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Hana Nochi Hare de Yoko Kamio

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Titre : Hana Nochi Hara – Hana Yori Dango next season

Auteur : Yoko Kamio

Éditeur vf : Glénat (shojo)

Années de parution vf : Depuis 2018

Nombre de tomes vf : 14/15 (en cours)

Résumé du tome 1 : Haruto Kaguragi règne avec son groupe, les Correct 5, sur le lycée d’élite Eitoku. Ensemble, ils s’évertuent à faire expulser les élèves pauvres pour préserver la réputation du lycée. De son côté, la jeune Oto Edogawa fait tout pour cacher le fait que sa famille n’est pas riche. Mais un jour, elle tombe nez à nez avec Haruto dans la supérette où elle travaille…

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Mes avis :

Tome 1

Voici donc les aventures d’une nouvelle bande de lycéens à Eitoku. Après sa première série qui a été tellement marquante, il était difficile pour Yoko Kamio de se renouveler ce qu’elle a pourtant réussi, mais la voici revenue à ses premiers amours. Nous suivons donc de nouveaux héros qui vont vivre leurs aventures dans le lycée d’Eitoku que nous connaissons bien. Cette fois exit les F4 et bienvenue aux Correct 5, sorte de comité de salut public qui est chargé de faire régner l’ordre à Eitoku, c’est-à-dire de se débarrasser des pauvres en les poussant vers la porte. Cette fois plus de carton rouge mais une simple « lettre de désinscription » tendue et à remplir par la victime des C5. On sent déjà le réchauffé dans ce début et en effet l’auteur a malheureusement beaucoup réutilisé ce qui avait fait le succès d’Hanadan mais en moins bien. Les C5 sont très vite introduits de même que celle qui va devenir la bête noire de leur chef, c’est-à-dire la jeune Oto, dont le père a fait faillite. Heureusement, l’autrice a tout de même su conserver son humour et j’ai beaucoup ri du manque d’assurance du héros et de sa passion pour tous les porte-bonheurs imaginables et les machines pour l’aider à gagner du muscle. Yoko Kamio n’a pas perdu son talent pour raconter des histoires amusantes, touchantes et qui donnent toujours envie d’avoir la suite sous la main, mais ici elle n’invente rien non plus, elle reprend le meilleur d’Hanadan seulement.

Tome 2

Dans ce nouveau tome, nous continuons à suivre les aventures d’Oto et Haruto, les deux seuls personnages un tant soit peu creusés pour l’instant. Il est amusant de voir Yoko Kamio reprendre les bases de la relation Makino-Dômyoji ici. A nouveau le héros tombe amoureux mais ne le comprend pas et l’héroïne étant tout aussi naïve ne voit rien du tout. Mais ce qui change un peu, c’est que le rival qu’on voit se profiler n’est pas un membre des C5 mais le leader du lycée voisin qui comme par hasard a plus de succès qu’Eitoku et recrute plus d’élèves ce qui agace fort Haruto qui en fan absolu de Dômyoji (encore un trait très drôle chez ce personnage) voudrait à tout prix protéger leur lycée. J’ai bien aimé la façon dont les deux personnages n’arrêtent pas de se croiser et ainsi se rapprochent mais je ne peux m’empêcher de trouver que c’est du sous Hana Yori Dango, dommage…

Tome 3

Sur la même lancée, dans ce tome 3 nous suivons les peines de coeur d’Haruto qui a bien du mal à avancer avec Oto. Il manque tellement de confiance en lui que le moindre obstacle le fait renoncer à se déclarer et en même temps, il a tellement bon coeur qu’il arrive parfois à se dépasser et à paraître être l’homme idéal, c’est vraiment perturbant. Ici, l’autrice a choisi de développer un peu plus le personnage d’Airi, amie d’enfance d’Haruto qui est aussi amoureuse de lui. Ça nous permet de découvrir une autre membre des C5 en plus de Kaito qu’on voit souvent avec Haruto. J’aime bien Airi parce qu’elle peut aussi bien devenir votre meilleure amie que votre pire ennemie tellement elle est peste. Elle m’amuse beaucoup et va devenir une grande amie pour Oto, je parie. J’aime moins la relation Oto – Haruto qui n’avance toujours pas alors que chacun se rend peu à peu compte de ses sentiments ou de ceux de l’autre. Comme dans Hanadan, c’est parti pour prendre des plombes avant qu’il ne se passe quelque chose. De plus, la mangaka continue à recycler aussi bien les situations que les lieux où il y a eu des scènes fortes dans la série d’origine, c’est dommage un tel manque d’imagination et/ou de confiance en soi pour faire du neuf.

Tome 4

Toujours autant d’humour, j’ai vraiment passé un bon moment avec ce tome même si on sent que Yoko Kamio veut nous embarquer dans quelques chose de plus dramatique avec la décision, le sacrifice, que choisit de faire Oto. J’aime bien son fiancé, c’est un type mature et super attentionné qui voit bien ce qu’Oto ressent vraiment et qui n’abuse pas de ses mauvais choix. C’est dommage que celle-ci commence vraiment à craquer pour Haruto finalement *rires* surtout que j’ai trouvé ça bien soudain et assez mal amené. Par contre, l’idée de faire intervenir une nouvelle rivale amoureuse, Megumi, mannequin de son état en plus, m’a un peu agacée. Celle-ci est le stéréotype de la fille ultra gentille et mignonne qui veut se faire aimer de tout le monde, ne blesser personne et qui au final fait plus de mal que de bien, je trouve. En tout cas, elle me rappelle elle aussi terriblement certains personnages secondaires de la précédente série et c’est ça qui est fort dommage parce qu’à chaque fois que je lis un chapitre, je ne peux m’empêcher de penser à Hanadan et me dire que c’était mieux avant… Heureusement, la série est aussi très drôle, notamment grâce à Airi et ça permet de relativiser ^^

Tome 5

Avec ce tome et déjà un peu le précédent, on entre en plein dans la comédie romantique à rallonge, je sens. Un magnifique carré amoureux se met en place avec au centre deux personnages à baffer : Oto et Haruto. Ils sont tellement peu honnêtes, surtout Oto, qu’ils entraînent ces pauvre Tenma et Megumi dans leur histoire. J’aime beaucoup ces derniers, d’habitude dans ce genre de titre les « rivaux » sont très agaçants, mais ici je les trouve touchants et humains. Tenma aime sincèrement Oto et est prêt à tout pour elle, idem pour Megumi envers Haruto. On les sent vraiment honnêtes dans leurs sentiments. Après, le comportement d’Oto qui refuse bêtement d’admettre où vont ses sentiments m’agace beaucoup, elle s’entête beaucoup trop. Heureusement comme je l’avais dit la dernière fois, il y a personnages et surtout des situations tellement barrées que ça détend l’atmosphère et apporte beaucoup d’humour, que ce soit Haruto qui était intenable à la fête foraine ou Airi qui est surexcitée en présence d’Oto. Du coup, je m’amuse bien. Reste que c’est archi classique, archi téléphoné et du coup un peu fade parfois. Par exemple, pour la nouvelle « menace » qui apparait dans la dernière partie, on devine très vite qui pourrait en être à l’origine… C’est donc un shojo sympa à lire mais qui n’égalera pas celui d’origine.

Tome 6

Pas de changement cette fois non plus. L’histoire reste dans la même veine sauf que l’autrice accentue le trait pour la rivalité entre Haruto et Tenma. On est à fond dans le drame, ça pleure à tout va, ça fait de grande déclaration, ça trahit, ça s’énerve, ça perd confiance, etc. C’est très grandiloquent tout ça. Alors oui, je prends plaisir à lire les aventures d’Oto mais il y a zéro surprise ou prise de risque, tout semble fonctionner comme si la mangaka était sur pilote automatique. Ici, j’ai été contente de voir Haruto s’affirmer. J’ai trouvé que sa présence et son histoire était bien équilibrée avec celle de Tenma. Ce dernier m’a profondément agacé avec son air de petit garçon droit et parfait. Je comprends la détresse d’Oto même si elle se laisse trop marcher sur les pieds pour moi et a un petit côté « toutou » avec lui très horripilant que je n’avais pas trouvé à Makino dans la série originelle. Par contre, « la romance » d’Haruto est bien vite expédiée finalement et le reste des Perfect 5 est vraiment de plus en plus inexistant au fil des tomes. Bref, l’ensemble manque de consistance et tourne un peu en rond. Je voudrais un peu de folie, que diable !

Tome 7

Si vous avez aimez les tomes précédents, ce tome vous plaira également puisque Yoko Kamio continue d’y faire mijoter la même recette. C’est toujours aussi rocambolesque et peu crédible, mais aussi toujours aussi sincère, on le sent dans les émotions exprimées. Notre triangle amoureux est au coeur de toute cette histoire. Ça y est Tenma a réalisé la place qu’il tenait vraiment dans le coeur d’Oto, il tente donc de la conquérir mais ce n’est pas vraiment la meilleure façon de s’y prendre. Je ne suis pas très fan de ces hommes qui se battent entre eux sans consulter l’héroïne… Bon après, j’avoue qu’ici elle est plutôt perdue notre héroïne alors ça n’aide pas, ça m’agace d’ailleurs prodigieusement. Heureusement que les garçons remontent le niveau en se montrant plus décidés. Les épreuves dans lesquelles ils s’affrontent sont ridicules, de même que le pseudo entraînement d’Haruto prétexte à croiser brièvement Sojiro (de la série d’origine). Maintenant cette histoire passée, on va peut-être pouvoir à nouveau avancer dans la romance avec une Oto qui va peut-être enfin se décider. Non, ça c’était avant le dernier rebondissement dramatique sorti de son chapeau par l’autrice où la culpabilité va probablement faire rester Oto avec son fiancé actuel… Vous avez dit « Amour, Gloire et Beauté » ? Vous n’avez pas tort, on se croirait en plein soap opera, et en cela je préférais la série d’origine qui avait au moins le mérite d’être la première à me proposer ça à l’époque, là ça fait trop redondant.

Tome 8

J’ai beau critiquer la série à chaque tome, je continue quand même à la lire et chose rare ici, j’ai bien aimé ce tome malgré que ce soit un tome de transition. Il se partage en deux parties complémentaires qui seront l’une des clés de l’évolution du titre à l’avenir, je pense.

Nous avons d’abord une première partie assez dramatique où Tenma est gravement blessé après avoir défendu Oto face à des voyous. Bien qu’ils aient rompu, celle-ci décide de rester près de lui et de ne pas aller retrouver Haruto qui l’attend. Son choix sera lourd de conséquences. Pour autant, je suis archi fan des réactions de Tenma, ce type est d’une classe folle. Il décide de renoncer à leur relation telle qu’elle était pour repartir sur de nouvelles bases, plus honnêtes et pour cela il ne profite même pas de la situation actuelle de laquelle il pourrait bénéficier pour se rapprocher d’Oto. Cette dernière par contre est très agaçante à ne pas être plus honnête envers elle-même et à subir ainsi tout ce qui lui tombe dessus.

Mais tout ceci nous amène à un petit bond dans le temps de 6 mois et à notre seconde partie où nous retrouvons un Haruto plus grand, plus mur, plus séduisant mais terriblement froid. Très déçu par la façon dont cela s’est terminé avec Oto (mais il ne sait pas tout), il a décidé de tirer un trait sur elle et de l’oublier. Pour cela, il se force à être quelqu’un qu’il n’est pas et c’est bien triste. Je n’aime pas cet version du héros, mais je sais que comme d’habitude ce n’est qu’un moyen pour mieux le retrouver quand il s’expliquera avec Oto. C’est classique mais on s’attache aux personnages et à leurs déboires. Sinon en dehors de la romance, on découvre que pendant cette ellipse, les 2 lycées rivaux autrefois se sont rapprochés et font des activités ensemble, ce qui change complètement l’ambiance. C’est une bonne idée, parce que ras le bol des guéguerre, je préfère largement les fêtes et autres joyeusetés organisées ensemble comme cette excursion à la mer, où déjà les héros se retrouvent en difficulté au bout d’une demi-journée xD

Avec son humour et ses mélodrames en carton pâte, Hana Nochi Hare continue à rendre hommage à sa série mère. Ça n’a rien de révolutionnaire mais c’est amusant et divertissant. Je commence en plus à m’attacher aux principaux personnages, ce qui change la donne.

Tome 9

Tout en restant dans le plus pur style de la comédie romantique légère et dramatique à la fois, Hana nochi hare parvient à se renouveler dans ce tome et à me faire passer un très bon moment.

On reprend là où on s’était arrêté avec Oto et Haruto perdus en pleine mer. Ne s’étant pas parlés depuis des mois, c’est l’occasion pour eux de tirer les choses au clair, enfin. Ce n’est facile ni pour l’un ni pour l’autre mais ça offre une scène très touchante et intense pour nous. De leur côté, Airi et Tenma partent à leur secours et Airi découvre les bons côtés de l’ex-fiancé d’Oto ce qui la fait craquer. Un nouveau carré amoureux est donc doucement en train de se mettre en place.

Mais ça ne suffisait pas à l’autrice qui aime beaucoup le mélodrame. Il a donc fallu qu’elle complique la vie d’Haruto. Après une énième déception, son père le renie et le chasse de chez eux, pour adopter à sa place un jeune prodige américain. On est à fond dans le grand n’importe quoi et pourtant ça fonctionne très bien. J’ai adoré l’introduction de ce personnage qui a une bonne dynamique avec Oto. J’ai beaucoup aimé qu’Haruto vienne chercher de l’aide auprès d’elle. Il craque toujours autant mais il est moins niais et débile qu’avant, ça fait du bien. Ajoutez à ça une Airi fragilisée par ses nouveaux sentiments et vous comprendrez pourquoi j’ai passé un aussi bon moment ^-^

Tome 10

La série devient vraiment de plus en plus agréable à suivre malgré son côté mélodrame à outrance.

Ce nouveau tome est consacré au personnage de Kei et au bazar qu’il met dans les vies d’Haruto et Oto. On découvre un peu d’où lui vient son envie de revanche sur Haruto. C’est complètement tiré par les cheveux et irréaliste mais on voit d’où ça vient au moins. On découvre aussi un personnage attachant et ambigu comme l’autrice avait déjà su en créer dans sa série d’origine, ce qui fait qu’on a du mal à le détester, parce qu’autant il veut se venger, autant il aime aider Oto & Co.

Yoko Kamio profite de cette intrigue pour faire aussi évoluer dans le bon sens la relation entre Haruto et Oto qu’on a un peu marre de voir tourner en rond. Oto a compris ses sentiments et tente de les assumer. Pas trop tôt ! Haruto, lui, doit encore apprendre à oser de lâcher sans avoir peur de souffrir, pour autant il se comporte comme un petit con et ce qu’il ose dire à Oto est juste inadmissible. Je ne comprends pas qu’on puisse encore avoir l’idée d’utiliser ce genre de ressort de nos jours, pour ensuite le balayer l’air de rien en plus. Ça fait trop de mal ! Heureusement, on s’est attaché au personnage depuis longtemps, on le voit s’en prendre plein la poire et du coup on a envie de lui pardonner (à lui, pas à l’autrice). Les dernières pages avec l’intervention sortant de nulle part de deux des F4 est donc la bienvenue !

Hana Nochi Hare reste comme sa grande soeur un titre complètement barré avec des rebondissements qui sortent de nulle part mais qui savent nous divertir. Les héros sont adorables et se bougent enfin pour aller dans la bonne direction. J’espère quand même qu’on n’aura pas une série à rallonge de plus de 30 tomes comme Hanadan 😉

Tome 11

L’autrice continue à pousser son titre pour enfin le faire avancer et il était temps parce que c’était lassant ce statu quo au bout de 10 tomes. Cependant, il y a encore pas mal d’imperfections.

J’ai trouvé le rythme et surtout l’ambiance de ce tome assez pesant et bancal. J’étais à la fois contente de l’évolution des sentiments d’Oto, de sa décision envers Haruto et Tenma, et agacée de la voir encore hésiter, encore vivre dans le passé et stagner. Ce n’est pas une mauvaise idée de la part de l’autrice de montrer qu’il est dur de tourner la page après une relation aussi longue, le problème, c’est que ça fait des tomes que ça dure, alors au bout d’un moment on a envie de couper le cordon une bonne fois pour toute !

Surtout que soyons honnête, Haruto a quand même fait des efforts incroyables depuis le début et qu’il le mérite en quelque sorte. Il est passé de gamin capricieux à jeune homme compréhensif qui sait écouter et attendre. Quelle belle évolution ! Maintenant j’aimerais que l’autrice fasse plaisir aux fans et étale enfin le bonheur du couple sous nos yeux, merci !

Petite nouveauté, les personnages secondaires sont de plus en plus intégrés à l’histoire, après Airi, c’est Kaito. C’est une bonne chose parce qu’il faut dire que les amis d’Haruto sont plus que transparents pour le moment dans cette histoire, ce qui est dommage quand même. Je ne comprends pas pourquoi l’autrice ne les utilise pas.

Après 11 tomes, je peux dire que Hana nochi hare reste une lecture détente sympathique mais qu’elle me fait bien souvent ronger mon frein. Je trouve les héros bien plus humains et sympathiques qu’au début, mais l’autrice avance bien trop lentement avec eux. Elle a vraiment besoin de dynamiser son intrigue et je croise les doigts que ça passe aussi par l’intégration plus importante des personnages secondaires ignorés jusqu’à présent.

Tome 12

Hana nochi hare continue à être une saga dans la veine des shojo lycéen classiques que l’on connait tous, avec une touche de loufoquerie et de rocambolesque complètement savoureuse qui fait que c’est un vrai plaisir de les retrouver à chaque fois.

Dans ce tome, les héros sont enfin ensemble, ça fait un bien fou ! En plus, ils sont ultra mignons à voir avec leurs premières hésitations et leurs premiers pas. Alors que je craignais que l’autrice nous fasse encore mariner longtemps, ce n’est pas du tout le cas, ça bouge quand même un peu. On a droit à une jolie déclaration et même à une scène clé comme dans tout shojo romantique qui se respecte. Bien sûr, c’est amené de manière totalement improbable mais c’est un peu beaucoup la marque de la série !

L’autrice est une habituée du genre, elle nous offre donc des scènes romantiques et drôles comme elle sait les écrire. Son trait s’étant quand même grandement amélioré depuis sa première série, c’est charmant tout plein. Et puis, les personnages sont tellement positifs que ça ne peut que nous mettre en joie. Après un début un peu catastrophique où je ne leur trouvais pas vraiment de personnalité à part ce côté à être tout le temps déprimé et déprimant, ça a bien changé !

Il y a également une bonne utilisation des personnages secondaires une fois de plus. C’est en particulier le cas d’Airi cette fois, la meilleure amie des deux héros. Une jeune fille qui sait ce qu’elle veut mais qui reste une grande enfant. Elle est très amusante. L’autre élément comique fut pour moi la mère d’Oto qui se réveille enfin et s’intéresse aux relations de sa fille. Ce n’est pas trop tôt. Alors oui, c’est 100% caricatural et grossier, mais que sa tête et ses interventions cassant l’ambiance font rire !

La seule chose que j’ai trouvé moyenne dans ce tome, c’est l’arrivée, comme un cheveu sur la soupe, du premier amour d’Haruto qui comme par hasard a été gravement malade… C’est un peu too much et ça donne l’impression que tient, le rival du héros est parti, ce serait bien de coller une rivale à l’héroïne maintenant. Ce sont des rebondissements vus et revus qui n’apportent en général pas grand-chose…

A part ce dernier point, j’ai vraiment passé un chouette moment de lecture à rire des premières fois maladroites du nouveau couple et des bouffonneries des personnages qui les entourent. J’aime la bonne humeur et la douce folie que l’autrice introduit dans ce titre. Ça ne révolutionne absolument pas le genre mais ça m’amuse énormément.

Tome 13

Alors qu’on se rapproche inéluctablement de la fin, l’autrice poursuit sa tendre bluette avec toujours autant d’aventures rocambolesques et de rebondissements mélodramatiques mais dans la bonne humeur !

Quand on a déjà lu un titre de Yoko Kamio, on reconnait bien vite les ficelles qu’elle va tirer pour faire avancer son histoire. Ici, avec l’arrivée du premier amour d’Haruto, forcément on savait que ça allait finir en rebondissements plus farfelus les uns que les autres pour tenter de nous arracher une petite larme d’un côté et de faire durer avant qu’ils puissent être enfin ensemble normalement. A croire que l’autrice s’ennuie quand il n’arrive pas un drame aux héros ^^!

Cependant, j’ai trouvé que dans l’ensemble elle s’en tirait bien. Certes comme par hasard Amei est malade, comme par hasard elle ne parvient pas à oublier Haruto, comme par hasard elle s’immisce entre lui et Oto. Mais pour une fois, les personnages gèrent bien la chose. Haruto reste franc et honnête. Oto ne démarre pas sur les chapeaux de roues et lui fait confiance. C’est donc moins pire que je le craignais, même si son petit séjour à l’étranger était quand même bien exagéré. Je trouve cependant que l’autrice exagère moins que dans sa première série, notamment parce qu’elle a su créer une confiance entre les deux héros et qu’elle les fait communiquer, ce qui est bien plus dans l’air du temps. C’est bien qu’elle ait évolué positivement.

Du côté de l’intrigue générale, la mangaka commence à boucler un à un ses dossiers en vu de la fin. L’ex d’Oto, c’est réglé. L’ex d’Haruto aussi désormais. Haruto a rencontré les parents d’Oto avec plus ou moins de succès. Reste probablement pour les prochains tomes, les propres parents d’Haruto. J’ai hâte de voir ce que ça va donner. La mère d’Oto est bien givrée, elle. Heureusement que son père plus terre à terre compense. J’ai d’ailleurs été surprise par la tranquillité et de charisme de celui-ci. Il m’a bien plu.

Du côté des personnages secondaires, malheureusement bien trop oubliés dans cette histoire, l’autrice pense à montrer comment va Tenma. Elle fait également un tout petit peu avancer Airi et Kaito. Tout est en bonne voie.

Tout en ne révolutionnant pas le genre, Yoko Kamio continue à nous faire vivre de folles aventures bien rocambolesques avec cette nouvelle génération d’élèves d’Eitoku. C’est drôle et tendre à la fois, mais surtout ça fait plaisir de voir que la mangaka a su évoluer et propose ainsi des personnages plus à l’écoute. On aime.

Tome 14

L’heure de la fin est de plus en plus proche et cela s’en ressent fortement sur l’intrigue avec une autrice qui a la fois tire inutilement sur la corde mais également conclut enfin certains arcs.

J’ai été ravie de voir les principaux couples de l’histoire résoudre leurs derniers conflits dans ce tome et nous offrir les happy end qu’on attendait. Ainsi Oto et Haruto s’avouent leurs sentiments et vivent ouvertement leur relation dans le Los Angeles de Tenma. C’est sympa de les voir évoluer en temps que couple même si c’est bien léger. Puis c’est au tour d’Airi qui fait enfin son choix et nous offre une romance toute mignonne et gentillette sur fond d’amis d’enfance qui osent enfin être honnêtes l’un envers l’autre maintenant qu’ils ont confiance en eux. Encore une fois, c’est vu et revu mais bien sympa et bien raconté.

C’est un peu le problème de la série, l’autrice n’innove pas. Tout est simple, lisse, classique. Les situations se veulent amusantes et prêtent à sourire mais c’est fade dans le fond, surtout quand on sait de quoi l’autrice est capable. J’ai l’impression que, comme moi, elle est en pilote automatique. C’est un peu triste.

La preuve flagrante de ce manque d’imagination dont elle fait preuve, plutôt que d’aller directement tailler dans le vif et en terminer avec les parents d’Oto qui ont du mal à accepter sa relation avec Haruto, elle préfère nous faire mariner et orienter l’histoire ailleurs. Pour cela, elle utilise de vieux personnages qui n’ont rien à faire ici, ce qui rend leur arrivée assez surprenante pour ne pas dire hors de propos. Revoir Tsukushi fait forcément plaisir au lecteur de la première série, surtout qu’elle évoque Tsukasa, se relation compliquée avec la famille Domyoji et ce qu’elle fait en ce moment. Cependant, ça sort de nulle part et ça ne fait que rallonger artificiellement la série actuelle en faisant du fan service…

Hana Nochi Hare est sur le point de se terminer et heureusement. L’autrice est vraiment arrivée au bout de ce qu’elle avait et pouvait raconter. Il ne serait pas bon pour elle de plus tirer sur la corde, on a déjà dépassé la limite de ce qui est concevable pour que ça reste agréable. Dommage parce que je chéris vraiment l’univers de sa première série.

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