Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Ça reste entre nous d’Haru Aoi

Titre : Ça reste entre nous

Auteur : Haru Aoi

Editeur vf :  Kana (shojo)

Année de parution vf : 2020

Nombre de tomes vf : 1 (en cours)

Histoire : Towako, présidente du conseil des élèves, est autant réputée pour sa moralité irréprochable, qui lui vaut la confiance des enseignants et des élèves, que pour sa haine apparente des garçons. Sa rencontre avec Yui, un élève plus jeune, va dévoiler un aspect caché de sa personnalité et engendrer le début d’une relation « interdite »…

Mon avis :

Tome 1

En général, je suis plutôt amatrice du catalogue shojo de Kana, sauf rares exceptions. Ils ont le chic pour choisir des autrices dans l’air du temps avec une patte graphique marquée. Si ce dernier point est légèrement vrai ici, il n’en va pas de même malheureusement en ce qui concerne l’histoire.

Haru Aoi est une nouvelle autrice sous le soleil français. Kana nous propose ici sa première série un peu longue, 3 tomes, alors qu’avant elle avait surtout fait des oneshots. Celle-ci fut publiée dans le Margaret, un magasine shojo que je connais bien et affectionne puisqu’on a pu y lire des titres comme Banale à tout prix, Bless You, Daytime Shooting Star, etc. Et on en retrouve clairement la patte, notamment graphiquement avec un style assez proche par moment de Mika Yamamori (autrice de Daytime Shooting Star) en particulier dans l’utilisation de certaines trames. C’est un style frais, dynamique avec beaucoup de finesse que j’ai beaucoup apprécié.

Malheureusement, il en est allé tout autrement concernant l’histoire, une sorte de Love Mission en plus concentré (puisque seulement 3 tomes) et un poil moins glauque, ce qui ne m’a pas franchement convaincue. L’idée de départ d’avoir pour héroïne une fille qui est ultra froide avec les garçons parce qu’elle a promis à sa mère de ne pas être amie avec eux était certes un peu abracadabrantesque, mais les japonais m’ont habituée à pire, alors ça ne me choquait pas. J’ai beaucoup moins aimé quand un petit malin est venu lui tourner autour et la faire chanter en exploitant un carnet où elle avait écrit tout ses fantasmes.

L’autrice tente de jouer à fond sur le girly et le sexy pour mettre ses personnages dans des situations qui troubleront le lecteur pubère, sauf que la lectrice adulte que je suis trouve ça plus malsain qu’autre chose. Non, ce n’est pas sain de voir un garçon jouer les forceurs et harceleurs même de manière bon enfant comme ici sans que ça aille bien loin. Le message n’est pas le bon et on a beau mettre tous les papillons dans le ventre qu’on veut à l’héroïne, ça ne passe pas pour moi.

En prime, j’ai trouvé que les héros n’avaient pas vraiment de personnalité. Ils sont trop lisses l’un et l’autre. Towako se laisse trop facilement influencer, un coup par sa mère, un coup par Yui. Yui est l’archétype du garçon volatile et volubile, un peu charmeur et coquin, caractère renforcé par le look carnassier que lui donne l’autrice avec sa petite canine pointue qui ressort sans arrêt. Le duo fonctionne plutôt bien ensemble dans leur espèce de chassé croisé, ils s’attirent et se repoussent, se chauffent et se refroidissent, alors pour peu qu’on aime les titres légères émoustillants et qu’on s’assoit sur la morale et le développement des personnages, on peut trouver son bonheur.

Surtout que ça se lit facilement grâce à une narration fluide et maîtrisée. On ressent l’envie de connaitre la prochaine trouvaille de Yui pour faire craquer Towako. L’humour tient une place importante, notamment de part le décalage entre la naïveté Towako, alors que c’est la plus vieille, et la gentille perversité de Yui. Le même décalage se retrouve dans leur lecture du carnet de Towako, ce qui crée des quiproquos savoureux.

En plus, le style graphique de Haru Aoi est vraiment sympa. Elle a rendu Yui très pétillant. Elle met beaucoup de finesse dans ses traits et notamment les cheveux dont on ressent parfaitement la texture. Par contre, même si c’est mignon, il y a parfois vraiment trop de trames et autres effets girly. C’est too much même pour un shojo lycéen !

Pour conclure, je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment en lisant ce premier tome parce que la forme est parfaitement maîtrisée, mais le fond lui me dérange un peu plus. Je pense quand même donner sa chance à la suite car la série est courte et que l’autrice va peut-être redresser la barre, mais ce ne sera pas sans appréhension surtout en voyant le cliffhanger final qui représente tout ce que je n’aime pas… A suivre ^^!

Ma note : 13 / 20

© 2018 by Haru Aoi / ©Kana (Dargaud-Lombard s.a.) 2020

2 commentaires sur “Ça reste entre nous d’Haru Aoi

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