Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Les carnets d’Endô-kun de Nojico Hayakawa

Titres : Le carnet de notes d’Endô-kun / Le carnet d’expériences d’Enkô-kun

Auteur : Nojico Hayakawa

Éditeur vf : IDP Boys Love (Hana)

Année de parution vf : Depuis 2016

Nombre de tomes : 1 + 2 (série terminée)

Histoire : Suite à une réorganisation des places dans sa classe, Tsuda, lycéen, se retrouve assis derrière Endô, un élève taciturne et réservé. Après un petit incident, Tsuda commence à s’intéresser à Endô, qu’il ne connaissait pas du tout auparavant, et à prêter attention à des petits détails, comme son grain de beauté sous l’œil, son cou, ses cheveux, ou les petits changements de son expression.
Mais Tsuda, qui n’a pas l’habitude de s’intéresser aux autres, a du mal à gérer la frustration qu’il ressent au fur et à mesure qu’il se rapproche d’Endô…

Mes avis :

Le carnet de notes d’Endô-kun

Nouvelle découverte dans le catalogue d’IDP avec l’autrice Nojico Hayakawa et sa série consacrée à Endô-kun. Je ne connaissais pas cette mangaka mais j’ai de suite aimé son histoire, ses dessins et l’atmosphère que l’ensemble dégage, pourtant dieu sait que je ne suis pas fan des personnages à lunettes.

Car en effet, le personnage principal de cette histoire, d’abord prévue en un tome mais que la mangaka a poursuivi ensuite dans une autre dont je vais vous parler après, n’est autre qu’Endô, un jeune lycéen à lunettes complètement introverti. Il n’a donc rien pour me plaire au premier abord mais comme nous le découvrons à travers le regard de Tsuda, un jeune voyou de sa classe, il nous apparait bien plus mignon et sexy que prévu.

Le carnet de note d’Endô-kun est une série toute mignonne sur l’éveil à l’amour entre deux garçons qui n’y comprennent pas grand-chose. Le titre fait penser qu’Endô est le héros mais en fait, c’est plus les pensées de Tsuda que l’on suit. Celui-ci est un beau gosse baraqué qui se bagarre souvent mais qui va se retrouver obsédé par son camarade de devant aux cheveux en bataille. C’est le prétexte qu’il va trouver pour l’aborder et s’introduire ainsi dans sa vie. Nous suivons dès lors leur rapprochement et les réactions que cela va provoquer chez les uns et les autres.

J’ai beaucoup aimé la douceur et la sensualité qui se dégageait de ce titre. La naissance des désirs de ces lycéens est très bien retranscrite, de même que leur envie de monopoliser l’autre et leur maladresse à exprimer leurs sentiments. Le tout est parfaitement mis en image par des dessins fins et sobres avec peu de décors mais avec une grande expressivité. J’ai beaucoup aimé les jeux de cadrages et tout le travail sur les sons. Je ressors donc complètement conquise par ce titre.

Le carnet d’expériences d’Endô-kun, tome 1

J’ai donc enchainé avec le tome 1 de la série qui fait suite et qui reprend directement là où on l’a laissée dans Le carnet de notes. Dans cette nouvelle série, Endô est un peu plus mis en avant ou du moins, il se dévoile un peu plus et l’on commence à voir l’histoire sous un autre jour.

Celle-ci reste toujours aussi douce, poétique et sensuelle, mais elle se complexifie aussi en impliquant d’autres personnages autour d’eux. Ainsi, on apprend à connaitre la famille de Tsuda, son meilleur ami, ainsi que les filles avec qui ils sont au lycée. L’histoire reste tout de même concentré sur la naissance de leurs sentiments amoureux puisque malgré le rapprochement évident entre les deux, aucun n’a encore réussi à mettre les mots sur leur relation et à faire le pas nécessaire pour que l’autre comprenne ce qu’il ressent.

C’est extrêmement touchant d’être confronté à tant de maladresse. J’ai suivi les hésitations de l’un et de l’autre le coeur palpitant. J’aime de plus en plus Endô qui se révèle plus mordu que prévu. J’aime aussi de plus en plus Tsuda que je voyais plus sûr de lui et moins obtus. Je trouve leur duo très équilibré et ça me plaît de les voir interagir ensemble. L’autrice ne s’arrête cependant pas là et commence à les interroger aussi sur leur avenir, montrant que ce n’est pas à une simple romance que nous avons à faire mais à un titre bien plus complet parlant de découverte de soi au sens large.

Le dessin est toujours aussi beau, doux et sensuel. La construction de certaines pages est splendide. Le côté charnel de l’histoire semble parfois nous exploser au visage avec les désirs refoulé de l’un et de l’autre mis en page.

Cette série est une totale réussite qu’il me tarde encore de suivre dans un tome 3 qui ne devrait pas tarder à sortir.

Le carnet d’expériences d’Endô-kun, tome 2

Voici donc déjà la fin de cette belle série. Dans ce dernier tome, toujours aussi touchant, je pensais voir surtout la construction du couple Endô/Tsuda mais l’autrice a préféré s’intéresser à leurs rapports avec leurs proches.

En effet, ce tome est beaucoup consacré à la relation de Tsuda avec son grand-frère. Il est amusant de le voir sans cesse se rebiffer contre lui et redevenir un petit garçon dans ces moments-là, lui qui est toujours si calme et sérieux. C’est sûrement parce qu’il se sent vulnérable face à ce frère qu’il admire et connait mal au final. Heureusement, grâce à la présence rassurante d’Endô maintenant, il peut trouver un certain équilibre et affronter cette relation.

Parce que ce que l’autrice nous montre ici, c’est le bien que chacun apporte à l’autre après qu’ils se soient avoués leurs sentiments. On voit un Endô qui prend confiance en lui et ose prendre les devants aussi bien sentimentalement (même s’il reste assez timide xD) que professionnellement, vu qu’il sait parfaitement ce qu’il veut faire désormais et l’assume. Tsuda, lui, ose avouer son attirance pour Endô et l’assumer face à leurs relations, c’est encore un peu compliqué en public, ce qui permet d’aborder cette intolérance silencieuse de l’homosexualité dans bien des pays.

Je reste par contre un peu sur ma faim concernant leur relation que j’aurais aimé se voir étalée plus au grand jour. Ici, on reste condamnés aux baisers volés dans les salles de classes et sur les quais de gare désert… Il y a toujours une grande sensualité dans le coup de crayon de la mangaka dans ses moments-là, mais ceux-ci sont plus fugaces, moins présents que dans les précédents tomes et je l’ai regretté.

J’ai cependant apprécié la façon dont Nojico Hayakawa a su intégrer les amis d’Endô et Tsuda tout au long de leur histoire, montrant que leur romance n’est pas le seul point de cette histoire mais que les amis et la famille ont aussi leur importance dans la vie de tout un chacun.

Graphiquement, c’est encore de toute beauté, avec un découpage subtile et délicat, fait de décrochages très poétiques, donnant une ambiance très aérienne au titre. Je suis fan de ce trait éthéré. Je regarderai donc avec avidité les prochains titres d’elle qui pourraient arriver chez nous.

Ma note : 16,5 / 20

2 commentaires sur “Les carnets d’Endô-kun de Nojico Hayakawa

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