Livres - Bit-Lit

La meute du phénix de Suzanne Wright

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Titre : La meute du phénix

Auteur : Suzanne Wright

Années de parution vf : 2013-2019

Éditeur vf : Milady (Bit-Lit)

Nombre de tomes vf : 8 (série terminée) – Spin-off : La meute de Mercure  + La meute d’Olympus

Résumé du tome 1Des cendres de la meute renaîtra l’amour.

Incapable de se transformer en louve, Taryn Warner a toujours été méprisée par sa meute malgré son puissant don de guérison. Quand son père décide de l’unir de force à Roscoe Weston – un Alpha violent et dominateur qui lui promet de la briser – , Taryn refuse de se soumettre.

C’est alors que Trey Coleman, dangereux Alpha connu pour sa sauvagerie, lui propose un marché : s’unir – temporairement – à lui. Il y gagnerait une alliance et elle sa liberté. Mais faire semblant comporte aussi des risques. D’autant que leur attirance l’un pour l’autre semble hors de contrôle…

Mes avis :

La meute du phénix, tome 1 : Trey Coleman

Bonne pioche pour cette nouvelle série de bit-lit qui a tous les ingrédients pour en faire un succès. C’est un peu le pendant de la Confrérie de la Dague Noire version lycanthropes, on y retrouve les nombreux mâles, le langage cru, l’humour, les bonnes intrigues et de la romance (du cul^^). Le tout est très bien mené et les personnages bien campés. Une réussite.

Ma note : 16 / 20

La meute du phénix, tome 2 : Dante Garcea

2e tome, 2e réussite. On prend les mêmes ingrédients et on recommence. Les personnages ont toujours autant de charisme, de piquant et d’alchimie entre eux, pansant mutuellement leurs blessures. Dommage par contre de ne pas retrouver tout à fait le caractère de Dante du 1e tome. L’humour de Jaime est aussi moins drôle que celui de Taryn, mais j’ai aimé retrouver tout le monde. Vivement le tome 3 !

Ma note : 16 / 20

La Meute du Phénix, tome 3 : Nick Axton

J’attendais ce tome avec beaucoup d’impatience et je fus malheureusement déçue. Le couple Nick-Shaya n’est pas aussi intéressant que les autres. Leur histoire est trop banale. Nick cherche trop à se faire pardonner et Shaya met trop de temps à le faire. Du coup, on s’ennuie beaucoup lors des premiers chapitres et ça dure un certain temps, les choses tendant à se répéter. Nick n’est pas aussi intéressant que lors des tomes précédents, devenant beaucoup trop gentil, en plus sa « maladie » arrive sans prévenir et m’intéresse bien peu en ce qui me concerne. Il n’y a pas vraiment d’intrigue avant un bon moment et celle-ci se révèle superficielle, un prétexte pour qu’il y ait quand même un combat dans ce tome. Mais il n’y a aucun enjeu, ni aucune réelle tension. Le tout manque de profondeur et de développement pour que ça devienne vraiment intéressant. Bref, je suis déçue…

Ma note : 13 / 20

La Meute du Phénix, tome 4 : Marcus Fuller

Avec ce nouveau tome, je renoue complètement avec les débuts de la série. J’ai adoré l’histoire de bout en bout, aussi bien le couple que l’histoire fil rouge avec les chacals. J’ai été ravie aussi de retrouver les personnages qu’on avait rencontré dans les tomes précédents, les membres des deux meutes, celle du Phénix et celle de Mercure. Ces derniers sont même un peu plus développés maintenant que leur Alphas est revenu vers eux et a vraiment pris les rênes. C’est vraiment un super tome de ce point de vue tant chaque personnage y joue un rôle qui revêt une certaine importance, aussi bien Nick que sa mère, ses lieutenant, que Trey, sa compagne et ses lieutenants. Du côté du couple, j’ai adoré celui-ci parce que ce sont deux êtres compliqués. J’aime le côté cérébral, asocial et réservé de Roni qui est également une vraie dure à cuir. Elle m’a beaucoup fait rire avec ses petites vengeances et ses stratégies d’évitement. J’ai aussi apprécié Marcus qui se révèle un homme bien plus complexe que sa belle gueule et son côté dragueur le laissaient supposer. Leur rapprochement était inévitable et il était plaisant de les voir se chercher. Une fois ensemble, c’est leur couple qui était à construire et pour cela ils ont dû se confronter à leurs pires peurs. C’est vraiment une jolie histoire. En parallèle, l’histoire des chacals et de leur site internet est vraiment prenante, même si j’en avais deviné certaines parties. Bref, je pense que j’ai à peu près tout aimer dans ce tome. J’espère que le prochain sera dans la même lignée.

Ma note : 17 / 20

La Meute du Phénix, tome 5 : Ryan Conner

Trois ans, je reprends cette saga de Bit-Lit qui m’a laissé un assez bon souvenirs avec ses histoires de meutes, de lieutenants, d’Alpha, de Betas, etc. Le concept reste inchangé : un tome = un membre de la meute du Phénix. Ici, c’est au tour de Ryan, le plus taciturne de la bande et comme cela le laissait augurer, le tome n’est pas des meilleurs.

J’étais pourtant pleine d’espoir quand j’ai vu qu’on allait s’intéresser à la question des solitaires, ces garous qui ont été exclus de leur meute ou s’en sont enfuis, parce que ça ouvrait tout un pan inconnu de l’univers de la saga. De ce côté-là, je n’ai pas été déçue. C’était très intéressant d’en découvrir certains, de voir à l’oeuvre le refuge les accueillant et le personnel le faisant tourner, mais aussi et surtout de suivre l’aventure de ce tome à savoir comment coincer le psychopathe qui voulait faire main basse sur le refuge pour des raisons dégueulasses. Tout ça, j’ai beaucoup aimé. Les nouveaux personnages m’ont plu, que ce soit le jeune Zac qui doit apprendre à faire confiance, ou bien Dawn, Madisyn et Riley, des femmes fortes prêtes à tout pour défendre leurs amis.

Le problème est venu d’ailleurs. Il est venu de l’aspect, qui en général, me plait le plus dans ce type de saga : la romance. J’ai trouvé celle-ci à la fois fade et nocive. Je m’explique. Makenna, l’héroïne, est rapidement attirée par Ryan, le taciturne de la bande, qu’elle aime bien faire bisquer. Ça c’était plein de potentiel sur le fond, mais dans la forme je n’ai pas du tout accroché. J’ai trouvé que leur histoire manquait d’évidence. Il n’y a pas d’alchimie entre eux. Ça donne l’impression d’une romance forcée. Et surtout, j’ai détesté l’attitude de Ryan envers Makenna. Il était trop dominant, dans le mauvais sens du terme puisqu’il l’obligeait à se soumettre d’une façon que j’ai trouvé très dérangeante, et il lui mettait sur le dos tous les problèmes de leur couple, comme si lui n’avait aucun blocage. Franchement, je suis déçue que l’autrice ait imaginé de telles situations.

C’est vraiment dommage parce que l’histoire de ce tome avait un réel potentiel et qu’une fois enlevée la part de romance, j’ai beaucoup aimé le reste. J’espère que le prochain tome sera mieux fichu.

Ma note : 13 / 20

Tome 6 : Tao Lukas

Après ma petite déception avec le tome précédent, j’appréhendais un peu celui-ci. Il faut dire que Tao n’a jamais été mon personnage préféré dans la meute. Par contre, sa future partenaire, Riley, avait un gros potentiel d’emmerdeuse qui lui me plaisait bien ^-^ Dans l’ensemble, ce tome est largement supérieur au précédent. J’ai eu le sentiment que l’autrice avait trouvé un meilleur équilibre entre la romance, le passé des personnages et l’intrigue générale du tome.

Nous avions rencontré Riley avec Makenna dans le tome 5 et j’ai été ravie de la retrouver ici. Cette métamorphe, contrairement à d’habitude, est d’une autre espèce. C’est un corbeau et elle a les serres qui vont avec. Comme souvent dans ce type d’histoire, elle a vécu enfant un traumatisme qui l’a profondément marquée, et en plus elle a connu une grande injustice une fois adulte. Il n’en fallait pas plus pour en faire une battante au caractère bien trempé, qui adore faire bisquer tous ceux qui l’entourent, mais aussi une protectrice des opprimés, en particulier des deux jeunes métamorphes vipère et guépard qu’elle a recueillis. J’ai adoré cette fille, sa langue de vipère, son côté badass et son amour pour ces deux petits, eux aussi blessés par la vie mais adorables.

Forcément, je ne pouvais qu’aimer sa romance avec Tao. Elle passe son temps à l’asticoter et ce dernier en redemande en plus. C’est électrique entre eux depuis la première rencontre. Ce dernier sait ce qu’il veut et il fait tout pour lui faire comprendre, alors qu’elle essaie de le repousser pour se protéger des souffrances qu’elle a connus autrefois. J’ai adoré. En même temps, même si c’est un dominant, il accepte qu’elle le soit elle aussi. Ça rend leur relation de couple bien plus équilibrée que d’autres lues dans cette saga.

Mais ce que j’ai surtout apprécié ici, c’est que la romance faisait partie prenante de l’action. En effet, celle-ci mêle des affaires de la meute avec le mystérieux passé de Riley. On les voit, Tao et elle, mener l’enquête, avec l’aide de leurs amis. On découvre un autre type de vie pour les métamorphes avec la « volée » d’où vient Riley. Au passage, ses oncles sont géniaux ! Et les parents de Tao très amusants. L’ensemble est dynamique. On suit avec plaisir leurs avancées. On s’interroge tout comme eux, en se laissant balader d’une piste à l’autre, jusqu’à un final haletant. C’est vraiment bien construit et bien dosé.

Ni la romance, ni l’action ne prennent le pas l’un sur l’autre cette fois et c’est ce qui a fait le succès de ce tome pour moi.

Ma note : 15 / 20

Tome 7 : Patrick Hardy

Comme le tome précédent, j’ai vraiment eu la sensation de renouer avec ce qui me plaisait au début dans le série et je suis ravie que ce soit le tome consacré à Patrick qui m’ait fait ressentir ça. J’aime beaucoup Patrick depuis le début de la série, c’est un homme charmant et plein d’humour. Bon, je ne l’imaginais pas dans une relation hétérosexuelle et c’est là ma petite déception. Je pense que l’autrice oserait nous proposer une relation M/M dans au moins l’un des tomes et celui-ci semblait parfait pour cela, mais non, elle a préféré quelque chose de plus classique et c’est dommage. Pour le reste j’ai beaucoup aimé ce tome.

Comme il l’avait toujours annoncé Patrick a reconnu son âme soeur au premier coup d’oeil mais bien sûr ce ne serait pas la Meute du Phénix si tout allait de soit sans le moindre drame. Celle-ci, Frankie, est une demi-métamorphe qui vit hors de la meute parce qu’elle en a été retirée et élevée par ses grands-parents suite à la mort tragique de ses parents. Patrick va donc devoir y aller progressivement avec elle pour ne pas l’effrayer, mais la vie va bouleverser ce joli programme.

Suzanne Wright nous propose donc dans ce tome quelque chose d’un peu inédit pour elle, puisque l’âme soeur de son héros est mi-humaine mi-métamorphe. J’ai aimé la dynamique que ça apportait parce que ça a obligé l’autrice à réfléchir sur les relations possibles ou non entre les deux espèces. C’était sympa aussi de voir Frankie découvrir la meute et son univers, et de découvrir également ce que sa louve et elle avaient raté. Pour autant, j’ai trouvé le sujet un peu survolé par moment.

En effet, contrairement au tome précédent qui avait un joli équilibre. Celui-ci se concentre de trop sur la romance à mon goût et l’action n’intervient que sporadiquement. Tout va finalement très vite (trop ?) entre Frankie et Patrick. Pour autant, ils sont touchants et mignons ensemble, une fois qu’on accepte la dominance parfois trop importante du jeune homme. Je ne suis jamais fan du côté trop « forceurs » des héros au lit, alors qu’ils sont pourtant à l’écoute de leurs partenaires en dehors… Encore une des manies de l’autrice… Bref, la romance occupe beaucoup d’espace et c’est dommage parce qu’il grappille celle qui aurait pu être consacrée à la recherche de la vérité sur la mort des parents de Frankie (on devine tout ou presque trop facilement) et à la menace posée par Ramon et ses loups. Concernant ce dernier, il a tellement peu été creusé qu’il n’est même pas une menace sérieuse, je trouve. L’autrice ferait mieux parfois de ne pas partir dans tous les sens.

Ce 7e tome de la Meute reste sympa à lire dans le genre. Il donne la part belle à un personnage que j’adore et permet de retrouver ceux qu’on a croisés avant, ce que j’adore. La romance est belle parce que chacun des héros est franc et honnête. Je regrette juste que l’intrigue la plus intéressante ne soit pas bien développée. J’attends maintenant avec impatience le prochain tome sur ce genre Dominic et il a tellement fait bisquer les autres que j’espère qu’ils vont lui rendre la pareille 😀

Ma note : 15 / 20

Tome 8 : Dominic Black

Pour parachever cette série – que l’autrice aura eu l’idée de ne pas faire trop longue, laissant le choix au lecteur de lire ou non les spin-off associés – nous avons droit à l’histoire du petit rigolo de service : Dominic. Ce n’est pas sans appréhension que je m’y lançais vu le gugus, mais au final, j’ai adoré !

Dominic, c’est celui qui fait des blagues de cul en permanence et qui drague toutes les filles qui passent à sa portée. Autant vous dire, il n’avait pas une super place dans mon coeur. Mais comme souvent quand les auteurs décident de consacrer un tome à un personnage secondaire jusqu’à présent, on le découvre sous un tout autre angle et c’est fort réussi ici.

Quand l’histoire commence, fidèle à lui-même, Dominic est un tombeur mais un tombeur qui va tomber sur un os, en la personne de Mila, jeune chat de Pallas, qui ne compte pas s’en laisser dire avec ses phrases toutes faites. Mila est coiffeuse et chanteuse dans un club, mais surtout Mila a le projet de partir contracter une union arrangée en Russie parce que son âme soeur s’est déjà imprégnée avec quelqu’un là où elle vit. Elle n’a donc pas du tout envie d’une relation sans lendemain avec Dominic. Mais celui-ci intrigué par sa résistance et fascinée par sa voix va se mettre à lui tourner autour, ce qui ne sera pas un mal quand la tête de Mila va subitement être mise à prix.

Dans ce tome, j’ai beaucoup aimé le mélange des genres. L’humour apporté par Dominic et sa relation plus que piquante avec une Mila qui a du répondant est excellente. J’ai adoré leur répartie à chacun. La tension apportée par les tentatives de meurtre à répétition contre Mila était bien dosée et pimentait là aussi l’histoire, puisqu’on se demandait de qui ça venait et ce qui allait encore arriver. Enfin, la touche sociétale apportée par les anti-métamorphe était ici plus corsée que d’habitude, puisque c’est le père d’une ancienne conquête de Dominic qui vient mettre le bazar en cherchant à forcer celui-ci à prendre sa fille comme compagne. Cela va être explosif. Tout cela se marie très bien pour donner une histoire drôle, tendue et passionnante à suivre.

La romance s’y insère de manière totalement naturelle. Le Dominic un peu lourd d’avant, l’est moins et devient au contraire bien plus mignon et touchant. On découvre son passé, son enfance d’enfant non-aimé par ses parents, sa peur de l’engagement suite à la défection de sa mère qui a condamné son père, c’est un personnage bien plus complexe que prévu. Son rapprochement avec Mila se fait naturellement et logiquement, les deux étant des fortes têtes, mais sachant accepter chacun la dominance de l’autre. J’ai aimé l’admiration qu’il éprouve pour elle et son respect de tout ce qu’elle est. Il ne cherche pas à s’imposer mais à s’ajouter à son quotidien. C’est donc une relation très équilibrée qui nait entre eux, dans laquelle l’apprentissage de la confiance est la clé, car chacun a peur de ne pas être assez bien pour être aimé par l’autre et/ou a peur que l’autre l’abandonne. Ils sont très beaux ensemble, mon seul bémol est les scènes de sexe bien trop nombreuses. Ils se sautent dessus comme des lapins à partir de la moitié de l’histoire et j’ai beau ne pas être prude, c’est un peu trop pour apporter quelque chose à l’histoire.

Il faut tout de même avouer que l’autrice nous apporte ici un joli dernier tome à cette saga. On y retrouve tous les personnages qu’on a aimé qui vont et viennent dans l’histoire. C’est un bonheur de croiser tout le monde sur le territoire de la meute du Phénix et de voir comme ils sont heureux ensemble, en famille. C’est une ambiance apaisante et très chaleureuse, où chacun s’aime, prend soin de l’autre et est amical. Même la vieille Greta fait des progrès. Et quel bonheur d’apercevoir la nouvelle génération qui promet !

Ainsi, alors que je craignais de ne pas trop aimer à cause de la personnalité lourdingue de Dominic, j’ai découvert des trésors de sensibilité en lui, et au final j’ai beaucoup aimé ce mélange d’humour, de tension et d’action dans ce dernier tome. Une très belle conclusion mais qui donne aussi envie d’aller les croiser dans les spin-off consacrés à la Meute de Mercure et à la Meute d’Olympus (celle de Mila).

Ma note : 15 / 20

3 commentaires sur “La meute du phénix de Suzanne Wright

  1. je suis entièrement d’accord avec toi, j’avais adoré les deux premiers tomes, mais j’ai été très déçue par ce troisième opus 😦 par contre j’espère que le quatrième sera meilleur :O (oui, l’espoir fait vivre héhé)

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    1. Lol désolée, je dois dire que même si j’aimais bien au début, j’ai un peu perdu la motivation pour lire la suite et que je dois avoir 2 tomes, je crois, qui trainent et attendent que je les lise…

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