Livres - Romance / Romance historique

Les Duchesses d’Eloisa James

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Titre : Les Duchesses

Auteur : Eloisa James

Editeur vf : J’ai Lu (Aventures & Passions)

Années de parution vf : Depuis 2015

Nb de tomes vf : 9 (en cours)

Résumé du tome 1 : Affligée d’un père farfelu qui s’est mis à dos tout le comté, lady Roberta se désole de rester vieille fille. Après un énième esclandre, elle décide que la coupe est pleine et débarque du jour au lendemain chez sa cousine, l’excentrique duchesse de Beaumont. Entre deux scènes de ménage, celle-ci l’accueille à bras ouverts et promet de lui trouver un beau parti en quelques semaines. Or Roberta a déjà fixé son choix sur l’arrogant duc de Villiers, qui l’a subjuguée d’un regard et qu’elle entend épouser coûte que coûte. N’en déplaise au comte de Gryffyn, le frère de la duchesse, qui voudrait lui faire croire que l’élu de son cœur est un rustre doublé d’un suborneur. Par dépit, sans doute…

Mes avis :

Tome 1 : La débutante

Déception, déception, déception, voilà ce que fut ce tome. D’habitude j’aime assez le petit grain de folie qu’on retrouve toujours dans les séries d’E. James, mais ici ce fut la fois de trop. Le titre est complètement barré. Il part dans tous les sens et les personnages sont très très fatigants à suivre. En effet, j’ai eu l’impression que l’auteur voulait poser les bases de tout un tas d’intrigues. Ainsi, elle a présenté de nombreux personnages et on devine déjà ce qu’il pourrait arriver à certains d’entre eux. Mais, je n’ai vraiment apprécié aucun d’entre eux. Entre le couple déchiré, où le mari, très froid mais colérique parfois, a tout fichu en l’air, et où la femme est devenue ultra excentrique pour se venger ; le frère de la duchesse, évaporé au possible à qui on essaie ensuite de donner de la consistance mais bien trop maladroitement ; la fille du Marquis fou, qui est une petite dinde naïve, mais à qui on essaie aussi de donner un peu de caractère sans qu’elle devienne moins superficielle ; et le rival, fou d’échecs, mais pervers, arrogant et superficiel ; la série brille vraiment par son inconsistance . Qu’est-ce que je suis déçue ! Je m’attendais à tout autre chose au vu du résumé. Mais les personnages sont vraiment trop fatigant, l’histoire part trop dans tous les sens. On n’arrive pas à se poser suffisamment pour creuser la personnalités des personnages et commencer à les aimer. Alors que ça aurait pu, entre la pauvre Roberta, qui a honte de son père excentrique, et Damon qui est devenu une sorte de père célibataire. Mais tout reste trop superficiel tout du long. Les retournements sont trop rapides et j’ai même du mal à comprendre comment Roberta peut avoir des sentiments pour Damon à la fin. Cette fille est une telle girouette ! Lui, il avait vraiment du potentiel – il est amusant, pétillant, plein de réparties, charmeur, brillant, bref il a tout pour lui -, mais la façon dont l’auteur lui apporte de la consistance est tellement mal faite que c’en est peu crédible. Bref, ce tome et ce couple ont été sacrifiés, et j’espère qu’au moins la suite sera meilleure.

Tome 2 : Le couple idéal

Même s’il y a un léger mieux dans ce tome grâce au caractère du couple principal, je n’accroche toujours pas aux choix narratifs d’E. James. Dans ce tome, on a à nouveau toute une foule de personnages à suivre qui noient le propos principal. Du coup, le couple Poppy-Fletch passe trop souvent au second plan et c’est vraiment dommage. Je n’aime pas retrouver, comme un fil rouge tout au long de la série, les parties d’échec de Lady Beaumont et du coup les relations de celle-ci avec son mari et son rival. Tout cela m’ennuie, cela devrait être plus en retrait par rapport au couple dont on raconte l’histoire. Surtout quand le couple en question a un vrai potentiel comme celui-ci. On découvre très vite l’histoire malheureuse de leur mariage : ils sont très amoureux, mais elle n’apprécie pas les parties de jambes en l’air avec son mari au grand dam de celui-ci qui se réfugie dans la mode pour attirer son attention. C’était un début très touchant, surtout que malgré cela il lui reste fidèle parce qu’il est vraiment amoureux d’elle. Il fait vraiment tout pour susciter son désir mais ça ne marche pas, c’est triste. De son côté, Poppy est assez agaçante au début, elle est bien trop sous la coupe de sa mère, qui est à l’origine de l’échec de son mariage à cause de son image très négative des hommes. Mais quand elle décide de quitter le domicile conjugal et qu’elle s’affranchit de l’influence de sa mère, elle devient vraiment intéressante. On découvre que c’est une naturaliste en herbe (chouette, j’ai toujours aimé les bas bleus) et qu’elle est bien plus passionnée qu’elle le croyait. Du coup, j’ai beaucoup aimé la façon dont le couple va se redécouvrir et se rapprocher, d’abord au détour d’un voyage, puis au détour d’une fête. Fletch gagne aussi en maturité et trouve ce qu’il veut faire de sa vie, devenant ainsi un homme adulte. J’aurais vraiment aimé qu’on creuse ces changements qui s’opèrent chez eux. Du côté des Beaumont, il n’y a rien de neuf et ils prennent trop de place pour si peu d’évolution. Par contre, j’ai bien aimé suivre en parallèle l’histoire de Mlle Tatcher et de De Villiers. J’ai trouvé leur rapprochement touchant et j’ai aimé l’irruption du neveu/cousin (je ne sais plus) à la fin. J’espère qu’on les reverra. En attendant, le résumé du 3e tome où doit intervenir lord Strange me tente énormément. On verra bien si E. James garde encore ce concept narratif si pénible.

Tome 3 : Lady Harriet

Eh bien, voilà enfin un tome réussi ! L’auteur a abandonné sa drôle de narration que j’ai si peu aimé dans les deux premiers tomes pour revenir à l’essentiel : LE couple de l’histoire. Fini les multiples chapitres sur les époux Beaumont, seule la duchesse fait quelques brèves apparitions. Du coup, je respire enfin ! Dans ce tome, j’ai retrouvé avec plaisir le grain de folie d’E. James dans la situation de départ, qui est très rocambolesque. En effet, Harriet se déguise en Harry pour accompagner son amie chez un lord à la réputation sulfureuse. Et là, ce n’est que du bonheur. Harriet est drôle, piquante, courageuse, fonceuse. Je l’ai adorée de bout en bout. Les épreuves qu’elle a vécus avec la mort de son époux l’ont rendu plus forte et elle a gagné en maturité. Ainsi, on la voit s’affirmer, découvrir ce qu’elle veut et tout faire pour l’obtenir. Sa rencontre avec lord Strange est farfelue. De suite, on sent une grande tension entre eux, et leur jeu du chat et de la souris est croustillant. On voit Strange perturbé par « ce jeune homme », Harriet qui s’en doute un peu, en joue, mais tombe elle aussi dans le piège. C’est très amusant de les voir se tourner autour et se faire tourner en bourrique aussi parce que ce sont deux fortes personnalités. Et puis, quand Strange la fait avouer, c’est vraiment une explosion de passion entre eux. Ils deviennent un couple comme je les aime, fusionnel, qui se complètent et s’apprivoisent. Ils se changent progressivement l’un l’autre et c’est beau à voir. J’ai d’ailleurs adoré le rôle que joue Eugénia, la fille de Strange, là-dedans. Cette petite est adorable, vive, intelligente, pétillante et fragile à la fois. Je comprends qu’elle éveille la fibre maternelle d’Harriet. Même la fin était parfaite pour moi. Les prises de décision de chacun étaient logiques et censées au vu de leur histoire, et quel bonheur d’avoir un petit épilogue. J’attends maintenant un tome sur Villiers, qui est encore une fois génial ici.

Tome 4 : Lady Isidore

J’ai littéralement adoré ce tome et ce couple ! Isidore et Cosway sont parfaits dans ce tome. J’ai beaucoup de la façon dont Cosway est revenu en Angleterre pour chercher sa femme, c’est complètement surréaliste. En plus, au début, il a un côté très macho comme un gros nounours ce qui m’a fait hurler de rire parfois, tellement c’était sûr que ça ne marcherait pas avec Isidore. Celle-ci est devenue très indépendante en grandissant seule et forcément quand son mari revient et veut tout prendre en main, elle le prend mal et se rebiffe, ce que je comprends. Mais ce qui est amusant, c’est qu’au final, ils sont tous les deux les deux faces d’une même pièce. Ils se ressemblent par bien des côtés : ils sont indépendant, veulent diriger, mais sont aussi très seuls et cherchent juste un partenaire. Ils sont aussi dès le début attirés l’un par l’autre, ce qui va leur causé bien des soucis vu leur fort caractère. On les voit donc apprendre à s’apprivoiser, à s’accepter, à se pardonner et à s’aimer. C’est très beau à voir surtout que l’histoire ne se limite pas à ça. E. James a cette fois construit une histoire solide, avec un vrai contexte riche et intéressant. Cosway doit reprendre en main sa famille et son héritage, gérer la propriété qui est à remettre sur pied mais aussi sa mère qui est à moitié folle. Mon dieu l’épisode des toilettes dans cette maison, un pur moment de rigolade ! C’est vraiment passionnant de le voir travailler à remettre de l’ordre dans sa vie, surtout quand Isidore le rejoint et met la main à la patte. Il y a une vraie harmonie dans leurs efforts même si chacun aime faire les choses de son côté. J’ai beaucoup aimé les voir oeuvrer dans la même direction au final. J’ai aussi aimé que Jemma, Beaumont et De Villiers sont présents mais de manière moins pesante que d’habitude. J’ai trouvé ça intéressant du coup et leur histoire en parallèle m’a bien plus passionnée que les autres fois, comme quoi tout était question de dosage. Bref, j’ai beaucoup aimé cette romance et leur cadre « familial », et il me tarde maintenant de lire le prochain tome consacré à Jemma, mais à quand une histoire pour Villiers ?!

Tome 5 : Jemma de Beaumont

Voici enfin le tome consacré au couple Beaumont. Je l’attendais depuis le début vu qu’ils sont un peu le fil rouge de la série et je n’ai pas été déçue. Comme d’habitude quand un tome est consacré à un couple, on redécouvre totalement la personnalité des deux personnages qui diffère de bien des façons avec ce qu’ils avaient laissé entrapercevoir auparavant. Et ici, la surprise fut totale pour moi. J’ai trouvé Jemma beaucoup moins froide, bien plus fragile et touchante. Elle a vraiment été profondément blessée par Elijah mais veut malgré tout lui donner une seconde chance. Celui-ci est d’une maladresse confondante dans ses relations avec les autres et en particulier avec sa femme. Il faut dire qu’avec le modèle qu’il a eu dans son enfance, il y a de quoi… Du coup, j’ai trouvé que l’auteur avait une excellente idée de leur faire refaire connaissance à travers le jeu de séduction et la cour à laquelle ils se livrent. C’est la fois drôle et amusant, mais aussi très frais. Cela donne aussi lieu à des scènes cocasses. En plus, nous croisons aussi les personnages des anciens tomes qui apportent leur petite touche à l’histoire comme Jemma l’avait fait à la leur. J’ai beaucoup apprécié ce côté très bienveillant de l’histoire. Les personnages sont ouverts, ils cherchent vraiment à faire des efforts et avancer et ne sont pas du tout agaçant comme je le craignais. En prime, mon chouchou : de Villiers, apparait pas mal et j’ai un gros gros espoir de le voir en vedette la prochaine fois. En résumé, probablement l’un des meilleurs tome de la saga. J’en redemande !

Tome 6 : Le duc de Villiers

Sûrement le tome que j’attendais le plus depuis le début de la série tellement il était lui aussi un fil rouge dans l’histoire et qu’en plus c’était toujours un peu le dindon de la farce… J’ai énormément aimé son histoire. Déjà, on le redécouvre complètement à travers les yeux d’Eleanor. Il n’a plus rien à voir avec le dandy des autres tomes. On redécouvre un homme franc et viril qui a beaucoup d’esprit et de caractère. J’ai aussi apprécié ne pas seulement le découvrir comme homme mais aussi comme père. Ses interactions avec ses enfants sont drôles et touchantes à la fois, parce qu’il doit découvrir ce que c’est d’être père alors qu’il n’en a jamais eu véritablement qui puisse lui servir d’exemple. En plus, franchement ses enfants sont vraiment particuliers, ils ont un de ces caractères avec la vie qu’ils ont mené. D’ailleurs, j’aimerais bien les retrouver quelques années plus tard pour une série par exemple, je suis sûre qu’on s’amuserait beaucoup. Mais revenons du côté de la romance. Eleanor est une jeune femme comme je les aime, piquante, drôle, avec la tête sur les épaules et un caractère à toute épreuve. J’ai aimé le passé que l’auteur lui a donné et la façon dont elle s’en affranchi, passant de la demoiselle éblouie par les apparences à une femme qui voit au delà. C’est une jolie évolution. Elle correspond très bien à Villiers pour cela, lui qui a tant cherché à se cacher derrières celles-ci. Ce dernier m’a quand même pas mal agacé tout au long de l’histoire à hésiter entre elle et cette idiote/peste de Lisette (dont je n’avais pas du tout deviné le lien avec un autre personnage de la saga…). Mais en tout grâce à tout ce petit monde, aux péripéties qui lui arrive en peu de temps et à l’ambiance générale assez drôle et légère quoique sérieuse quand il le fallait, j’ai passé un excellent moment !

Tome 7 : Trois semaines avec Lady X

A nouveau un coup de coeur, j’ai adoré retrouver la famille Villiers dans cette nouvelle romance. Nous suivons le fils aîné du duc, Tobias alias Thorn, qui s’en est très bien sorti dans la vie malgré son statut de bâtard. Il a fait fortune grâce à son intelligence, c’est un inventeur né. Mais il veut maintenant se trouver une femme et pour conquérir celle qu’il a choisi, il doit faire remettre en état la demeure qu’il vient d’acheter. Il demande l’aide d’une amie de sa mère, la belle et passionnée lady Xenobia.

Dès le début, j’ai adoré les personnalités des deux héros. Thorn est très intelligent (ce que l’auteur ne montre pas assez à mon goût ><), il ressemble aussi beaucoup à son père, il est sarcastique, hautain parfois mais a un grand coeur. Xenobia/India est originale, elle a choisi de travailler pour gagner sa vie alors que c’est une lady et elle est passionnée par ce qu’elle fait. Elle a aussi une grande soif d’apprendre pour compenser les lacunes de son éducation. Tous deux sont de fortes têtes, ils sont indépendants et habitués à être plus ou moins libre, la rencontre n’en est que plus rude. Leurs échanges verbaux aussi bien qu’épistolaires sont plein de morgue et d’humour. J’ai beaucoup ri en les suivant.

J’ai aussi beaucoup apprécié le décor de l’histoire qui prend place avec la restauration de la demeure de Thorn par India. C’est intéressant de voir une décoratrice d’intérieur avant l’heure ^^ La famille joue aussi un rôle important dans le décor de l’histoire, aussi bien du côté d’India avec sa marraine, que de Thorn avec son père et sa mère. Mais il y a surtout l’adorable Rose, pupille que Thorn va recueillir et qui a l’âme d’une duchesse douairière comme il dit, je l’adore et j’espère la retrouver un jour au détour d’une histoire d’Eloisa James. Il a aussi le charmant, le pétillant et le loyal Vander, meilleur ami et rival de Thorn qu’il me tarde de découvrir encore plus dans le prochain tome.

Du côté de la romance, celle-ci était évidente tant l’alchimie entre eux est palpable dès les premières pages. Ils se découvrent et se dévoilent peu à peu, révélant à l’autre ce qu’ils n’osaient pas dire à leurs plus proches. C’est vraiment touchant à voir. Pourtant, ils mettent un temps fou à comprendre vraiment ce qu’il se passe entre eux, ce qui est un peu pénible parce qu’ils sont vraiment très têtus. Il faut dire aussi que ce n’est pas facile pour Thorn de renoncer à son projet ou du moins d’en changer et qu’en plus il est très très maladroit comme son père ^^ India, elle, après ce qu’elle a subi étant enfant, veut qu’on l’aime et la désire pour elle-même. Elle a très peur d’être à nouveau abandonnée ce qui complique encore les choses, mais rend la romance tellement prenante pour nous lecteurs. D’ailleurs, Eloisa James a ajouté plein de petits éléments pour la pimenter entre la rivalité Thorn-Vander, les coups de pouce du Duc et d’Eleanor, la rivalité Laëticia-India, …

Bref, j’ai passé un excellent moment dans ce quasi huis clos et je suis très impatiente de lire la suite.

Tome 8 : Quatre nuit avec le duc

Les tomes se suivent et se ressemblent, j’ai à nouveau eu un coup de coeur pour ce dernier tome de la saga des Duchesses consacré à Vander, le meilleur ami de Thorn.

J’avais déjà beaucoup aimé le personnage dans le tome précédent et c’est encore le cas ici. Son accolyte, Mia, est tout aussi savoureuse.Elle est exactement le genre d’héroïne que j’aime, à savoir une femme courageuse que la vie n’a pas gâtée, qui est talentueuse mais hyper complexée à cause de son physique. J’ai aimé la voir petit à petit sortir de sa coquille et s’affirmer au contact de Vander. Pourtant, ce n’était pas gagné au début, tous les deux partaient avec un gros handicap avec l’histoire du poème qu’elle lui avait écrit dans sa jeunesse. C’est un moment à la fois drôle et cruel dans l’histoire mais qui sera vraiment le socle de tout. C’est à partir de là que Mia s’est forgée sa carapace et c’est à partir de là qu’elle a abandonné la poésie pour les romans. J’aime beaucoup le fait qu’elle écrive des romans d’amour légers et échevelés, j’aime moins retrouver des ébauches de ceux-ci en début de chapitres…

Concernant leur couple, j’ai beaucoup ri avec eux dès le début avec le chantage de Mia et l’orgueil de Vander qui la croit folle de lui. Je me suis amusée à le voir craquer en premier pour elle, puis tout faire pour l’attirer dans ses filets. Son ultimatum des quatre nuits ne tient pas bien longtemps et heureusement parce qu’ils sont tellement fait l’un pour l’autre que ça aurait été dommage de passer à côté de ça. J’ai aimé d’ailleurs que leur histoire au final remonte à leur adolescence pour chacun, c’est ce que j’espérais. J’ai aimé qu’ils parviennent à faire fi de la propre histoire de leurs parents respectifs. J’ai aimé la passion brute qui se dégageait d’eux au début et qui s’est peu à peu muée en tendresse, confiance, entraide, bref une merveilleuse histoire d’amour.

A côté d’eux, il y a toute une galerie de personnages tout aussi savoureux qui va du neveu estropié de naissance, à l’oncle qui aime la boisson, en passant par le majordome qui n’a pas la langue dans sa poche, ou encore à l’étalon sauvage qui devient doux comme un agneau avec la Duchesse. Chacun apporte un vrai plus à l’histoire et permet de créer une ambiance vraiment bon enfant malgré les drames qui se jouent.

Concernant ceux-ci, il n’y a pas vraiment de grand drame à côté de leur romance. Le cas de l’oncle est assez vite réglé au final, de même que celui du fiancé éconduit. C’est vraiment plus l’histoire de Vander et Mia qui compte ici et j’en ai été ravie. Je me demande maintenant si Eloisa James poursuivra encore un peu sa saga et si oui à qui sera consacré le prochain tome.

Tome 9 : Ma duchesse américaine

Après tant de coups de coeur, il fallait que je sois à nouveau déçue par un tome… Pourtant l’histoire de Jack et Merry avait tout pour me plaire et au début j’ai vraiment fondu, mais peu à peu en sentant l’auteure s’enliser dans son histoire et perdre de son humour, j’ai été déçue.

J’aime bien quand les héroïnes sont américaines, elles sont toujours pleines de piquant et de fraicheur avec ce brin d’impertinence que j’aime tant. En général, ça donne lieu à de jolies passes d’armes avec les messieurs et ça m’amuse toujours beaucoup. Ici ce fut rapidement le cas avec Merry qui vient de se fiancer pour la 3e fois et qui fait une rencontre inattendue, un soir de bal sur un balcon. Mais comme elle s’évertue ensuite pendant des pages et des pages de devenir la parfaite Lady anglaise, oubliant même qui elle est, elle m’a vite agacée. J’avais placé de grands espoirs en elle entre son impertinence, sa franchise et sa passion pour les plantes et elle m’a déçue un temps avant de se rattraper un peu dans la dernière partie.

Jack/Trent, lui, avait tout des héros que j’adore aussi. Il se moque des convenances, de son titre, est un écorché vif en mal d’amour mais qui repousse ce sentiment et se cache sous une bonne couche de pragmatisme. Sa rencontre avec Merry était parfaite, ce qui suit ensuite moins. En effet, le fait qu’elle soit fiancée à son frère jumeau complique tout et comme celui-ci est très antipathique et que les deux héros le laissent faire ce qu’il veut pendant les 2/3 du tome, ça a vraiment l’art de plomber une histoire.

Heureusement grâce à un petit tour bien senti de l’auteure tout se finit bien pour le petit couple mais ce n’est pas pour autant que l’histoire devient meilleure parce que jusqu’au bout je les aurai trouvés agaçants. Trent reste trop campé sur ses positions et ne s’ouvre pas assez. Merry se laisse trop balloter par le sort et ses amours, elle manque de caractère. Cela donne une romance bourrée de bonne idée mais à la réalisation laborieuse qui ne m’aura pas convaincue, dommage.

Ma note sur la série : 16,5 / 20

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