Livres - Jeunesse / Young Adult

Albums Ecole des Loisirs : Hulotte et Léon, Des oiseaux plein la tête, L’éléphant de Madame Bibi

Nouvelle petite fournée d’albums de l’Ecole des loisirs qui m’ont tapé dans l’oeil et que je vais commencer à vous présenter parce que j’étais trop impatiente pour attendre même s’ils ne sont pas tous encore sortis >< Les romans viendront un peu plus tardivement, mais je pense que vous pouvez comprendre pourquoi ils m’ont fait envie rien qu’en regardant ces belles couvertures !

 Mon avis :

Quel petit album adorable ! J’ai repéré Hulotte et Léon grâce à sa superbe couverture, qu’il faut regarder dans son intégralité (Premier de couverture + Quatrième de couverture) pour bien en savourer la beauté ! Celle-ci représente deux petits oiseaux perdus au milieu des toits de Paris, et pour moi rien qu’en les voyant, la messe était dite, il me fallait cet album !

Derrière cette couverture qui m’a d’emblée emportée, il y a Juliette Lagrange, jeune illustratrice d’une vingtaine d’années, qui vient de l’école Emile Cohl. Elle est passionnée de techniques papiers et affectionne les grands formats où elle mélange trait à l’encre et aquarelle. Mon petit pot de colle fut son premier livre, suivi par Hulotte qui précède notre histoire.

Malgré sa jeunesse, l’autrice maîtrise à merveille aussi bien l’art du récit que de la mise en scène et des dessins. Elle allie ces trois éléments pour nous narrer une histoire vraiment charmante dans des paysages à couper le souffle !

Hulotte, son héroïne, part en voyage scolaire dans la Capitale avec sa classe. Elle visite des lieux d’art mondialement connus qui vont ravir nos pupilles. Mais en parallèle se joue une autre histoire importante pour elle, celle de sa relation avec le gentil et rondouillard Léon.

J’ai adoré le mélange des genres. J’ai d’abord été complètement soufflée par les peintures de la capitale version carte postale faites par Juliette Lagrange. Elles ont un côté suranné vraiment charmant, plein de poésie. Les couleurs sont chatoyantes et très printanières. Il y a un travail incroyable sur les ombres et les profondeurs de champs. Les personnages croisés ont un petit côté dégingandé qui m’a rappelé le graphisme des 101 Dalmatiens que j’adore ! Les représentations des rues de la capitale, du Louvre, d’Orsay, du Muséum d’Histoire naturelle ou encore des Buttes-Chaumont sont d’une poésie folle. Je suis archi fan.

Du coup, cela a, dans un premier temps, caché un peu l’histoire à mes yeux, me faisant trouver celle-ci juste gentillette. Cependant un basculement se produit très vite qui m’a fait retourner en arrière où j’ai noté de nouveau détails et j’ai regardé celle-ci sous un tout autre oeil.

J’ai vraiment trouvé adorable la mise en scène de la relation entre Hulotte et son meilleur ami Léon. C’est mignon tout plein et cela nous rappelle forcément certains moments de notre propre enfance où l’on avait aussi un ami garçon, avec cela que ça pouvait signifier au regard des autres… Je me suis totalement retrouvée dans son histoire personnellement et j’ai vraiment été touchée, surtout que c’est une fois de plus conté avec beaucoup de prévenance et de sincérité. Alors si vous cherchez un titre aussi beau que bien écrit, je vous le conseille chaudement !

Un découverte émerveillée de la capitale et du coeur de deux amis !

Je remercie les éditions de l’Ecole des loisirs pour leur confiance et cet envoi !

Mon avis :

Quel album émouvant ! Comme le précédent, c’est la poésie de la couverture et son air joyeux qui m’ont attirée. Je ne savais pas alors dans quelle histoire je m’embarquais.

Cette fois, c’est à un duo d’autrices que nous devons cette belle et douce histoire, Alexandra Garibal pour l’histoire et Sibylle Delacroix pour les dessins. Alexandra Garibal est la nouvelle plume de la série Ernest et Célestine. Aimant jouer avec les mots, elle a écrit une soixantaine de textes pour des albums et des magazines pour la jeunesse. D’abord éditrice chez Bayard, elle rejoint l’équipe de Casterman en tant que responsable éditoriale petite enfance. Puis, finalement, elle choisit de se consacrer à l’écriture et d’être à son compte. Sibylle Delacroix, elle, est diplômée de l’École de recherche graphique de Bruxelles. Elle travaille depuis 2000 comme illustratrice et graphiste. Elle a été publiée par de nombreuses maisons d’édition (Bayard, Casterman, Milan, Mijade…), Des oiseaux plein la tête est son premier album chez Kaléidoscope, tout comme sa consoeur.

Ensemble, elles mettent en scène une histoire très émouvante sur la différence. Étant moi-même institutrice dans une école avec de nombreux enfants en situation de handicap, je n’ai pu qu’être très touchée par ce récit plein de douceur et de poésie et pourtant très honnête.

Les autrices mettent en scène Nénette, une petite fille différente, qui ne voit pas le monde avec les mêmes yeux que les autres. Sa particularité lui vaut les moqueries des autres enfants qui ne la comprennent pas. Mais un jour, No est obligé de s’asseoir à côté d’elle et alors il réalise la richesse de sa différence.

J’ai vraiment été très émue aussi bien par le texte que par les dessins. Le choix de les réaliser aux crayons de couleur est vraiment significatif et apporte une toute autre dimension au récit. On est vraiment dans un texte à hauteur d’enfant dans toutes ses dimensions et c’est ce qui touche tant.

Les autrices parviennent à faire de la différence de Nenette sa force, montrant combien c’est riche d’avoir une vision du monde différente et un imaginaire fertile. Personnellement, j’ai vraiment été touchée par cette petite qui m’a rappelé certains élèves que j’ai eus / que j’ai. Le tissage de sa relation avec No sur fond de goutte d’eau et d’origami est d’une rare poésie et d’une douceur toute enfantine qui ne peut qu’émouvoir.

Un très beau livre pour parler des enfants différents.

Je remercie les éditions de l’Ecole des loisirs pour leur confiance et cet envoi !

 Mon avis :

Comme ses collègues, c’est la belle couverture colorée et très fleurie de Madame Bibi qui m’a attirée et j’ai bien fait tant l’histoire était toute mimi.

Reza Dalvand, l’auteur d’origine iranienne, est un artiste dont le travail est reconnu à l’international, en Europe et en Asie principalement. Enfant, il n’avait qu’une idée en tête : dessiner. Donc après des études de graphisme à l’université des Beau-Arts d’Ispahan, il obtint une maîtrise en illustration à l’université de Téhéran, avant de se lancer dans l’illustration jeunesse. Sept de ses albums sont disponibles chez nous avec tous la même ambition de parler de relations apaisées.

Avec sa superbe couverture toilée avec effets en relief, L’éléphant de madame Bibi se veut d’emblée très onirique et poétique. Des fleurs saisissent le lecteur des quatre coins de la couverture dévoilant une gentille grand-mère portée par un doux éléphant gris. C’est mignon tout plein, tout comme le sera l’histoire.

Celle-ci nous conte la belle relation entre une grand-mère et son animal de compagnie atypique : un éléphant, qui sont un élément de gaité dans une ville un peu morose autrement. Cependant, ce n’est pas fait pour plaire à tout le monde et les habitants adultes de la ville en viennent rapidement à se plaindre des nuisances qu’ils pensent que cela occasionne.

Dans cette histoire, dans laquelle on retrouve les influences iraniennes de l’auteur de part le choix de l’animal phare mais également par l’importance des motifs dans le graphisme, j’ai pourtant eu le sentiment de revivre l’affaire du coq Maurice sur l’île d’Oléron où le volatile dérangeait certains habitants à cause entre autre de son chant matinal. De la même façon ici, les adultes ne supportent pas la présence de l’éléphant de Madame Bibi, sans se rendre compte de ce qu’il apporte.

C’est donc un récit doux amer surtout porté par son final à la morale importante. Le texte est court et simple, ce sont surtout les dessins qui m’ont marquée. J’ai beaucoup aimé leurs couleurs printanières toutes douces, le recours important aux motifs dans les décors de la ville et de ses habitants, le petit côté désuets du trait par exemple dans le dessin de ses voitures à l’ancienne qui m’a rappelé les albums que je lisais toute petite et qui dataient déjà. C’est vraiment charmant.

Un album qui joue à merveille la carte de la diversité et de la tolérance !

Je remercie les éditions de l’Ecole des loisirs pour leur confiance et cet envoi !

6 commentaires sur “Albums Ecole des Loisirs : Hulotte et Léon, Des oiseaux plein la tête, L’éléphant de Madame Bibi

      1. J’avoue que le combo animal de compagnie et personne âgée est quelque chose qui touche une corde sensible en moi même si la thématique de la différence se révèle également intéressante et nécessaire 🙂

        Aimé par 1 personne

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