Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Isabella Bird : Femme exploratrice de Taiga Sassa

Titre : Isabella Bird : Femme exploratrice

Auteur : Taiga Sassa

Editeur vf : Ki-Oon (Kizuna)

Années de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes : 1 (en cours)

Histoire : A la fin du XIXe siècle, le Japon s’ouvre au monde et s’occidentalise à marche forcée. Mais le pays reste un vrai mystère pour la plupart des Européens, ce qui en fait une destination de choix pour la célèbre exploratrice anglaise Isabella Bird ! Malgré son jeune âge, elle est déjà connue pour ses écrits sur les terres les plus sauvages. Isabella ne choisit jamais les chemins les plus faciles et, cette fois encore, elle étonne son entourage par son objectif incongru : Ezo, le territoire des Aïnous, une terre encore quasi inexplorée aux confins de l’archipel…
Le voyage s’annonce long et difficile, mais rien n’arrête la pétillante jeune femme ! Accompagnée de son guide-interprète, le stoïque M. Ito, la jeune femme parcourt un pays en plein bouleversement. Dans ses lettres quotidiennes à sa soeur, elle narre avec sincérité et force détails la suite de chocs culturels qu’elle expérimente. Elle veut tout voir, tout essayer, quitte à endurer chaleur, fatigue, maladie ainsi que les sarcasmes de ses pairs ! Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !

Mes avis :

Tome 1

Ki-Oon continue de surfer sur la vague de Bride Stories avec ce nouveau titre un peu comme il l’avait fait avec Arte et Reine d’Egypte et comme sur ces deux titres, c’est sympa mais il manque le petit plus. L’histoire est agréable à suivre, on apprend plein de choses. C’est beau et bien dessiné. Il y a du rythme mais on ne s’attache pas vraiment à l’héroïne ce qui est fort dommage.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

L’île errante de Kenji Tsuruta

Titre : L’île errante

Auteur : Kenji Tsuruta

Editeur vf : Ki-Oon (Latitudes)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : Mikura Amelia est une des rares pilotes à s’occuper des livraisons entre les îles éloignées de la préfecture de Tokyo. À bord de son hydravion, elle est un lien précieux entre les villages de pêcheurs et connaît la mer environnante comme sa poche. Élevée par son grand-père, elle se retrouve seule après sa mort, avec pour seul héritage sa maison et ses affaires personnelles. Mikura y découvre une pile de carnets de notes et un courrier adressé à une Mme Amelia, sur l’île d’Electriciteit. Sauf que cette île n’existe sur aucune carte ! Certains affirment l’avoir vue apparaître tout à coup au milieu de la mer et disparaître aussi vite, comme par enchantement… Réalité ou illusion ? Peu importe ! Mikura décide de reprendre le flambeau de son grand-père : elle se donne pour mission de retrouver l’île et de livrer le mystérieux courrier coûte que coûte !

Mes avis :

Tome 1

Dernier titre en date de Kenji Tsuruta qui fut autrefois connu chez nous pour son doux oneshot Forget me not. Si vous aimez les films un peu personnel de Miyazaki comme Porco Rosso, Le vent se lève ou Le château dans le ciel, ce titre est fait pour vous ! C’est un vrai titre d’ambiance et une ode à l’aventure qui a vraiment pris chez moi.

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Livres - Fantasy·Livres - Science-Fiction

La horde du Contrevent d’Alain Damasio

 

Titre : La Horde du Contrevent

Auteur : Alain Damasio

Editeur : La Volte (grand format) / Folio SF (poche)

Année de parution : 2004 (grand format) / 2007 (poche)

Nombre de pages : 521

Résumé : « Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime. »

Mon avis :

Ça faisait longtemps que j’entendais parler de ce titre. On me l’a souvent présenté comme un OVNI, un objet livre, une expérience livresque à faire avec un style qu’on adore ou qu’on déteste. C’est exactement ça !

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Tokyo Alien Bros. de Keigo Shinzo

Titre : Tokyo Alien Bros.

Auteur : Keigo Shinzo

Editeur vf : Le Lézard Noir

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : Deux extraterrestres sont envoyés sur Terre afin de déterminer si leur race pourrait s’y installer. Prenant la forme de deux étudiants baptisés Fuyunosuke et Natsutarô, ils posent un regard candide sur leur quotidien et tentent de dialoguer avec les autochtones avec un talent aussi fortuit que certain pour faire naître les quiproquos. Quelles conclusions ces visiteurs de l’espace vont-ils tirer de leurs observations, et comment parviendront-ils à préserver leur couverture ?

Mes avis :

Tome 1

Tokyo Alien Bros. est mon deuxième titre chez Le Lézard Noir et j’en suis bien plus contente que du premier (Chiikasobe). Ici, nous suivons les aventures deux frères, deux extraterrestres venus sur Terre pour voir si leur peuple pourrait venir s’y installer. Cela donne un titre tranche de vie très drôle où l’on revisite des petits moments de la vie quotidienne avec beaucoup d’humour.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Underwater, Le village immergé de Yuki Urushibara

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Titre : Underwater, le village immergé

Auteur : Yuki Urushibara

Editeur vf : Ki-Oon (Latitudes)

Année de parution vf : 2016

Nb de tomes vf : 2 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Par un été étouffant, alors que d’importantes restrictions d’eau frappent le Japon, la jeune Chinami s’évanouit pendant un entraînement d’athlétisme. Mais lorsque la collégienne se réveille, elle se trouve sur les berges idylliques d’une rivière aux eaux cristallines.
Autour d’elle, un village paisible, où seuls vivent encore un vieil homme et un petit garçon. Ce lieu mystérieux, qui lui semble étrangement familier, va petit à petit lui livrer ses nombreux secrets…

Mes avis :

Tome 1

Avec son édition très soignée, ce titre a de suite su me séduire. Les couvertures sont juste sublimes avec des reliefs qui donnent vraiment l’impression que le personnage est immergé lui aussi. Les couleurs sont d’une douceur incroyable et les premières pages en couleur qui introduisent l’histoire n’ont fait que confirmer cette impression. Les dessins en eux-mêmes sont fouillés et chargés en émotions, rendant les personnages très expressifs. La campagne japonaise est sublimée sous les traits de Yuki Urushibara. C’est d’une beauté incroyable.

L’histoire, elle, est simple et typiquement japonaise j’ai envie de dire. Elle m’a rappelé à la fois Le voyage de Chihiro et Quartier Lointain. Tout commence par un été caniculaire où chacun est à la recherche d’un peu d’eau et de fraîcheur. Chinami s’évanouit et est transporté dans un vieux village japonais typique où il pleut tout le temps. Elle y fait la connaissance de Sumio et de son père, les seuls habitants de cet étrange village. Elle va y retourner à plusieurs reprises sans se rendre vraiment compte à quel point cela inquiète sa famille. Car ce village et ce petit garçon qu’elle rencontre ne leur sont pas inconnus. Ce sont le village natal et le frère décédé de la mère de Chinami. Nous voilà donc, grâce à cette dernière, reparti dans les souvenirs douloureux des membres de sa famille.

On retrace tout d’abord la belle histoire de la jeunesse de sa grand-mère dans ce petit village au fin fond des montagnes. On lit avec émotion son histoire d’amour avec Tatsumi, un garçon un peu bourru mais très mature. Tout cela sur fond d’entre deux guerres. Puis ensuite, c’est au tour de l’histoire de leur fils, l’intrépide Sumio qui avait peur de l’eau au début mais qui très vite en a fait son élément. L’eau en effet est au coeur de l’histoire aussi bien de la famille que du village. Comme dans ses autres histoires Yuki Urushibara lui donne une dimension mystique en y associant le dieu Ryujin et le mystère autour de la caverne où il vivrait. Après la disparition de Sumio, c’est l’histoire de la mère de Chinami que nous découvrons. Celle-ci est une jeune fille vraiment courageuse tout comme sa mère, mais qui porte en elle la tristesse de la disparition de ce frère qu’elle n’a pas connu. Et en parallèle nous continuons à suivre l’histoire de leur village qui est maintenant menacé à cause de la construction d’un barrage, symbole de la modernité qui vient pénétrer et ravager la nature.

Underwater est donc l’histoire d’une famille d’un petit village typique japonais qui va connaître un bien triste événement qui va à jamais la marquer. C’est aussi la chronique d’une mort annoncée pour ce petit village où ils vivent, où la tradition n’aura pas su tenir le choc face à la modernité. Un message bien douloureux nous est transmis par l’auteur avec très peu d’espoir, je dois dire. Je ressors de cette histoire, bouleversée par les destins de Kiyoko, Tatsuki, Sumio et Kazumi qui sont si tristes alors qu’ils ont aussi vécu de si beau moment dans ce magnifique village hors du temps.

Tome 2

J’ai longtemps mis la lecture de ce tome 2 entre parenthèses de peur d’être déçue après le gros coup de coeur que j’ai eu pour le tome 1. Ce n’est donc qu’en tout fin d’année que je termine cette série.

Comme je m’y attendais, le tome 2 n’est pas à la hauteur de tome 1 pour moi. Je n’ai pas ressenti la même émotion. J’ai eu l’impression que le mangaka tirait trop sur la corde et qu’il tournait parfois en rond. Ici tout se recentre sur Sumio d’un côté, et Chinami et son grand-père de l’autre, la mère et la grand-mère jouant les seconds couteaux de talent. Chacun est un personnage attachant dont on a appris les blessures et qu’on voit évoluer dans le bon sens. Mais ce deuil qu’ils font de leur village et de leur fils disparu dure bien trop longtemps. Je ne sais pas à quoi je m’attendais au juste mais j’avais été tellement enchantée par ces différentes retours dans le passé dans le premier tome que j’ai été déçue que ce ne soit pas le cas ici. Tout avait déjà été raconté en fait et l’autour prolonge superficiellement une série qui aurait très bien pu se conclure en 2 ou 3 chapitres de plus à la fin du tome 1. Je n’ai donc pas été touchée comme je l’avais été dans le tome 1 parce que c’est trop centré sur Sumio. Je préférais quand chacun parlait de ses regrets et que cela concernait aussi bien Sumio que d’autres relations amoureuses ou platoniques.

Cependant, il ne faut pas croire que je n’ai pas aimé cette conclusion douce amère où les trois générations se retrouvent enfin et font la paix. C’est un joli message sur l’entraide et la persévérance, ainsi que sur le deuil et le dépassement de soi. Les dessins très doux et mélancoliques donnent une atmosphère à part à cette série, un peu comme l’aura fantastique qui entourait Le Journal de mon père de Taniguchi. C’est une belle série dont le premier tome restera cher à mon coeur.

Ma note : 18 / 20

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Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Beaux-Livres / Arts

Le Yéti de Rébecca Dautremer et Taï-Marc Le Thanh

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Titre : Yéti

Auteurs : Rébecca Dautremer et Taï-Marc Le Thanh

Editeur : Gautier-Langereau

Année de parution : 2015

Histoire :

Mon avis :

Voici le livre annuel de Rébecca Dautremer, cette fois avec son acolyte Taï-Marc Le Thanh. Comme d’habitude, le duo nous livre un ouvrage très poétique desservi de superbes illustrations. Mais je reste un peu sur ma fin tant le texte est court et l’histoire tient en une phrase. Je suis même un peu déçue, je l’avoue. On est loin du si beau Cyrano. Bien sûr, c’est une jolie histoire que celle de cette jeune fille qui rêve d’évasion et d’aventure et qui décide d’aller à la poursuite du Yéti, tout en ignorant que celui-ci se trouve tout près d’elle. D’ailleurs, la fin ouverte nous laisse libre d’interpréter selon nos souhaits la présence réelle ou fictive de cette grande bête ^^ Du côté des dessins, on est plutôt dans la veine et la palette des derniers ouvrage de Rébecca, avec ce très beau choix de couleurs qu’on lui connaît bien (avec les rouge, bleu, vert) et de doux camaïeux de beige/sable. Le trait a un petit côté américain avec une ambiance triste et solitaire mais pleine d’espoir. C’est vraiment un joli livre, d’autant plus qu’il y a de nombreuses doubles pages qui mettent parfaitement en valeur les illustrations. C’est donc plus un livre d’image qu’un livre racontant une histoire pour moi. J’attends maintenant le prochain Rébecca Dautremer avec une nouvelle impatience, celle d’avoir une histoire plus fournie.

Ma note : 14 / 20

Livres - Contemporain

Tangente vers l’est de Maylis de Kerangal

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Titre : Tangente vers l’est

Auteur : Maylis de Kerangal

Editeur : Gallimard

Année de parution : 2012

Résumé : «Ceux-là viennent de Moscou et ne savent pas où ils vont. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, des gars jeunes, blancs, pâles même, hâves et tondus, les bras veineux le regard qui piétine, le torse encagé dans un marcel kaki, allongés sur les couchettes, laissant pendre leur ennui résigné dans le vide, plus de quarante heures qu’ils sont là, à touche-touche, coincés dans la latence du train, les conscrits.» Pendant quelques jours, le jeune appelé Aliocha et Hélène, une Française montée en gare de Krasnoïarsk, vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage d’un bout à l’autre du Transsibérien. Les voilà condamnés à fuir vers l’est, chacun selon sa logique propre et incommunicable.

Mon avis :

Cadeau surprise de la nouvelle année, je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec cette lecture, vu que ce n’est clairement pas le genre de livre dont j’ai l’habitude. Au final, j’en ressors plutôt surprise. Tout d’abord, c’est une histoire très courte mais très prenante. En effet, cet épisode des vies d’Aliocha et Hélène ne se déroule que sur quelques jours mais il marque les esprits. L’auteur est assez douée pour développer toutes ces idées en si peu de pages. C’est une belle chronique sur la Russie mais aussi sur l’armée et l’enrôlement plus ou moins forcé de certains jeunes. C’est aussi un récit très fort sur la liberté et l’émancipation qui se tient aujourd’hui mais aurait aussi très pu se produire au siècle dernier. Je pense qu’on ne peut pas rester indifférent à cette lecture qui rappelle furieusement les écrits de nos auteurs du XIXe siècle.

Par contre, j’ai eu beaucoup plus de mal avec le style. Celui-ci hésite en permanence avec le classieux ampoulé bourré de synonymes et un style plus abrupte voire familier. Je n’ai aimé ni l’un ni l’autre. J’ai aussi été très gênée par cette narration à la troisième personne qui m’a forcée à faire de gros efforts pour m’intéresser aux personnages et m’attacher à eux. Cela crée une vraie barrière entre nous et eux, ce qui est gênant vu le propos.

Ma note : 13 / 20

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Beaux-Livres / Arts

Le voyage de Pippo de Satoe Tone

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Titre : Le voyage de Pippo

Auteur : Satoe Tone

Editeur vf : Nobi Nobi

Année de parution vf : 2014

Histoire : Pippo la grenouille ne sait plus rêver… Plus de souhait, plus d’envie, plus de folie : pour s’endormir, il compte les moutons. C’est ainsi qu’il fait la rencontre d’une petite brebis. Avec elle, il pourrait peut-être retrouver le chemin des songes ? De page en page, de mois en mois, défilent les désirs enfouis : partir, rester, s’envoler, plonger, revenir, ou bien, tout simplement, trouver un ami.

Mon avis :

Un livre qui attire de suite l’oeil avec sa couverture rouge très poétique et sa petite grenouille toute mimi qui a une bouille très stylée. Quand on l’ouvre, on découvre des planches plus belles les unes que les autres, avec un vrai travail sur les couleurs et les nuances ainsi que les palettes de couleurs, sur les formes et les textures, ainsi que sur l’enchaînement de celles-ci (la réalisation de la maquette est parfaite). Il se dégage une atmosphère très paisible, sereine et à la fois mélancolique et poétique de l’ouvrage. Le tout rehaussé par le thème de l’histoire.

Histoire qui tourne autour d’une grenouille (Pippo) et de son ami le mouton (petite touche de poésie et de douceur avec le rappel au duvet des peluches, je trouve). Mais justement, je trouve l’histoire très très légère et clairement destinée à un tout jeune public. Il est intéressant de voir le travail qui peut être fait sur les mois de l’année aussi bien grâce à l’histoire qu’aux dessins, mais je trouve quand même que ce n’est ni très original, ni très fouillé.

Bref, une histoire trop simple par rapport à la richesse des illustrations, mais j’ai quand même eu un coup de coeur pour celles-ci et je vais chercher à voir les autres ouvrages de l’auteur.

Ma note : 18 / 20

Une petite galerie pour vous faire une idée (Cliquez pour les voir en grands) ^^

Livres - Contemporain

Voyage au bout de la nuit et Nord de Louis-Ferdinand Céline

2Titre : Voyage au bout de la nuit

Auteur : Louis-Ferdinand Céline

Illustrateur : Tardi (1996)

Année de parution : 1932

Editeur : Gallimard (Futuropolis)

Résumé : Voyage au bout de la nuit est un récit à la première personne dans lequel le personnage principal, Bardamu, raconte son expérience de la Première Guerre mondiale, du colonialisme en Afrique, des États-Unis de l’entre-deux guerres, et de la condition sociale en général.

Bardamu a vu la Grande Guerre et l’ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C’est la fin de son innocence. C’est aussi le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre, dont le pessimisme imprègne tout le récit. Il part ensuite pour l’Afrique, où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Pour lui c’est même l’Enfer, et il s’enfuit vers l’Amérique de Ford, du dieu Dollar et des bordels. Bardamu n’aime pas les États-Unis, mais c’est peut-être le seul lieu où il ait rencontré un être (Molly) qu’il aima jusqu’au bout de son voyage sans fond. Mais la vocation de Bardamu n’est pas de travailler avec les machines des usines de Détroit ; c’est de côtoyer la misère humaine, quotidienne et éternelle. Il retourne donc en France pour terminer ses études en médecine et devenir médecin des pauvres. Il exerce alors dans la banlieue parisienne, où il rencontre la même détresse qu’en Afrique ou dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.

Mon avis :

Voici un livre dont j’avais beaucoup entendu parler et que je voulais vraiment lire pour ma culture. Mais voilà, dès le début, je n’ai pas accroché au style populeux et crasseux de Céline. J’ai donc eu beaucoup de mal à suivre les péripéties du héros que j’ai, en plus, trouvé très agaçant. Le côté toujours sombre et écrasant du récit m’a pesé. Mais le trait de Tardi m’a fait apprécier les décors qu’on traverse.

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Titre : Nord

Auteur : Louis-Ferdinand Céline

Année de parution : 1960

Editeur : Folio

Résumé : Roman en grande partie autobiographique, Nord raconte l’épopée de Céline, avec sa femme Lili et leur chat Bébert, en compagnie de l’acteur Le Vigan en Allemagne à partir de juin 1944. Voulant fuir les représailles politiques et l’Épuration après leurs agissements sous la période de Collaboration avec l’occupant allemand, ils fuient la France pour se rendre à Baden-Baden. De là, ils rejoignent Berlin sous les bombardements, où ils sont accueillis par Harras, un officier-médecin, ami et confrère de Céline, qui les exfiltre pour l’imaginaire Zornhof (dans la réalité le village de Kränzlin au nord de l’Allemagne). Dans ce bourg campagnard, hébergés par une famille noble allemande, ils éprouvent les privations alimentaires, les échos des bombardements alliés, et le délire général qui enveloppe la population allemande. La fuite vers le Danemark devient l’échappatoire.

Mon avis :

Quoique plus agréable à lire que Voyage au bout de la nuit, pour moi. J’ai eu les mêmes soucis avec la langue de l’auteur, et la noirceur et la pesanteur du récit. Je vais encore tester un de ces romans pour voir, mais je sens que Céline n’est définitivement pas pour moi. Dommage.

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Bride Stories de Kaoru Mori

Probablement l’une des plus belles séries de bande-dessinées graphiquement parlant !

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Titre : Bride Stories

Auteur : Kaoru Mori

Editeur vf : Ki-Oon

Années de parution vf : Depuis 2011

Nb de tomes : 9 (en cours)

Résumé du tome 1 : La vie d’Amir, 20 ans, est bouleversée le jour où elle est envoyée dans le clan voisin pour y être mariée. Elle y rencontre Karluk, son futur époux… un garçon de huit ans son cadet ! Autre village, autres mœurs… La jeune fille, chasseuse accomplie, découvre une existence différente, entre l’aïeule acariâtre, une ribambelle d’enfants et Smith, l’explorateur anglais venu étudier leurs traditions.
Mais avant même que le jeune couple ait eu le temps de se faire à sa nouvelle vie, le couperet tombe : pour conclure une alliance plus avantageuse avec un puissant voisin, le clan d’Amir décide de récupérer la jeune femme coûte que coûte…

Mes avis :

Tome 1
Très jolie découverte. Je m’attendais à une sorte de recueil d’histoires sur le thème des femmes mariées, des anecdotes, etc. Mais pas du tout, on suit les aventures d’une jeune fille de 20 ans très sympathique, dans sa nouvelle famille d’adoption. Le tout est très frais et les dessins magnifiques.

Tome 2
Encore un superbe volume, qui confirme tout le bien que je pensais à la lecture du 1e. L’auteur passe à merveille des scènes de la vie quotidienne à des scènes d’action plus enlevée, le tout sans jamais nous ennuyer. Les personnages se dévoilent et sont de plus en plus touchants. Vivement la suite.

Tome 3
Une nouvelle surprise, voilà ce que je me suis dit en lisant ce volume. On ne suit plus notre jeune couple mais M.Smith et les rencontres qu’il fait sont déterminantes. L’auteur notre brosse avec tendresse et tac le portrait d’une société complexe. Dommage que M.Smith ne soit pas plus téméraire…

Tome 4
L’auteur a encore su se renouveler dans ce tome. On retrouve d’abord avec plaisir la famille de Pariya, qui devient un personnage de plus en plus touchant de par sa maladresse. Puis, on découvre ces fantastiques jumelles, qui sont d’une fraîcheur irréelle. J’ai adoré suivre leurs aventures pour se trouver des fiancés. C’était très drôle et palpitant parfois. Les dessins eux sont toujours sublimes!

Tome 5
Je quitte avec tristesse les jumelles. J’ai adoré leur enthousiasme, leur joie de vivre et leur énergie. Les moments avec elles étaient magiques que ce soit le banquet, la séparation d’avec leur famille ou l’accueil dans leur nouvelle famille. J’aurais aimé les suivre encore. Du coup, le retour avec Amin et Karluk a été rude. Je n’ai pas replongé direct dans leur histoire et j’ai trouvé ça mou.

Tome 6
Tome sensationnel ! Beaucoup d’action, d’émotion ici. La lecture est haletante. Je n’ai pas pu lâcher mon tome avant la dernière page. Kaoru Mori est aussi douée pour les scènes de la vie quotidienne que pour celle de bataille. Les passes d’armes sont un régal pour les yeux! Les frères d’Amir sont vraiment des personnages très intéressants et j’ai été ravie de retourner de ce côté-là de l’histoire.

Tome 7

Avec ce tome, j’ai eu l’impression de lire un hors-série de l’histoire. En effet, on n’y voit pas le moins du monde Amir et Karluk, même pas un petit clin d’oeil, rien, et en plus il introduit des personnages et un univers complètement inédit. Ce changement se ressent dès la couverture avec un personnage très longiligne et filiforme ce qui détonne de la part de Kaoru Mori. L’histoire se déroule dans un univers assez clôt où l’on suit Anis, une jeune femme comme sait si bien les peindre l’auteur. Elle est vive, fraiche, très amoureuse, très simple, voire naïve mais je l’ai adoré de suite. Malgré son extrême minceur, je l’ai aussi trouvé très belle, parce qu’elle change tout le temps d’expression. J’ai beaucoup aimé son histoire, celle de cette femme qui vit dans un vase clôt et va peu à peu s’ouvrir, se faire des amies et surtout UNE amie très chère. Cela donne lieu à de belles scènes entre femmes, qui parfois sont tout de même ambigües. En effet, la tradition de « la soeur conjointe » dont il est question ici, est une sorte de mariage entre femmes, alors que cela soit platonique ou non, j’ai trouvé ça assez bizarre et j’ai même été un peu mal à l’aise, en particulier à cause du choix fait par Anis à la fin… Mais leur histoire est tout de même belle et touchante, parce qu’elle est empreinte d’une sorte de douce tristesse à cause de la dureté de leur vie. Par contre, j’ai trouvé les scènes qui se passent au hammam magnifiques, pleines de formes et de rondeurs, de douceur et de gaité. Cela donne l’image d’un monde féminin très vivant et chaleureux. Maintenant, direction le prochain tome où j’espère retrouver Amir ^^

Tome 8

Quel plaisir de retrouver cette série ! Le premier chapitre revient encore une fois sur le ménage trois qui s’est formé autour d’Anis, Shirin et le mari de la première. Je ne suis pas fan du tout de cette partie de l’histoire mais on ressent vraiment bien l’attachement de chacun. La suite du tome nous fait revenir auprès d’Amir et c’est l’occasion de retrouver la vie du petit village qui doit aider la famille de Pariya à se reconstruire après qu’elle ait tout perdu. J’ai adoré suivre les aventures de Pariya, elle est tellement drôle et touchante. Elle est vraiment d’une timidité maladive mais en même temps elle ne peut s’empêcher d’être honnête. Elle vit mal cette ambiguïté d’autant plus à l’approche de son mariage. C’est très mignon de la voir s’agiter dans tous les sens pour grandir et mûrir afin de plaire à son futur mari mais j’ai l’impression que celui-ci préfèrera la voir au naturel ^^ En attendant, on retrouve le monde des femmes autour de la confection du trousseau de mariage, mais on les voit aussi aider les hommes dans la reconstruction. A côté de ça, on continue à suivre l’évolution du couple Amir-Karluk qui sont de plus en plus complices. J’aime la façon dont ils s’acceptent pleinement tout en continuant à vouloir progresser pour plaire encore plus à l’autre. Les scènes de vie quotidienne, tout comme celle de chasse, sont toujours aussi belles, c’est un régal pour les yeux. J’ai notamment beaucoup aimé la courte séquence avec les gazelles qui montre la virtuosité de Kaoru Mori quand elle dessine des animaux. Quel bonheur cette série !

Tome 9

Je suis toujours aussi fan de cette série ! Les dessins sont une fois de plus superbes et le mot est faible et en plus il y a tout plein d’émotions. Dans ce tome, on continue à s’intéresser de façon drôle, touchante et bienveillante aux fiançailles de Pariya et Umar, mais l’auteur en profite aussi pour glisser des petits passages sur les autres personnages qu’on a rencontrés. Ainsi on a droit à des strips humoristiques en 4 cases et un court chapitre hors-série où on suit plusieurs groupes sur 5 pages. C’est toujours aussi bien fait et on les retrouve avec grand plaisir. Mais revenons au couple principal de ce tome, avec eux c’est encore l’occasion d’en apprendre plus sur la culture nomade asiatique. J’ai beaucoup aimé voir Pariya interagir avec les filles de son âge, mais aussi la suivre tandis qu’elle aide son père au travail ou lors de sa petite virée avec son fiancée. On découvre plein de choses sur leurs us et coutumes le tout enrobé dans de charmantes histoires parce que le petit couple c’est bien trouvé il faut le dire. Chacun est atypique à sa façon et c’est en ça qu’ils se correspondent bien comme l’a compris le père d’Umar. J’adore leur maladresse, leurs sentiments balbutiants et leur fraicheur. J’ai vraiment passé, encore, un superbe moment !

Ma note : 18 / 20