Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Spiritual princess de Nao Iwamoto

Titre : Spiritual Princess

Auteur : Nao Iwamoto

Editeur vf : Kazé (shojo)

Années de parution vf : 2018-2019

Nombre de tomes vf : 12 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Akihime a beau être la fille d’un tengu, un demi-dieu reclus sur sa montagne, elle vit parmi les humains avec sa mère et se réjouit de faire bientôt sa rentrée au lycée. Ce qui n’est pas le cas de Shun, son ami d’enfance, déterminé à devenir un tengu grâce à l’aide du père d’Akihime. Ces deux derniers aimeraient que la jeune fille prenne son destin de princesse spirituelle un peu plus au sérieux… Mais c’est Takeru, son charmant camarade de classe, qui occupe toutes ses pensées !

Mes avis :

Tome 1

Avant même que ce titre ne sorte en France, j’avais entendu beaucoup de bien sur lui, sur son mélange de josei et de folklore japonais. Alors certes, l’histoire se laisse lire mais j’ai eu du mal à adhérer à l’univers et je ne suis pas parvenue à vraiment m’intéresser à l’histoire d’Aki.

Tout d’abord, j’ai eu un gros problème avec le dessin. Il n’est pas pire que bien des josei, il est très minimaliste du côté des personnages mais plus fourni côté décors, cependant je n’ai pas pu m’empêcher d’y ressentir un grand vide et une certaine froideur sur certaines planches. A d’autres moments par contre, je l’ai trouvé fin et expressif avec une très belle représentation de ce Japon traditionnel. C’est assez étrange et ambivalent.

Ensuite, l’histoire a un concept intéressant, celui de suivre la fille de la divinité d’un temple qui aimerait en faire une tengu tandis qu’elle veut rester humaine et vivre sa vie d’ado comme les autres. Mais on se retrouve du coup avec un scénario très plan plan où il ne se passe pas grand-chose. On suit Aki dans sa vie de lycéenne avec juste quelques interventions fantastiques de petites bestioles qui viennent parasiter ses journées. On suit sa romance à distance avec Takeru, le beau gosse un peu simplet que tout le monde adore, ainsi que son amitié avec Shun, un apprenti tengu, qui me semble lui bien plus intéressant. J’aime bien ses interventions, son rôle auprès d’Aki et la dimension fantastique qu’ils apportent, lui et les bestioles qu’on croise.

Les chapitres sont courts à part le premier. Ils se laissent assez facilement lire à part le premier à nouveau qui était un peu trop bavard à mon goût. Mais ce n’est pas non plus hyper dynamique, c’est plutôt une ambiance un peu mollassonne qui s’installe peu à peu même si ça se lit sans déplaisir.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas du tout convaincue par ce premier tome. Je vais quand même donner sa chance au deuxième vu comment se termine celui-ci mais si c’est la même dynamique, je m’arrêterai là.

Tome 2

Près de deux ans et demi plus tard, je profite d’une offre pour enfin lire la suite et avancer un peu dans cette série. Si j’ai bien fait parce que j’ai trouvé ce tome mieux fignolé que le précédent, il conserve cependant trop de défauts qui freinent ma lecture et ne la rend pas aussi appréciable que souhaité.

En effet, maintenant que je me suis fait au trait de Nao Iwamoto, j’y trouve une certaine douceur qui me plait. Il y a toujours quelques planches par ci par là un peu vides qui font bizarre, mais dans l’ensemble c’est beau et enchanteur. On se sent vraiment embarqués dans cette campagne japonaise encore plein de ses traditions ancestrales.

L’intrigue, elle, conserve le même fil conducteur : la fille du tengu qui veut vivre sa vie de lycéenne et surtout ne pas utiliser ses pouvoirs pour ne pas se transformer en tengu comme son père. Cependant, j’ai trouvé que l’autrice essayait d’affiner son propos. On n’a plus juste une ado en rébellion, mais plutôt quelqu’un qui vit dans la peur de sa différence et du rejet que cela pourrait occasionner. Akihime passe donc de petite casse-pied à jeune fille touchante qu’on a envie d’aider.

Pour ce qui est de la romance, là aussi ça avance, mais doucement quand même il ne faut pas exagérer. Akihime a avoué ses sentiments à Takeru qui les a accepté et a bien voulu sortir avec elle. Pour autant, il est honnête, il lui dit franco qu’il ressent plutôt de l’amitié pour elle que de l’amour, mais qu’il veut voir où ça va les mener parce qu’il se sent bien avec elle. J’ai bien aimé l’évolution de ce garçon un peu tête en l’air. Dans les derniers chapitres, il commence à montrer plus de failles et donc de caractère, ce qui fait que j’ai bon espoir.

La petite bande autour d’eux est de plus en plus sympathique. Hime s’est forgée une chouette bande de copine et ses interactions avec Shun sont toujours aussi amusantes, ils sont comme chien et chat, comme frère et soeur, et pourtant ils s’adorent au fond. J’aimerais que leur relation en reste là mais je me doute bien que ce ne sera pas le cas. Cependant la dynamique est bonne et tous ensemble, ils forment un groupe chaleureux qui s’étoffe un peu avec l’arrivée de Momiji, une apprentie tengu comme Shun, qui va tenter de faire évoluer Hime.

Même si ce n’est pas le genre de josei que j’attendais en lisant le résumé, j’ai pris plus de plaisir avec ce tome que lors de ma première lecture du tome 1. Je commence à trouver l’ambiance dépaysante assez chouette. C’est juste que le rythme est un peu trop lent et contemplatif pour moi, et cela associé à des planches parfois lourdes à lire car trop bavardes, m’empêche de totalement adhérer pour le moment.

Tome 3

Je crois que définitivement ce josei n’est pas fait pour moi. Les héros me sont sympathiques. Je n’ai rien contre du tranche de vie mais ici on oscille entre le trop bavard et l’ennuyeux, alors dur dur de maintenir son intérêt.

L’histoire n’avance pas dans ce nouveau tome ou de manière infime. On suit juste la vie quotidienne de nos lycéens entre premier rendez-vous à la place, préparation de la fête de l’école, révisions pour les examens et élections du représentant des élèves. Des passages obligés qu’on enchaine un peu ici, pas sûre que ce soit ce qu’il y a de mieux pour éveiller l’intérêt du lecteur. Surtout qu’en parallèle, les relations n’évoluent presque pas. Le couple principal est limite soporifique. En plus l’héroïne semble petit à petit s’éveiller à l’intérêt qu’elle porte à son ami de toujours… Encore du déjà vu, surtout dans la façon dont c’est amené. Heureusement, l’autrice développe un peu les personnages secondaires, ça permet d’étoffer l’histoire. J’ai bien aimé découvrir la binoclarde, c’était touchant. Reste un zeste de mystère qui s’insinue dans certains dialogues étendus au détour d’une case entre Takeru et Shun ou Takeru et une bête du temps. Je me demande ce que cela cache.

Cependant, je ne suis pas assez convaincue pour poursuivre l’aventure. Même si j’aime les univers faits de folklore et autre kamis, ici le quotidien lycéen prend trop le pas là-dessus et ce décor est trop sous-exploité à mon goût. Les personnages manquent également de coffre et de faille, tout est trop lisse et je m’ennuie un peu. Je m’arrête donc là, par contre, j’aimerais bien voir le trait de l’autrice dans une autre série peut-être un peu plus dynamique.

Ma note : 13,5 / 20

9 commentaires sur “Spiritual princess de Nao Iwamoto

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