Livres - Romance

La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte de Colleen Oakley

Titre : La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte

Auteur : Colleen Oakley

Éditeur : Milady

Années de parution : 2017

Nombre de pages  : 424

Histoire : Jubilee Jenkins est allergique au contact humain et se cloître chez elle. Pourtant, à la mort de sa mère, elle doit affronter le monde et se réfugie à la bibliothèque municipale, où elle trouve un travail. Elle y rencontre Eric Keegan, un homme divorcé qui vient de s’installer en ville avec son fils adoptif. Bien qu’Eric ne comprenne pas pourquoi Jubilee le tient à distance, il est sous le charme.

Mon avis :

Je suis en général plutôt bon public pour les romances vu mon côté fleur bleue. J’en ai donc lu un certain nombre et je suis désormais à la recherche soit de celles avec les thèmes que j’affectionne soit avec le petit truc original en plus qui me surprendra. Je pensais naturellement au vu du résumé que La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte appartiendrait à la seconde catégorie.

C’était la première fois que je lisais un titre de Colleen Oakley. Cette autrice américaine semble aimer mettre en scène des personnages souffrant d’une affection. Dans ce roman, son héroïne est allergique aux gens et dans l’autre qu’elle a publié chez nous, La première fois, c’était quand même plus marrant, cette fois son héroïne a le cancer. Elle a comme qui dirait trouvé un filon à creuser dans les romans feel good. Mais est-ce que l’originalité du scénario de départ suffit à faire un bon roman ?

La réponse est clairement non malheureusement. Pour être honnête, je suis complètement passée à côté de l’histoire de La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte même si j’ai beaucoup aimé les personnages que j’ai trouvés très bien écrits, ce qui est paradoxal je l’admet.

J’ai trouvé l’histoire très mal rythmée. J’aime les romances où il y a des échanges, du piquant, de la tension entre les héros, des amis ou des membres de la famille qui s’en mêlent, etc. Bref quand ça bouge un minimum. Ici, c’est le calme plat. L’histoire ne décolle jamais véritablement. On passe bien trop de temps à raconter ce qui se passe à côté plutôt qu’à voir la romance se développer et clairement ce n’était pas pour ça que je lisais ce titre, alors forcément je suis déçue. On m’aurait dit que ce n’était pas une romance mais un récit de vie, j’aurais mieux compris et j’aurais sûrement passée mon chemin parce que ce n’est pas ce que je recherche. Là, je me suis sentie flouée.

C’est d’autant plus dommage que j’ai beaucoup aimé les personnages. Je me suis vraiment attachée à chacun d’entre eux. J’ai beaucoup aimé l’héroïne, Jubilee, qui souffre d’une allergie aux gens qui peut la mettre en choc anaphylactique. C’est une jeune femme réservée, qui adore la littérature, qui n’a rien contre les gens, qui en a juste peur. Elle a vécu un sale épisode à l’adolescence qui l’a poussée à jouer les ermites en restant chez elle pendant 9 ans ! Elle a mal vécu sa relation avec sa mère à cause de son allergie. Elle est vraiment touchante. Du coup, son rapprochement avec le jeune Aja, fils adoptif du beau Eric, était tout trouvé. Ce dernier est probablement le personnage que j’ai préféré. Orphelin ayant perdu ses parents quelques années plus tôt dans le crash d’un avion, il a l’air étrange aux yeux des autres avec son obsession pour la télékinésie qu’il pense posséder et cherche à maîtriser. Il en fait voir des vertes et des pas mûres à son père adoptif, le menant par le bout du nez, mais cela cache une grande souffrance. Enfin, Eric, est le père maladroit par excellence, qui ne sait pas trouver la bonne limite entre sévérité et laxisme. Il commet parfois de grosse bourde et rame ensuite pour se rattraper comme avec sa fille qui vit désormais avec sa femme puisqu’il est divorcé. C’est d’ailleurs par son biais qu’il va d’abord se rapprocher de Jubilee.

En effet, celle-ci est un jour forcée de sortir de sa bulle et de trouver un boulot pour subsister, elle fait cela grâce à la rencontre d’une ancienne camarade de lycée, qui lui trouve une place dans la bibliothèque de la ville. J’ai adoré ce cadre. Eric y vient pour trouver les livres que sa fille a lu autrefois, pour les lire à son tour, et ainsi renouer avec elle. C’était mignon tout plein et je pensais vraiment que ça ferait un bon début de romance.

Le hic, c’est qu’on est tellement pris par les problèmes persos de chacun : problème d’éducation/de parentalité, problème relationnel, gestion de son allergie, etc, qu’il ne se passe au final pas grand-chose entre Jubilee et Eric. On doit donc se contenter de pauvres conversations à droite à gauche, tournant souvent autour de la littérature (chouette !) ou des problèmes des uns et des autres, mais rien de romantique ou de piquant. C’est extrêmement plan plan et totalement platonique.

La gestion de l’allergie de Jubilee dont j’attendais beaucoup est très plate. Il ne se passe quasiment rien. Je pense que sur l’ensemble du livre ça doit tenir sur 10-20 pages, ça fait peu. On est au final plus sur un récit de vie qu’une romance. On suit l’amitié naissante des héros, une héroïne qui apprend à sortir de sa bulle et à renouer des relations avec les gens, un homme qui découvre ce que c’est d’être père et de faire son deuil. C’est mignon et bien raconté mais j’attendais autre chose donc je suis déçue.

Ainsi, je suis passée complètement à côté de La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte. Pas que ce soit mal écrit mais ça ne correspondait pas du tout à mes attentes. J’ai trouvé l’intrigue trop plate et linéaire, manque de piquant et de surprises. Je suis sûre que cela plaira à plein de lecteurs cherchant un titre feel good avec de belles valeurs et des personnages bien écrits. Tant mieux pour eux. Mais si vous voulez de la romance, passez votre chemin. 

Ma note : 13 / 20

7 commentaires sur “La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte de Colleen Oakley

  1. Moi qui n’est pas trop romance sauf si comme tu dis il y a quelque chose d’original, là apparemment ce n’est pas un roman pour moi. Pourtant, la première phrase du résumé pouvait faire penser que ça sortait un peu de l’ordinaire.
    Bonne fin d’après-midi !

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  2. Le titre m’avait intriguée lors de sa sortie, mais fuyant ce qui touche à la maladie, je ne m’y suis jamais frottée. Vu ce que tu en dis, j’ai bien fait même si le côté récit de vie peut avoir son charme quand on sait à quoi s’attendre…

    Aimé par 1 personne

  3. Dommage, mais je comprends ! Surtout si cela ne répondait pas à tes attentes. On est effectivement plus sur un récit de vie, un quotidien tranquille et des sentiments naissant lentement. Mais ça reste assez choupi dans mes souvenirs. En revanche, je me rappelle avoir été déçue par la fin…

    Aimé par 1 personne

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