Livres - Science-Fiction

La Cité du futur de Robert Charles Wilson

Titre : La cité du futur (Last Year)

Auteur : Robert Charles Wilson

Editeur vf : Denoel (Lune d’encre)

Année de parution vf : 2017

Résumé : Pour cinq ans seulement, jusqu’en 1877, la cité de Futurity dresse ses immenses tours jumelles au-dessus des grandes plaines de l’Illinois. Depuis Futurity, des hommes du futur viennent visiter le XIXe siècle. Et, contre une fortune en métaux précieux, les autochtones peuvent dormir dans la tour n° 1, véritable vitrine technologique d’un incompréhensible XXIe siècle.
C’est dans cette cité, construite à partir d’un futur parallèle, que travaille, comme agent de sécurité, Jesse Cullum, un autochtone. Parce qu’il a sauvé le président Ulysse Grant d’une tentative d’assassinat, Jesse se voit proposer une promotion : assisté d’une femme du XXIe siècle, il va devoir mener l’enquête.
Mais que va-t-il réellement découvrir ? Un complot pour tuer le président… ou les inavouables secrets de Futurity ?

Mon avis :

Surfant sur la vague de la mode des voyages dans le temps de l’an dernier, Robert Charles Wilson nous revient avec un roman à la fois différent et très ressemblant à ce qu’il a fait par le passé. Avec La Cité du Futur, nous sommes propulsés dans la dernière année de colons du futur venus dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle.

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Séries Tv - Films

Minuit à Paris de Woody Allen

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Titre : Minuit à Paris

Réalisateur : Woody Allen

Année de sortie : 2011

Acteurs : Owen Wilson, Rachel McAdams, Marion Cotillard…

Histoire : Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

Mon avis :

Encore un Woody Allen que je me suis surprise à aimer.

J’ai tout d’abord trouvé la photographie de ce film magnifique. Les images de Paris sont celles d’un Paris rêve, fantasmé. C’est magnifique et cela correspond parfaitement au propos du film.

Le héros, Gil, joué par un Owen Wilson très convaincant ressemble énormément à l’artiste Woody Allen. Il est fiancé à une vraie peste, qui a des parents vraiment envahissants et un ami détestable. J’ai beaucoup aimé voir Paris à travers ses yeux. Ses réflexions sur ce qu’on peut désirer de la vie sont aussi très intéressantes. On est toujours insatisfait par ce qu’on a, comme le montrent ses voyages dans le temps, dans les années 1920 ou même ensuite dans les années 1880. Le film est donc à la fois drôle et touchant. On y rencontre des personnalités très connues comme les époux Fitzgerald, Hemingway, Picasso, Dali, … tous interprétés de manière très convaincante. Les années 1920 sont parfaitement retranscrites à l’écran et j’ai beaucoup aimé la façon dont Gil était conduit à cette époque tous les soirs à minuit.

Ce film est vraiment un très joli film, avec de bons acteurs, une histoire pertinente et des images superbes !

Ma note : 16 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Underwater, Le village immergé de Yuki Urushibara

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Titre : Underwater, le village immergé

Auteur : Yuki Urushibara

Editeur vf : Ki-Oon (Latitudes)

Année de parution vf : 2016

Nb de tomes vf : 2 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Par un été étouffant, alors que d’importantes restrictions d’eau frappent le Japon, la jeune Chinami s’évanouit pendant un entraînement d’athlétisme. Mais lorsque la collégienne se réveille, elle se trouve sur les berges idylliques d’une rivière aux eaux cristallines.
Autour d’elle, un village paisible, où seuls vivent encore un vieil homme et un petit garçon. Ce lieu mystérieux, qui lui semble étrangement familier, va petit à petit lui livrer ses nombreux secrets…

Mes avis :

Tome 1

Avec son édition très soignée, ce titre a de suite su me séduire. Les couvertures sont juste sublimes avec des reliefs qui donnent vraiment l’impression que le personnage est immergé lui aussi. Les couleurs sont d’une douceur incroyable et les premières pages en couleur qui introduisent l’histoire n’ont fait que confirmer cette impression. Les dessins en eux-mêmes sont fouillés et chargés en émotions, rendant les personnages très expressifs. La campagne japonaise est sublimée sous les traits de Yuki Urushibara. C’est d’une beauté incroyable.

L’histoire, elle, est simple et typiquement japonaise j’ai envie de dire. Elle m’a rappelé à la fois Le voyage de Chihiro et Quartier Lointain. Tout commence par un été caniculaire où chacun est à la recherche d’un peu d’eau et de fraîcheur. Chinami s’évanouit et est transporté dans un vieux village japonais typique où il pleut tout le temps. Elle y fait la connaissance de Sumio et de son père, les seuls habitants de cet étrange village. Elle va y retourner à plusieurs reprises sans se rendre vraiment compte à quel point cela inquiète sa famille. Car ce village et ce petit garçon qu’elle rencontre ne leur sont pas inconnus. Ce sont le village natal et le frère décédé de la mère de Chinami. Nous voilà donc, grâce à cette dernière, reparti dans les souvenirs douloureux des membres de sa famille.

On retrace tout d’abord la belle histoire de la jeunesse de sa grand-mère dans ce petit village au fin fond des montagnes. On lit avec émotion son histoire d’amour avec Tatsumi, un garçon un peu bourru mais très mature. Tout cela sur fond d’entre deux guerres. Puis ensuite, c’est au tour de l’histoire de leur fils, l’intrépide Sumio qui avait peur de l’eau au début mais qui très vite en a fait son élément. L’eau en effet est au coeur de l’histoire aussi bien de la famille que du village. Comme dans ses autres histoires Yuki Urushibara lui donne une dimension mystique en y associant le dieu Ryujin et le mystère autour de la caverne où il vivrait. Après la disparition de Sumio, c’est l’histoire de la mère de Chinami que nous découvrons. Celle-ci est une jeune fille vraiment courageuse tout comme sa mère, mais qui porte en elle la tristesse de la disparition de ce frère qu’elle n’a pas connu. Et en parallèle nous continuons à suivre l’histoire de leur village qui est maintenant menacé à cause de la construction d’un barrage, symbole de la modernité qui vient pénétrer et ravager la nature.

Underwater est donc l’histoire d’une famille d’un petit village typique japonais qui va connaître un bien triste événement qui va à jamais la marquer. C’est aussi la chronique d’une mort annoncée pour ce petit village où ils vivent, où la tradition n’aura pas su tenir le choc face à la modernité. Un message bien douloureux nous est transmis par l’auteur avec très peu d’espoir, je dois dire. Je ressors de cette histoire, bouleversée par les destins de Kiyoko, Tatsuki, Sumio et Kazumi qui sont si tristes alors qu’ils ont aussi vécu de si beau moment dans ce magnifique village hors du temps.

Tome 2

J’ai longtemps mis la lecture de ce tome 2 entre parenthèses de peur d’être déçue après le gros coup de coeur que j’ai eu pour le tome 1. Ce n’est donc qu’en tout fin d’année que je termine cette série.

Comme je m’y attendais, le tome 2 n’est pas à la hauteur de tome 1 pour moi. Je n’ai pas ressenti la même émotion. J’ai eu l’impression que le mangaka tirait trop sur la corde et qu’il tournait parfois en rond. Ici tout se recentre sur Sumio d’un côté, et Chinami et son grand-père de l’autre, la mère et la grand-mère jouant les seconds couteaux de talent. Chacun est un personnage attachant dont on a appris les blessures et qu’on voit évoluer dans le bon sens. Mais ce deuil qu’ils font de leur village et de leur fils disparu dure bien trop longtemps. Je ne sais pas à quoi je m’attendais au juste mais j’avais été tellement enchantée par ces différentes retours dans le passé dans le premier tome que j’ai été déçue que ce ne soit pas le cas ici. Tout avait déjà été raconté en fait et l’autour prolonge superficiellement une série qui aurait très bien pu se conclure en 2 ou 3 chapitres de plus à la fin du tome 1. Je n’ai donc pas été touchée comme je l’avais été dans le tome 1 parce que c’est trop centré sur Sumio. Je préférais quand chacun parlait de ses regrets et que cela concernait aussi bien Sumio que d’autres relations amoureuses ou platoniques.

Cependant, il ne faut pas croire que je n’ai pas aimé cette conclusion douce amère où les trois générations se retrouvent enfin et font la paix. C’est un joli message sur l’entraide et la persévérance, ainsi que sur le deuil et le dépassement de soi. Les dessins très doux et mélancoliques donnent une atmosphère à part à cette série, un peu comme l’aura fantastique qui entourait Le Journal de mon père de Taniguchi. C’est une belle série dont le premier tome restera cher à mon coeur.

Ma note : 18 / 20

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Séries Tv - Films

Looper de Rian Johnson

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Titre : Looper

Réalisateur : Rian Johnson

Année de sortie vf : 2012

Acteurs : Joseph Gordon-Levitt ; Bruce Willis ; Emily Blunt ; Piper Perabo ; Pierce Gagnon

Histoire : Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les «Loopers») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Mon avis :

Un film au concept intriguant et qui se révèle particulièrement intéressant. J’adore la science-fiction depuis longtemps et le sujet des boucles temporelles et autre bizarreries liées aux voyages dans le temps me parle forcément. Mais j’ai eu quelques difficultés à rentrer dans le film. Les dix premières minutes au moins sont assez confuses et ont failli me faire arrêter, heureusement dès qu’on arrive un peu mieux à saisir le concept et à comprendre l’univers dans lequel l’histoire a lieu, cela devient vite très addictif.

J’ai beaucoup aimé l’idée d’un Loopers devant éliminer celui qu’il sera devenu dans le futur, c’est très original. Bien sûr cela donne lieu à des incohérences certaines au niveau temporel mais ce n’est pas grave, il faut savoir passer outre et se laisser porter par l’histoire. J’ai donc eu du mal avec le début, mais dès que j’ai compris ce qu’il en résultait, j’ai adhéré. J’ai même apprécié le milieu un peu plus lent quand on découvre le petit à l’origine de toute cette histoire.

Par contre, j’ai eu du mal avec le visage qu’on a donné à Joseph Gordon-Levitt (que pourtant j’adore comme acteur) pour qu’il ressemble à son moi futur : Bruce Willis. C’est certes réussi pour l’histoire du film, mais ça fait bizarre. Sa prestation sinon est excellente, bien meilleure que celle de Bruce Willis que je trouve comme souvent bien trop monolithique et fade… Mais pour moi LE personnage de l’histoire, c’est clairement le petit Cid, qui est effrayant, on dirait le retour d’Akira. L’acteur réalise une vraie performance pour le rendre aussi dangereux et touchant à la fois. Il est juste dommage qu’ils ne l’aient pas plus développé, exploité dans l’histoire, pareil pour la télékinésie qui n’est qu’effleurée.

Au niveau du scénario, il y a pas mal de failles et de problèmes de rythme qui freinent le visionnage. Mais c’est bien qu’ils aient essayé de développer le scénario sans céder à la facilité qui consiste à se reposer sur les scènes d’action. Par contre, je suis un peu déçue par la fin que je trouve ultra-prévisible alors que le restant du film ne l’était pas autant. Dommage.

Ma note : 14 / 20

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Evil Cid