. De ce point de vue, c’est une vraie réussite, j’ai appris plein de choses et surtout j’ai adoré la performance graphique. Malgré des visages pas toujours réussis selon moi, il y a une grande maîtrise graphique de la part de Kazuo Kamimura qui transfère une vraie force à son titre. La composition des planches, le choix des points de vue et les émotions qui en ressortent sont de toutes beauté. Cela rend l’histoire d’autant plus forte.

L’histoire, justement, c’est là que le bas blesse pour moi. J’ai trouvé celle-ci beaucoup trop théâtrale et dramatique pour moi. Tout est surjoué, dans l’extrême et j’ai vraiment du mal avec ça. Je peux comprendre que cela plaise à certains mais ce n’est pas mon cas. Pourtant, l’histoire de Yukié est très intéressante. Elle permet de voir une nouvelle facette du Japon des années 30 et de ses habitants, ce qui m’a donné très envie d’en apprendre plus sur l’histoire intérieure de ce pays.

Mais comme parfois au théâtre, j’ai eu la sensation de voir des scènes juxtaposées qui manquent du liant qu’apporte normalement la narration des romans qu’on retrouve aussi dans les mangas plus modernes. Cela ne m’a tout de même pas enlevée l’envie de découvrir la suite voire d’autres titres de Kazuo Kamimura pour affiner mon avis.

Ma note : 14 / 20

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La valeur de ma vie de Yoshimi Tôda

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Titre : La valeur de ma vie

Auteur : Yoshimi Tôda

Editeur vf : Akata (M)

Année de parution : 2017

Nombre de tome : 1 (série terminée)

Résumé : Yuri rentre au lycée… Mais contrairement à d’autres, ce n’est pas le coeur léger qu’elle envisage les dernières années de sa vie d’adolescente. Ex-voyou, elle semble porter en elle le poids d’une mystérieuse culpabilité. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, qu’elle a perdu en partie la mobilité de son bras droit. Chio, un de ses camarades, commence à lui tourner autour… Mais Yuri n’est pas disponible pour l’amour. Son leitmotiv reste inchangé : lors de ses années lycée, tout ce qu’elle souhaite, c’est « prouver la valeur de sa vie ». Pourquoi ? Et pour qui ?

Mon avis :

Premier titre d’un nouveau projet d’Akata, publier des oneshots shojos d’abord semestriel puis saisonnier si ça marche, La valeur de ma vie est une vraie réussite. Il permet de découvrir pour la première fois en français le travail tout en douceur et pourtant diablement franc de Yoshimi Tôda, dans une oeuvre engagée.

On suit l’histoire de Yuri, qui vient de rentrer au lycée avec un an de retard, parce qu’elle a redoublé après avoir eu un accident de moto à la fin du collège. On sent de suite qu’elle porte en elle les blessures d’un lourd passé, mais elle a décidé de tourner la page et d’aller de l’avant au lycée. Elle essaie donc de se montrer le plus honnête possible avec ses nouveaux camarades. Mais malheureusement la route de la rédemption est plus compliquée que prévu et ceux sont vite effrayés quand son ancien caractère refait surface, tous sauf le jeune Chio, qui a tout des délinquants qu’elle veut désormais éviter.

La valeur de ma vie est un très joli titre sur le pardon, l’acceptation de soi et des autres, et je comprends très bien pourquoi Akata l’a choisi. Il traite avec beaucoup de douceur et de bienveillance de sujets pourtant douloureux et complexes. Comment se faire pardonner ? Comment accepter ce qu’on a fait et celui/celle qu’on était et qu’on est devenu(e) ? L’auteure tente de nous apporter des réponses toutes en nuances sans pour autant hésiter à se montrer assez brutale avec ses personnages. Ainsi, j’ai beaucoup aimé l’héroïne, Yuri, qui est tiraillée par son passé alors qu’elle cherche à avancer en fonction de celui-ci. J’ai eu plus de mal avec son amie Kazuha, dont j’ai fini par comprendre la douleur. Mais surtout, j’ai eu un vrai coup de coeur pour Chio et son petit côté chien fou. Malgré sa situation familiale difficile, il est resté franc et honnête au fond de lui et c’est lui, qui le premier, acceptera Yuri pour ce qu’elle est.

J’ai vraiment beaucoup apprécié aussi bien l’histoire que l’ambiance de ce titre et j’ai même eu un petit pincement au coeur une fois que je l’ai eu refermé parce que j’aurais aimé continuer à les suivre. Grâce à Akata, j’ai vraiment fait une belle découverte, merci à eux !

Note : J’ai aussi adoré le travail sur la couverture avec ses jeux de couleurs et de transparence. Elle représente bien le contenu de ce titre, ce qui n’est pas toujours le cas.

Ma note : 16 / 20

La maison du soleil de Taamo

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Titre : La maison du soleil (Taiyou no Ie)

Auteur : Taamo

Editeur vf : Pika (shojo)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes : 1 vf (en cours) / 13 vo (série terminée)

Résumé du tome 1 : Hiro vit seul depuis le décès de ses parents. Il propose alors à Mao, son amie d’enfance qui ne supporte plus de vivre dans sa maison depuis le deuxième mariage de son père, de venir s’installer chez lui.

Mes avis :

Tome 1

Nouveau shojo des édition Pika, la Maison du soleil se révèle être un titre assez classique mais plein de douceur et de bons sentiments. Si on devine assez rapidement les évolutions possibles des personnages, j’ai trouvé la thématique de départ très intéressante et le graphisme sobre et simple assez original pour ce type de série.

En effet, on suit l’histoire de Mao, une jeune lycéenne dont le père vient de se remarier et qui a du mal à se faire à cette nouvelle vie à 4, surtout après l’enfance compliquée qu’elle a eue. Ses parents ne se sont jamais préoccupés d’elle, et elle a grandi entre rejet et indifférence. Elle ne trouvait du réconfort que dans la maison de ses amis d’enfance mais malheureusement cela a pris brusquement fin quand les parents de ses derniers sont morts. Elle a donc brutalement replongée dans la solitude qui était autrefois son quotidien. Des années plus tard, elle continue à voir le fils aîné de temps en temps car elle se fait du soucis pour lui qui vit tout seul. Et c’est ce jeune homme, Hiro, qui va la sauver du mal être dans lequel elle se trouve. Il lui propose enfin un vrai cadre familial avec une maison où aller, des règles à suivre et une personne qui se préoccupe d’elle, ce qu’elle attendait depuis toujours. Bien sûr la cohabitation n’est pas simple aux débuts. Il faut qu’ils apprennent à se connaître au quotidien et à soigner leur pauvre petit coeur.

Si j’ai aimé l’idée que Mao trouve chez Hiro un vrai foyer, j’ai eu plus de mal sur la fin de ce premier tome avec l’évolution que l’on pressent dans ses sentiments envers Hiro. J’avais espoir qu’on ne tombe pas dans une banale romance lycéenne et c’est malheureusement ce vers quoi on se dirige une fois de plus avec juste leur histoire familiale comme prétexte à faire démarrer l’histoire. C’est fort dommage.

Tome 2

Taamo creuse un peu plus ses personnages dans ce tome. On découvre une Mao un peu perdue après avoir avoué ses sentiments à Hiro mais qui avec l’aide de ses amis va arriver à gérer tout ça. J’ai d’ailleurs bien aimé que la fan des romans sur téléphone de Mao soit en fait la collègue d’Hiro, je ne l’avais pas vu venir et je pensais plutôt que c’était lui sous ce pseudo. Je pense qu’elle va apporter quelque chose d’intéressant à la série. Hiro, lui, est complètement à côté de la plaque et ne voit rien. Il manque cruellement de maturité de ce côté-là. Heureusement, l’aspect qui me plaît le plus dans la série, la chronique familiale, est ce qui est mis en avant ici. En effet, on retrouve le frère d’Hiro, Daiki, qui va venir lui aussi habiter chez eux. On revient ainsi sur la perte de leurs parents et la façon dont chacun a géré son deuil à sa manière. J’aime cette petite musique douce amère qui se met en place dans ces moments-là, c’est ce qui donne sa petite touche à part à la série.

Tome 3

Mao continue à grandir et à s’ouvrir aux autres dans ce tome. J’aime beaucoup sa relation avec sa meilleure amie Chi et avec Oda. Ce dernier m’amuse beaucoup et c’est rafraichissant de voir un type comme lui. Il est franc, ouvert et de bons conseils. Même s’il l’aime, il veut avant tout son bonheur. Du côté de la romance, on passe un peu par tous les poncifs avec Hiro qui se découvre peu à peu une attirance pour Mao mais qui ne veut pas céder, et la rivale mais amie de Mao qui ne sait pas qu’ils se connaissent et vivent ensemble. Ce n’est pas vraiment pas ce qui fait le sel de la série. Par contre, j’ai vraiment été bouleversée par les moments où l’on voit le père de Mao. C’est vraiment un pauvre type, ce qu’il fait subir à sa fille sans s’en apercevoir est horrible.

Tome 4

Avec le retour de Daiki à la maison pour l’été, la dynamique commence à changer un petit peu. La chronique familiale reste encore trop en retrait pour moi mais on fait des progrès. J’ai beaucoup aimé avoir le point de vue du père de Mao quant à leur relation et comme on pouvait l’imaginer ce n’est pas si simple, lui aussi me fait pitié, le pauvre. Mao, elle, reste forte, elle trouve même un petit boulot pour s’assumer financièrement après qu’il lui en ait parlé. J’ai aimé sa franchise dans ce tome, que ce soit avec sa fan à qui elle avoue tout concernant Hiro ou que ce soit avec ce dernier lors du festival. D’ailleurs l’auteure nous laisse sur un super cliffhanger (Bon oui, j’en deviner déjà l’issue ^^).

Tome 5

Ça reste sympa à lire mais on sent que l’auteure commence un peu à tourner en rond. La réaction d’Hiro à la déclaration de Mao ne m’a pas surprise. Il faut bien laisser les choses en suspens, leur situation ne leur permet pas une décision franche. De même, Daiki doit revenir mais ça traine en longueur et ses sentiments pour Mao sont évidents. Enfin, mon seul rayon de lumière dans ce tome, c’est la brève apparition de la belle-mère de Mao dont les intentions m’ont touchée. En fait, c’est vraiment la relation douloureuse de Mao avec sa famille et le fait qu’Hiro cherche à tout prix à l’aider qui me touche, le reste est trop classique pour moi.

Tome 6

L’auteur continue à délayer son histoire. On avance super lentement aussi bien côté romance que côté réunions familiales. J’ai tout de même apprécié de voir Mao faire des efforts pour se réconcilier avec sa famille même si son père se comporte encore comme un pauvre type. J’ai aussi aimé entendre un peu plus la voix des garçons ici, que ce soit Daiki ou Hiro. Voir la façon dont ils considèrent Mao et les sentiments qu’ils éprouvent pour elle était intéressant.

Tome 7

Même peine que lors du tome précédent sauf que la romance prend un peu trop le pas pour moi. La rivalité qui commence à poindre entre les deux frères est agaçante surtout quand on en devine l’issue. Par contre, les petits moments entre Mao et sa soeur étaient très touchants et révèlent un peu le point de vue de cette dernière car à force de ne suivre que Mao on en oublie que d’autres sont touchés par le manque de communication et de chaleur entre le père et la fille.

Tome 8

La romance avance enfin dans ce tome où Hiro prend une décision. Même si ce n’est pas l’aspect qui me plaît le plus dans la série, je suis bien contente qu’il se décide enfin à faire le premier pas avec Mao mais aussi à tirer les choses au clair avec sa pauvre collègue de travail. En parallèle, pour une fois, j’ai été déçue par la partie familiale. J’ai trouvé que l’histoire d’Hina faisait un peu trop redite avec celle de Mao avec en prime, je parie, la culpabilité vis-à-vis de la mort de ses parents. Je ne suis pas très fan de ce personnage pour l’instant.

Tome 9

La romance continue à être au centre, dommage. On sent qu’on approche du dernier arc de la série, l’auteur veut faire avancer toutes les romances annoncées. Ainsi la meilleure amie de Mao se case avec leur ami amoureux de Mao. Daiki fait sa déclaration, de même qu’Hiro, mais je n’arrive pas à me sentir touchée. Au contraire voir les deux frères amoureux de Mao m’agace. En plus, on n’avance pas d’un brin côté chronique familiale, ça reste plutôt en stand-bye. Je reste sur ma faim avec ce tome.

Tome 10

On se rapproche de plus en plus de la fin. La romance entre Mao et les deux frères est quasiment bouclée maintenant et est sans surprise. Je n’aurai pas un instant été touchée par celle-ci. Maintenant côté famille, on se concentre vraiment sur les deux âmes esseulées de la série : Hina et le père de Mao. Il s’agit pour Hiro et elle de se rapprocher d’eux et de fendiller leur armure.

Tome 11

J’étais contente de l’évolution des relations familiales d’Hiro et Mao dans le tome précédent mais le retour de la mère de Mao, élément tellement attendu et classique, vient tout gâcher. C’est le genre d’élément qui vient contrarier l’histoire que je déteste tellement il est vu et revu. Par contre, je suis contente que la personnalité de celle-ci ne soit pas telle que je l’attendais même si j’ai du mal à croire que ça puisse être la même femme qu’au début. Mais j’avoue qu’à deux tomes de la fin, j’aurais préféré qu’on se concentre sur autre chose et qu’on ne retrouve pas la Mao cachotière des débuts.

Tome 12

Heureusement, la décision finale de Mao me plait surtout qu’au final ça montre qu’elle a bien changé. Elle demande conseil et se confie aux autres aussi bien ses amies que sa belle-mère qui est vraiment la personne que je préfère dans sa famille. J’ai aussi été ravie de l’issue concernant le roman de Mao et son amitié avec la collègue d’Hiro même si cette dernière n’a pas été super bien développée et reste assez clichée. Maintenant direction le dernier tome.

Tome 13

La fin est à l’image de la série, bourrée de bons sentiments. Je reste tout de même sur ma faim parce que le traitement de l’histoire est beaucoup trop classique et manque de vraies émotions. Il y a quelques similitudes entre cette romance et celle de Love so Life par exemple mais j’ai ressenti bien plus d’émotion avec cette dernière série qu’avec la présente. La romance de Mao et Hiro est mignonnette mais ça s’arrête là. C’est plus leur amitié qui m’a intéressée. Par contre, je dois quand même avouer que le dernier chapitre où toute la famille d’Hiro se retrouve était vraiment touchant.

Ma note : 13 / 20

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Skam

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Titre : Skam

Série norvégienne créée en 2015

Durée : 3 saisons de 10-12 épisodes (renouvelée pour une 4e)

Avec Josefine Frida Pettersen, Thomas Hayes, Tarjei Moe, Iman Meskini, Lisa Teige, Ulrikke Falch…

Mes avis :

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Saison 1

A force d’entendre Yodabor parler de cette série qui ressemblait à Skin mais en plus réaliste, je me suis laissée tenter et j’ai fini cette saison 1 en moins de 24 h ^^ Certes les épisodes sont courts mais c’est surtout très addictif.

J’ai adoré suivre Eva et sa bande de copines toutes plus attachantes les unes que les autres. Eva se redécouvre après une séparation douloureuse avec sa meilleure amie. Elle doute de son copain mais finit par s’en émanciper. A côté d’elle, il y a la superbe Noora dont je suis totalement fan tellement elle semble se moquer de ce qui est la norme pour les ados et tellement ses amies comptent pour elle. J’ai aussi aimé Sana, la jeune musulmane, pour les mêmes raisons. Pour Chris, c’était différent, c’est son côté décalé et sa drague à la petite cuillère qui m’a amusée. Celle que j’ai le moins aimé, c’est Vilde qui est trop dans le moule pour moi.

La formation du groupe dans l’objectif de louer un bus pour aller faire la fête dans 3 ans lors de leur fête de fin de promo est assez surréaliste pour moi, mais ça permet d’en apprendre plus sur la société norvégienne. La bande son est parfaite, j’en suis vraiment fan. J’ai aimé suivre leurs soucis d’ados qui sont filmés avec beaucoup de justesse et de bienveillance sans jamais que ce soit too much comme Skin. J’attends la suite avec impatience et j’espère bien revoir William que je trouve choupi avec Noora et surtout Isak qui malgré les horreurs qu’il a faites à Eva m’a beaucoup touchée.

Ma note : 16 / 20

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Saison 2

Cette saison 2 est un gros gros coup de coeur. Ce fut un véritable ascenseur émotionnel grâce à la superbe relation Noora-William dont je suis ultra fan !

J’avais un peu peur au début de changer de focus, mais le choix de Noora fut parfait. C’est une jeune femme comme je les aime, qui a un passé douloureux, des blessures, mais qui ne se laisse pas abattre, qui se relève et défend bien ses valeurs. De plus, l’actrice est vraiment super belle avec son teint de porcelaine et ses yeux bleus perçants. Elle frappe de suite. J’ai adoré la découvrir lors de cette saison et la voir peu à peu mettre à bas les barrières qu’elle avait dressées pour se rapprocher aussi bien de ses amies que du beau William. Leur relation est au coeur de la saison et je dois dire que j’en suis ultra fan. Ils ont typiquement le genre de relation que j’adore. Au début, ils sont comme chien et chat, puis ils se taquinent, se cherchent, se tournent autour et s’apprivoisent peu à peu. C’est beau et touchant. L’épisode où elle lui joue de la guitare m’a littéralement fait fondre. Les regards qu’ils se lancent sont superbes et la façon dont ils sont filmés quand ils se câlinent renforce ce sentiment. C’est vraiment très doux, très tendre et très beau. Ça fait longtemps que je n’ai pas autant aimé un couple (à part celui qu’Eyewitness ><).

A côté d’eux, les autres sont un peu plus en retrait cette saison. Je n’ai pas trop aimé l’évolution d’Eva, je dois dire. J’ai par contre confirmé mon coup de coeur pour Sana et j’espère qu’on aura droit à une saison centrée sur elle. Chris me fait toujours autant rire et sur la fin, j’ai bien aimé la reprise en main de Vilde qui est une vraie battante, ce que je n’aurais pas cru au début. Du côté des garçons, on ne les voit pas beaucoup, si ce n’est William et ses Penetrators. Le coup des gangs rivaux était sympa pour amener un peu de peps mais c’est fait trop superficiellement à mon goût. C’est très en retrait dans l’histoire et du coup ça tombait parfois comme un cheveux sur la soupe pourtant j’aurais aimé en apprendre plus sur ce qui se passait de ce côté-là. Et même si on nous le présente comme un sale type, j’avoue que je suis aussi intriguée par Chris, le meilleur ami de William, et j’espère bien qu’on ne les perdra pas de vue tous les deux par la suite.

Par contre, j’ai trouvé que les groupes étaient un élément centraux. Aussi bien pour William que pour Noora, leurs amis étaient au coeur de la saison. Ils ont toujours été là pour eux. Les filles sont vraiment de super amies et j’ai été ravie que ce soit à elles que Noora se livre après sa mauvaise rencontre. J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont Sana et Vilde l’ont soutenue dans sa relation avec William. De son côté, celui-ci a été un ami vraiment super loyal et a été prêt à tout pour protéger ses amis. C’était beau à voir aussi. Skam est vraiment une belle histoire d’amitié.

J’attends maintenant de pieds fermes la saison 3 qui doit être consacrée à Isak et je pense que comme les autres, je vais enchaîner très rapidement les épisodes même si j’ai remarqué que ceux-ci avaient une durée aléatoires et avaient tendance à s’allonger parfois maintenant.

Ma note : 18 / 20

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Saison 3

J’attendais beaucoup de cette saison et même si j’en ai dévoré les épisodes, je suis tout de même un peu déçue. J’ai adoré suivre le personnage d’Isak, j’ai eu un gros coup de coeur pour lui mais deux choses m’ont dérangée : la quasi absence des filles et le personnage d’Even.

En ce qui concerne le premier point, j’ai été un peu perdue de ne quasiment plus voir les filles et j’ai ressenti un grand manque. Les trop brèves interventions de Noora, Eva et Chris n’ont pas suivi à le combler. J’ai encore eu du mal avec Vilde qui dans ses relations sociales m’agace mais que j’ai trouvé touchante et amusante avec Magnus. Par contre, je suis encore totalement fan de Sana qui est une super amie aussi avec Isak, son compère de labo. Je croise vraiment les doigts pour que ce soit elle l’héroïne de la saison 4. En attendant, dans celle-ci, elles m’ont beaucoup manqué. J’ai été super déçue par le départ puis le retour de Noora sans William TT.TT Et au contraire, j’ai beaucoup aimé entrapercevoir Chris avec Eva et j’aurais aimé en apprendre plus sur eux.

Le second point, c’est donc le personnage d’Even auquel je n’ai jamais accroché. Il y a toujours eu quelque chose qui me dérangeait chez lui. Et si je trouve adorable la façon dont Isak est avec lui, moi je n’accroche pas. Leur relation est ultra mignonne avec tous ces bisous esquimaux et ses câlins mais c’est le personnage d’Isak qui fait tout. C’est lui le plus mature, c’est lui qui s’en prend plein la tronche, c’est lui qui fait vraiment son coming-out auprès de tout le monde et assume, et c’est lui qui se démène pour eux. Vous l’aurez compris, je suis archi fan de son évolution depuis la saison 1 où il m’avait déjà tapé dans l’oeil.

Il faut dire aussi, et c’est le gros point positif, qu’il est appuyé par une chouette bande de copains, très tolérants et ouverts d’esprit, qui ont su l’accepter tel qu’il est et ne pas lui en vouloir pour ses mensonges. Si j’ai eu du mal avec leur côté très ado boutonneux en manque de sexe, j’ai aimé leur générosité et leur bienveillance. Mais j’espère qu’on n’aura pas à nouveau une saison centrée sur eux comme là. Je préfère que ce soit les filles qui mènent ou alors que ce soit plus équilibré comme lors de la saison 1.

Maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre la saison 4 et je sens que l’attente va être dure vu comme j’ai adoré et enchaîné les épisodes cette semaine ^^

Ma note : 15 / 20

Dead Dead Demon’s Dededededestruction d’Inio Asano

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Titre : Dead Dead Demon’s Dededededestruction

Auteur : Inio Asano

Editeur vf : Kana (Big)

Années de parution vf : Depuis 2016

Nombre de tomes vf : 4 (en cours)

Résumé du tome 1 : Depuis 3 ans, le ciel de Tokyo est recouvert par un gigantesque vaisseau spatial extra-terrestre. Pourtant, aucune attaque de la part des extra-terrestres n’est recensée bien que les humains abattent, avec une facilité déconcertante, les petits vaisseaux qui sortent de temps en temps du ventre de l’immense engin…
Pendant ce temps, sur Terre, les deux amies Kadode et Ôran, comme la majorité des humains, ne prêtent plus attention à ce vaisseau et continuent à vivre leur vie. Mais ces 3 années de paix ont endormi la vigilance de l’Humanité… Elle ne remarque pas que « l’envahisseur » s’est infiltré au sein de sa population. Et il pourrait bientôt troubler leur paisible quotidien !

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Mes avis :

Tome 1

Voici le dernier titre en date d’Inio Asano, un auteur que j’ai découvert il y a quelques années et dont j’adore les oeuvres toujours très sociales. Ici il ajoute une corde à son arc en proposant en plus un récit de science-fiction, d’anticipation dans lequel le Japon a été attaqué par des extraterrestres. Forcément quand on lit ce titre et quand on y voit la réaction de la population japonaise face à la menace qui pèse sur eux, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec Fukushima parce que comme avec cette menace, la menace du nucléaire, celle des extraterrestres n’est pas vraiment visible non plus. Elle est insidieuse et s’attaque peu à peu à la société, la faisant changer et la parasitant de l’intérieur. Tout ce que l’auteur dénonce sur les réseaux sociaux, la presse, l’industrie du divertissement existe déjà et est une critique du Japon actuel. Il se sert donc avec brio de cette menace extraterrestre pour les mettre en exergue. Au passage, tout son talent est d’arriver dans ce titre à nous tenir en haleine sans qu’on voie pour autant les fameux extraterrestres, tandis qu’au contraire on suit la vie quotidienne d’une bande de lycéenne tout ce qu’il y a de plus ordinaires. Enfin, certaines ne sont pas si ordinaires que ça. Les deux principales héroïnes : Kadode et Ôran sont de vraie geeks et la dernière est en plus sacrément perchée. Elle détonne vraiment par rapport aux autres et fait le lien avec le côté étrange de ce monde sous la menace des extraterrestres. Cela donne une ambiance assez décalée et savoureuse où j’ai pris plaisir à suivre ces jeunes lycéennes et où en même temps je me suis vu attendre qu’un événement tragique survienne sans que ce soit le cas. La bascule qui s’opère à la toute fin du premier tome, au lieu d’être tragique est plutôt intrigante, mystérieuse et complètement dans la lignée de cette ambiance de science-fiction. DDDDD est donc un très bon titre dans lequel Asano fait du Asano tout en explorant un nouvel univers et il me tarde de découvrir jusqu’où il peut aller.

Tome 2

Dans cette suite, Inio Asano propose un récit encore plus décalé. On suit le quotidien de Kadode, Ôran et leurs amies presque comme si les extraterrestres n’étaient pas là. Ce ne sont qu’un vaisseau dans le ciel et des sujets de conversation dans les médias et les filles n’y prêtent quasiment pas attention ce qui est très perturbant. En parallèle, par de brèves incursions dans l’usine à l’origine du Hujin ou dans les déambulations d’un extraterrestre à Tokyo, on sent bien que la menace est belle et bien présente. La preuve, cela se concrétise dans les toutes dernières pages du tome lors d’un événement complètement inattendu qui nous prend vraiment à froid. Le gouvernement cache bien des choses au peuple japonais et les filles tout comme lui sont dans l’ignorance. Elles pensent bien plus à leurs histoires d’ado qu’à cette menace. On les suit ainsi dans leurs derniers jours de lycéennes tandis qu’elles révisent, se chamaillent, se charrient, passent peut-être leur dernier Nöel ensemble, etc. Cette dichotomie entre les deux thèmes du récit est perturbant. Le passage souvent brutal ou inattendu entre la science-fiction et la chronique sociale permet au mangaka d’accentuer encore plus son propos à chaque fois et de le rendre d’autant plus marquant. C’est un titre vraiment à part, qui surprend et dont on ne peut clairement pas deviner la voie qu’il va suivre.

Tome 3

Sur le même schéma que le tome 2, on est une nouvelle fois pris entre deux feux dans ce tome : la menace extraterrestre et tout ce qu’elle entraîne à Tokyo et au Japon, et la fin des années d’insouciance des filles qui terminent le lycée, ce qui est encore une fois assez perturbant. J’ai encore aimé ce décalage où l’on sent quand même de plus en plus l’incursion de l’invasion dans leur quotidien, à l’image de la perte de leur amie. D’ailleurs on se pose de plus en plus de questions sur la réalité de celle-ci quand au détour d’un voyage touristique en bus, des personnages se demandent si ce n’est pas une mise en scène du gouvernement, ou bien quand on suit des soldats dans un quartier désert alors que prétendument occupé par des aliens. Du coup, les scènes des dernières pages sont d’autant plus fortes. On sent bien qu’elles annoncent la fin brutale d’une époque, enfin pas si brutale quand on voit la façon dont Inio Asano nous prend gentiment par la main pour nous y conduire l’air de rien depuis le premier tome. Dead Dead Demon’s est clairement une série atypique, bouleversante et un vrai uppercut parfois.

Tome 4

J’ai à nouveau aimé ce tome dans lequel on change un peu de paradoxe. Cela démarre avec l’introduction d’un nouveau personnage qui prend partie dans la « guerre » qui oppose le Japon aux Extraterrestres. D’habitude, on était plutôt avec le groupe des filles qui s’en fichaient, mais là on sent que plus le temps passe, plus on est obligé d’être confronté à ce qui se passe, on ne peut plus l’ignorer. Et dans ce tome, on sent bien le glissement que fait Inio Asano à ce sujet, allant même jusqu’à nous montrer la société des Extraterrestres et la façon dont ils nous voient et perçoivent cette « guerre ». C’est diablement bien fait. Les nouveaux personnages, Futaba et Makoto, permettent d’amener un peu de sang neuf et de créer de nouvelles dynamiques au sein du groupe des filles qui sont désormais à l’université. On les voit ainsi grandir un peu toujours sur fond de cette menace qui semble ne jamais vouloir disparaitre. C’est toujours aussi pesant et insidieux et le passé de la perte de leur amie remontant de temps en temps contraste fortement avec l’ambiance débonnaire qu’elles cherchent à créer la plupart du temps. C’est glaçant et j’adore !

Ma note : 16 / 20

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Sing Yesterday For Me de Kei Toume

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Titre : Sing « Yesterday » For Me

Auteur : Kei Toume

Editeur vf : Delcourt

Années de parution vf : 2003-2016

Nb de tomes : 11 (série terminée)

Résumé du tome 1 : À la fin de ses études universitaires, Uozumi a trouvé un job dans une supérette. Un jour, Haru, une jeune fille qui a pour habitude de se promener avec un corbeau, fait soudain son apparition… Le cœur à  » 49 % contre, mais 51 % pour… « , l’esprit un peu tordu, mais pourtant honnêtes, tous deux sont comme les fleurs de cerisier qui tombent en voltigeant, se balançant doucement..

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Mes avis :

Tome 7

Je me suis rappelée en le lisant pourquoi j’avais mis ce titre en pause… Même si j’aime beaucoup le côté tranche de vie et la description de la vie de ces jeunes adultes, les personnages sont très très chiants à suivre. Tous les héros sans exception sont mous et indécis. Ils tergiversent sans arrêt et n’avancent pas. Je n’aime pas du tout la tournure que prend la relation Rikuo-Shinako. Ils ne sont pas du tout naturels et font trop gamins, surtout elle. Je n’ai pas aimé voir Haru si déprimée et laissant Amamiya lui tourner autour. Par contre, je suis contente que Rui ait enfin réussi son concours et j’adore sa nouvelle maisonnette. J’espère juste voir les personnages se réveiller et agir un peu plus en conformité avec leurs sentiments.

Tome 8

Il y a un léger mieux avec ce tome où même si Rikuo et Shinako n’avancent toujours pas d’un pouce, au moins ils parlent de leur blocage à leur entourage. En plus, on voit un peu plus Haru et Amamiya, que je commence à apprécier au fur et à mesure que Kei Toume creuse le personnage. J’ai aussi été contente qu’elle développe l’histoire de Rui à la fac et j’ai aimé sa rencontre avec la belle modèle. Elle met un peu d’originalité dans l’histoire avec son côté fou fou et il y en a bien besoin tellement le reste est plan plan.

Tome 9

Encore un léger mieux ici ou bien je commence à me faire à la mollesse des personnages lol J’aime que l’histoire de Rikuo et Shinako passe un peu en arrière plan après leurs aveux à Rui, pour se concentrer sur les autres personnages. La réaction de ce dernier est extrême mais compréhensible, j’aime qu’il cherche de l’aide auprès de Rio, son personnage me plaît. Ils forment un joli duo. De même, j’ai été ravie de revoir Haru avec Rikuo, leur « couple » est bien plus naturel que celui de Rikuo avec Shinako. Il serait temps que celle-ci ouvre les yeux et grandissent, qu’elle accepte ses sentiments et avance, mais on n’en est pas encore là. A côté, je suis très intriguée par la relation de la patronne d’Haru avec papa Ours mais je n’aime pas trop la façon de penser de celle-ci. Elle est beaucoup trop rationnelle et manque de passion, comme pas mal de personnage dans cette série…

Tome 10

On prend les mêmes et on recommence. J’ai vraiment l’impression de rebrasser sans cesse les mêmes idées et les mêmes interrogations depuis 10 tomes. Ça n’avance toujours pas du côté de Rikuo et Shinako, au contraire ils s’éloignent même de plus en plus comme ce dernier le fait remarquer dans les dernières pages. Leurs tergiversations commencent même à toucher de plus en plus ceux qui gravitent autour d’eux et c’est pénible. Même si je suis contente qu’Haru soit devenue plus mature, je n’aime pas la voir déprimer autant mais au moins elle prend la bonne décision en s’isolant et en allant voir sa grand-mère. Rui m’inquiète plus, lui, je ne suis pas sûr qu’il fasse le bon choix et qu’il ne sacrifie pas son bonheur, ce serait dommage. Par contre, il va falloir m’expliquer pourquoi toutes les relations de cette histoire restent platoniques, c’est chiant et pas crédible pour un sou !

Tome 11

Ouf, j’en suis enfin venue à bout ! Ce dernier tome était un vrai pavé ! Si l’histoire arrive à sa fin et que l’auteur apporte une jolie conclusion, il n’empêche qu’on retrouve les mêmes défauts qu’avant. La narration est toujours aussi lente et entrecoupée. L’indécision des personnages persiste, de même que leur incompréhension des relations sentimentales. Cela donne un récit chaotique et des personnages peu sympathiques. Je n’ai pas du tout adhéré à la conception de l’amour et des relations de l’auteur. Même si Rikuo, Shinako et les autres se réveillent dans ce tome, ils restent en général beaucoup trop passifs et déconnectés de la réalité pour moi. Il faut arriver après des mois de relation à un baiser raté pour que tous les deux réalisent leur erreur. Ils se mentent à eux-mêmes depuis le début mais continuent encore à parler à demi-mots plutôt que d’être brutalement honnêtes, c’est triste. Même ensuite, Shinako reste passive à attendre le retour de Rui et elle n’est toujours pas claire sur ses sentiments pour lui et ce qu’il représente. Rikuo, lui, décide d’agir mais l’aventure est d’un banal ! C’est digne d’une de ces sempiternelles romance mais la passion en moins. C’est très très fade…

Je ne sais pas si ça tient au format de la série, au public ciblé ou aux choix de Kei Toume, mais après avoir bien aimé les premiers tomes, j’ai été très déçue par l’évolution globale de la série et par les idées qui s’en dégageaient.

Ma note : 13 / 20