Livres - Fantasy / Fantastique

Le livre et l’épée d’Antoine Rouaud

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Titre : Le livre et l’épée

Auteur : Antoine Rouaud

Editeur (poche) : Milady

Année de parution (poche) : 2015

Nb de tome : 1 (série en cours)

Histoire : An 10 de la République, dans la cité portuaire de Masalia.
Dun-Cadal n’est plus que l’ombre de lui-même. Trahi par ses amis et accablé par la mort de son apprenti, celui qui fut le plus grand général de l’Empire déchu passe désormais son temps à boire dans une taverne. Il s’est détourné de la politique, des aventures, et même de l’Histoire. Mais l’Histoire n’en a pas fini avec lui.
Viola est une jeune historienne à la recherche de l’épée de l’Empereur, symbole de l’ancien régime. Elle sait que Dun-Cadal est la dernière personne à avoir été en possession de la précieuse relique, qu’il aurait cachée pendant les dernières heures de la révolution.
Curieusement, c’est lorsqu’elle met enfin la main sur l’ancien chevalier que débute une série d’assassinats. L’un après l’autre, tous les anciens alliés de Dun-Cadal sont abattus par un homme qu’il a bien connu : l’assassin personnel de l’Empereur. L’ex-général en est convaincu : aucun de ces événements n’est le fruit du hasard. Dans l’ombre se dessine une conspiration qui va bouleverser le destin de chacun. Des secrets vont être révélés au fur et à mesure que Dun-Cadal va raconter son histoire. La véritable histoire.

Mon avis :

Tome 1 : La voie de la colère

Avec cette couverture qui ne paie pas de mine, voici mon dernier gros coup de coeur en Fantasy, ce qui est d’autant plus inattendu que l’auteur est français ce dont je ne raffole pas d’habitude. En plus, ces derniers j’enchaînais un peu les déceptions alors j’en suis d’autant plus ravie.

Venons-en à ce qui m’a plu dans ce titre. J’ai d’abord été séduite par la narration choisie par l’auteur. Il alterne le présent avec des flashbacks avant la chute de l’Empire, le tout relaté par un vieux briscard ancien général et gloire en son temps. Ce dernier est un personnage très attachant et en suivant avec lui les derniers soubresauts de l’Empire on est happé par l’histoire dès les premières pages. Dun-Cadal n’a plus goût à la vie, c’est quelqu’un de simple et entier qui a perdu tous ses repères. On le découvre aussi comme quelqu’un de très fidèle au fil de ses souvenirs quand on apprend la relation qu’il entretenait avec le jeune Grenouille. J’ai vraiment beaucoup aimé ces moments passés mais le présent est tout aussi intéressant. C’est Viola, une jeune historienne, qui vient le trouver et le sortir de son anonymat parce qu’elle recherche l’épée magique de l’Empereur qui a disparu lors de sa chute. Elle met en branle toute une série d’événements en venant le chercher et il se retrouve lui aussi emporter dans un nouveau chamboulement auquel il ne voulait pas être mêlé. Ainsi va la première partie du roman, sans être original, il est entraînant et Antoine Rouaud maîtrise parfaitement ses classiques que ce soit les batailles, les entraînements, les découvertes de nouvelles villes, les relations maître-élève…

La seconde partie chamboule tout. La révélation qui arrive à la fin de la première partie est vraiment surprenante. J’en avais deviné une partie mais le reste était vraiment bien caché et nous permet de redécouvrir tous les souvenirs de Dun-Cadal sous un nouveau jour, ce à quoi s’évertue l’auteur. La narration tout en restant sur le même modèle change de narrateur et le rythme s’accélère. Il devient bien plus haletant, prenant, bouleversant. Tout un tas d’émotions entrent en jeux dans cette quête de vengeance qui se met en place, quête qui va même au-delà de la pure vengeance découvre-t-on au fil des pages. Ainsi autour de Dun-Cadal et Viola nous croisons d’anciennes figures de l’Empire qui sont maintenant à la tête de la République mais qui cachent autre chose.

J’ai vraiment aimé la façon dont l’auteur entremêlait une histoire personnelle, à celle d’un régime et au-delà. J’ai aussi aimé que la magie ait une place assez mineure pour l’instant au profit de la politique et de la religion. Le système de magie est simple, il ressemble à une sorte de télékinésie tirée de l’air environnant dont certain apprendrait le maniement pour s’en servir dans leurs combats, ce pouvoir étant intimement lié à la caste des chevaliers. Pour l’instant par contre, on ne voyage pas énormément. L’essentiel de l’action se passe dans une unique ville et on ne découvre que quelques destinations dans le caste monde qui semble l’entourer. J’espère que ce côté-là sera plus développé par la suite. Enfin, l’intrigue est rondement menée. Elle se clôt se manière satisfaisante à la fin de ce tome qui appelle inexorablement une suite (qui tarde à venir au passage) mais dans laquelle Antoine Rouaud ne pourra pas jouer sur les mêmes ressorts narratifs après le retournement qui a lieu dans les dernières pages et qui m’a vraiment attristée. J’attends donc cette suite avec une très grosse impatience !

Ma note : 18 / 20

Séries Tv - Films

The Dressmaker

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Titre : The Dressmaker

Réalisateur : Jocelyn Moorhouse

Sorti en : 2015

Avec : Avec Kate Winslet, Liam Hemsworth, Hugo Weaving, Judy Davis, …

Histoire : Dans les années 1950, Tilly Dunnage retourne, après 20 ans d’absence, dans son Australie d’origine pour s’occuper de sa mère Molly, seule et malade. Avec sa machine à coudre et son apparence « Haute-couture », cette styliste transforme les femmes de son village et aspire à se venger de tous ceux qui lui ont fait du mal dans le passé.

D’après le roman The Dressmaker de Rosalie Ham.

Mon avis :

Ce film est une très jolie surprise. Après avoir lu le résumé, je m’attendais à une banale histoire de vengeance mais le film ne s’arrête pas là.

Tout d’abord, il a une très forte dimension comique que l’on ressent dès le retour de Tilly quand elle se met à interroger sa mère et à balancer des balle de golf sur tous ceux qui lui ont fait du mal autrefois. Ensuite, on la ressent énormément dans la relation entre celle-ci et sa mère, qui sont tout le temps en train de se chercher des poux l’une à l’autre. Mais j’ai également beaucoup ri en découvrant toute la bande de bras cassés qui peuple ce petit village australien. Ils sont tous d’un ridicule ! Du coup, le film regorge de petites scènes hilarantes où ils interviennent de façon totalement décalée.

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Au-delà de ce côté très drôle, l’histoire est aussi diablement touchante. J’ai suivi avec tendresse la façon dont Tilly et sa mère arrive à s’apprivoiser à nouveau, à s’ouvrir l’une à l’autre, à s’aider l’une l’autre. J’ai aussi été émue par la relation entre Tilly et Teddy, le beau gosse qui veut absolument la sauver et lui faire comprendre qu’elle n’est pas maudite. Il déploie tout son charme canaille pour ça et franchement il est très dur de lui résister. Grâce à lui, Tilly commence à se refaire confiance.

Bien sûr, il y a la vengeance que Tilly est venue chercher ou plutôt les réponses à ses questions sur un drame qu’elle a occulté de son esprit depuis 20 longues années. Car si elle est « partie » du village, c’est parce qu’on l’a accusé du meurtre d’un petit garçon, ce dont elle ne se rappelle pas. Elle va donc raviver ses souvenirs, faire son enquête, soudoyer des gens pour en apprendre plus et enfin connaître la triste vérité. C’est une partie vraiment prenante du film, qui se mélange bien avec les aspects comiques et romantiques du reste de l’histoire.

Enfin, il s’opère dans la dernière demi-heure environ un vrai retournement de situation qui m’a d’abord beaucoup énervée et frustrée, mais que j’ai parfaitement compris par la suite. Il permet en effet de relancer l’histoire pour sa dernière ligne droite et de nous offrir une fin complètement abracadabrantesque pendant laquelle j’étais pliée en deux tellement Tilly est allée loin dans sa vengeance.

Ce film est donc une excellente surprise. Je le reverrai avec plaisir aussi bien pour avoir une bonne tranche de rigolade, qu’une jolie histoire d’amour et de relation mère-fille, ou que pour suivre une vengeance digne des meilleurs Tarantino ^^

Ma note : 17 / 20

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Séries Tv - Films

The Revenant d’Alejandro González Inárritu

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Titre : The Revenant

Réalisateur : Alejandro González Inárritu

Année de sortie : 2015 (US) 2016 (FR)

Acteurs : Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson, Will Poulter, Forrest Goodluck…

Histoire : Dans une Amérique profondément sauvage — le territoire septentrional de la Louisiane achetée à la France en 1803, aujourd’hui entre autres les États de Dakota du Nord et Dakota du Sud — un groupe de trappeurs, dirigé par le capitaine et négociant en fourrures Andrew Henry, subit de lourdes pertes lors d’une attaque par les Indiens. Ils s’enfuient et sur les conseils de Glass, décident de continuer leur expédition à pied, dans les bois, loin de la rivière que les Indiens sillonnent. Laissé pour mort par ses amis, après avoir été attaqué par un ours, Hugh Glass cherche à se venger d’eux, pour leur faire payer cet abandon.

Mon avis :

Me revoici pour vous parler d’un film qui m’a vraiment fait forte impression. Sur le papier, ce film n’a pas grand-chose pour me plaire, je ne suis pas une fan des western et celui-ci en est bel et bien un. Mais j’ai de suite été happé par la beauté de la réalisation et la performance de DiCaprio.

En effet, dès les premières images je me suis pris une claque visuelle ! La façon dont Inárritu filme ces paysages sauvages est sublime. Il y a des mouvements de caméra géniaux. Les acteurs sont très bien filmés et mis en valeur avec de superbes gros plans. Et les effets spéciaux sont impressionnants, il suffit de voir quand il tombe avec son cheval. La nature sauvage américaine est très bien rendue. La force immersive est très grande, on est vraiment à fond dans cette période très controversé de l’histoire américaine.

DiCaprio, lui, est impressionnant à l’écran ! Effectivement, il ne parle presque pas dans ce film mais il fait passer énormément de chose avec son corps, son regard et ses grognements ^^’ Il crève littéralement l’écran. C’est l’incarnation parfaite de ce père qui va survivre à tout pour venger la mort de son fils. Pour autant, j’ai trouvé les autres acteurs très bons aussi en particulier celui qui joue Hawk, le fils de Glass, ainsi que Tom Hardy, le méchant rival, et Domhnall Gleeson, le gentil commandant. Il y a aussi énormément de petits rôles, tous terriblement juste, notamment chez les Indiens.

Du côté de l’histoire, ayant lu le résumé, je n’attendais qu’une chose l’attaque de l’ours mais celle-ci a un peu tardé à venir. Le réalisateur a préféré nous immergé dans l’ambiance et l’époque de son film d’abord avec la présentation de ce qu’était la chasse aux castors dans l’Amérique sauvage. Ensuite, vient la fuite pleine de tension après l’attaque des Indiens. J’ai beaucoup aimé ce début dur et violent qui nous mettait parfaitement dans l’ambiance. Puis vient le moment de prendre une décision et c’est le commandant qui s’y colle sur les conseils de Glass qui est fortement critiqué par Fitzgerald. On a là les premiers éléments du film : les Indiens qui les pourchassent pour se venger et récupérer la fille du chef qui a été enlevée, et les tensions entre Glass et Fitzgerald. Une fois que Glass se fait attaquer (et mon dieu que la scène est intense et violente !) le film change. L’ambiance devient pesante, poignante, très dure. J’ai aimé la quête de vengeance de DiCaprio et en même temps, j’ai trouvé surréaliste tout ce qui lui arrive et la façon dont il se remet à chaque fois. Certes, il se passe pas mal de temps entre l’agression et son retour à la civilisation, mais je ne vois pas comment il peut guérir si vite de ses blessures. Je suis vraiment septique. Sinon, j’ai aimé le voir se débattre avec tout ce qui lui arrive et se mêler à la nature pour survivre. Il ne cherche pas à l’affronter mais l’utilise pour s’en sortir et avancer. Il y a aussi une grande dimension religieuse dans le flm, mais c’est tellement bien intégré au personnage, au contexte et à l’histoire que pour une fois ça ne m’a presque pas gênée (sauf quand il la voit suspendue dans les airs au-dessus de lui ^^).

Bref, un très bon film, dont je n’arrive pas ici à vous rendre tout le plaisir qu’il m’a procuré. Pourtant, c’est un film d’hommes, un western qui se passe dans une nature sauvage, aucun des ingrédients que j’aime, et j’ai tout de même été fascinée. Je le recommande à tous !

Ma note : 17 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Übel Blatt d’Etorouji Shiono

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Titre : Übel Blatt

Auteur : Etorouji Shiono

Années de parution vf : 2007-2019

Éditeur vf : Ki-oon (Seinen)

Nombre de tomes : 23 + 1 préquelle (série terminée)

Résumé du tome 0 : La légende raconte que pour lutter contre une terrifiante armée des ténèbres, l’empereur missionna 14 vaillants guerriers à qui il confia 14 lances sacrées. 3 d’entre eux, les glorieux guerriers sans retour, périrent au combat. 4 autres, surnommés les lances de la trahison, furent exécutés par leurs compagnons pour félonie. Les 7 derniers accomplirent leur mission et furent accueillis en héros à leur retour. Mais 20 ans plus tard, des rebelles baptisés eux aussi les lances de la trahison défient de nouveau l’autorité de l’Empire.

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