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Yona, princesse de l’aube de Mizuho Kusanagi

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Titre : Yona, princesse de l’aube

Auteur : Mizuho Kusanagi

Années de parution vf : Depuis 2014

Editeur vf : Pika

Nb de tomes : 18 (en cours)

Résumé du tome 1 : Yona, la jeune et insouciante princesse du royaume de Kôka, mène une vie de rêve choyée par le roi et protégée par son garde du corps et ami d’enfance, le puissant guerrier, Hak.
Elle rêve de pouvoir unir sa vie à Soo-Won, son cousin dont elle est secrètement amoureuse. À l’approche de ses 16 ans, tous se préparent à fêter comme il se doit son anniversaire.
Mais ce soir-là, une terrible tragédie survient et la vie de Yona va être bouleversée à jamais !

Mes avis :

Tome 1
Très bon début pour ce nouveau shojo d’aventure. L’auteur pose bien les bases de l’histoire et des personnages, notamment à l’aide de flashbacks bien dosés. Personnages qui sont bien trouvés, qui ne font pas trop clichés et qui ne sont pas monochromes. J’aime l’idée de la princesse qui va devoir se battre pour reprendre sa place à la tête du royaume. Maintenant, il devrait y avoir plus d’action.

Tome 2
L’action arrive petit à petit avec ce tome malgré un début un peu mou à l’image d’une Yona sous le choc des évènements du tome 1 mais elle se réveille vite. C’est d’ailleurs ce que j’aime ici : la force de caractère des personnages mais aussi leur évolution et ambiguïté. Une vraie réussite !

Tome 3

ça y est, Hak et sa princesse se lancent dans une nouvelle quête pour reprendre le trône et la fantasy commence à prendre toute sa place avec l’arrivée d’un nouveau venu : le dragon blanc. J’ai aimé de suite ce nouveau personnage ingénu qui croit pourtant savoir plein de choses, et le fait qu’une légende annonce l’arrivée de 4 dragons pour protéger la princesse m’a un peu rappelé Fushigi Yugi et les étoiles des prêtresses, que j’avais adorés. L’humour est toujours aussi présent et j’adore le décalage entre les sentiments de Hak et la façon dont Yona le traite ^^

Tome 4

Le petit groupe formé au fur et à mesure de leurs pérégrinations poursuit sa route pour trouver un nouveau dragon. Les interactions Hak-Dragon blanc sont très drôles, on dirait deux coqs qui se battent pour la même poule lol J’ai aussi beaucoup aimé la découverte du nouveau « village » où se trouve le deuxième dragon, village complètement différent du précédent. Il est intéressant de voir les différences de traitement des hommes face à ces bêtes « surnaturelles », cela permet un peu de relativiser. En tout cas, ce nouveau dragon, Seiryû a l’air d’avoir un passé un peu plus intéressant que le précédent et promet d’être bien plus compliqué. Son look me plaît bien plus aussi, il me rappelle un peu celui de la princesse dans Mononoke avec ses peintures sous les yeux ^^

Tome 5

On reste dans la même dynamique avec d’abord la résolution du mystère autour de Seiryû, qui est en fait un garçon très attachant qui n’a pas eu une vie facile (ça vous rappelle quelque chose ? A moi aussi…). Mais j’aime bien son personnage silencieux et efficace, bien qu’un brin naïf à cause de la vie qu’il a vécue, j’espère que l’auteur développera son personnage. Puis dans la 2e partie, une fois qu’ils sont repartis en voyage pour trouver le 3e dragon, ils tombent sur lui dans un port. Et pour une fois, son personnage change de celui des deux précédents dragons. En effet, c’est un garçon intrépide, un brin frivole et surtout très épris de liberté, ce qui explique qu’il refuse sa condition de dragon à la botte du Grand Roi. L’enjeu sera désormais de le lui faire accepter et surtout de lui faire réaliser qu’il se trompe et que Yona n’est pas ainsi, mais je parie que celle-ci y réussira très facilement. En attendant, depuis quelques tomes nous sommes entièrement concentrés à cette quête des dragons et nous ne savons absolument pas ce qu’il se passe de l’autre côté du royaume avec le cousin de Yona, ce qui m’embête un peu.

Tome 6

L’auteur continue à s’éloigner de son intrigue principale avec ce tome. Certes, il est plaisant de continuer à voir Yona rassembler ses dragons, se lier avec eux, et grandir elle aussi. Mais je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus de lien fait avec celui qui a usurpé son trône. Le nouveau dragon, lui, est amusant et touchant à vouloir être aussi indépendant, alors qu’en fait tout ce qu’il cherche c’est une famille qui veut de lui pour lui et non pour son sang de dragon. Hak m’amuse aussi à devoir se retenir comme ça alors que Yona le titille sans s’en rendre compte. Cette dernière continue à s’affirmer, non seulement comme meneuse et stratège (à sa moindre mesure) mais aussi comme guerrière à sa façon. Et c’est sympa de ne pas voir en elle qu’une faible femme, mais une femme qui a de la hargne aussi. Mais pour que tout cela soit vraiment prenant, il manque un peu d’entrain, un rythme soutenu, une dynamique dans l’histoire et le découpage des planches, et c’est dommage parce que la série et son histoire sont très prometteuses. Allez, encore quelques efforts pour en faire un incontournable !

Tome 7

Ce tome, découpé en 2 parties, démarre en concluant l’intrigue autour du Dragon vert. J’ai aimé ce moment parce qu’il montre tout ce qu’a accompli Yuna, le courage dont elle sait faire preuve et la force morale qu’elle possède. De plus, je pense que le Dragon vert est sûrement le plus complexe des trois et qu’il me plaira de voir son évolution. J’ai aussi aimé les combats qui furent très bien menés, ni trop longs ni trop courts, juste avec la bonne intensité. La 2e partie, que j’attendais depuis un moment, m’a un peu déçue. Je n’ai pas ressenti toutes les émotions que je croyais ressentir. En effet, Yona retrouve enfin son cousin mais la rencontre n’est pas aussi forte que prévue, au contraire. Il n’y a aucune intensité, aucun charisme ni chez l’un, ni chez l’autre, et même plus toute la combativité de Yona la déserte et elle redevient la coquille vide d’avant, je suis déçue. Du coup, la fin du tome est lui aussi en demi-teinte, voire plutôt mollasson. Elle ne sert pas à grand-chose et les tentatives d’humour de l’auteur ne servent à rien. Elle a mal gérer ses chapitres, il aurait fallu conclure le tome sur les retrouvailles, plutôt que les mettre en plein milieu. Parce que du coup, les pages qui suivent sonnent creuses. J’espère que le prochain tome remontera le niveau.

Tome 8

J’attends chaque tome avec impatience, pensant y retrouver l’engouement que je ressentais pour Fushigi Yugi, mais c’est à chaque fois un peu plus une déception. Je m’ennuie, je m’ennuie. Dans ce tome, il ne se passe pas grand-chose. La rencontre avec le dernier dragon est sans intérêt, de même que les scènes avec Yona et sa troupe. Ils tournent en rond depuis bien trop longtemps. Quand on se dit qu’on en est déjà au tome 8, on voit tout le délayage qu’il y a par rapport aux séries du même genre dans les années 1990. Heureusement, l’auteur à la bonne idée de nous montrer enfin ce qu’il se passe du côté de Soo-Won, mais le côté décalé du personnage est trop poussé. Cela manque de tension dramatique, tout est téléphoné et l’humour est trop lourd pour faire mouche. Je commence à être vraiment déçue par ce manque de sérieux et c’est dommage parce qu’il y avait vraiment de bonnes idées.

Tome 9

Ce n’est pas avec ce tome que je retrouve le plaisir des premiers tomes. J’ai toujours l’impression que l’histoire perd en qualité et est trop étirée, délayée. Il ne se passe pas grand-chose encore ici, si ce n’est la formation d’un groupe vraiment cohérent autour de Yona avec un but concret. Mais le tout est tellement gros que cela en devient ridicule. Cette histoire de bande de brigands semble encore plus les éloigner de leur objectif au fond parce qu’au final ils ne bougent pas trop de là où ils sont. Heureusement, alors que l’histoire semblait s’enliser, l’auteur a la bonne idée de faire revenir un personnage des premiers tomes, qui en risquant de reconnaître Yona, va peut-être enfin faire bouger l’histoire dans le bon sens, j’ai espoir ! Mais en attendant, je ne me régale plus comme avant, et je regrette que l’histoire ne soit pas mieux racontée, plus concentrée et plus sérieuse comme du temps des séries comme Fushigi Yugi.

Tome 10

On continue à faire du surplace. L’auteur perd beaucoup trop de temps pour un résultat aussi infime, cela ne dessert pas son histoire qui n’avance pas. Certes il est plaisant de voir comment le fils cadet de la tribu du feu change de camp et va maintenant aider Yona, mais avait-on besoin d’en faire deux tomes ? Cette série manque clairement d’envergure. Il n’y a pas de souffle épique et quand je vois qu’on a encore 9 volumes de retard sur le Japon et que la série y est encore en cours, j’ai peur pour la qualité… Ce n’est pas la série que j’attendais malheureusement et du coup, je suis d’autant plus déçue. Je ne sais pas si je vais continuer bien longtemps.

Tome 11

Même si l’intrigue n’avance pas d’un iota, j’ai bien aimé ce tome. Les deux premiers chapitres concernant un épisode du passé de Yona, Hak et Soo-Won était mignon et révélateur. On voyait déjà les caractères des garçons se dessiner. J’ai passé un bon moment et puis le dessin était tout choupi. La suite de l’histoire se concentre sur le présent et même si la revanche de Yona a toujours l’air bien loin, j’ai aimé comment en quelque chapitre, elle commence à prendre conscience d’Hak. Celui-ci est quand même d’une patience d’ange avec elle et il a des nerfs en acier, mais j’aime aussi quand il lui rappelle qu’il n’est pas fait de bois. L’idée de les faire aller dans le pays voisin, qui est bien divisé lui aussi, pourrait être intéressant, cela dépendra comment cela sera exploité.

Tome 12

Bon, il était sympa ce tome. L’auteur oublie enfin le petit tour du pays et des alentours de Yona and Co. Elle se recentre sur son pays natal, grâce à la menace représentée par le général de la Tribu du feu et Lee Hazara. J’ai bien aimé ce renversement de situation, c’était le moment parce qu’on s’ennuyait un peu. J’ai aimé voir Yona et ses dragons revenir en quatrième vitesse et essayer de comprendre ce qui se passe. Les scènes où ils enquêtent dans les faubourgs sont intéressantes. De même, j’aime voir l’intrigue se resserrer et les personnages faire du lien avec le tout. On a enfin un ensemble cohérent où Yona, les dragons, Hak et Soo Won ont chacun un rôle important. Bonus : les petites histoires à la fin sur le passé de Ki-Jae m’ont beaucoup amusée et touchée.

Tome 13

J’ai aussi beaucoup aimé ce tome-ci où l’on voit beaucoup Soo Won. La bataille dynamise énormément le volume et permet enfin de voir ce qui est en jeu. Cela lève un peu le brouillard qui pesait sur l’histoire depuis plusieurs tomes. J’ai aimé voir toutes les manoeuvres politiques qu’il y a derrière cette simple bataille. J’ai trouvé en Soo Won un vrai chef de guerre qui détonait vraiment de l’apparence mollassonne qu’il se donne. Avec ses alliés, il a vraiment la classe et il fait peur. J’ai aussi aimé voir la mise en place de la nouvelle génération de Généraux et la récompense inattendue reçue par Tae-Jun. Sa « rencontre » avec Yona laisse à penser qu’il n’a pas cherché à se débarrasser d’elle de gaité de coeur, ni sur un coup de tête, c’était une décision dure mais nécessaire pour son projet politique. Malheureusement toute cette tension est vite retombée dans la dernière partie où la troupe de Yona reprend ses pérégrinations, ce qui est bien dommage. Les seuls points positifs là-dedans, ce sont les sentiments de Yona qui s’éveillent peu à peu, et la promesse de bientôt découvrir la Tribu de l’eau.

Histoire bonus : ça m’a plu de voir Hak jeune, il est trop mignon et déjà plein d’idéaux. J’ai bien aimé sa rencontre avec Geun-Tae, de même que celle de celui-ci avec Soo Won, ça promettait déjà.

Tome 14

La série repart dans ses travers avec un tome à nouveau consacré aux pérégrinations de Yona and Co. Cela passe mieux que certaines autres fois parce que Yona continue à s’affirmer et qu’elle fait une rencontre intéressante. De plus, j’aime bien le rapprochement subtile qui continue à s’opérer entre elle et Hak et comment on comprend ses sentiments par petites touches. Mais dans l’ensemble, c’est quand même bien moins intéressant et dynamique que les tomes précédents où en plus il y avait une vraie tension grâce à la présence de Soo Won. Ça me manque.

Tome 15

Ah, quel bon tome ! Je ne pensais pas dire ça mais j’ai beaucoup aimé et ça parce que l’auteur a eu la bonne idée de faire intervenir Soo Won qui vient se mêler à la petite bande l’air de rien. J’ai d’abord beaucoup aimé l’évolution du personnage de Lily qui sous ses airs de forte tête et de fille à papa est quelqu’un de vraiment attachant. Elle est passionnée et veut vraiment sauver son peuple même si elle est souvent impuissante. Elle me rappelle Yona. Les deux s’entendent très bien et ça crée une bonne dynamique. Mais surtout l’arrivée de Soo Won qui venait se rendre compte des problèmes de la Tribu de l’Eau est une vrais surprise. J’aime beaucoup ce personnage et le fait qu’il doive collaborer avec Yona n’annonce que du bon. Petit bonus : les sentiments naissants de Yona pour Hak sont de plus en plus visibles, j’adore !

Tome 16

Dans la veine du dernier, un très bon tome de Yona. On sent vraiment avec chaque tome avec Soo Won que l’histoire avance. Non seulement Yona et sa troupe avec l’aide de Soo Won and Co. vont enfin débarrasser la tribu de l’eau de son problème de drogue, mais ils vont aussi faire bouger les choses politiquement. Car c’est cette partie qui est peut-être la plus intéressante pour l’histoire. Les 5 tribus font enfin s’unir sous l’égide de Soo Won pour s’en prendre à un ennemi commun et il me tarde de voir ça ! Du côté de Yona, j’ai vraiment été surprise par la violence de la réaction de Hak mais l’intervention de ses amis montre à quel point leur groupe est unis et on remarque de plus en plus le rapprochement entre Yona et lui ce qui n’est pas pour me déplaire ^^

Tome 17

Cette série est encore un régal. J’ai beaucoup aimé ce tome qui change des précédents. Yona et ses dragons sont toujours en vadrouille mais pas loin de la frontière avec Kai cette fois. Kai, à qui, Soo Won a décidé de déclarer la guerre. Yona and Co. va donc se retrouver prise entre deux feux et cela va être d’autant plus rude que la mangaka ne va rien nous épargner de l’horreur de la guerre. Pendant ce temps-là, les Dragons sont mystérieusement malades sauf Zeno et c’est le moment que choisit l’auteure pour enfin nous révéler son pouvoir. J’avoue que malgré les quelques indices qui parsèment le tome c’est assez inattendu et je suis ravie d’avoir été surprise. J’ai aussi eu beaucoup de plaisir encore à voir le rapprochement de Yona et Hak, celle-ci montrant de plus en plus ses sentiments même si elle ne s’en rend pas compte.

Tome 18

Voici un très joli tome bourré d’émotions. Je suis ravie que la mangaka ait enfin choisi de nous parler de Zeno, le dragon jaune et qu’en plus ça nous permette de découvrir la première génération de dragons. C’est une très belle histoire douce amère qui rompt un peu avec le cours naturel de l’histoire mais qui était nécessaire. L’histoire de Zeno, comme celle des autres dragons, est vraiment triste mais elle est aussi pleine de beauté. En effet, ses relations avec ses anciens camarades sont très belles, de même que les leçons qu’il a réussi à tirer de la vie qu’on lui a imposé qu’il a menée sans jamais renoncer. Ce tome est probablement l’un de mes préférés jusqu’à présent !

Ma note : 14 / 20

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3 commentaires sur “Yona, princesse de l’aube de Mizuho Kusanagi

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