Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

The Promised Neverland de Kaiu Shirai et Posuka Demisu

Titre : The Promised Neverland

Auteurs : Kaiu Shirai et Posuka Demisu

Éditeur vf : Kazé (shonen)

Années de parution vf : Depuis 2018

Nombre de tomes vf : 8 (en cours)

Histoire : Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et sœurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

Mes avis :

Tome 1

Voici le dernier shonen à la mode dont tout le monde parle sur internet et c’est compréhensible vu le battage médiatique qu’a organisé l’éditeur. The Promised Neverland est présenté comme la relève du shonen d’aventure. On y suit un groupe d’enfants de 0 à 11 ans qui vit dans un orphelinat bien différent de ceux qu’on connait. Tout le talent des auteurs est, à partir de ce postulat très simple, de nous faire peu à peu basculer dans l’horreur et l’angoisse.

En effet, Kaiu Shirai et Posuka Demisu, deux nouveaux venus sur le marché du manga, mettent en place dès les premières pages un univers dissonant très prenant. Les premières images nous montrent un orphelinat qui a tout du lieu parfait où grandir jusqu’à ce qu’à peine 10 pages plus loin, on sente déjà que quelque chose cloche sérieusement quand on voit ces enfants avec leur nombre tatoué sur le cou effectuer de drôles de test sur écrans… Tout est fait pour nous faire plonger de plus en plus dans l’horreur et l’angoisse de cet univers qui semble pourtant si parfait au premier abord, un peu comme avec les textes subversifs de Lewis Carroll. Les dessins passent du tout mignon à l’effrayant complet. Les personnages sont tour à tour doux puis angoissants ou plongés dans l’angoisse. C’est saisissant ce basculement permanent de registre mais cela donne un ton très particulier au titre.

Sans trop en révéler, j’ai trouvé l’histoire et sa narration très malignes. Les révélations nous sont assénées telles des claques au fil des chapitres tous plus nerveux les uns que les autres. On découvre rapidement que le monde n’est pas tel que les enfants et nous-même le croyions et avec eux on va partir à la quête aux informations, telle une chasse au trésor mais on va aussi et surtout suivre leur plan d’évasion, un peu à la Prison Break. C’est assez jouissif à suivre même si les frissons ne sont jamais bien loin.

Du côté des personnages, on reste sur quelque chose d’assez classique dans les profils des gentils comme des méchants. On devine assez rapidement leur caractère et leurs actions du coup, entre Emma l’impulsive, Norman le stratège, Ray l’intello et Maman la gardienne. Ce n’est pas ici qu’il faut rechercher l’originalité. Honnêtement, je n’ai pas particulièrement accroché avec eux pour l’instant. Je les vois plus comme un petit groupe à suivre sur lequel va venir se greffer de plus en plus de membres, mais il va me falloir un développement plus important pour vraiment les soutenir.

Les dessins ne sont pas non plus aussi beaux que je l’attendais. Je trouve le trait souvent assez maladroit pour ne pas dire exagéré et j’ai du mal le look des personnages même si j’y reconnais un dynamisme certain et un talent pour rendre les émotions de chacun très lisibles. Par contre, je suis totalement fan de l’initiative de la revisite de la couverture de ce premier tome par Benjamin Lacombe, mon illustrateur préféré ! Je comprends qu’on ait fait appel à lui après son travail sur Alice vu les ressemblances entre les ambiances des deux titres.

Je comprends donc le succès que peut rencontrer ce titre même si j’ai noté quelques bémols. Il est vraiment bien construit, il est addictif et il est intrigant. On ne peut qu’avoir envie de lire la suite à la fin de ce premier tome pour voir si les enfants vont s’en sortir et voir ce qu’il vont découvrir ensuite.

Tome 2

Les auteurs ont bien compris la combine. Dans ce tome 2, ils nous resservent les mêmes ficelles qui nous avaient séduits précédemment. De la tension, du suspens, de l’action, de la réflexion et des retournements de situation.

Tout commence assez tranquillement avec notre trio qui met en branle son plan et qui au fur et à mesure qu’il se rend compte de ses failles, corrige et réajuste. En parallèle, ils cherchent à échapper à Maman et à son acolyte, mais aussi à en apprendre plus sur elles et sur le monde extérieur mais ce n’est encore qu’en périphérie malheureusement. Non, ici, on passe plutôt une grande partie du tome à les suivre entraîner les plus jeunes pour qu’ils soient prêts le jour J, puis enrôler de nouveaux enfants pour les aider à mener les troupes. C’est simple mais efficace.

Le gros retournement de situation vient un peu plus tard et honnêtement, il était assez prévisible finalement et est amené sans finesse. Ça fait un peu « passage obligé » pour ce type de série à la Prison Break. Après, ça reste plaisant mais la surprise du tome 1 passée, la suite me semble plus classique et moins recherchée. J’ai également trouvé l’ambiance moins pesante et inquiétante ce que je regrette.

The Promised Neverland reste une agréable petite série à suspens mais elle ne révolutionnera pas le genre si elle compte poursuivre sur cette voie malgré son intrigue de départ plutôt originale et son univers très documenté. J’attends plus de surprises et de prises de risque pour la suite !

Tome 3

Je ne sais pas si c’est parce que je deviens difficile ou si c’est tout le buzz qu’il y a eu autour qui m’a poussée à être plus sévère, mais si je fais un bilan maintenant, je ne suis pas du tout à fond dans TPN comme beaucoup semblent l’être…

Dans ce tome, j’ai trouvé toute la première partie avec Don et Gilda, jusqu’à la révélation de soeur Krone assez mauvaise. L’ensemble des scènes est surjouée, le dessin est bateau, les gamins oublient complètement où ils sont et parlent à tort et à travers partout dans l’orphelinat sans faire gaffe… Bref, du grand n’importe quoi :/

Heureusement, peut-être que l’auteur a senti que notre lassitude allait pointer, il relance complètement la donne à mi-tome par un nouvel effet de manche assez astucieux. Grâce à cela les enfants ont un allié inattendu et dangereux et on commence à en apprendre plus sur le monde extérieur, même si c’est encore à prendre avec des pincettes. Mais cette surprise même est annulée, complètement renversée dans une nouvelle action menée dans le dernier quart du tome.

Ainsi pendant toute la lecture de la seconde partie, on se sent, comme les héros, sous pression, on est sur le qui vive, on se demande qui va nous trahir. Pour ça, je trouve que l’auteur gère bien le rythme de sa narration. Après, comme d’autres ont pu le relever, temporellement, l’histoire n’avance pas bien vite parce qu’il faut toujours qu’un obstacle surgissent de nulle part cassant le rythme et les obligeant à ralentir. C’est agaçant parce que souvent on a l’impression que ça sort de nulle part tellement c’est brusque, mais je pense que c’est le style qu’a voulu donner Kaiu Shirai. Je reste donc encore sur la réserve concernant cette série, qui est sympathique à lire, mais qui est bien loin des meilleurs shonen que j’ai pu lire.

Tome 4

Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions, mais j’ai trouvé ce tome moins prévisible que le précédent et donc plus surprenant et agréable à lire. L’histoire de la préparation de leur évasion suit son cours mais la machine vient se gripper quand Maman leur dit qu’elle voit clair dans leur jeu et qu’elle intervient assez brutalement. Les cartes sont donc rebattues et il va falloir procéder différemment.

La première partie du tome est complètement sous tension avec la menace qui pèse sur le groupe et en particulier sur Norman, la cible que Maman a choisi pour les affaiblir et elle a très bien choisi. On est donc ballotés d’un côté et de l’autre parce que leurs décisions changent sans cesse et qu’ils doivent remettre un plan en place avec les nouvelles données. J’ai bien aimé cela, surtout que pour une fois, les auteurs s’appuient bien sur les caractéristiques de chacun. La décision finale de Norman est sans surprise, de même que sa découverte sur ce qu’il y a au-delà du Mur, je m’y attendais un peu, je l’avoue. Par contre, je ne serais pas surprise si on le retrouvait plus tard dans l’histoire.

La seconde partie a une ambiance encore plus pesante peut-être, puisque l’accablement de Ray et Emma est palpable. Ça donne des séquences assez lourdes qu’on a envie de rapidement passer et heureusement c’est le cas, puisqu’ils nous préparent des rebondissements comme ils savent le faire. Cette fois, le plan est reparti sur de bons rails. J’ai aimé le traitement des infos distillés aux lecteurs, c’était malin. Le final n’est pas surprenant en soi, mais il a été très bien amené lors de scènes prenantes avec des retournements de situation parfois inattendus. J’ai aimé cette nouvelle dynamique bien plus vive et précipité que précédemment. Il n’est plus temps de prendre son temps, il faut se dépêcher maintenant. Cependant mon enthousiasme est retombé au tout dernier instant avec l’atout qui est tombé par miracle dans la main de Maman. C’était exactement ce que je ne voulais pas. Après à voir si c’est vraiment le hasard où si c’est le résultat d’un nouveau plan du groupe ^^

Tome 5

Avec les événements qui se produisent, c’est forcément un tome qui rompt avec les précédents. Les auteurs y conservent la même formule, à savoir essayer de nous surprendre à chaque tournant. Si cela marche plutôt pas mal sur le moment, quand on y repense après, on peut encore trop fait bien trop facile et déjà vu, ce qui fait que je n’arrive pas encore à mettre cette série dans mon top des titres sur lesquels je me jette à leur sortie…

Le premier arc de la série se conclut donc ici avec l’évasion de notre petite troupe. On découvre grâce à des flashbacks des éléments qui nous manquaient dans le précédent et qui permettent de mieux comprendre certaines choses qui faisaient trop tombées de nulle part. J’ai assez aimé voir Emma évoluer et prendre en compte aussi ce qu’avait pu dire Ray pour ainsi changer son plan et essayer de le rendre plus réaliste si je puis dire. Ainsi, j’ai aimé son choix et sa logique concernant les petits. De plus, on dit au revoir à cette partie en disant au revoir à son personnage emblématique : Maman, et c’est fait de la plus belle des façons, dévoilant une face bien cachée de celle-ci mais dont certains (dont moi) se doutaient ^^’

La seconde partie nous fait entrer de plein pied dans une cavale des plus dangereuses. On y retrouve la tension des débuts mais avec en plus la dimension horrifico-fantastique qui avait un peu disparu au profit du plan d’évasion. On frissonne dans cet environnement inconnu où les dangers sont présents à chaque tournant. On tremble de peur devant les poursuivants qui sont issus de nos pires cauchemars et qui ont tôt fait de les rattraper. Après, ce sont encore des éléments déjà vus dans d’autres titres ce qui me gâche un peu mon plaisir. J’aurais préféré que les auteurs inventent tout de A à Z mais je sens que ce ne sera jamais le cas ici…

Le titre reste cependant plaisant à lire. On entre dans une nouvelle dynamique avec cette aventure désormais hors des murs où les héros forment un nouveau groupe et les antagonistes prennent une nouvelle forme. Je suis quand même curieuse de voir comment ça va évoluer.

Tome 6

Toujours pas de coup de coeur avec ce tome mais la série est de plus en plus solide. Si les dessins me semblent parfois un peu bancals, l’histoire elle prend de plus en plus son envol et l’univers qu’on nous dévoile a de quoi passionner.

Le tome s’ouvre sur une course poursuite haletante du côté de Ray qui se termine par la seule issue possible pour ne pas perdre ce personnage emblématique qui est de loin mon préféré, après Maman, depuis les débuts de la saga. C’est l’occasion de rencontrer de nouveaux personnages dont j’avais très vite découvert le premier puis le second secret. C’est dommage ici que les mystères qui entourent les personnages qu’on croise ne soient pas mieux travaillés parce qu’on les devine trop facilement…

Par contre, avec cette rencontre, on apprend énormément de chose sur la vie en dehors des murs et là je n’avais pas tout deviné loin de là. J’ai aimé découvrir des éléments sur les différents genres de monstres qui peuplent le monde extérieur. Ce qu’on apprend sur la vie des monstres et des humains est très bien amené. C’est une bonne idée, certes qu’on a déjà un peu vu dans un autre manga célèbre (et que je préfère à TPN), mais qui promet une suite bourrée d’aventure. J’ai aimé ces révélations, moins les réactions un peu trop confiantes de Ray et Emma mais qui doivent sûrement réagir ainsi pour se pousser à aller de l’avant.

La fin annonce encore une nouvelle étape, peut-être une transition après les 2 derniers tomes assez riches en action. Le nouveau personnage rencontré dans les dernières pages garde toute son aura de mystère, de même que le lieu où on le rencontre, mais je suis sûre que ce ne sera pas l’eden qu’on aurait pu croire au premier abord. Ça promet encore des tomes avec bien des tensions, des rebondissements et de l’action. Je regrette juste que l’écriture des personnages ne soit pas à la hauteur de celle de l’univers qui est mis en place, qui lui est riche et surprenant. Si les auteurs arrivent à allier les deux, peut-être aurai-je enfin le coup de coeur que j’attends.

Tome 7

Alors que j’avais vraiment beaucoup apprécié le précédent tome, celui-ci, même si je l’ai lu rapidement, m’a posé un réel problème dès le départ.

Les auteurs ont fait le choix d’introduire un nouveau personnage juste insupportable. C’est juste une caricature ambulante, celui du type pénible d’abord, puis celui du fourbe, et enfin du type mystérieux et écorché. Il manque totalement de subtilité et de nuances. Du coup, ça m’a plombé un peu ma lecture. Sachant que déjà, passé les deux tiers du tome sous terre, dans l’abri qu’ils viennent de trouver, où au final on n’apprend quasiment rien, mais où on brasse beaucoup d’air à parler de famille, ce n’est pas folichon.

Ce tome marque pendant un long moment un vrai coup d’arrêt à l’histoire qui était devenue entraînante depuis plusieurs tome, c’est vraiment dommage. La fin relance un peu mon intérêt en insufflant une vague de dynamisme grâce à leur nouvelle exploration du monde extérieur, mais ça fait redondant avec ce qu’on a déjà eu et surtout ça rappelle énormément les survivals, et je ne suis pas fan du genre. Je continue donc à trouver ce titre vraiment surcoté. Je préfère de loin lire un tome de l’Attaque des Titans. Après, je ne vais pas dire que c’est mauvais. C’est bien écrit dans l’ensemble, c’est cohérent, l’histoire est entraînante mais le titre ne sort pas du lot pour moi.

Tome 8

Voici enfin peut-être le premier tome où je me suis vraiment sentie emportée et prise par ce qui se passait, voire même surprise. C’est appréciable. Depuis le début, je trouve la série sympa à lire mais il me manquait le petit truc, je commence enfin à le sentir.

Dans ce nouveau tome, après une terrible aventure face à des démons aux faux airs immortels qui les chassent à cause de M. L’inconnu, nous plongeons avec Emma dans un nouveau monde encore plus terrible tant il est dérangeant. J’ai beaucoup aimé ce nouveau rebondissement. J’ai trouvé intéressant de voir Emma séparée un peu de Ray. J’espère que ça permettra de développer chacun d’eux pour les endurcir. Mais surtout le nouvel univers proposé et les nouveaux personnages rencontrés élargissent encore ce que l’on sait du monde hors de Grace Field et ce n’est pas reluisant. C’est même de plus en plus terrible, même si bon ce n’est pas surprenant vu ce qu’on savait déjà. Dernier point très positif grâce à ce nouveau twist, on découvre un peu le passé de M. l’inconnu, ce qui le rend plus intéressant et plus complexe, lui donnant le potentiel d’être un personnage important dans l’histoire.

Reste qu’il y a pas mal de grosses ficèles dans la série voire de deus ex machina un peu agaçant aussi bien du côté des démons que du mystérieux William Minerva et son stylo. The Promised Neverland reste un shonen de qualité, agréable à lire, avec des surprises, mais il lui manque encore un scénario vraiment solide et dense comme peut l’être celui de l’Attaque des Titans dans la même catégorie éditoriale.

Ma note : 15 / 20

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36 commentaires sur “The Promised Neverland de Kaiu Shirai et Posuka Demisu

      1. Excellente idée, surtout qu’on en parle partout et qu’ils risquent de vouloir le lire du coup ^^ Et même si ça risque de se corser, on reste dans du shonen pur et dur pour moi, ça ne fait aucun doute 😉

        Aimé par 1 personne

  1. C’est la première chose qui m’a fait réagir aussi « leur nombre tatoué sur le cou effectuer de drôles de test sur écrans »
    L’image que t’as partagé c’est là où j’ai sursauté sur mon fauteuil
    Je rejoins ton avis comme tu le sais.

    Aimé par 1 personne

  2. Ne pas nous lire si vous n’avez pas lu le tome 4.
    ^^
    Oui, tant qu’on ne voit rien et avec un perso fort comme Norman, je ne vais pas y croire. Déjà elle a pu faire ça d’elle même pour faire peur et dissoudre le groupe, la rébellion, ce qui marche en apparence, et aurait pu marcher totalement. Ou alors il aurait réussi un truc.
    On les voit enfin tenter de se sauver !!!
    J’aime bien Ray ils m’auront pas …et Norma, qui avait « vu » du coup Emma qui l’empêche XD
    mais lui a pu mettre des choses au point depuis des années
    J’aime bien aussi l’unité du groupe, qui est plus dissuasive sur la fin, il n’a rien compris ou il y a qqch derrière.
    Isabella est toujours aussi machiavélique.

    Aimé par 1 personne

    1. Moi non plus, je n’arrive pas à y croire. Je me dis qu’ils l’ont peut-être recruté de l’autre côté pour en faire un savant ou je ne sais quoi par exemple, parce que ce serait trop dommage de l’éliminer comme ça et je le verrais bien travailler de l’intérieur pour les aider ^^

      Aimé par 1 personne

      1. Je n’irais pas comparer TPN à GoT, ce dernier étant quand même largement meilleur et de loin narrativement parlant pour ne pas en dire plus. Mais effectivement, l’histoire de la valise en dit long, je l’avais un peu oubliée ^^!

        Aimé par 1 personne

      1. Moi, c’est surtout que quand je lis, souvent mon cerveau ajoute automatiquement les mots manquants et du coup, je ne m’en rends même plus compte lol
        Je ne compte pas les fois où ça m’est arrivé et où en toute bonne foi quand on me disait « mais il manque un mot », je disais mais non tu vois, et je lisais nickel avec le mot manquant alors qu’il n’était pas écrit 😅

        Aimé par 1 personne

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