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Back In Time #5 : MPD Psycho de Sho-U Tajima et Eiji Otsuka

Voici un nouveau numéro de Back in Time, un rendez-vous où je parle d’un ancien manga que je ne vous ai pas encore présenté ici et que j’ai déjà lu il y a quelques années. Je vous en présenterai le tome 1 à chaque fois et pas forcément plus. Il peut s’agir aussi bien d’un coup de coeur à l’époque que d’une lecture mitigée à qui j’ai envie de redonner une chance. Back In Time est donc l’occasion de remettre en avant des vieux titres parfois oubliés. J’espère que ça vous plaira ^-^

Pour ce nouveau rendez-vous, je vous propose de revenir sur MPD Psycho de Sho-U Tajima et Eiji Otsuka, un titre glauque et barré comme j’ai peu l’occasion d’en lire vu mon coeur sensible. Je n’avais pas réussi à dépasser le tome 2 en 2004, arriverai-je à aller plus loin maintenant ? Sachant qu’en prime la série est terminée en France depuis l’an dernier ^^ Attention, préparez-vous !

Titre : MPD Psycho – le détective schizophrène

Auteur : Sho-U Tajima (dessins) et Eiji Otsuka (histoire)

Éditeur vf : Pika (senpai)

Année de parution vf : 2004-2018

Nombre de tomes : 24 (série terminée)

Histoire : Le personnage principal est un détective souffrant du trouble de la personnalité multiple – d’où le titre, MPD pour « Multiple Personnality Disorder », mais aussi « Metropolitan Police Department ». L’Histoire commence lorsque Yôsuke Kobayashi, jeune et brillant « profiler » de la police est envoyé sur les lieux du meurtre de la victime d’un serial-killer.

Mon avis :

Tome 1

Comme dans mon souvenir, ce titre s’annonce ardu pour mon coeur sensible. Sous les traits froids et précis de Sho-U Tajima, nous plongeons en plein coeur d’un thriller glauque où les cadavres sont légions et toujours mis en scène de façon bien dérangeante.

Avec ce premier tome, les auteurs élaborent la grammaire de ce qui fera la richesse de ce titre. Dès le chapitre d’ouverture, on découvre que l’on va suivre un héros schizophrène accusé de meurtre mais qui dont l’une des personnalités est policier. On sent d’emblée qu’on va bien se triturer le cerveau.

La mise en scène est froide et efficace comme les dessins. Les auteurs aiment bien naviguer entre plusieurs épisodes temporels et peut-être essayer de nous y perdre. Ils aiment aussi planter un décor très réaliste avec cette bande de policier que l’on suit d’une enquête à l’autre, des enquêtes toujours plus dérangeantes avec des meurtres de plus en plus glauques mais qui semblent peu à peu tisser une toile.

Et c’est là la force de ce titre, en partant de différentes affaires qui marquent surtout à cause de leur côté provocant, les mangakas en profitent pour mettre en place les bases de ce qui pourrait ressembler au complot d’une mystérieuse organisation, dont le héros lui-même ferait partie ou serait victime ? C’est prenant et intriguant à souhait.

Ainsi si l’on passe sur le côté très cru des meurtres, leur aspect dérangeant et le visuel très fort et glauque de cela, se dégage une histoire qui pourrait vite se révéler passionnante tant les mystères sont présents et le héros est charismatique de part ses multiples personnalités et ses implications. J’ai bien accroché à ce premier tome, et si la peur, que mon âme sensible ait du mal à résister, est là, ça ne va pas m’empêcher de continuer un peu l’aventure.

Tome 2

La suite se révèle tout aussi haletante. Les auteurs semblent avoir trouvé la bonne formule : enquêtes glauques au possible et mystère épais autour du héros. Les cas s’enchaînent autour du dos Amamiya-Machi et tous semblent pointer vers une mystérieuse organisation. Celle-ci semble aussi derrière une partie du mystère qui entoure Amamiya, ce qui donne un mélange explosif. J’aime beaucoup le rythme que cela induit à la série.

L’ensemble a également un petit côté suranné au niveau des enquêtes qui n’est pas sans me rappeler certaines bonnes séries policières que j’ai pu regarder, mais avec une touche toute japonaise au niveau de la représentation de l’horrible violence des meurtres ou suicides. On a également une belle réflexion sur les médias mais également sur l’influence des masses et les sectes en filigrane. C’est fort, c’est intense, c’est glaçant, mais ça donne une vraie identité à la série.

Le fil rouge derrière se complexifie. On commence à nous révéler des éléments du passé d’Amamiya et de ses différentes personnalités. On voit celles-ci agir et un nouveau personnage, qui fait froid dans le dos, est là pour agiter tout ça.

J’aime décidément beaucoup les débuts de cette série qui je trouve avance plutôt bien. J’ai donc passé commande pour la suite et cela risque de devenir une de mes séries régulières de ce début d’année ^^

Tome 3

Les auteurs jouent un peu avec nous dans ce tome qui est à la fois plus sombre et moins glauque que les précédents. Il s’ouvre calmement, presque normalement, avant de nous faire peu à peu tomber dans une vraie psychose tant on en vient à avoir peur de tout le monde. J’ai beaucoup aimé le tournant politique que ça prend également avec l’implication d’un des membres du gouvernement et d’une branche un peu spéciale de la police, le tout toujours en lien avec Amamiya, ses multiples personnalités et les codes barres. On a vraiment l’impression que ceux-ci sont partout, chez Amamiya, les rencontres qu’il a fait autrefois, le photographe qui le suit, etc. C’est assez angoissant mais j’aime. C’est moins flamboyant que les premiers tomes mais ça devient plus complexe et intimiste, ça se resserre autour du cercle des proches du héros, ce qui permet de plus s’attacher à eux et à l’histoire. Franchement, j’aime beaucoup, ça reste surprenant, on s’interroge sur le passé d’Amamiya et ses personnalités et on a peur pour tous ceux qu’il croise. C’est très bien fichu.

Tome 4

L’auteur se joue toujours de nous avec un talent certain en prenant dans ce tome une tournure qu’on aurait pu voir venir mais que je ne pensais pas voir arriver si tôt. La focale se fait sur Toguchi que l’on suit lors de son grand pétage de plomb. C’était un personnage trouble depuis le début, mais je pensais vraiment qu’on conserverait son oeil de journaliste, toujours sur la corde raide, jusqu’au bout. J’ai été très surprise de la brusquerie avec laquelle intervient son revirement ici. C’est assez violent, tout comme les actions qui s’enchaînent. On est alors plongé en plein dans la tête d’un fou en crise, c’est glaçant. Pour autant, l’auteur n’oublie pas de nous faire quelques révélations et d’ajouter de nouvelles pistes à nos réflexions sur ces fameux codes barres qui nous intriguent depuis le début, titillant notre curiosité jusqu’au bout en ajoutant de nouveaux personnages intrigants. C’est très habillement fait, la dynamique est bonne et la tension est de tous les instants, ce qui fait qu’on dévore littéralement ce tome.

Tome 5

La série continue à me surprendre. Après un dernier tome assez fou, on repart entre guillemets vers quelque chose de plus classique puisqu’on s’intéresse à nouveau aux fameux codes barres avec 7 petits nouveaux. L’auteur continue à nous embarquer dans les méandres de cette histoire où on a l’impression à chaque tome que cela se complexifie. Ici, apparaissent 6 nouveaux psychopathes porteurs d’un code barre, mais surtout une mystérieuse « maman » qui semble les commander. C’est toujours complètement barré et brutalement violent. Dans un espèce de huis clos où se retrouve Amamiya, on lui tend un piège et ça dégomme à tout va. Des liens commencent à s’établir entre plusieurs organisations mais l’ensemble reste assez flou, avec un schéma qui se répète : les codes barres débarquent, dégomment des gens, provoquent Amamiya/Nishizono et on blablate sur Lucy Monostone et tout le tintouin. Ce serait bien parfois que le mystère se lève un peu parce que même si j’adore l’ambiance et le ton, ça pourrait me lasser dans les 19 tomes restants ^^!

Tome 6

Nous entrons déjà dans un nouvel arc de l’histoire avec ce tome 6. Sans surprise celui-ci tourne autour des codes barres et de Lucy Monostone, mais il va également s’intéresser aux origines de la schizophrénie de notre héros. J’ai trouvé le rythme de ce tome assez tranquille, comme un diesel qui serait un peu long au démarrage mais ça va exploser, ça va faire mal.

On retrouve Miwa et sa soeur Machi, seules depuis la disparition d’Amamiya 6 mois plus tôt. Cette dernière est en passe de se faire recruter par la police pour étudier le jeune cas rencontré à la fin du tome 5, mais elle refuse. Celui-ci est pourtant assez fascinant avec ses capacités d’échange de corps. Miwa, elle, vit sa vie de jeune ado, préparant un voyage scolaire, mais on sent d’emblée que quelque chose cloche avec elle.

Le tome sera l’occasion de revenir sur le malaise qui entoure les deux soeurs et de sentir ainsi progressivement la tension monter et les liens se faire, jusqu’à une révélation renversante (enfin, je l’avais bien vu venir…) dans les dernières pages qui va probablement bouleverser la série. J’ai hâte de lire la suite !

Tome 7

Quel tome, quel tome ! J’en ai encore la tête toute retournée tant les informations ont fusé et l’histoire fut dynamique et tendue.

Les révélations pleuvent sur Gakuso, Lucy Monostone et Amamiya. Tellement que je ne suis pas sûre d’avoir tout bien compris, je dois l’avouer. Je suis également assez surprise de l’implication de Miwa. De quand date-t-elle ? Est-elle dans le coup depuis le début ? Est-ce arrivé en cours de route ? Je n’ai pas tout compris non plus des désirs de Chô. Pourquoi veut-elle ressusciter l’esprit de Lucy ? Comment s’y prend-elle ? Quelle est cette histoire de programme ? Beaucoup de questions nouvelles surgissent au fil des informations qui nous arrivent. Le tout se déroule en plus dans une situation tendue avec d’un côté le détournement de l’avion par Nishizono Shinji et Miwa, et l’arrivée du vrai Amamiya qui fait face à Tetora. C’est passionnant à suivre.

Le seul hic, c’est qu’on se perd un peu au milieu de tous ces personnages, de leurs liens, de leurs buts, et que le dessin n’aide pas toujours, je me suis notamment interrogée sur la vraie identité du personnage introduit dans les dernières pages.

Tome 8

Après la surprise du dernier tome, on continue dans les rebondissements ici aussi. Les auteurs parviennent à faire le tour de force de complètement bouleverser le récit tout en conservant la trame, chapeau ! Nous nous retrouvons donc toujours dans un univers rempli de serial killers énigmatiques en lien avec l’organisation Gakuso et Lucy Monostone. Mais ce n’est plus le Kazuhiko Amamiya que l’on connaissait que l’on suit mais un autre héros si je puis dire. Je suis peut-être bon public mais j’ai vraiment été surprise par ce retournement que je n’attendais pas et qui relance l’histoire.

Après un début tonitruant, court-circuitant complètement ce qu’on connait, on garde pourtant la même trame de fond. On retrouve les mêmes pour enquêter sur la même organisation. On retrouve de nouveaux meurtres aussi glauques que les premiers qu’on avait découverts. On retrouve le lien qu’on connait et de ce côté on n’avance pas vraiment ici. C’est plutôt un tome qui rabat les cartes et relance l’intrigue dans une nouvelle direction avec de nouveaux héros, ou du moins des héros dans un nouvel état d’esprit. On nous présente aussi de nouvelles têtes, comme le neveu de Lucy Monostone qui est promis à travailler avec Machi.

Avec ce tome de transition, j’ai vécu un début tendu et bouleversant, puis une suite plus calme dans laquelle j’étais en terrain connu mais qui me fait aussi espérer une suite avec un développement encore inédit. J’ai hâte de voir vers quoi ça va nous mener.

Tome 9

Le nouvel arc se poursuit et se complexifie ici. Les mangaka déploient tout leur talent narratif et graphique au service de leur histoire ici. On voit petit à petit les fils tirés lors des précédents tomes se rejoindre pour donner quelque chose de nouveau ici. Alors oui, c’est complexe, c’est aussi très tiré par les cheveux et assez perturbant parfois mais que c’est jouissif.

J’ai adoré voir Tetora en action, c’est un personnage avec un charisme fou, qu’il soit libre ou pas de ses mouvements. J’ai aimé l’installation du mystère peu à peu autour de ce que mijote Gakuso avec le retour de ces « sosies » de personnes déjà rencontrées dans l’histoire. Mais surtout, je me prends de plus en plus au jeu de douter de notre héroïne Machi qu’on suit depuis le début mais qui commence à faire douter tout le monde dans ce tome.

C’est sombre, c’est inquiétant, c’est trépidant et surprenant. Ces histoires d’échange de personnalités, de corps, de cobayes me font saliver pour la suite.

Tome 10

Bon sang, quel tome encore ! Sho-U Tajima et Eiji Otsuka font monter une tension folle tout du long pour aboutir à un final décapant. Dans ce tome, ils nous font encore révélations sur révélations sur Gakuso et les personnes impliquées dans l’organisation. Ainsi, on découvre que le ministre Onihigata est lié à eux, ainsi que… surprise ! Machi. Le tout est très bien amené avec des petites allusions à droite à gauche qui nous font nous interroger et nous titille jusqu’à ce qu’on nous assène la révélation. Alors oui, on n’a plus de meurtres bien glauques comme au début, on a plus basculé sur une espèce de thriller politique avec une organisation secrète derrière, mais que c’est bon.

On sent que les auteurs maîtrisent parfaitement leur histoire. Ils relient petit à petit tous les fils qu’ils ont lancés au fil des tomes avec l’ensemble des personnages croisés, que ce soit Onihigata, Machi ou Kitô, sans parler de Tetora qui continue à venir mettre son grain de sel ici. Je me plais aussi à suivre notre inspecteur essayer de surnager au milieu de tout ça pour sauver ce qu’il y a à sauver et démêler ce qu’il y a à démêler.

En tout cas, ce tome était passionnant à lire. Je n’aurais jamais imaginé un tel final. Les auteurs n’en finissent pas de me surprendre. Pour la peine, je vais de ce pas enchaîner avec le tome 11.

Tome 11

Comme le laissait pressentir sa couverture, voici un tome un peu à part dans la série, un tome qui permet de faire une pause et de reprendre un peu son souffle. Pour cela, les auteurs utilisent un procédé narratif simple et éculé : le flashback. En effet, dans ce 11e tome, ils reviennent tranquillement sur le passé de chacun des personnages clés de l’histoire ce qui amène de nouvelles révélations mais aussi de nouvelles questions.

On revient ainsi aux origines avec Lucy Monostone. On reparle également de ce qui pourrait motiver Gakuso. On voit aussi Machi à l’époque où elle travaillait consciemment pour eux. On redécouvre enfin les premiers temps de l’histoire, littéralement la première affaire, sous un autre regard et on voit aussi ce qui se cachait derrière à l’époque, comment interagissait dans l’ombre déjà certains personnages.

C’est passionnant mais il faut s’accrocher au milieu de tous ces noms et visages pour se rappeler de qui est qui, et des liens qu’il y a ou non entre eux. J’ai aimé mais ça m’a moins passionnée que l’histoire principale, surtout que ça coupe en pleine révélation clé, alors c’est un peu frustrant…

Tome 12

L’histoire a vraiment pris un nouveau tournant et ce tome qui fait suite au 10e ne fait que le confirmer. Les héros ne sont plus les mêmes qu’au début. Les auteurs ont réussi le tour de force de complètement renverser la table et c’est très judicieux pour rendre la lecture de cette série encore plus addictive parce qu’on se demande quelle surprise ils nous réservent encore.

On retrouve donc Machi ou plutôt Wakana, la personnalité qui a pris le contrôle de son corps et avec elle, on plonge en plein dans les projets tortueux de Gakuzo et des gouvernements américains et japonais. Sur fond de manipulation générique et de contrôle des esprits, ils vont vraiment loin dans ce qu’ils imaginent et ça me bluffe et me glace le sang.

En parallèle, il y a toujours Tetora qui veut lutter contre eux mais ça n’a rien de facile pour un gamin de son âge avec si peu de moyens. On tremble donc pour lui, surtout quand on voit les moyens déployés par Wakana. C’est terriblement oppressant et flippant. Et pour corser encore cette ambiance de thriller scientifico-politique, il y a toujours nos inspecteurs de choc qui se rapprochent de plus en plus au détriment de leur sécurité. Il ajoute la petite note policière qui fait bien plaisir et allège parfois une atmosphère bien pesante.

Ce tome est donc encore vertigineux tant les auteurs nous font sombre dans leurs délires qu’on était loin d’imaginer en commençant la série.

Tome 13

Que dire si ce n’est que l’auteur continue encore à me surprendre au bout de 13 tomes. Dans cet opus au rythme double, on oscille entre rencontres passées capitales et actions présentes qui continuent à nous embarquer toujours plus profondément dans les affres du plan de Gakuzo. C’est très bien orchestré. Le rythme est haletant de bout en bout. Le basculement des personnages se fait de plus en plus sentir, à l’image de Tetora qui est vraiment en train de supplanter Amamiya dans mon coeur, tant son personnage est riche, complexe et en permanente évolution. J’ai beaucoup aimé sa rencontre avec notre cher inspecteur, puis son défi lancé à la face au premier ministre et enfin ses souvenirs de Kitô. On a vraiment basculé dans le thriller politique et les explications sont finalement de plus en plus logiques, ce que je n’aurais pas cru dire un jour. Quant à la fin, elle m’a sciée, je n’avais pas du tout vu venir cette révélation sur ce personnage, ni ce qu’elle prépare. J’ai hâte de voir comment cela va être mis en scène et le rôle que chacun va y jouer.

Tome 14

Les auteurs continuent encore et toujours de me surprendre avec ce tome à 100 à l’heure aussi bien niveau action que révélation. Alors oui, c’est complètement barré et irréaliste au possible mais j’adore. Je trouve que c’est surprenant et ultra dynamique. On ne voit pas filer les pages quand on lit et la frustration est grande de devoir si vite s’arrêter.

Tout commence avec mon cher Tetora qui est coincé à l’hosto avec tout plein de fous furieux, commandés par Machi/Wakana et sa réalité virtuelle, qui veulent le tuer. La lutte est acharné mais Tetora se défend comme un beau diable. Ça donne des moments complètement surréalistes entre le type et sa batte de baseball, celui avec la tronçonneuse, celui déguisé en samouraï ou encore la fille et son couteau. En plus, Tetora est un dieu du combat rapproché, main nue ou armé, incroyable lol C’est pas crédible pour un sou, mais ça déboite.

Viennent ensuite les révélations sur Machi/Wakana qu’on nous avait promises dans le tome précédent. On connait désormais son identité et je ne l’avais pas vu venir, pas plus que son rôle dans toute cette affaire. Je ne la pensais pas à l’origine de tant de choses. Ça donne envie de tout relire pour voir si ça s’emboite bien tant la surprise est totale. Là aussi, c’est complètement surréaliste qu’une gamine ait pu faire tout ça, mais les auteurs pensent à essayer de lever le voile sur l’ensemble des zones d’ombre et c’est bien fichu finalement une fois qu’on accepte le côté WTF.

Moi, je me suis régalée dans ce tome. J’ai eu la sensation qu’on relançait encore une fois l’histoire pour mon plus grand plaisir. C’est de plus en plus dur de devoir se freiner pour ne pas enchainer les tomes suivants, du moins ceux encore disponibles à l’achat…

Tome 15

L’histoire a beau être toujours aussi nerveuse, j’ai eu l’impression de faire une petite pause dans l’action avec ce 15e tome, pour plutôt me concentrer sur de nouvelles révélations sur Wakana et son entourage. C’est vraiment passionnant à suivre. C’est toujours aussi bien mis en scène. On alterne et enchaine les points de vue en deux deux. Des personnages, qui étaient secondaires au début de l’aventure, prennent une toute autre envergure ici. Vraiment, je suis fan. J’aime de plus en plus le personnage de Tetora avec toute sa complexité et sa fragilité. J’aime aussi ce qu’ils sont en train de faire de Machi, cette espèce de grande manitou / gourou derrière ce vaste complot. J’ai trouvé très intéressant la place qui a été accordée à notre cher inspecteur dans ce tome. C’est plaisant de voire la figure d’un homme somme toute banal propulsé en avant, presque à en faire un héros. De la même façon, que c’est jouissif de voir certains personnages de l’ombre, en sortir pour contre-attaquer. J’aime beaucoup l’ambiance que cela confère ici. Alors oui, on a encore du mal à avancer dans l’histoire. On trépigne un peu en attendant le grand final et on sent que ça risque d’être un peu un grand n’importe quoi pas très crédible, mais peu importe tant que ça reste dans l’esprit de la série, parce que moi, je me régale !

Tome 16

Je vous parlais de mes trépignations dans le tome précédent, ce n’était rien comparé à celui-ci. J’ai vraiment eu l’impression qu’il ne se passait pas grand-chose et qu’on continuait à nous faire attendre en replaçant les personnages là où les auteurs le voulaient pour le grand final. Sauf qu’il reste encore 8 tomes quand même… Je suis donc plutôt frustrée par cette lecture. Certes c’est bien de revenir sur le sacrifice du père de Sasayama, de voir ce qu’est devenue Miss Cho, de découvrir le lien entre Inuhiko et Wakana ou encore de nous révéler le visage du double d’Amamiya et l’endroit où il se trouve, mais dans l’ensemble ça fait un tome assez vide et redondant avec ce qu’on a déjà eu. J’attends plus et j’espère ne pas être déçue par la suite.

Tome 17

Un jour….

Tome 18

Faute d’avoir pu lire le tome 17, introuvable en version papier à un prix « normal », je saute directement au 19e, juste après la rencontre avec le fameux double d’Amamiya. Autant vous prévenir, les auteurs ont sensiblement accéléré le rythme pour nous plonger en pleine course-poursuite extrêmement nerveuse pour nous amener vers un final qu’on sent explosif. Ils n’oublient pas pour autant de nous surprendre avec des rebondissements qui sortent de nulle part. Bon sang que je me régale !

Comme on pouvait s’y attendre la rencontre avec le double d’Amamiya a mal tourné. Reste le duel attendu entre un Tetora qui a de plus en plus de charisme et une Wakana qui se dévoile dans les dernières pages. Mais pour cela, il faut préparer leur rencontre, c’est ce que s’occupe à faire ce tome, en nous débarrassant encore des personnages superflus. Exit l’excité blond dans le tome précédent, exit les quintuplés, sextuplés, d’un Elvis ayant trop bouffé, dans ce tome. Le temps d’une course-poursuite dantesque sur l’autoroute qui finit terriblement mal, Tetora est prêt pour l’affrontement final et que j’ai hâte ! Les auteurs nous corsent l’ensemble avec une prophétie sortie de derrière les fagots qui risque de le concerner, ainsi qu’une fusion entre son esprit et celui d’Amamiya, une première. Et n’oublions pas les dernières révélations sur Wakana, qui dans un sens essaient de nous procurer une explication cohérente sur son parcours depuis toute petite mais qui est une nouvelle fois tellement abracadabrantesque !

Graphiquement, c’est une claque. Les pages sont d’un dynamisme fou. Les scènes de course-poursuite pètent de partout et pourtant restent ultra lisibles. Tetora a un charisme incroyable (même si j’aime moyennement sa nouvelle coiffure…). Je prends vraiment mon pied avec cette série !

Tome 19

Un jour….

Tome 20

Ayant dû sauter le tome 19 aussi faute de disponibilité à l’heure actuelle… me revoilà déjà pour le 20e. J’ai l’impression qu’il ne s’est pas passé grand-chose depuis la dernière fois. A tel point que j’ai très facilement raccroché les wagons.

L’histoire a beau être nerveuse, le rythme est plus lent, et il n’y a aucune révélation majeure ici. On continue à mettre en place les personnages pour le grand final. On a d’un côté Sasayama et Inuhiko qui sont dans Tokyo et sont en route pour rejoindre Tetora. Celui-ci est dans les entrailles des labo de Gakuso et essaie de rejoindre Wakana en rassemblant des forces, il récupère ainsi la belle Machi parmi ses personnalités. Quant à sa némésis, elle l’attend bien tranquillement ayant mis tout le monde au repos à part sa garde armée.

Alors certes, on ne s’ennuie pas, les pages défilent. Ça pétarade, ça avoue ses secrets, ça se retrouve et ouvre son coeur, mais peut-être que même sans ce tome l’histoire aurait été très bien, parce que je ne trouve pas qu’il serve à grand-chose au final…

Tome 21

Ça y est les hostilités avec Wakana sont ouvertes. Après une bataille assez surréaliste et très déséquilibrée, Tetora parvient jusqu’à elle. Dans ce tome, les auteurs misent à fond sur l’action et la réflexion ainsi que les révélations sont un peu en retrait. On a bien droit à quelques retournements de situation mais rien d’imprévisible pour une fois, que ce soit pour Inuhiko ou pour le choix de Tetora et Machi. J’ai tout de même bien apprécié ce dernier qui permet de faire basculer l’affrontement sur un autre terrain, qui change de ce qu’on a connu jusqu’à présent. Après ce qu’ils y découvrent est déjà vu et revu. Je suis d’ailleurs un peu dubitative pour la suite, j’ai peur de partir dans des délires mystiques qui ne seront pas de mon goût.

Tome 22

Nous voilà dans la dernière phase de l’histoire et pour cela les auteurs enclenche la seconde. Le tome défile à toute vitesse, je l’ai lu en 15 minutes montre en main. L’action est omniprésente maintenant que Tetora et Miwa ont infiltré le cerveau de Wakana pour tenter de lui régler son compte. C’est complètement barré. On y va à grand coup de combats métaphysiques où chacun peut faire apparaitre ce dont il a besoin : corbeau-missile, hommes-zombis, voiture surpuissante, chaussures-réacteurs, etc. Franchement, on n’apprend rien de neuf sur l’histoire mais ça dépote et c’est parfois ce qu’on demande dans ce genre de titre aussi, même si on est bien bien loin de ce que j’imaginais en entamant ce titre. Maintenant le dernier retournement de situation version « fusion » de DBZ m’a un peu laissée sur les fesses. Ça part vraiment dans tous les sens, alors j’espère que les 2 derniers tomes apporteront une conclusion plus posée et satisfaisante.

Tome 23

Un nouveau tome qui se lit à une vitesse folle même pour un avant-dernier du genre. On pourrait le résumer à un ultime duel entre Miwa-Tetora = Mitora et Wakana. Du coup, à nouveau ça canarde et taille dans tous les sens. C’est hyper énergique et bien tendu. Le combat est bien mené, on ne voit pas les pages défiler en le lisant. En plus, en parallèles les auteurs reviennent brièvement sur le passé de notre cher flic resté dans le monde réel, faisant bien monter la sauce avant son intervention déterminante mais ô combien évidente. La fin est toute proche et ce seront Tetora, Machi, Sasayama et Wakana qui seront aux premières loges, j’ai hâte.

Tome 24

Et voilà, il est l’heure pour tout ce petit monde de tirer sa révérence. J’ai vraiment eu la sensation d’une fin très très rapide, trop peut-être voire un peu vaine ? Mais en même temps, je ne voyais pas comment ça aurait pu finir autrement. Les auteurs ont vraiment tout osé dans ce titre. Je ne sais pas si c’est vraiment ce qu’ils avaient en tête depuis le début tant c’est parti loin mais loin. Moi, j’ai aimé ce côté complètement barré parce que ça m’a surprise à plusieurs reprises. On a une vraie conclusion concernant Wakana et c’est déjà ça. Pour le reste, c’est très ouvert mais j’aime assez l’ambiance qu’on retrouve. Les personnages que j’aimais sont toujours là à leur façon. J’aurais été curieuse que les auteurs reprennent l’univers quelques temps plus tard, ils s’en étaient laissé l’opportunité, ce n’est malheureusement pas le cas pour le moment.

Reste que MPD Psycho est une série qui m’aura beaucoup plu à ses débuts. Elle m’a surprise et fait vibrer à plus d’une reprise. Ce fut une belle aventure.

Ma note : 16 / 20

7 commentaires sur “Back In Time #5 : MPD Psycho de Sho-U Tajima et Eiji Otsuka

  1. C’est une série que j’ai toujours voulu lire (les dessins ont l’air top) mais je n’ai jamais ose la commencer car les derniers tomes ne semblaient pas vouloir sortir en France ><
    Je vais peut-être tenter l'expérience maintenant que je sais qu'elle est finie !

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, les dessins sont juste sublimement glauques xD Sérieusement, j’adore le trait fin et chirurgical deSho-U Tajima. Si je continue à aimer, le compte aussi compléter ma collection maintenant que la série est terminée en espérant ne pas avoir de trou 😉

      J'aime

  2. J’avais lu les premiers tomes que j’avais trouvés à la médiathèque, mais je m’étais trop embrouillée dans les différents personnages (et j’avais trop trainé entre les tomes du coup j’oubliais tout àc haque fois XD ).
    Il faudrait que je retente parce que ‘était quand même pas mal du tout !

    Aimé par 1 personne

    1. Je vais donc garder ton avertissement en tête et essayer d’en lire régulièrement pour ne pas être perdue. Et si tu retentes, je serais curieuse de connaitre ton avis dessus. J’attends pour ma part les 3 tomes suivants que j’ai commandés ^-^

      Aimé par 1 personne

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