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Creamy merveilleuse Creamy : Long Good-Bye de Kaoru Tashibu et Kazunori Itô

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Titre : Creamy merveilleuse Creamy : Long Good-Bye

Auteur : Kaoru Tashibu et Kazunori Itô

Editeur vf : Black Box

Année de parution vf : 2020

Nombre de pages  : 139

Résumé : Yû va bientôt rentrer en 5e. Elle avait prévu de s’amuser sur le tournage du nouveau film de Parthenon Productions pendant les vacances, mais Creamy réapparaît de façon aussi soudaine que mystérieuse !
Très vite, elle se retrouve à partager l’affiche avec Megumi. Finalement, les vacances ne s’annoncent pas de tout repos…

Mon avis :

Hier, je vous parlais du remake de Creamy chez Kurokawa avec Megumi (Chantal) en héroïne. Aujourd’hui, je reviens avec l’adaptation en mangas d’un long métrage qui avait été fait en 1985 : Long Good-bye et qui se passait deux ans après la fin des événements de l’anime. Une lecture un peu mitigée sur le fond et la forme…

La couverture est signée Akemi Takada et malheureusement ce n’est pas elle qui signe les dessins à l’intérieur. Petite déception. Elle est annoncée comme ayant participé aux décors mais franchement ils sont tellement inexistants que c’est anecdotique. Celui qui est derrière ceux-ci, c’est Kaoru Tashibu, qui a travaillé comme animateur pour le studio de production de Creamy mais pas sur cet anime. Il signe ici sa première oeuvre longue. A ses côtés, il y a Kazunori Itô au scénario, qui lui a participé à la série animée. C’est donc un mélange de l’ancienne et la nouvelle équipe aux manettes.

L’histoire, elle, est la même que celle de l’OAV (Original Video Animation fait référence à un animé qui est directement destiné au marché de la vidéo sans passer par la case cinéma ou télé.) du même nom sorti en 1985.
L’histoire débute alors que Yû vient d’entrer au collège, rejoignant Toshio. La Parthenon Production projette de tourner un film de SF, dont Megumi serait l’héroïne. Grâce à leurs relations, Yû et Toshio vont pouvoir participer au tournage. Mais lors d’une lecture du script, Yû se sent mal. Elle part s’isoler, et, contre toute attente, se transforme en Creamy. Malheureusement, Shingo croise Creamy et lui propose tout de suite de jouer dans le film, en tant que rivale de Megumi.

Si comme avec le manga de Kurokawa, j’ai été heureuse de replonger dans cet univers, j’ai quand même trouvé l’ensemble bien léger ici. Passée la déception des dessins qui n’étaient pas à la hauteur de la couverture, avec un design très amateur, des décors vides et une animation assez rigide, le tout manquant de magie, il a fallu faire face à une histoire sympathique mais trop rapide.

En effet, j’ai apprécié de revoir chacun des personnages clés 2 ans après les dernières événements. On découvre ainsi Yû au collège ou encore Megumi sur le point de se marier. Mais tout va très vite, trop vite et on est face à une histoire très très limitée au final qui se résume surtout à un rapide tournage auquel participe Yû / Creamy.

Tandis que je m’attendais à ce que les auteurs se servent des changements physiques de l’héroïne du fait qu’elle grandit et devient une adolescente, on se retrouve juste avec des transformations banales liées encore à cette histoire de comète. Bof.

On retrouve aussi la même dynamique qu’auparavant avec Yû qui doit se cacher mais qui est désormais épaulée de Toshio. C’est mignon mais un peu bref. En revanche, sa relation apaisée avec Megumi fait du bien. Celle-ci reconnait les sentiments complexes qui l’animent vis-à-vis de Yû mais ça ne l’empêche pas d’avancer et ça fait plaisir. Yû, elle, est plus coincée dans l’état dans lequel elle était déjà autrefois et ne semble pas avoir beaucoup évolué, idem pour ses camarades. On a donc quelque chose d’un peu figé dans le temps.

L’histoire se laisse lire cependant. La narration est fluide, chaque scène découle bien de la précédente. Le tournage est intéressant avec une ou deux réflexions qui auraient mérité d’être creusées, notamment sur l’utilité de la nudité ici, ou encore sur les costumes sexualisées qu’on attribue aux femmes dans les titres/films pulp. Mais comme tout le reste, on reste en surface.

Quant à l’édition proposée par Black Box, elle est onéreuse pour ce qu’elle est… 14€ pour même pas 140 pages certes dans un format agrandi, c’est trop, surtout que le travail graphique n’est pas toujours au rendez-vous avec certaines pages présentent un léger décalage du texte ou du dessin le rendant un peu flou. Je m’attendais à mieux.

Ce ne fut donc pas une mauvaise lecture, mais plutôt une lecture anecdotique dont j’aurais très bien pu me passer. Quitte à avoir les beaux dessins d’Akemi Takada autant acheter un artbook que ce volume où elle n’a fait que la couverture. Quitte à replonger dans l’histoire de Creamy autant suivre la nouvelle version de Kurokawa qui au moins creuse un peu plus les thèmes que son autrice a choisi de mettre en avant. Ici, on est vraiment sur du trop peu… 

Lecture Moyenne

2 commentaires sur “Creamy merveilleuse Creamy : Long Good-Bye de Kaoru Tashibu et Kazunori Itô

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