Livres - Science-Fiction

[Lecture Commune] Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

Titre : Fahrenheit 451

Auteur : Ray Bradbury

Éditeur vf (poche) : Folio SF

Année de parution vf : 1995 (pour cette traduction)

Nombre de pages : 213

Histoire : 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

(Cliquez sur l’image pour lire la Chronique de Xander)

Mon avis :

Pour les amateurs de science-fiction comme moi, Fahrenheit 451 est un titre qui se veut emblématique pour ne pas dire culte. Tout le monde connait un peu l’histoire mais combien l’ont lu ? Ce n’était pas mon cas avant cette lecture commune avec l’ami Xander qui me l’a gentiment proposée. Si l’histoire est assez fidèle avec ce que j’en savais, l’écriture, elle, s’est révélée plus difficile que prévue et ce n’est pas seulement parce qu’elle est datée.

Je ne peux pas dire que la plume soit mauvaise, elle est assez facile à suivre, à lire, malgré quelques envolées lyriques tout à fait dispensable. De plus, elle a été modernisée pour cette nouvelle édition datant des années 90. Cependant, je n’ai pas accroché au rythme des phrases et encore moins des paragraphes. Il m’a clairement manqué plus de liaisons, d’enrobage autour de ce que veut raconter l’écrivain.

En effet, l’histoire de Fahrenheit, on la connait tous. On est dans un univers futuriste, assez proche de nous maintenant, mais peut-être plus lointain à l’époque où le titre a été publié (1953 aux USA), dans lequel les livres papiers sont interdits. Tout contrevenant voit son/ses livre(s) brûlé(s) par les pompiers, risque de voir sa maison brûlée et de se voir priver de sa liberté voire de sa vie. C’est un monde totalitaire assez rude que l’auteur nous promet. Les livres sont perçus comme tabou, pire comme source de déviances et il faut lutter à tout prix contre leur propagation en tant qu’objet mais aussi contre le savoir qu’ils contiennent. C’est exactement l’aspect qui m’a attirée, moi l’amoureuse de livres. Ray Bradbury va même encore plus loin, il dépeint une société complètement sous le joug de règles absurdes dont la vie est devenue fade et sans saveur tant elle est codifiée et aseptisée.

Le souci, c’est que si son univers est marquant, l’écrivain est tombé dans l’écueil de ce genre de titre à savoir une histoire et surtout une narration toute aussi froide. A aucun moment je ne me suis attachée à l’histoire où aux personnages que je suivais. J’ai juste aimé l’emballage mais pas son contenu. J’ai eu l’impression qu’on me racontait une histoire à toute vitesse sans prendre le temps de se poser, d’approfondir les lieux, les personnages, les relations. Non, tout est juste posé là brusquement pour pouvoir porter des propos dénonçant les dérives d’un régime totalitaire (une référence au contexte de Guerre froide de l’époque ?). Le problème, c’est que du coup, le lecteur qui s’attend à un vrai récit, une vraie aventure, se retrouve face à quelque chose de beaucoup trop âpre et restreint, qui manque d’une certaine ampleur. Je m’attendais vraiment à passer un moment de lecture qui m’embarquerait totalement comme peuvent le faire les récits d’anticipation de Robert Charles Wilson par exemple, qui lui aussi se base beaucoup sur le quotidien de personnages assez anonymes, comme c’est le cas ici avec Bradbury et son héros Montag, mais ce ne fut malheureusement pas le cas.

Je ressors donc un peu déçue de cette lecture qui ne fut pas le voyage que j’attendais. J’ai certes aimé l’inventivité de l’auteur. Son univers est frappant. Mais la plume (pourtant remise au goût du jour d’après le traducteur Jacques Chambon qui signe la préface) et la structure narrative ne m’ont vraiment pas accrochée et je ne pense pas renouveler l’expérience avec un autre titre de Ray Bradbury, je me contenterai de ses adaptations s’il y en a.

Ma note : 12 / 20

♦ Pour retrouver l’avis de Xander et de sa chère Opale avec qui j’ai fait cette lecture commune, rendez-vous → ICI

7 commentaires sur “[Lecture Commune] Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

    1. Je pense que le souci, c’est que je connaissais déjà l’histoire dans les grandes lignes, du coup j’attendais quelque chose en plus qui n’est pas venue lors de cette lecture, sûrement parce que ce n’était pas assez développé, ça manquait d’aventure pour moi ^^
      On remet ça quand tu veux 😉

      Aimé par 1 personne

  1. Je l’ai lu il y a très longtemps, et à priori dans la traduction non remaniée, et j’avais adoré. Il est parfois très risqué de revoir une traduction pour la rendre plus moderne… en effet, la VO, elle, ne change pas de toute façon, et c’est tout le sel de ce genre d’histoire que d’être un peu désuet dans la narration. Ceci dit, une retraduction peut parfois être bénéfique quand la première a été faite dans de mauvaises conditions.

    Aimé par 1 personne

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