Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Shaman King de Hiroyuki Takei

Titre : Shaman King

Auteur : Hiroyuki Takei

Editeur vf : Kana (shonen)

Année de parution vf : 2000-2006 (1e édition) / Depuis 2020 (star édition)

Nombre de tomes vf : 32 – finie (1e édition) / 2 sur 17 – en cours (star édition)

Histoire : Aoyama Manta est un lycéen très intelligent et très doué. Un soir, alors qu’il rentre de ses cours du soir, il passe par le cimetière pour ne pas rater son train. En haut de la colline surplombant le cimetière, il rencontre un curieux jeune homme qui semble avoir son âge et qui fait la fête avec… . les fantômes des morts. Terrifié, Manta s’enfuit, mais le lendemain, il découvre que ce jeune homme est le nouvel élève de sa classe.

Mon avis :

Tome 1 (star édition)

Shaman King est une série que j’avais aimé suivre à ses débuts à l’époque de sa première édition au début des années 2000 mais je m’en étais lassée au fil des tomes et je n’ai donc jamais fini la série. Pourtant, j’ai souvent lu beaucoup de bien sur elle, à part sa fin bancale en France puisque l’auteur n’avait pas édité la seconde fin voulu par l’auteur. C’est chose réparée cette année avec la série de cette nouvelle édition, dite « star édition », 17 volumes doubles à terme avec la vraie fin de la saga. Il était donc temps de redonner sa chance à ce titre culte des shonen mangas.

Shaman King est l’histoire de Yoh, un jeune shaman en apprentissage, un brin nonchalant, qui un jour fait la connaissance de Manta, un lycéen aux faux airs de Kitaro qui passait par le cimetière où il s’était rendu pour admirer les étoiles. Tout comme lui, Manta voit les fantômes et une belle amitié va peu à peu se nouer entre les 2 garçons atypiques chacun dans leur genre. Manta va découvrir le monde des esprits au contact de Yoh et se retrouver embarqué dans l’univers des shamans dont il ne soupçonnait pas la richesse.

On ne va pas se voiler la face, heureusement que l’édition de Kana propose des volumes doubles, parce que le premier tome de l’édition simple n’est pas des plus folichons. Il est ultra classique et a ce format répétitif qui m’agace désormais en tant que lectrice habituée aux shonens. Si je n’avais pas su ce qui se passait ensuite, je n’aurais peut-être même pas été plus loin tant c’est indigeste et fait de chapitres totalement anecdotiques où Yoh et Manta ne brillent pas par leur intelligence et leur dynamisme et où le seul mantra de l’auteur est l’amitié… On repassera.

Heureusement, la seconde partie du tome introduit de nouveaux personnages et élargit l’univers, faisant prendre une toute autre dimension à la série. On comprend enfin ce que Yoh fait là et quel va être le but de cette histoire, ce qui fait vraiment décoller la série. Avec son fantôme samouraï, Amidamaru, Yoh va partir à la conquête du titre de Roi des Shamans pour rencontrer le plus puissant des esprits et vivre ainsi la vie à la cool dont il rêve. Ça peut avoir l’air simpliste et ça l’est mais cela va le conduire vers des rencontres importantes, des duels puissants et beaux moments plein de bons sentiments.

Ici, il fait déjà la rencontre de sa nemesis : Ren, qui a été élevé complètement différemment de lui, ce qui l’a conduit à être un shaman à l’opposé de ce qu’est Yoh. Ainsi tous les oppose. Vient ensuite, la soeur de celui-ci qui va découvrir combien elle est dans l’erreur grâce à Yoh et ainsi nouer une plus belle relation avec son esprit : Lee Pyron. Enfin, nous faisons la connaissance d’Anna, la fiancée haute en couleur de Yoh, Itako en apprentissage qui veut devenir une First Lady respectée et qui a donc besoin que son futur mari soit à la hauteur, ce dont elle compte bien s’assurer. Ces personnages sont tellement caricaturaux que c’en est très drôle. J’adore les nouvelles interactions qui se nouent à leur arrivée à chacun. Ça rend la lecture bien plus sympa.

Côté graphisme, l’auteur n’en finit pas de faire des clins à ses auteurs et séries préférées. On a des personnages issus de l’univers de Shigeru Mizuki (Kitaro), de Hirohiko Araki (Jojo Bizarre’s Adventures), de Kazuhiro Fujita (Karakuri Circus), de Racailles Blues, de Détective Conan,  ou encore DragonBall (Anna étant une C-18 enfant). C’est très amusant de chercher toutes les références qui se glissent dans les pages. Le dessin doux, rond mais détaillé et vraiment dynamique lors des scènes de combat. Chaque personnage a vraiment son identité visuelle et son look bien particulier de la pointe des cheveux aux orteils. Hiroyuki Takei a vraiment sa patte et j’aime ça, même si nous ne sommes qu’au début de ce dont il sera capable de produire.

J’ai donc retrouvé avec un certain plaisir l’univers de Shaman King malgré un début un peu difficile. Le mangaka a ensuite su donner un tournant plus dynamique à sa série, commençant à creuser son univers pour vraiment lui donner corps en sortant des petites histoires sans conséquence du début pour nous embarquer dans une toile bien plus vaste. La série n’a pas encore dévoilée tout son potentiel. C’est ce que j’attendais du titre et je suivrai donc la suite avec plaisir en espérant ne pas me lasser comme la première fois, surtout que l’édition de Kana est simple mais efficace : bon papier, traduction fluide, page bonus sur les personnages et couvertures réversible bien épaisse comme j’aime, le tout pour moins de 10€. Certains pourraient prendre exemple. Par contre, ça va être long d’attendre jusqu’en mai pour la suite…

Ma note : 14,5 / 20

3 commentaires sur “Shaman King de Hiroyuki Takei

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