Livres - Fantasy / Fantastique

Les épées de glace d’Olivier Gay

Titre : Les épées de glace

Auteur : Olivier Gay

Éditeur (poche) : Milady (Fantasy)

Années de parution (poche) : 2017

Nombre de tomes : 2 (série terminée)

Histoire : Dans sa jeunesse, l’empereur Marcus mena de nombreuses guerres et étendit son territoire avec l’aide d’un combattant et général hors pair, Rekk. Ses méthodes impitoyables et sa propension au massacre contribuèrent à pacifier les provinces et à annexer les jungles de Koush, au sud – mais provoquèrent également la haine du peuple. Afin de s’attirer leurs bonnes grâces, l’empereur exila donc Rekk le Boucher aux confins de l’empire. Vingt ans plus tard, Marcus est vieux et malade. Il n’a qu’un fils, Theorocle, qui lui cause plus de souci que de fierté. Les familles nobles intriguent dans l’ombre pour préparer sa succession. Quant à Rekk, ce n’est plus qu’un nom avec lequel les mères effraient leurs enfants le soir.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Les Héros de la Galaxie de Yoshiki Tanaka et Ryu Fujisaki

Titre : Les Héros de la Galaxie

Auteurs : Yoshiki Tanaka (scénario) et Ryu Fujisaki (dessins)

Éditeur vf : Kurokawa

Années de parution vf : Depuis 2018

Nombre de tomes vf : 3 (en cours)

Histoire : En 3586, la galaxie voit s’affronter deux grandes puissances de force égale : l’Alliance des Planètes libres et l’Empire Galactique. C’est dans ce dernier que vivent paisiblement Reinhard Von Müsel et Siegfried Kircheis. Jusqu’au jour où la soeur de Reinhard est enlévée pour devenir la concubine du Kaiser Friedrich IV, le chef de l’Empire .
Le Kaiser étant dans son droit, Reinhard est impuissant. Révolté qu’une telle chose soit possible dans l’Empire Galactique, qu’il pensait pourtant garant de libertés, il décide de s’engager dans l’armée afin de gravir les échelons le plus vite possible et de renverser l’empereur en place.
Mais un nom pourrait bien se dresser sur son chemin : celui de Yang Wen-Li, héros incontesté de l’Alliance des Planètes Libres pour laquelle il a remporté nombre de batailles.
De leurs combats découlera l’avenir politique de l’humanité : la république ou la dictature.

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Livres - Fantasy / Fantastique

La Première Loi de Joe Abercrombie

Titre : La Première Loi

Auteur : Joe Abercrombie

Éditeur vf (poche) : Bragelonne (Milady)

Année de parution (poche) : 2017-2018

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Histoire : Logen Neuf-Doigts, le barbare le plus redouté du Nord a finalement vu sa chance tourner : son dernier combat risque bien d’être celui de trop. La perspective de ne laisser à ses ennemis hilares qu’une poignée de mauvaises chansons ne l’enchante guère ; aussi, quand les esprits lui révèlent qu’un mystérieux mage l’attend au Sud, se met-il en route. Après tout, qu’a-t-il de mieux à faire ? Jeune et fringant officier, le capitaine Jezal dan Luthar n’a rien de plus dangereux en tête qu’arnaquer ses amis aux cartes, se mettre minable et remporter le Tournoi annuel d’escrime. Mais la guerre gronde, et les batailles qu’on livre sur le front du Nord ne s’interrompent pas au premier sang. Tortionnaire accompli, l’Inquisiteur Glotka ne rêve que de voir l’arrogant capitaine tomber entre ses mains. Mais lui ou un autre, Glotka déteste tout le monde : obtenir des aveux de traîtrise à longueur de journée laisse peu de place à l’amitié. Sa dernière piste de cadavres pourrait bien le conduire droit au cœur du gouvernement corrompu… si toutefois il vit assez longtemps pour la suivre. Alors que de funestes complots sont sur le point d’être révélés, que des querelles millénaires remontent à la surface, la ligne qui sépare les héros des traîtres est assez fine pour faire couler le sang !

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Le couvent des damnées de Minoru Takeyoshi

Titre : Le couvent des Damnées

Auteur : Minoru Takeyoshi

Éditeur vf : Glénat (seinen)

Années de parution vf : 2017-2018

Nombre de tomes : 6 (série terminée)

Histoire : Au XVIe siècle, dans le Saint-Empire romain, l’inquisition condamnait de nombreux innocents au bûcher. Privée de sa famille, Ella se retrouve envoyée dans un couvent qui rééduque “les filles de sorcières”. Tortures et miracles viendront-ils à bout de la flamme de vengeance qui brûle en elle ?

Encensé par Hiromu Arakawa (Fullmetal Alchemist) ou Makoto Yukimura (Vinland Saga), cette première œuvre d’une jeune auteure brille par sa fougue. À l’heure où les héros deviennent chétifs et nonchalants, on a indéniablement envie de suivre cette héroïne forte et indépendante qui n’hésite pas à se salir les mains pour défendre ses idéaux et protéger les siens.

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Livres - Romance

Les hommes du duc de Sabrina Jeffries

Titre : Les hommes du duc

Auteur : Sabrina Jeffries

Editeur vf : J’ai lu (Aventures & Passions)

Année de parution vf : 2017

Nombre de tomes : 4 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Fille bâtarde d’un comte, Lisette Bonnaud prête assistance à son demi-frère qui tient une agence d’investigations à Londres. Or, celui-ci refuse catégoriquement de la laisser participer aux enquêtes de terrain. Frustrée, la jeune femme trouve enfin une occasion en or quand, en l’absence de Dom, se présente le duc de Lyons, à la recherche de son frère disparu. Lisette promet de l’aider, à condition de l’accompagner en France où mène un semblant de piste. Se faisant passer pour mari et femme, ils plongent dans une aventure pleine de dangers, dont le pire est peut-être cette attirance brûlante qui les pousse à commettre toutes les folies.

Mes avis :

Tome 1 : Oublions le passé

A la lecture du résumé, j’avais peur de ne pas aimer cette nouvelle aventure de Sabrina Jeffries mais ayant beaucoup aimé ses précédentes séries La fraternité royale et Les Hussards de Halstead Hall, je lui ai laissé sa chance et j’ai eu raison. Ce n’est pas le coup de coeur non plus mais j’ai passé un très bon moment avec les aventures hautes en couleur de Max et Lisette.

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Livres - Fantasy / Fantastique·Livres - Romance

Prince captif de C. S. Pacat

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Titre : Prince captif

Auteur : C. S. Pacat

Editeur vf : Milady

Années de parution vf : 2015-2016

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d’un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s’allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

Mes avis :

Tome 1 : L’esclave

Après avoir lu plusieurs critiques mitigées, j’avais vraiment peur de tester le tome 1 de cette série malgré les bons avis sur la suite mais ce fut un vrai coup de coeur. J’ai dévoré ce premier tome en une petite journée (alors que je travaillais pourtant…) et j’ai été dégoûtée de ne pas avoir la suite sous la main de suite.

J’ai de suite été happée par l’univers créé par C. S. Pacat et son écriture très vive et dynamique. Le monde dans lequel navigue Damen est à mi-chemin entre le récit historique initiatique, la romance et la fantasy (pour le côté aventure). Le contexte est riche et bien construit. On découvre deux nations autrefois en guerre qui tentent de se réconcilier avec l’avènement d’un nouveau roi qui s’est très vite débarrassé de son rival en le donnant comme esclave au pays avec lequel il souhaite conclure une alliance. La politique est l’un des enjeux clés de l’histoire et j’avoue avoir adoré suivre les méandres de celle-ci à la cour de Vère.

Cependant, ce n’est pas la seule richesse de cette saga. Les personnages sont aussi très charismatiques. J’ai de suite été sous le charme de Damen qui ne baisse jamais les bras et qui est fidèle à ses convictions malgré la situation précaire dans laquelle il se trouve. Mais il ne serait rien sans son Némésis : Laurent, qui est le personnage emblématique de la saga pour moi. Il a l’apparence d’un gamin pourri gâté et son attitude parfois, mais c’est un grand stratège et politicien qui sous sa froideur semble cacher de profondes blessures. La relation entre les deux est explosive vu qu’ils ont des personnalités très fortes. J’ai donc adoré suivre leurs prises de bec. Mais ce ne sont pas les seuls personnages intéressants de la saga, j’ai également beaucoup aimé voir Damen interagir avec son « entourage » au harem ainsi qu’avec le Mignon du Régent, avec celui-ci (même si je le trouve plus classique et moins intéressant) ou encore avec les puissances étrangères. L’oeuvre est riche en personnages intéressants à suivre.

L’ambiance est un autre élément de la réussite de la série. Dès les premières pages, j’ai été happée par la noirceur du récit. J’ai vraiment eu la boule au ventre et la nausée parfois. J’ai souvent eu peur pour Damen et j’ai été écoeurée par les pratiques de la cour de Vère. Pourtant, en même temps, cela a créé une vraie urgence dans ma lecture, me faisant tourner les pages à toute vitesse dans l’angoisse de la suite. L’ambiance perverse, érotique et nauséabonde de Vère donne une saveur toute particulière au récit. On suit avec appréhension les machinations de Laurent. On se demande comment va tourner sa relation avec Damen, tout en espérant qu’il trouve le repos avec lui. Et surtout, j’ai trouvé génial que les relations LGBT apparaissent si ouvertement normales dans ce récit, ça fait du bien un peu d’ouverture d’esprit. J’ai même trouvé amusante la présentation qui est faite des relations entre nobles et mignons/maîtresses à la cour de Vère qui contribue avec une grande force à l’ambiance à la fois sordide et très politique du titre.

J’ai donc été complètement séduite par tous les aspects de la série malgré ma réticence première et j’attends l’arrivée de la suite de pied ferme pour découvrir vers quelles aventures s’est embarqué Laurent en affrontant son oncle.

Ma note : 17 / 20

Tome 2 : Le guerrier

Je suis partagée concernant ce tome, autant j’ai adoré le développement des relations des personnages, autant la tension du premier tome et les intrigues politiques m’ont manqué.

J’ai trouvé le début assez perturbant avec le départ en campagne et le troupe complètement désunie et faite de bras cassés, mais j’ai été ravie de voir comment Laurent va la reprendre en main avec l’aide de Jord et Damen. Ces deux derniers m’ont vraiment plu. J’ai adoré voir la façon dont chacun gagne sa place de chef. J’ai aussi trouvé que l’évolution de la relation Laurent-Damen était le gros point fort de ce tome. Je me suis beaucoup amusée de leurs petites escapades. J’ai aimé voir Laurent changer, devenir moins froid et apprendre à faire confiance à Damen. Bien sûr, du coup, j’ai trouvé la fin parfaite avec la reconnaissance des talents de Damen et l’apothéose de leur relation. Les quelques pages où ils passent une nuit à l’auberge et celle où ils passent la nuit ensemble après la dernière bataille sont superbes ! Un vrai coup de coeur où chacun révèle ses failles à l’autre.

Par contre, j’ai eu un vrai manque du côté des intrigues politiques. Malgré le côté glauque de l’ambiance à la cour de Vère celle-ci en me gardant sur le qui-vive était passionnante à suivre. Ici, l’ambiance est plus fade, plus classique avec la mise au pas de la troupe de soldats et les tentatives du Régent mais celle-ci étant au loin la pression est moins présente. Les jeux d’alliances qui se mettent en place sont sans surprise et même la trahison qui arrive à la fin n’a rien de vraiment surprenante, je suis un peu déçue de ce côté-là. J’ai vraiment trouvé ce tome moins palpitant à cause de tout ça mais la fin est telle qu’on ne peut qu’avoir envie de lire la suite et que je l’attends de pieds fermes.

Ma note : 16 / 20

Tome 3 : Le roi

Un dernier tome magistral à la hauteur de cette saga qui fut un vrai coup de coeur et qui a su combler toutes mes attentes !

J’ai retrouvé dans cet ultime tome une grande partie de la tension et des intrigues politiques du tome 1 que j’avais tant aimées. Suivre Laurent et Damen dans leur reconquête était passionnant. Je me suis souvent laissé mener par le bout du nez et j’ai souvent été surprise par les retournements de situation dont l’auteure n’a pas été avare. J’ai beaucoup aimé le mélange qui s’est opéré entre la guerre et la politique dans ce tome, faisant se rejoindre ces deux traits qui avaient été développés dans les tomes précédents. De plus, le duo Laurent – Damen mène parfaitement la danse et j’ai encore été surprise par les méandres de la pensée de Laurent mais aussi par les brefs coups de génie de Damen. Ainsi les 100 dernières pages sont juste passionnantes à suivre et on ne peut alors lâcher le livre.

Concernant ces deux personnages, j’ai vraiment été super touchée par leur rapprochement et la façon dont ils baissent la garde dans ce tome pour se mettre entièrement à nu l’un devant l’auteur. C’est juste sublime ! L’alchimie qu’il y a entre eux était palpable malgré des débuts assez froids dont j’avais bien deviné la raison ^^ Du coup, dès qu’ils sont réellement ensemble je trouve que l’histoire devient bien plus lumineuse et que ça les change véritablement, on sent qu’un poids est parti. Les révélations sur le passé de Laurent, cependant ne sont pas une découverte pour moi, l’auteure ayant laissé trainer de nombreux indices mais même si cela est horrible, c’était nécessaire à la construction de ce personnage si beau et si complexe.

Enfin, j’ai une fois de plus beaucoup aimé les personnages secondaires avec cette fois en plus de Jord, le grand ami de Damen : Nikandros et le médecin de Laurent : Paschal, ils se sont révélés d’une grand fidélité et d’un grand courage. J’ai aussi été ravie de retrouver le Régent que je trouve vraiment diabolique et que j’ai adoré détester. Par contre, j’ai trouvé Kastor très décevant, il était bien trop faible au final, alors que Jocaste, elle, était bien plus complexe et intéressante.

Maintenant que j’ai terminé cette saga, je suis triste que ce soit déjà fini et j’aurais aimé avoir quelques chapitres supplémentaires pour voir Damen et Laurent régner un peu ensemble.

Ma note : 17 / 20

Livres - Fantasy / Fantastique

Le livre et l’épée d’Antoine Rouaud

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Titre : Le livre et l’épée

Auteur : Antoine Rouaud

Editeur (poche) : Milady

Année de parution (poche) : 2015

Nb de tome : 1 (série en cours)

Histoire : An 10 de la République, dans la cité portuaire de Masalia.
Dun-Cadal n’est plus que l’ombre de lui-même. Trahi par ses amis et accablé par la mort de son apprenti, celui qui fut le plus grand général de l’Empire déchu passe désormais son temps à boire dans une taverne. Il s’est détourné de la politique, des aventures, et même de l’Histoire. Mais l’Histoire n’en a pas fini avec lui.
Viola est une jeune historienne à la recherche de l’épée de l’Empereur, symbole de l’ancien régime. Elle sait que Dun-Cadal est la dernière personne à avoir été en possession de la précieuse relique, qu’il aurait cachée pendant les dernières heures de la révolution.
Curieusement, c’est lorsqu’elle met enfin la main sur l’ancien chevalier que débute une série d’assassinats. L’un après l’autre, tous les anciens alliés de Dun-Cadal sont abattus par un homme qu’il a bien connu : l’assassin personnel de l’Empereur. L’ex-général en est convaincu : aucun de ces événements n’est le fruit du hasard. Dans l’ombre se dessine une conspiration qui va bouleverser le destin de chacun. Des secrets vont être révélés au fur et à mesure que Dun-Cadal va raconter son histoire. La véritable histoire.

Mon avis :

Tome 1 : La voie de la colère

Avec cette couverture qui ne paie pas de mine, voici mon dernier gros coup de coeur en Fantasy, ce qui est d’autant plus inattendu que l’auteur est français ce dont je ne raffole pas d’habitude. En plus, ces derniers j’enchaînais un peu les déceptions alors j’en suis d’autant plus ravie.

Venons-en à ce qui m’a plu dans ce titre. J’ai d’abord été séduite par la narration choisie par l’auteur. Il alterne le présent avec des flashbacks avant la chute de l’Empire, le tout relaté par un vieux briscard ancien général et gloire en son temps. Ce dernier est un personnage très attachant et en suivant avec lui les derniers soubresauts de l’Empire on est happé par l’histoire dès les premières pages. Dun-Cadal n’a plus goût à la vie, c’est quelqu’un de simple et entier qui a perdu tous ses repères. On le découvre aussi comme quelqu’un de très fidèle au fil de ses souvenirs quand on apprend la relation qu’il entretenait avec le jeune Grenouille. J’ai vraiment beaucoup aimé ces moments passés mais le présent est tout aussi intéressant. C’est Viola, une jeune historienne, qui vient le trouver et le sortir de son anonymat parce qu’elle recherche l’épée magique de l’Empereur qui a disparu lors de sa chute. Elle met en branle toute une série d’événements en venant le chercher et il se retrouve lui aussi emporter dans un nouveau chamboulement auquel il ne voulait pas être mêlé. Ainsi va la première partie du roman, sans être original, il est entraînant et Antoine Rouaud maîtrise parfaitement ses classiques que ce soit les batailles, les entraînements, les découvertes de nouvelles villes, les relations maître-élève…

La seconde partie chamboule tout. La révélation qui arrive à la fin de la première partie est vraiment surprenante. J’en avais deviné une partie mais le reste était vraiment bien caché et nous permet de redécouvrir tous les souvenirs de Dun-Cadal sous un nouveau jour, ce à quoi s’évertue l’auteur. La narration tout en restant sur le même modèle change de narrateur et le rythme s’accélère. Il devient bien plus haletant, prenant, bouleversant. Tout un tas d’émotions entrent en jeux dans cette quête de vengeance qui se met en place, quête qui va même au-delà de la pure vengeance découvre-t-on au fil des pages. Ainsi autour de Dun-Cadal et Viola nous croisons d’anciennes figures de l’Empire qui sont maintenant à la tête de la République mais qui cachent autre chose.

J’ai vraiment aimé la façon dont l’auteur entremêlait une histoire personnelle, à celle d’un régime et au-delà. J’ai aussi aimé que la magie ait une place assez mineure pour l’instant au profit de la politique et de la religion. Le système de magie est simple, il ressemble à une sorte de télékinésie tirée de l’air environnant dont certain apprendrait le maniement pour s’en servir dans leurs combats, ce pouvoir étant intimement lié à la caste des chevaliers. Pour l’instant par contre, on ne voyage pas énormément. L’essentiel de l’action se passe dans une unique ville et on ne découvre que quelques destinations dans le caste monde qui semble l’entourer. J’espère que ce côté-là sera plus développé par la suite. Enfin, l’intrigue est rondement menée. Elle se clôt se manière satisfaisante à la fin de ce tome qui appelle inexorablement une suite (qui tarde à venir au passage) mais dans laquelle Antoine Rouaud ne pourra pas jouer sur les mêmes ressorts narratifs après le retournement qui a lieu dans les dernières pages et qui m’a vraiment attristée. J’attends donc cette suite avec une très grosse impatience !

Ma note : 18 / 20

Séries Tv - Films

The Dressmaker

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Titre : The Dressmaker

Réalisateur : Jocelyn Moorhouse

Sorti en : 2015

Avec : Avec Kate Winslet, Liam Hemsworth, Hugo Weaving, Judy Davis, …

Histoire : Dans les années 1950, Tilly Dunnage retourne, après 20 ans d’absence, dans son Australie d’origine pour s’occuper de sa mère Molly, seule et malade. Avec sa machine à coudre et son apparence « Haute-couture », cette styliste transforme les femmes de son village et aspire à se venger de tous ceux qui lui ont fait du mal dans le passé.

D’après le roman The Dressmaker de Rosalie Ham.

Mon avis :

Ce film est une très jolie surprise. Après avoir lu le résumé, je m’attendais à une banale histoire de vengeance mais le film ne s’arrête pas là.

Tout d’abord, il a une très forte dimension comique que l’on ressent dès le retour de Tilly quand elle se met à interroger sa mère et à balancer des balle de golf sur tous ceux qui lui ont fait du mal autrefois. Ensuite, on la ressent énormément dans la relation entre celle-ci et sa mère, qui sont tout le temps en train de se chercher des poux l’une à l’autre. Mais j’ai également beaucoup ri en découvrant toute la bande de bras cassés qui peuple ce petit village australien. Ils sont tous d’un ridicule ! Du coup, le film regorge de petites scènes hilarantes où ils interviennent de façon totalement décalée.

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Au-delà de ce côté très drôle, l’histoire est aussi diablement touchante. J’ai suivi avec tendresse la façon dont Tilly et sa mère arrive à s’apprivoiser à nouveau, à s’ouvrir l’une à l’autre, à s’aider l’une l’autre. J’ai aussi été émue par la relation entre Tilly et Teddy, le beau gosse qui veut absolument la sauver et lui faire comprendre qu’elle n’est pas maudite. Il déploie tout son charme canaille pour ça et franchement il est très dur de lui résister. Grâce à lui, Tilly commence à se refaire confiance.

Bien sûr, il y a la vengeance que Tilly est venue chercher ou plutôt les réponses à ses questions sur un drame qu’elle a occulté de son esprit depuis 20 longues années. Car si elle est « partie » du village, c’est parce qu’on l’a accusé du meurtre d’un petit garçon, ce dont elle ne se rappelle pas. Elle va donc raviver ses souvenirs, faire son enquête, soudoyer des gens pour en apprendre plus et enfin connaître la triste vérité. C’est une partie vraiment prenante du film, qui se mélange bien avec les aspects comiques et romantiques du reste de l’histoire.

Enfin, il s’opère dans la dernière demi-heure environ un vrai retournement de situation qui m’a d’abord beaucoup énervée et frustrée, mais que j’ai parfaitement compris par la suite. Il permet en effet de relancer l’histoire pour sa dernière ligne droite et de nous offrir une fin complètement abracadabrantesque pendant laquelle j’étais pliée en deux tellement Tilly est allée loin dans sa vengeance.

Ce film est donc une excellente surprise. Je le reverrai avec plaisir aussi bien pour avoir une bonne tranche de rigolade, qu’une jolie histoire d’amour et de relation mère-fille, ou que pour suivre une vengeance digne des meilleurs Tarantino ^^

Ma note : 17 / 20

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Séries Tv - Films

The Revenant d’Alejandro González Inárritu

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Titre : The Revenant

Réalisateur : Alejandro González Inárritu

Année de sortie : 2015 (US) 2016 (FR)

Acteurs : Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson, Will Poulter, Forrest Goodluck…

Histoire : Dans une Amérique profondément sauvage — le territoire septentrional de la Louisiane achetée à la France en 1803, aujourd’hui entre autres les États de Dakota du Nord et Dakota du Sud — un groupe de trappeurs, dirigé par le capitaine et négociant en fourrures Andrew Henry, subit de lourdes pertes lors d’une attaque par les Indiens. Ils s’enfuient et sur les conseils de Glass, décident de continuer leur expédition à pied, dans les bois, loin de la rivière que les Indiens sillonnent. Laissé pour mort par ses amis, après avoir été attaqué par un ours, Hugh Glass cherche à se venger d’eux, pour leur faire payer cet abandon.

Mon avis :

Me revoici pour vous parler d’un film qui m’a vraiment fait forte impression. Sur le papier, ce film n’a pas grand-chose pour me plaire, je ne suis pas une fan des western et celui-ci en est bel et bien un. Mais j’ai de suite été happé par la beauté de la réalisation et la performance de DiCaprio.

En effet, dès les premières images je me suis pris une claque visuelle ! La façon dont Inárritu filme ces paysages sauvages est sublime. Il y a des mouvements de caméra géniaux. Les acteurs sont très bien filmés et mis en valeur avec de superbes gros plans. Et les effets spéciaux sont impressionnants, il suffit de voir quand il tombe avec son cheval. La nature sauvage américaine est très bien rendue. La force immersive est très grande, on est vraiment à fond dans cette période très controversé de l’histoire américaine.

DiCaprio, lui, est impressionnant à l’écran ! Effectivement, il ne parle presque pas dans ce film mais il fait passer énormément de chose avec son corps, son regard et ses grognements ^^’ Il crève littéralement l’écran. C’est l’incarnation parfaite de ce père qui va survivre à tout pour venger la mort de son fils. Pour autant, j’ai trouvé les autres acteurs très bons aussi en particulier celui qui joue Hawk, le fils de Glass, ainsi que Tom Hardy, le méchant rival, et Domhnall Gleeson, le gentil commandant. Il y a aussi énormément de petits rôles, tous terriblement juste, notamment chez les Indiens.

Du côté de l’histoire, ayant lu le résumé, je n’attendais qu’une chose l’attaque de l’ours mais celle-ci a un peu tardé à venir. Le réalisateur a préféré nous immergé dans l’ambiance et l’époque de son film d’abord avec la présentation de ce qu’était la chasse aux castors dans l’Amérique sauvage. Ensuite, vient la fuite pleine de tension après l’attaque des Indiens. J’ai beaucoup aimé ce début dur et violent qui nous mettait parfaitement dans l’ambiance. Puis vient le moment de prendre une décision et c’est le commandant qui s’y colle sur les conseils de Glass qui est fortement critiqué par Fitzgerald. On a là les premiers éléments du film : les Indiens qui les pourchassent pour se venger et récupérer la fille du chef qui a été enlevée, et les tensions entre Glass et Fitzgerald. Une fois que Glass se fait attaquer (et mon dieu que la scène est intense et violente !) le film change. L’ambiance devient pesante, poignante, très dure. J’ai aimé la quête de vengeance de DiCaprio et en même temps, j’ai trouvé surréaliste tout ce qui lui arrive et la façon dont il se remet à chaque fois. Certes, il se passe pas mal de temps entre l’agression et son retour à la civilisation, mais je ne vois pas comment il peut guérir si vite de ses blessures. Je suis vraiment septique. Sinon, j’ai aimé le voir se débattre avec tout ce qui lui arrive et se mêler à la nature pour survivre. Il ne cherche pas à l’affronter mais l’utilise pour s’en sortir et avancer. Il y a aussi une grande dimension religieuse dans le flm, mais c’est tellement bien intégré au personnage, au contexte et à l’histoire que pour une fois ça ne m’a presque pas gênée (sauf quand il la voit suspendue dans les airs au-dessus de lui ^^).

Bref, un très bon film, dont je n’arrive pas ici à vous rendre tout le plaisir qu’il m’a procuré. Pourtant, c’est un film d’hommes, un western qui se passe dans une nature sauvage, aucun des ingrédients que j’aime, et j’ai tout de même été fascinée. Je le recommande à tous !

Ma note : 17 / 20

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