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L’amour à l’excès de Nana Haruta

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Titre : L’amour à l’excès

Auteur : Nana Haruta

Éditeur vf : Panini (shojo)

Années de parution vf : 2016-2020

Nombre de tomes vf : 11 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Tsubasa, une toute jeune lycéenne, pense avoir trouvé l’âme soeur en la personne de Sugiyama un camarade qui, elle en est persuadée, l’a secourue sur le chemin du lycée un jour où elle avait fait un malaise. Mais devant l’empressement de la jeune fille, Sugiyama se défile et lui demande de ne plus l’importuner. Pour se consoler de ce cuisant échec, Tsubasa accepte d’aider sa meilleure amie au club de basket. Sa rencontre avec l’équipe va totalement bouleverser son existence.

Mes avis :

Tome 1

Alors que sa précédente série n’est toujours pas terminée chez nous (Stardust Wink), nous retrouvons Nana Haruta avec sa nouvelle romance : L’amour à l’excès. Le titre est à l’aune de son héroïne qui est excessive en tout et en particulier dans ses relations avec les autres. Même si le titre reste un shojo ultra classique qui va sûrement user et abuser des codes du genre, j’ai aimé que l’auteur décide de l’aborder sous cet angle avec une héroïne qui en fait toujours trop mais qui essaie de changer. Tsubasa est drôle, fraîche et naïve à souhait. A l’inverse sa meilleure amie est froide et posée, elle a la tête sur les épaules ce qui est parfait pour la manager d’un club de basket. D’ailleurs, j’ai aimé l’idée d’introduire ce club et de suivre les aventures de celui-ci et des filles qui y sont les managers. Il est amusant de retrouver des joueurs tous plus beaux les uns que les autres, c’est tellement réaliste *rires* ! Mais chacun d’eux est plus qu’une belle gueule, ils sont tous gentils et compréhensifs. Akki, qui va devenir le chéri de Tsubasa, est du genre beau brun peu causant. Il a du mal avec les filles mais pas avec Tsubasa bien sûr et il est très attentif aux autres en plus d’être un goinfre, ce qui le rend très mignon et attachant. A côté de lui, on a Toba, le beau gosse, qui a compris les sentiments de Tsubasa et va soit l’aider soit lui mettre des bâtons dans les roues, on ne sait pas encore. Mais l’ensemble donne un titre qui donne la pêche et le sourire parce qu’il est drôle et léger. Les dessins sont encore une fois très beaux, j’aime le style très girly de Nana Haruta. L’histoire bien que classique se suit sans déplaisir et la mangaka sait nous donner envie de lire la suite.

Tome 2

Dans la droite ligne du tome 1, on continue à suivre avec un certain plaisir les aventures de Tsubasa. C’est toujours ultra classique mais ça se laisse lire sans déplaisir. J’ai été contente de voir Tsubasa se lier de plus en plus au petit groupe, que ce soit avec les garçons ou avec Yuri, l’autre manager. J’ai aimé voir cette dernière ainsi que Toba la conseiller dans son histoire avec Akki. Il faut dire qu’elle en a bien besoin tellement il est bouché. Néanmoins j’aime bien cette candeur chez lui, il vit vraiment dans son monde et en même temps il se préoccupe aussi de ceux qui l’entoure quand ils ne vont pas bien. Tsubasa, elle, étant celle qu’on voit le plus souvent, a plus tendance à m’agacer avec ses hésitations et ses manières de gamines. Il faudrait qu’elle grandisse un peu et j’espère que les conseils de Yuri et Toba vont l’y aider. Enfin, comme d’habitude la mangaka n’a pas pu s’empêcher de faire apparaître une rivale à Tsubasa, une ancienne amie d’Akki et son ancienne manager, c’est dur de faire plus cliché… Bien sûr, je n’ai pas aimé, c’est trop facile, surtout qu’elle est assez antipathique. J’aimerais tant que les auteur(e)s de shojos arrêtent d’utiliser cette idée à tord et à travers… Maintenant rendez-vous au prochain tome pour voir si les petits changements qu’on a senti chez Akki dans le dernier chapitre vont aboutir à quelque chose de plus concret.

Tome 3

Même si c’est ultra classique, j’aime toujours suivre cette petite série. Je trouve vraiment le groupe sympathique. Ce tome se répartit en deux parties, la première consacrée à la rivale de Tsukasa, la seconde consacrée à l’éveil des sentiments de Toba. Autant la première partie m’a agacée et ennuyée parce que vue et revue, autant j’ai bien aimé la seconde parce que Toba est un personnage que j’apprécie. Il est mature, a le coeur sur la main et est assez taquin. Le fait qu’il commence à s’intéresser à Tsubasa au même moment où Akki réalise que lui aussi craque pour elle pourrait être agaçant mais moi j’aime bien. Je pense qu’ils arriveront à gérer la chose sans que ça dégénère et qu’au contraire ça promet une jolie rivalité entre eux.

Tome 4

Ici la mangaka partage à nouveau son tome en 2 partie. Dans la première, Tsukasa fait part de ses sentiments à Akki et apprend à accepter son absence de réponse mais aussi essaie de conserver leur relation telle qu’elle. Un triangle amoureux se met également en place, comme on pouvait le pressentir, entre Toba, Tsukasa et Akki. Et alors qu’on pourrait croire que ce dernier va enfin se bouger parce qu’il a un rival et qu’il est quand même un peu conscient qu’il n’éprouve pas que de l’amitié pour Tsukasa puisqu’il est jaloux par moment, Nana Haruta casse la dynamique et se recentre sur le club de basket. J’avoue que j’ai été très très frustrée par ce choix. Je comprends qu’elle ne veuille pas abandonner cet aspect de l’histoire surtout qu’il est intéressant mais ce n’est pas bien géré. Un coup on n’en parle pas du tout, un coup on ne parle que de ça ou presque… J’aimerais bien que l’ensemble soit mieux mélangé et qu’elle ne fasse trop trainer en longueur l’histoire d’amour.

Tome 5

Même si c’est toujours aussi classique et que la romance principale avance peu, je continue à aimer ce petit shojo. Il y a dedans une touche de fraicheur si on peut dire qui me plait. Bien sûr, ça m’agace de voir qu’il ne se passe toujours rien entre Akki et Tsukasa, que celui-ci est toujours super obtus et qu’elle est toujours aussi passive. Mais j’ai bien aimé voir un peu plus Toba sur ce volume et surtout le voir être enfin honnête, comme ça on ne tourne plus autour du pot. Après j’ai été déçue par les scènes de basket qui sont très faibles scénaristiquement. Elles n’apportent rien ici à la série. Par contre, même si c’est vu et revu, je me suis amusée de l’organisation de la fête du club pour noël. Cette série ne mange pas de pain mais me détend bien et je ne lui demande pas plus au final.

Tome 6

J’ai aimé ce tome que j’ai trouvé très bien mené par l’auteure. Encore une fois, rien de fou, ça reste classique mais j’aime la façon dont la romance est écrite. Toba est un personnage très intéressant et j’aime sa dynamique avec  Tsubasa. Il la touche et la bouscule, de même qu’Aki qui se réveille enfin. Le trio est désormais un vrai triangle amoureux et ce n’est pas trop tôt. Bien sûr, on n’est pas encore arrivé vu la naïveté confondante de l’héroïne mais je suis contente qu’Aki exprime enfin ses sentiments. J’aime toujours quand la jalousie des personnages se réveille et les pousse à se révéler comme ici. Après, j’aurais peut-être aimé que les efforts de Toba marchent et que Tsubasa se tourne vers lui, ça aurait été une jolie leçon, mais on n’est pas dans ce type de shojo. On a donc plein de jolis moments romantiques et tout mignons dans ce tome, mais je crains que la complication créée à la fin du tome n’amène pour la suite un côté superficiel plutôt inutile. A voir. J’aurais préféré que l’arrivée des nouveaux élèves souffle un vent nouveau.

Tome 7

J’ai eu un peu plus de mal avec la lecture de ce nouveau tome. Malgré l’introduction de nouveaux personnages sympathiques, j’ai trouvé le début très poussif. Comme l’héroïne qui n’aime pas trop sa nouvelle classe et a du mal à retrouver sa place, j’ai trouvé que l’histoire avait du mal à retrouver son rythme. Toba que j’apprécie pourtant beaucoup m’a semblé fade et sans aucune nuance ici, alors que d’habitude c’est tout l’inverse. J’ai aimé voir Aki tour à tour gêné et jaloux mais il reste encore beaucoup trop passif à mon goût. Tsubasa se laisse trop porter par les événements, heureusement qu’elle décide de se reprendre en main à la fin mais j’ai peur qu’elle n’ait été freinée dans son élan par la nouvelle manager. Celle-ci est une vraie pile électrique. C’est aussi un peu le cliché de la rivale sympa mais qui peut quand même se montrer agaçante sans le vouloir parce qu’elle n’a pas les codes de la vie en société. Bref, je commence à trouver que la romance tourne en rond, il faudrait un grand coup de pied dans la fourmilière pour réveiller tout ça.

Tome 8

J’ai eu des envies de meurtre contre l’autrice pendant tout le tome. Franchement, elle nous fait 5 chapitres juste sur un malentendu ou en tout cas un mensonge de la part de Soma, c’est très agaçant pour le lecteur. En plus, Tsubasa passe son temps à ressasser sans avancer. Ses décisions n’ont aucune prise, aucun ancrage et ne tiennent pas la route. On nous fait bien tourner en rond. Alors oui, j’ai été contente de voir Toba profiter de cet éloignement entre les deux héros pour essayer de s’imposer mais c’est fait tellement maladroitement qu’on savait bien que ça ne fonctionnerait pas pour lui, dommage. En fait, c’est peut-être surtout Aki qui m’agace. Il connait ses sentiments désormais, il voit que quelque chose cloche et il ne se bouge pas pour autant, je me demande ce qu’il attend franchement ! En attendant, ce quiproquo et la romance bouffent tout le tome et que ce soit le club ou la kermesse passent complètement au second plan, n’étant que des prétexte. Je sais qu’on est dans un shojo classique mais parfois j’aimerais un peu plus de profondeur. En résumé, un bon moment parce que je suis bon public mais une perte de temps qu’on aurait pu éviter quand même.

Tome 9

Ouf, ça y est, l’histoire avance enfin dans ce tome avec la levée de tous les malentendus et la déclaration tant attendue d’Aki. C’est pas trop tôt, j’ai envie de dire. En plus, l’autrice ne se foule pas des masses, franchement, niveau émotions c’était très bof. On est à fond dans les clichés de la romance lycéenne, y a pas une once d’originalité ou de renouveau ici, dommage encore. Pourtant, ça partait bien avec la couverture trop mignonne et la page couleur conservée (merci Panini !). Mais l’ensemble du tome se concentre sur le couple qui est assez neuneu dans le genre, il faut l’avouer même si c’est amusant de voir Aki assez sûr de lui pour une première relation, face à une Tsubasa assez fébrile. On oublierait presque le pauvre Toma dont j’avais tant aimé le développement, je suis triste. J’espère qu’on n’aura autre chose que de la romance à se mettre sous la dent par la suite.

Tome 10

Deux ans plus tard, Panini signe enfin le retour de cette petite romance signée Nana Haruta, qui s’est terminée en 11 tomes depuis au Japon, il ne reste donc plus que deux tomes à découvrir. Pour cela, Panini propose une version moins coûteuse, sans jaquette (du moins pour mon service presse ><) mais avec un travail bien plus soigné du côté de la retouche d’image pour le lettrage, merci au studio Acrobat !

Du côté de l’histoire, même si ça va deux ans que je n’avais pas rouvert un tome de la série, grâce au petit résumé du début et à la présentation des personnages, tout m’est revenu assez facilement, du moins suffisamment pour parvenir à suivre facilement. Nous retrouvons nous héros nouvellement en couple qui font leurs premiers pas épaulés par leurs amis, entre maladresse et gêne, c’est mignon tout plein.

Aki et Tsubasa sont deux empotés, alors ne vous attendez pas à quelque chose de fulgurant. C’est très très classique, lent, mignon et un peu culcul mais c’est le jeu. On le sait quand on commence un titre issu du Ribon (son magazine de prépublication japonais à destination des petites filles) donc il n’y a pas tromperie sur la marchandise. On a droit à des moments de gêne très chou, de belles avancées pleine d’espoir et surtout plein de rougissements et de tentatives maladroites. Aki et Tsubasa étant vraiment sympathiques, on sourit en les voyant faire. Ça fleure bon la jeunesse et l’innocence. Ils sont encore très maladroits, ils découvrent ce que ça veut dire d’être en couple, d’oser ou non certains gestes, de penser à l’autre, de communiquer, etc. Un sujet simple mais toujours nécessaire.

J’avais pesté dans le tome précédent devant l’effacement des personnages secondaires, ceux-ci reprennent un peu du poil de la bête ici. Ce sont pour une part les confidentes de Tsubasa, ses amies l’aident à avancer et à oser se lancer dans cette nouvelle relation où elle tâtonne, et c’est également un début de commencement pour tourner la page en ce qui concerne Toba, que Ran essaie de s’accaparer. Rien de révolutionnaire mais au moins ils existent cette fois.

L’amour à l’excès n’est pas une romance marquante ni révolutionnaire, mais elle fait le job. Elle permet de se détendre le temps d’une lecture simple, tout sauf prise de tête, où on se laissera attendrir pour ces jeunes amoureux qui découvrent les relations de couple. Classique mais mignon.

Tome 11

Voici enfin le dernier tome de cette petite romance lycéenne toute mignonne sur fond de basket. Elle est extrêmement classique, comme tout ce que propose Nana Haruta, qui publie dans un magazine plutôt à destination des jeunes lectrice, qui explique ce choix, mais elle fait passer un bon moment grâce à des personnages attachants et bien écrits.

L’autrice ayant décidé de conclure, elle tente dans ce 11e volume de clôturer tous les fils qu’elle avait lancés précédemment et le plus important qu’elle avait laissé en suspens est celui de Toba, le capitaine de l’équipe. Au fil des aventures de Tsubasa et Aki, le jeune homme, avait été le confident des deux amoureux et en particulier celui de Tsubasa, dont il était très proche. Il a donc naturellement développé des sentiments pour elle. Une fois celle-ci officiellement avec Aki, il ne parvient plus à gérer sa déconvenue.

Dans ce dernier opus, Nana Haruta décide, de manière assez surprenante, de mettre au centre la déception sentimentale du troisième côté du triangle amoureux de nos héros. C’est rare de voir une telle chose parce que les auteurs ont tendance à l’abandonner sur le bas côté, alors j’ai été ravie que ce soit le cas ici, même si du coup, les débuts furent un peu plombant. La façon dont elle dépeint la déception de Toba et ses réactions pourront agacer le lecteur au début, mais l’autrice en fait décrit avec finesse cette déception qui pousse à vouloir couper les ponts pour ne plus souffrir.

Heureusement comme c’est une série optimiste, la force de l’amitié des héros, qui se sont soudés autour de leur passion pour le basket, va sauver Toba. Et on terminera la série sur une ambiance bien plus positive avec le match tant attendu face à leurs grands rivaux ainsi que des petits moments tout mignons entre les héros maintenant que la déception du troisième est réglée. C’est gentillet et mignon tout plein même si ça ne casse pas trois pattes à un canard. Mais l’autrice reconnait être contente de ce qu’elle a proposé parce qu’elle voulait une héroïne profondément gentille, ce que certains peuvent critiquer mais pour elle c’est une très grande vertu. Elle voulait aussi un héros qui ne soit pas sombre et ténébreux comme c’est à la mode, ni piquant et provoquant, ni le clown de service. Elle a donc choisi quelque chose d’autre et c’est ainsi qu’est né Aki. J’ai aimé découvrir le processus de création de l’autrice et je ne peux effectivement que conclure qu’elle a réussi à proposer un héros qui tranche oui, même s’il était parfois trop apathique pour moi ^^!

Avec ce onzième tome, Nana Haruta offre donc une conclusion honnête à ses lecteurs avides de petites romances lycéennes douces et gentillettes sans une once de mauvais sentiment, avec un décor d’équipe de basket un peu léger mais qui apporte une jolie couleur amicale à l’histoire. Pas inoubliable, L’amour à l’excès restera une lecture qui vous fera passer un bon moment.

PS : Panini propose ce dernier tome sans jaquette, ce qui ne me dérange pas personnellement, et avec une meilleure adaptation graphique que la dernière fois. Bonne nouvelle !

Ma note : 13,5 / 20

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