Livres - Fantasy / Fantastique

La Roue du Temps de Robert Jordan

Titre : La Roue du Temps

Auteur : Robert Jordan

Éditeurs vf : Bragelonne pour les intégrales ; autrefois chez Pocket en découpés

Année de parution vf : Depuis 2012 chez Bragelonne

Nombre de tomes vf : 9 intégrales / 14 chez Bragelonne + Une Préquelle (en cours)

Histoire : La Roue du Temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes.
C’est la Nuit de l’Hiver dans la contrée de Deux-Rivières et, en ce soir de fête, l’excitation des villageois est à son comble. C’est alors qu’arrivent trois étrangers comme le jeune Rand et ses amis d’enfance Mat et Perrin n’en avaient jamais vu : une dame noble et fascinante nommée Moiraine, son robuste compagnon et un trouvère.
De quoi leur faire oublier ce cavalier sombre et sinistre aperçu dans les bois, dont la cape ne bougeait pas en plein vent…
Mais, quand une horde de monstres sanguinaires déferle et met le village à feu et à sang, la mystérieuse Moiraine devine qu’ils recherchaient quelqu’un : pour les trois amis l’heure est venue de partir. Car la Roue du Temps interdit aux jeunes gens de flâner trop longtemps sur les routes du destin…

Mon avis :

Tome 1 : L’oeil du monde

La roue du temps fut l’une des séries phares de mon adolescence. Je m’en rappelle en avoir lu chaque demi-tome qui sortait à l’époque (oui, pocket découpait les intégrales en deux…) avec un plaisir non dissimulé et j’attendais la suite des aventures de nos héros avec la même impatience. J’ai vraiment été bercée par les péripéties de Rand, Mat, Perrin et autres Aes Sendaï qui les entouraient. Mais la parution française et moi également n’avons jamais fini la saga. Avec l’intention d’enfin en découvrir la conclusion, j’ai acheté les derniers tomes en anglais, mais impossible de m’y mettre sans tout relire avant.

Avec la rentrée, je me suis donc lancée le défi de relire chaque mois, un tome (version intégral comme dans l’original) de cette saga pour enfin en découvrir la fin. Pour cela, j’ai racheté les débuts dans la nouvelle édition de Bragelonne qui bénéficie d’une nouvelle traduction. Parlons de suite de celle-ci, pour quelqu’un qui a autrefois lu l’ancienne comme moi, il y a forcément des mots et expressions qui vous feront tiquer, vous préfèrerez l’ancienne ou la nouvelle selon vos goûts (l’ancienne pour ma part), mais dans l’ensemble le texte est très agréable à lire et la lecture coule de source, malgré les nombreuses descriptions dont l’auteur aime ponctuer son récit. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai retrouvé cet univers, qui n’a pas vieilli d’un pouce pour moi.

Mais de quoi est fait cet univers ? C’est, dans un premier temps, très inspiré du titre phare de Tolkien que nous connaissons tous. On retrouve énormément de thématiques, de personnages, de scènes ou encore des développements qui font penser au Seigneur des Anneaux, mais contrairement à celui-ci, Robert Jordan, lui, a envie de nous embarquer dans une histoire beaucoup plus longue et vaste, le rythme n’est pas donc pas le même, ni les développements. Attendez-vous à vous laisser tranquillement embarquer dans un univers aux ramifications sans cesse plus nombreuses et ce premier tome n’en est que la première pierre.

En effet, s’il est une chose à savoir, c’est Jordan aime prendre son temps. Quand on lit un de ces tomes, on sait que ça va être bourré de descriptions, de la coiffure, en passant par les tenues et autres états d’âmes des personnages, mais également des descriptions des lieux et artefacts qui rendent ceux-ci particulièrement vivants et réalistes à nos yeux et qui permettent une vraie immersion dans son univers.

Celui-ci repose, à la base, sur un concept très manichéen : les forces du Mal, des hommes ayant détourné le Pouvoir Unique masculin, sont enfermées depuis des millénaires dans le Mont Shayol Ghul, tandis que face à eux se tient un groupe de femmes aux puissants pouvoirs : les Aes Sedaïs. Un jour, dans un petit village loin de tout, des sbires des forces du Mal débarquent et ravagent tout. Ils sont à la recherche de trois garçons très particuliers, qui pourtant ont l’air on ne peut plus ordinaires : l’un des bergers, l’autre fils de forgeron et le dernier fils d’un marchand de chevaux. Mais sur place, une Aes Sedaï, Moiraine, était présente avec son Champion (je préfère l’ancien terme « Lige » personnellement ><) et va leur venir en aide.

On va ensuite suivre, le départ de leur village qui va signer le début de leur grande aventure. Ils partent sur les routes pour rejoindre le centre du pouvoir des Aes Sedaï, Tar Valon, afin que ces dernières puissent voir comment les aider. Mais on sent bien que Moiraine leur cache bien des secrets, notamment pourquoi ils les intéressent. Néanmoins, ils partent avec elles, voyages énormément, traversent bien des lieux inédits pour eux, on découvre à travers leurs yeux les différentes terres entourant leur petit village et les grandes villes peuplant cet univers. C’est également l’occasion de faire des rencontres significatives qui va leur permettre, et à nous aussi, de découvrir peu à peu qui ils sont et pourquoi ils intéressent tant tout le monde, leurs poursuivants en tête. Parce que forcément, ce n’est pas juste un petit voyage d’agrément, il y a derrière et autour d’eux tout un tas de méchants qui les cherchent, certains étant des créatures effrayantes, d’autres juste des hommes dévoyés par le Mal.

Certains trouveront peut-être ce cheminement, tout au long de ce premier tome, un peu longuet et je peux le comprendre. Leur voyage prend quand même, dans les 500-600 pages, je pense, si j’enlève le début, mais pour ma part je me suis régalée. J’ai beaucoup aimé découvrir les différents paysages. J’ai aimé les voir grandir au fil des jours. Je me suis amusée de redécouvrir tout plein de petits éléments qui vont tisser la toile de cet univers : les forces politiques, les pouvoirs magiques, les liens entre saidin et saidar, etc. J’ai souri aussi devant les relations qui se nouaient entre les membres du noyau du début ou les ajouts rencontrés en cours de route. C’est vraiment très riche et on ne s’ennuie pas.

Pour conclure, ce premier tome reste quand même une introduction, afin de nous faire deviner qui va prendre de l’importance, pour faire quoi, avec et/ou contre qui. L’aventure est à peine lancée et quand on connait la suite comme moi, on se rend compte que vraiment on n’a encore rien vu pour le moment, que ce n’est qu’un amuse bouche et que le meilleur, le plus palpitant, le plus héroïque, le plus sombre et le plus tortueux est à venir !

Ma note : 16 / 20

Tome 2 : La grande quête

Je sais que c’est peut-être la nostalgie qui parle mais je me suis encore plus régalée que lors de la relecture du tome 1 ici. J’ai eu l’impression que petit à petit l’auteur trouvait son style en dehors de son hommage à Tolkien, qu’il complexifiait son série et jouait très bien des multiples personnages qu’on a déjà rencontrés et des différents pôles occasionnés.

Nous reprenons l’histoire juste après la fin du tome 1 et de l’affrontement de Rand qui lui a révélé ses pouvoirs. Celui-ci refuse d’admettre qu’il pourrait être le Dragon réincarné. Il a peur de sa capacité de canaliser et décide de s’éloigner de tout le monde pour ne pas leur faire du mal. Il en résulte un comportement assez agaçant de sa part et la mise en avant de ce personnage par l’auteur n’arrange rien. Je trouve que Jordan force un peu trop le trait sur son immaturité, son côté têtu et fonceur. Mais heureusement il ne s’arrête pas là, Rand a aussi bon coeur et pour aider ses amis, il va donc se mettre en quête du Cor de Valère et du poignard de Mat qui ont été volé à leur barbe. Il en résulte un tome plein d’aventures, où on va être encore ballotés d’une contrée et d’une ville à une autre, le temps de moments épiques.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Jordan a géré son récit. Il a parfaitement su mélanger action et développement de son univers. Les aventures que vivent Rand et ses amis sont passionnantes mais en même temps on découvre de nouveaux pays, de nouvelles coutumes, de nouveaux personnages, de nouveaux pouvoirs, etc. C’est très riche. De plus, il n’y a pas que cette quête dans ce tome l’histoire se tourne aussi beaucoup plus du côté des Aes Sedai que rejoignent Egwene et Nynaeve, ce qui ouvre un pan passionnant de l’histoire. En effet, elles introduisent une dimension de politique et de complot que j’ai adoré, tout en saupoudrant le tout d’une touche de vie en pensionnat à la Poudlard avec ses épreuves et ses personnages détestables. C’était très bon.

Les personnages restent nombreux. On aurait pu croire que ce serait difficile de les suivre mais ce n’est pas le cas. Robert Jordan passe très bien de l’un à l’autre, leur donnant à chacun la part belle, aussi bien les anciens que les nouveaux ou ceux que l’on retrouve. Rand part avec Mat et Perrin aux côtés d’Ingtar et Hurin (clin d’oeil à Tolkien ?) et ces derniers ont leur part dans sa réussite. Egwene et Nynaeve retrouvent Elayne et Min à Tar Valon et ces dernières leur seront très utiles pour se sortir du guêpier où elles vont se fourrer. Quant aux Aes Sedai qu’on rencontre, chacune est plus charismatique que l’autre dans son genre, l’Amyrlin en tête. Il me tarde déjà de plus les retrouver dans les prochaines tomes car si ici l’action prime souvent, la politique n’est jamais bien loin et ça va continuer !

Dans les petites nouveautés, en plus de l’arrivée en force des femmes de Tar Valon, j’ai beaucoup aimé les petites avancées sur Rand et « son passé », ainsi que sur la prophétie du Dragon Réincarné, et le rôle subtil d’une certaine Réprouvée. J’ai trouvé l’utilisation des voies et autres portes passionnante. J’ai adoré découvrir le mode de vie des Seanchans, avec leurs damanes tenues en laisse. Toutes ces petites choses et bien d’autres viennent vraiment enrichir l’univers de la série et lui donner sa couleur propre.

En conclusion, j’ai à nouveau été happée par l’univers de la Roue du temps. Celle-ci tourne plus vite que dans le premier tome et l’aventure nous embarque encore plus. Alliant quête classique, découverte de cultures différentes et politiques Aes Sedai et Daes Dae’mar, le récit devient de plus en plus passionnant et difficile à lâcher. Jordan se détache petit à petit de Tolkien dont il s’est fortement inspiré pour créer son propre univers bien plus complexe dans ce qu’il offre directement aux lecteurs, tout en restant très accessible à la lecture. Je suis fan !

Note : Je reprends mes anciennes éditions Pocket à partir de ce tome même si les intégrales sont découpées et que ça m’oblige à lire plusieurs volumes pour retrouver le découpage original. Je lui préfère largement sa traduction ^^

Ma note : 17 / 20

Tome 3 : Le dragon réincarné

Alors que le dernier tome avait été une lente montée en puissance et que j’avais passé un excellent moment de lecture avec, celui-ci marque un peu le coup, la faute à des choix narratifs qui ne m’ont pas convaincue.

Nous avions laissé Rand alors qu’il venait d’être proclamé Dragon Réincarné et qu’il avait fait montre de ses pouvoirs aux yeux de tous. Mais ce n’est pas aussi facile que ça à assumer. Dans ce tome, il est donc le grand absent, celui dont tout le monde parle mais que presque personne ne voit, pas même les lecteurs. C’est mon grand regret ici. Rand, qui est censé être le héros, fait figure de figurant dans ce troisième volume de l’histoire. On ne voit quasiment rien de ses tourments et il apparait juste brièvement de temps à autres pour se rappeler à nous, le long de son chemin vers Tear où il se rend pour confirmer une nouvelle fois qui il est. Le personnage est totalement oublié et on ne comprend pas bien ce qui le ronge du coup. L’auteur se moque un peu de nous et c’est sans parler de ce final où il expédie tout en moins de 20 pages… Vraiment décevant alors que j’en attendais bien plus.

Heureusement face à lui, et ce fut la force de ce tome, il y a tous les personnages secondaires qui pour le coup ont le champ libre pour se développer et montrer qu’ils ont du ressort. Je vais de suite évacuer ceux qui ne m’ont pas beaucoup plu : il s’agit de Mat et Perrin, les 2 autres Ta’veren, décidément… J’ai trouvé intéressant l’idée de faire de Mat un trèfle à 4 feuilles humains, mais du coup ses aventures perdent en impact et tout est un peu trop facile pour lui. Ça le renforce dans son rôle de branquignole que j’espérais lui voir abandonner. Alors oui, on a quelques lueurs d’espoir dans les derniers chapitres mais ce n’est pas encore suffisant. Trop de légèreté tue le personnage pour l’instant. A l’inverse, c’est le trop grand sérieux de Perrin, qui plombe ce dernier. Là aussi, il y a du potentiel mais ses aventures sont un peu mornes. Sa rencontre avec Faile est horripilante, tout comme l’est la jeune fille et l’évolution bien trop rapide et brusque de leur relation… Je n’accroche pas. Par contre, comme pour Mat, j’aime le don dont on affuble Perrin : voyager dans les « rêves de loups ». C’est plein de promesses. Il reste également un personnage dont j’aime le sérieux même si ici ça joue des tours à la dynamique de l’histoire. Oui, je ne suis jamais contente, mais je trouve que l’auteur a du mal à doser ses personnages masculins.

Du coup, la bonne, que dis-je, l’excellente surprise vient de nos amies Aes Sedai. J’ai été passionnée par les chapitres se déroulant à Tar Valon où l’on suit la punition reçue par les filles, puis leur ascension et enfin la sombre et périlleuse mission qu’on leur confie. C’est passionnant de voir la politique sur la corde raide qui se met en place dans leur école, pour tenter d’endiguer l’Ajah Noire qui est encore belle et bien présente dans l’ombre. J’ai aimé les voir partir en mission et jouer de leurs pouvoirs. Je trouve juste, encore une fois, que l’auteur ne prend pas assez le temps, c’est un comble pour Jordan, pour expliquer comment se développent leurs pouvoirs. Ils ont l’air un peu trop de sortir de nulle part. Ça ne me suffit pas d’entendre à chaque fois que c’est parce qu’elles sont plus puissantes qui quiconque depuis des siècles… Mais au moins avec elles, on a de l’aventure, de la politique, des complots, des pouvoirs, bref on ne s’ennuie pas.

Autre élément très positif de ce tome, c’est le développement de l’univers de la saga. Déjà, on parle des différents objets de pouvoirs de la saga qui permettent de manipuler le saidin et le saidar, c’est fascinant. On apprend également quelques bribes sur l’ancienne ère et ses membres encore en vie mais emprisonnés officiellement. Il y a aussi des informations sur ce que peuvent mijoter les membres de l’Ajah Noire et leur lien avec le Ténébreux. On découvre de nouveaux pouvoirs et de nouveaux coins du monde avec le Tel’aran’rhiod (le monde des rêves) et Tear avec son épée Callandor. Enfin, je garde le meilleur pour la fin, on rencontre enfin des membres du Peuple du dragon et je peux vous dire que je les attendais. Les Aiels sont des individus vraiment différents de ceux qu’on connaissait jusqu’à présent avec une société dont les us et coutumes ainsi que le fonctionnement sont totalement différents des nôtres. J’ai vraiment hâte qu’on les voie plus.

Ainsi, la saga continue à être dans mon top des meilleures que j’ai pu lire en Fantasy épique. Je trouve juste ce tome un peu plus faible que les autres de part le choix de mettre le héros en retrait et de privilégier les personnages autour de lui, puisque ces derniers n’ont pas tous les mêmes intérêts. Du coup, la plupart de leurs aventures font pâle figure face à ce qui se passe chez nos amies à Tar Valon et on ronge un peu notre frein. Mais il y a tant de belles pistes qui sont lancées pour la suite que je ne peux que rester enthousiaste.

Ma note : 15,5 / 20

Tome 4 : Un lever de ténèbres

Il est peu dire que j’attendais ce tome avec impatience. Pourquoi ? Parce qu’on y rencontre enfin la société des Aiels, l’élément fort qui m’avait marqué lors de ma lecture à l’époque et qui était resté le plus dans ma mémoire malgré les années qui ont passé. Ce tome m’a donc fait passé un très beau moment du point de vue de la mythologie de la série mais pas seulement, l’auteur nous y réserve aussi plusieurs surprises dont il a le secret et il n’oublie pas non plus de développer l’ensemble des fils qu’il a jeté dans les précédents tomes pour créer un vaste univers totalement cohérent.

Ce tome 5 de la Roue du temps est le tome le plus épais de la saga parmi ceux sortis en français, malgré tout et surtout malgré les descriptions à rallonge dont l’auteur a le secret, ce fut pourtant l’une de mes meilleures lectures du cycle. Je trouve qu’il a enfin trouvé le bon rythme, le bon rythme pour alterner les aventures de chacun des personnages, le bon rythme pour développer ceux-ci et le bon rythme pour développer son univers.

En effet, dans ce tome, Robert Jordan accorde enfin sa place à chacun. Après un tome 3 avec un Rand assez absent, il est ici au coeur de l’histoire avec sa découverte du peuple Aiel auquel il appartient sans le savoir au début. C’est le début d’une nouvelle quête pour lui et d’un nouveau pan de sa vie. On va donc consacrer une large partie du tome à la découverte de leurs us et coutumes, mais aussi de la place que Rand peut s’attendre à trouver chez eux. Pour autant, l’auteur n’en oublie pas les autres Tav’eren. J’ai trouvé qu’il commençait à donner une vraie carrure à Mat, autre que celle du joyeux farceur et la direction prise pour lui autour des mystères de sa mémoire parcellaire et de sa connaissance de l’Ancienne langue, me plait énormément. Perrin n’est pas en reste, il part lui aussi à l’aventure de son côté, ou plutôt il part sauver ceux de son village natal à la place de Rand qui est trop occupé par son destin, et ainsi il trouve lui-même le sien. C’est assez surprenant de voir ce grand timide se hisser à un tel statut, mais ça lui va plutôt bien au final.

Ce qui m’amène aux points négatifs du tome, parce qu’au milieu de ces plus de 900 pages il en fallait bien… J’ai trouvé qu’une fois qu’on enlevait toutes les descriptions à rallonge, Robert Jordan allait un peu trop vite sur certains aspects. Il utilise vraiment de très grosses ficelles pour que ses personnages s’en sortent. Il les fait ainsi avancer au pas de course après avoir longuement tardé et parfois tourné en rond. Les scènes de bataille sont ainsi bien trop brèves, rapides et faciles. Il y a bien trop de Deus ex machina… je dois le reconnaitre et c’est dommage, ça fait perdre de sa dimension épique à la série. De la même façon, les romances sont très mal écrites ici. On ne croit pas une seconde à celle entre Rand et Elayne, qui sort de nulle part ou presque et est développée bien trop rapidement et superficiellement. Celle de Perrin et Faile est à peine mieux, mais vu le caractère particulièrement pénible de la demoiselle, c’est dur de l’apprécier. Ici aussi, ça va trop vite et certains développement ne sonnent pas juste. Je ne lis définitivement pas le titre pour ça malgré mon goût pour les romances… Et la prochaine qui se dessine n’est guère malheureusement.

Non, si j’ai tant aimé ce tome, c’est pour trois choses : les Aiel, Rand et ses pouvoirs, et les soubresauts à Tar Valon. Le premier point est passionnant. On découvre une toute nouvelle société avec des coutumes complètement différentes des nôtres, où il y a un bel équilibre entre homme et fan, et surtout un passé tragique qui fait rêver. J’ai adoré l’arrivée auprès des Sagettes, la découverte de Rhuidean, la rencontre avec les autres chefs, que de moments magiques ! Concernant Rand, on le voit enfin avancer avec un semblant de plan, il rencontre des Réprouvés qui vont « l’aider » à leur façon à progresser, il utilise des objets de pouvoirs, il se crée une place dans ce nouveau monde. Bref, il bouge et me fait rêver lui aussi par les promesses d’aventure qu’il m’offre. Enfin, les Aes Sedai de Tar Valon ont été la grosse surprise du tome. Je ne m’attendais pas à un tel revirement ou du moins pas si vite et si brusquement, ça offre aussi tout un tas de possibilité d’aventure, de trahison, de revanche, d’étalage de pouvoirs, etc.

Ce tome est vraiment un tournant dans l’histoire, il ouvre plein de portes et en même temps l’auteur parvient à réutiliser tout ce dont il a déjà parlé. On retrouve le Champ d’Edmond. On revoit les Seanchan et leur a’dam. On continue à parler des Réprouvés et de Lews Therin. On fait une incursion à Tar Valon. Les filles continuent à poursuivre l’Ajah Noire. Bref tout ce qui avait été un peu amorcé se développe pour permettre à l’intrigue de prendre encore plus d’ampleur. C’est excellent !

Ma note : 17 / 20

Tome 5 : Les deux du ciel

Cette relecture de la saga phare de mon adolescence n’en finit pas de m’enchanter avec un tome encore une fois bourré d’actionles personnages avancent bien. Robert Jordan ne perd pas le cap et fait sans cesse avancer son histoire, avec peut-être moins de surprises que les dernières fois, mais avec toujours le même esprit retord quand même, ce qui rend la lecture toujours passionnante. Je vais donc essayer de vous en parler sans trop spoiler.

L’intrigue se découpe essentiellement en 3 axes dont 2 qui vont se rejoindre dans ce tome. Le grand absent est par contre Perrin qu’on ne voit pas mais comme ce n’est pas non plus mon personnage préféré, surtout à cause de Faile, il ne m’a pas manqué. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé la mise en avant de Mat, la prise d’assurance de Rand et les affaires de nos chères Aes Sedais et Sagettes.

Rand est désormais un Car’a’carn installé à la tête des Aiels, son but est désormais de traquer et éliminer Couladin, le chef Aiel rebelle qui cherche à prendre sa place. On va donc suivre ses préparatifs, sa façon de commander les Aiels, les concessions qu’il va devoir faire, les décisions qu’il va devoir prendre, etc. C’est classique et pourtant passionnant, surtout que viennent s’y mêler beaucoup d’éléments plus personnels tels que ses sentiments naissants pour Aviendha, sa méconnaissance de la société aielle ou encore les souvenirs de Lews Therin qui commencent à venir le hanter. On ne s’ennuie pas un instant en le suivant et Rand grandit vraiment, je trouve, même si sa maîtrise du pouvoir est encore bien trop souvent le fruit du hasard. En attendant, il nous offre deux grands moments dans ce tome : la bataille contre Couladin où on a l’impression d’être sur le terrain avec lui et ses officiers à suivre les différentes manoeuvres (merci Mat !), et l’attaque des Réprouvés avec un duel assez surprenant. Rand et ses amis se débarrassent à nouveau de plusieurs Réprouvés mais Rand est rattrapé par la souillure et ses souvenirs, de plus il est à la tête de plus en plus de cités, ce qui promet vraiment pour la suite.

Face à lui, Robert Jordan nous propose également de suivre Elayne et Nynaeve dans leur combat contre l’Ajah noire. J’ai trouvé que leur intrigue s’embourbait un peu et qu’elles perdaient trop de vue le combat qu’elles devaient mener. Le duo ne fonctionne pas super bien, Elayne étant très agaçante et sachant à merveille réveiller les vieux démons de Nynaeve, ce qui donne envie d’en prendre une pour taper sur l’autre. Cependant, elles voyagent, font des rencontres très intéressantes, développent leurs pouvoirs, notamment en lien avec le Tel’Aran’Rhiod (le monde des rêves). J’ai aimé voir l’intérêt grandissant d’Elayne pour la fabrication et le fonctionnement des objets de pouvoirs, et celui de Nynaeve pour la guérison. J’ai aimé les voir s’affirmer l’une et l’autre et prendre part aux combats. J’ai été plus agacée, une fois de plus par la partie romance et rougissements de jeunes filles que je trouve très mal faits dans la série…

Enfin, reste la troisième partie de l’intrigue qui va rejoindre celle de nos Aes Sedais en herbe, c’est celle de leurs aînées qui ont quitté la Tour suite à la prise de pouvoir d’Elaida. On ne les voit pas beaucoup mais le peu où on les suit, l’intrigue se révèle passionnante, à la fois parce que c’est très politique mais également parce que ce sont des personnages haut en couleurs, à l’image de Siuan et Leane et de leurs aventures avec Gareth Bryne, l’ex de la mère d’Elayne. Tout cela donne un savoureux mélange drôle et sérieux à la fois, qui se complexifie encore quand nos deux jeunes Acceptées reviennent au bercail. On sent vraiment qu’on n’est qu’au tout début de ceci.

Et je n’oublie pas les personnages dont j’ai tu les noms jusqu’à présent mais qui nous offrent encore de beaux moments dans ce tome, même si parfois on a aussi envie de leur crêper le chignon. Pèle-mêle, j’ai beaucoup aimé le rôle d’Aviendha et des autres Sagettes qui n’hésitent pas à tenir la dragée haute aux hommes comme aux Aes Sedais. Je me suis amusée de voir Egwene prendre un tel bec vis-à-vis de ses anciennes camarades. Elle commence à prendre une toute autre stature. J’ai été surprise de voir à l’inverse Moiraine apprendre à se faire plus discrète et moins insistante auprès de Rand. En plus, elle nous livre l’une des grandes surprises du tome ! J’ai été triste pour Lan dans ce tome qui est bien trop effacé. J’ai beaucoup aimé l’arrivée de Brigitte qui apporte du sang neuf et ça m’a fait du bien de retrouver des têtes connues, montrant que le monde est bien petit. Tout cela donne vraiment le sentiment de suivre une petite famille certes hétéroclite mais dont on aime chaque membre justement pour ses particularités.

Franchement l’histoire est vraiment bien rythmée cette fois. Le tome a démarré sans temps mort, nous embarquant d’emblée dans les aventures des uns et des autres. Parfois on passe de longs moments sans revenir à un pan de l’intrigue mais vu que ce qui se passe est passionnant, on ne regrette pas. J’ai aimé qu’on approfondisse le rôle de Rand auprès des Aiels mais aussi en tant que Dragon Réincarné et Car’a’carn. J’ai beaucoup apprécié l’importance prise par le Monde des rêves dans l’intrigue en général, montrant ainsi les différentes possibilités qu’il a à offrir et il y en a. J’ai trouvé qu’en général le développement de l’aspect magique de l’histoire était bien mené, avec un Rand qui commence à basculer, un Mat qui commence à exploiter ce qu’il a gagné et les filles qui gagnent énormément en assurance avant de se prendre un retour de bâton. C’est très astucieux pour garder l’attention du lecteur.

Ainsi, je me suis peut-être encore plus attachée aux personnages dans ce nouveau tome et j’ai été passionnée par leurs aventures aux quatre coins du globe avec en même temps le sentiment d’un certain recentrage bienvenu de l’intrigue. Décidément, j’adore ce qu’a fait Robert Jordan ici !

Ma note : 17 / 20

Tome 6 : Le seigneur du chaos

Lentement mais sûrement, je me rapproche de la parution française, coincée au tome 9 depuis 2 ans. J’aime toujours autant l’univers de La roue du temps qui est d’une belle complexité, complexité de l’intrigue, des personnages mais aussi des émotions. Cependant, je ne peux cacher aussi une certaine lassitude qui a fait jour dans ce tome très très long.

J’ai eu l’impression que les différentes forces passaient leur temps à fourbir leurs armes dans ce sixième opus et du coup qu’on faisait énormément de surplace. Cela a rendu ma lecture de ces mille et quelques pages très très longue et la tentation de sauter certains passages très très puissante.

La majeure partie du tome est consacrée à la politique Aes Sedai. Celles-ci sont bel et bien divisées, c’est un état de fait. Celles de la Tour, toujours dirigées par Elaida ourdi un plan pour s’emparer du pouvoir, mais on les voit très peu. Non, l’auteur se concentre sur celles de Salidar qui ont tout à construire. On y voit longuement Nynaeve et Elayne y évoluer, démontrant tout ce qu’elles ont appris, mais bon sang que c’est long et répétitif. En plus, Elayne est juste impossible. Heureusement, leurs interactions avec Leane et Sian restent piquantes et intéressantes, et surtout un nouveau défi se présente devant elles, qui va les occuper par la suite. Cependant, je trouve ce tome assez statique pour elles. L’animation ne vient que dans la seconde partie avec un coup de chapeau sorti de nulle part concernant le choix de la nouvelle Amyrlin et un prodige non moins surprenant venant de Nynaeve. Mais cela a le mérite de rebattre les cartes.

L’autre gros morceau, c’est bien sûr l’intrigue autour de Rand, qui là aussi est très statique même si on le suit dans ses Voyages d’un lieu de pouvoir à l’autre. Les nombreux jeux de pouvoirs à chaque fois différents selon qu’il soit à Tear, Caemlyn ou Cairhien sont complexes et un peu lassants au final pour le lecteur, surtout au vu du nombre de personnages conséquent et souvent oubliables qu’on croise. C’est la même chose pour les romances du jeune homme. J’en ai rarement vu d’aussi mal écrites. Je ne comprends pas l’attachement de ces femmes pour lui quand on voit le peu de temps passer avec lui avant que leurs sentiments se déclarent. Et par la suite, elles sont toutes, à leur façon, ridicules au possible. La moins pire étant pour moi Aviendha et encore… Tout ça me fait trop souvent lever les yeux au ciel lors de la lecture. Heureusement, petit à petit c’est un autre aspect de Rand qu’on voit prendre le dessus : sa folie. Il entend de plus en plus et de mieux en mieux la voix de Lews Therin, son incarnation passée, ce qui peut faire craindre le pire. Il s’enferre aussi dans son idée de monter une armée d’Asha’man, pendant des Aes Sedai, avec une aide inattendue. Et il réfléchit en plus à un plan, qu’il n’a pas encore dévoilé, contre les Réprouvés en liberté. Ça fait beaucoup pour un seul homme mais c’est palpitant à suivre pour le lecteur qui se demande ce qui relève du génie ou de la folie.

Et pendant ce temps, nos autres Tave’ren sont attirés ou repoussés par lui. J’ai aimé le retour de Perrin dans l’histoire même si j’ai eu du mal à reconnaitre notre ami forgeron dans l’homme dur et sur de lui qu’on retrouve. Je déteste toujours autant sa femme et ses manoeuvres par contre. Mais Perrin est un homme qu’il fait de bon de retrouver. J’aime beaucoup sa faculté de communiquer avec les loups et il fait le lien avec les Deux Rivières. Mat est un peu plus oublié. On le croise certes en tant que commandant de la Main rouge, mais il est aux ordres de Rand et il brille moins. On le retrouve coincé dans une mission dont il ne veut pas avec des personnages insupportables à gérer. Bon courage à lui ! Mais au moins, il m’amuse toujours autant et je place de grands espoirs en lui.

Alors pourquoi ai-je apprécié ce tome malgré toutes mes récriminations ? Parce que même si on fait longtemps du sur place, on développe de plus en plus la folie de Rand, ses pouvoirs, ses ambitions politiques et guerrières. Qu’on voit les Aes Sedai à l’oeuvre dans toute leur grandeur et leur horreur. Qu’il y a une multitude d’intrigues et sous-intrigues pour nous faire patienter et ronger notre frein. Mais surtout parce que le final, les 100 dernières pages environ, envoient du lourd ! Une capture, une course-poursuite, une libération et une bataille haletantes qui m’ont fait retenir mon souffle et qui me font craindre le pire pour la suite ! Alors je pardonne quand même à Robert Jordan de m’avoir un peu ennuyée au cours de cette lecture car je sens bien qu’il a pensé sa série dans la globalité. Certes celle-ci gagnerait à être élaguée mais ça reste vraiment excellent dans l’ensemble.

Ma note : 15,5 / 20

Tome 7 : Une couronne d’épées

Nouveau tome, nouvelles récriminations. J’ai l’impression d’être un peu dans le creux de la vague en ce moment avec cette série que j’affectionne particulièrement mais dont je vois de plus en plus les failles également. Après un tome de surplace où chacun fourbissait ses armes, voici un tome de politique où on se perd un peu au milieu des différents camps et personnages.

Après avoir échappé à la Tour Blanche, Rand a réussi un exploit : obtenir la fidélité de certaines Aes Sedai renégates. Mais il est toujours pris en tenaille entre les Suppôts des Ténèbres et les Seanchaniens, une pression dont il se passerait bien alors qu’il réunit ses forces pour s’attaquer au bastion de Sammael. De leur côté, Elayne et Nynaeve cherchent un moyen de briser l’emprise du Ténébreux sur le climat. Quant à Egwene, elle conduit une armée vers Tar Valon. Voici les trois principaux points de l’intrigue dans ce tome de mi-parcours.

Même s’il fut plus court que le précédent, et remercions Mr Jordan pour ça !, la lecture n’en fut pas toujours passionnante. Comme à chaque fois, le temps de développer plein d’intrigues secondaires on côtoie énormément de personnages dont on ne se rappelle pas toujours l’identité, le camp ou la fonction, tout ça pour n’avoir que les 100 dernières pages où ça se bouge vraiment et encore ici, ce fut vraiment de manière encore plus précipitée que d’habitude…

Dans ce tome, Rand est empêtré dans les intrigues politiques des différents royaumes qu’il a conquis et c’est très compliqué parce que tout essaie de lui péter entre les doigts parce qu’au final il n’avait pas mis de vrais dirigeants à la tête de ces royaumes… Du coup, on le voit plus en « Roi » qui essaie de rétablir son autorité à droite à gauche qu’en manieur du Pouvoir et c’est dommage. Sa folie naissante et son traumatisme après son enlèvement ne sont pas assez exploités, on les pousse trop rapidement sous le tapis. Cependant, j’ai trouvé la dynamique entre lui et Min, bien meilleure, et surtout j’ai aimé le voir interagir avec les Aes Sedai qu’il essaie de mettre au pas, et les Ash’a’man avec lesquels il va essayer de travailler. Je compte beaucoup aussi sur l’arrivée d’un nouveau personnage auprès de Rand sur la fin du tome pour remplacer Moiraine. Tout cela n’est encore qu’esquissé mais c’est prometteur il me semble. La seule victime collatérale là-dedans étant Perrin, qui contait pourtant très bien l’histoire les premiers temps de ce volume, mais qui se voit vite écarté pour on ne sait où et on ne sait combien de temps. Bye bye Perrin. Et bienvenue à Rand et sa Couronne d’épées.

En parallèle, Egwene essaie elle aussi de diriger son clan, les Aes Sedai rebelles de Salidar mais elle se rend compte que cela n’a rien de facile. On suit les premiers pas d’une toute jeune souveraine qui tente de se rebeller contre le carcan qu’on essaie de lui imposer. C’est chouette de la voir défaire les complots des unes, les manigances des autres et imposer sa propre autorité et son propre style. En plus, l’auteur n’en fait pas des tonnes et comme ce n’est pas l’intrigue la plus dynamique, il lui donne juste la part nécessaire, développant au passage en périphéries certaines relations prometteuses elles aussi. Et en parallèle, de la même façon, on suit brièvement Elaida et les difficultés qu’elle rencontre dans son nouveau rôle malgré tout.

Reste ensuite, le gros morceau de l’histoire, celui qui était le riche en péripéties et prometteur en développement de l’univers : les recherches de Nynaeve, Elayne et Mat à Ebou Dar. J’ai été ravie de revoir Mat sur le devant de la scène, c’est un personnage dont j’aime beaucoup la riche personnalité et ici on est à la fois amusé et ébahi par ce qui lui arrive. Les filles, elles, sont assez casse-pieds dans leur manière d’agir mais cela crée une bonne dynamique dans le récit de leurs aventures. J’ai juste trouvé qu’Aviendha était beaucoup trop en retrait, voire complètement oubliée ici, c’est dommage après avoir tant fait pour ce personnage. En attendant avec eux, on en apprend plus sur le Peuple de la mer, on assiste au retour des Seanchans, on découvre le fonctionnement de la ville d’Ebou Dar et certains de ses secrets, et surtout on a un double final haletant de leurs aventures entre le moment où elles trouvent ce qu’elle cherche et celui où Mat repart en ville pour une certaine raison et où tout part en cacahouète. Décidément être Tav’eren peut vraiment se révéler hasardeux. Bonus : Nous assistons au retour de Lan !

Ce 7e tome de la Roue du temps fut encore une très bonne lecture, divertissante et remuante. J’ai moins levé les yeux au ciel à cause des personnalités des principaux personnages. J’ai eu l’impression que l’auteur nous dirigeait vers de nouveaux affrontements dantesques, développant son univers vers de nouvelles directions. Cependant, il y a vraiment trop de personnages ! Surtout que l’auteur en ajoute sans cesse, reléguant certains aux oubliettes ce qui est fort dommage. On s’y perd et c’est malaisant lors de la lecture. Mon édition n’ayant pas d’accompagnement de ce côté-là, ça manque. Alors oui, je suis ravie de voir la politique sur le devant de la scène, de nouvelles batailles et de nouveaux ennemis, un héros qui reprend du poil de la bête et surtout moins de romance nunuche, mais je continue à penser qu’il faudrait condenser un peu tout ça et ne pas toujours répéter le même schéma narratif d’un tome à l’autre 😉

Ma note : 15,5 / 20

Tome 8 : Le chemin des dagues

A venir

2 commentaires sur “La Roue du Temps de Robert Jordan

    1. C’est dommage mais les goûts et les couleurs. Je peux comprendre que ça ne tente pas tout le monde, c’est très classique dans son univers et sa construction et si tu cherches de la fantasy qui sort un peu de l’ordinaire, forcément ce titre ne t’attirera pas (en plus du fait que c’est sacrément long quand même ^^).
      Merci pour le compliment en tout cas 😀

      Aimé par 1 personne

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