Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Game : Entre nos corps de Mai Nishikata

Titre : Game : Entre nos corps

Auteur : Mai Nishikata

Éditeur vf : Akata

Année de parution vf : Depuis 2018

Nombre de tomes vf : 4 (en cours)

Histoire : Sayo Fujî, 27 ans, est cadre dans un cabinet comptable. Aussi brillante qu’efficace, elle subit le regard désapprobateur de la plupart des hommes qui l’entourent, qui la jalousent ou acceptent mal qu’une femme se consacre autant à sa carrière professionnelle. Sous ses dehors implacables, Fujî en souffre, comme elle souffre de la solitude qui régit son existence dans l’intimité. Mais l’arrivée d’un nouvel employé au sein de l’entreprise où elle travaille pourrait bien changer la donne. En effet, Ryôichi Kiriyama est à peine engagé qu’il propose à la jeune femme de coucher avec lui. D’abord choquée, Fujî finit par accepter de dépasser les limites d’une simple relation professionnelle, sans pour autant éprouver de sentiments à son égard. Commence alors un étrange jeu entre les deux collègues, entre domination et plaisirs…

Découvert en numérique grâce à mon partenariat avec Akata que je remercie beaucoup !

Mon avis :

Tome 1

Je continue de profiter de mon partenariat avec Akata pour découvrir des titres vers lesquels je ne serais pas forcément allée. Quand Game est sorti, j’ai été partagée entre l’envie de le lire parce que je connaissais et appréciais le trait de Mai Nishikata, et le rejet parce que je craignais de tomber sur un titre avec du sexe pour du sexe. Au final, la tension entre les deux persiste et mon avis est un peu mitigé de ce fait.

Je dois dire tout d’abord que j’ai vraiment apprécié le cadre de l’histoire. J’ai aimé suivre une femme active qui s’implique dans son boulot, peut-être un peu trop, et qui souffre de l’incompréhension de la gente masculine qui a une image beaucoup trop passéiste de la femme. Oui, je sais, on est au Japon, dans une société encore très patriarcale, mais ça m’a quand même choquée de voir les réactions des uns et des autres vis-à-vis du plaisir que Fuji prend en accomplissant son travail.

Je m’attendais donc à suivre une femme forte qui lutterait contre les préjugés. Or, le gros défaut du titre pour moi, c’est de ne pas lui avoir opposé un homme de la même trempe, un homme qui serait son pendant, un peu comme l’était Sahara pour Fujii dans Complément Affectif, le meilleur titre à destination des femmes pour moi ! On se retrouve ici avec un jeune chien fou, arrogant, trop sûr de lui, très agaçant et beaucoup trop rentre dedans, auquel je ne peux vraiment pas m’attacher et que je ne peux que détester, contrairement à l’héroïne qui me touche. Du coup, quand leur relation se met en place, je ne comprends pas les atermoiements de l’héroïne, pourquoi elle lui cède comme ça surtout si le but du jeu est de tomber amoureux. Soit ils assument complètement une relation purement sexuelle et après tout pourquoi pas parce que le trait sensuel de l’autrice s’y prête. Soit on a droit à une vraie romance, parce que l’entre deux là est juste ridicule, en tout cas de la façon dont ça nous est présenté, parce que ça donne lieu à des scènes assez dérangeantes sans vraie raison.

Je suis donc un peu le cul entre deux chaises. J’ai beaucoup aimé la finesse des dessins, le jeu des cadrages, la pureté du trait et la sobriété des décors. J’ai aussi apprécié le background de l’héroïne mais je n’adhère pas du tout à sa relation avec son collègue et il y a beaucoup trop de scènes de sexe pour moi, surtout que je ne les trouve pas toujours justifiées. Je ressors donc assez mitigée après cette lecture…

Tome 2

Je reprends la série 10 mois plus tard puisque j’ai l’opportunité de lui donner une seconde chance malgré ma mauvaise impression du tome 1. Malheureusement, je dois avouer que ce n’est guère mieux par la suite et que le titre ne me convainc pas plus.

Cette suite m’a mise extrêmement mal à l’aise. Voir cette femme forte se laisser petit à petit séduire par les actions que son partenaire lui impose me glace le sang. Je trouve ça très dérangeant de voir un type qui force autant les choses.

De plus, on ne les voit quasiment pas se parler, ils passent plutôt leur temps à coucher ensemble dans des positions diverses et variées. Ça plaira peut-être aux amateurs de romances érotiques (et encore je cherche la romance ici…) mais ce n’est pas mon cas. J’ai besoin de voir la construction d’une vraie relation pour adhérer à ce type d’histoire et ce n’est pas le cas ici.

J’avais encore un peu l’espoir de les voir dans leur travail, mais cet aspect s’efface peu à peu face à leur petit jeu et n’est qu’un prétexte à leurs nombreuses rencontres. Bref, je cherche ce qu’il y a à sauver dans ce titre… Ah si, j’aime bien les dessins très fins mais c’est bien tout.

Tome 3

Toujours pas d’amélioration en vue, je compte donc arrêter de m’infliger ça avec ce tome.

Je vais me répéter mais il y a toujours un énorme problème sur la notion de consentement dans ce titre. Il y a en particulier une scène dans ce tome qui pour moi n’est ni plus ni moins qu’un viol. Non, un « non » ne veut pas dire « oui ». La conversation qui suit cet événement m’a fait entrevoir une issue positive avec une héroïne se posant en femme forte et disant les choses, ce ne fut malheureusement qu’une fausse joie, puisqu’elle retombe aussi sec sous la coupe de cet horrible type. Décidément, je ne peux pas.

C’est dommage parce que je sentais chez l’autrice le désir de faire prendre une tournure plus positive à la relation des deux héros avec un Kiriyama qui s’éveillait à l’amour et plus seulement au désir, mais c’est trop noyé sous les moments où il force les choses, je ne peux pas. Dommage parce que la représentation des corps me plaisait vraiment bien ici, mais ce titre n’est pas fait pour moi, il y a trop d’élément qui vont à l’encontre de ce que je trouve moralement acceptable.

Retrouvez Game : Entre nos corps sur Akata.fr

8 commentaires sur “Game : Entre nos corps de Mai Nishikata

  1. Je suis totalement d’accord avec toi. Tu exprimes certains points mieux que moi dans ma chronique. Très mitigé et pour le moment je n’ai pas réellement envie de lire la suite. Le pedsonnages masculin est froid est il est écrit de cette manière exprès mais du coup on s’attache pas. On est pas tellement impliqué.m dans l’histoire. J’ai meme peur que certains aspect liés à la condition de la femme dans le monde masculin du travail ne soit au final que survoler. Puis j’ai été victime de harcèlement sexuel à deux reprises dans deux de mes anciens boulots alors voir l’histoire débuté avec un mec aussi rentre dedans ne me plait pas surtout si c’est pour que la femme finisse pas tomber amoureuse.

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