Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Yona, princesse de l’aube de Mizuho Kusanagi

wallpaper_1280x1024_yona

Titre : Yona, princesse de l’aube

Auteur : Mizuho Kusanagi

Éditeur vf : Pika (Shojo)

Années de parution vf : Depuis 2014

Nombre de tomes : 30 (en cours)

Résumé du tome 1 : Yona, la jeune et insouciante princesse du royaume de Kôka, mène une vie de rêve choyée par le roi et protégée par son garde du corps et ami d’enfance, le puissant guerrier, Hak.
Elle rêve de pouvoir unir sa vie à Soo-Won, son cousin dont elle est secrètement amoureuse. À l’approche de ses 16 ans, tous se préparent à fêter comme il se doit son anniversaire.
Mais ce soir-là, une terrible tragédie survient et la vie de Yona va être bouleversée à jamais !

Mes avis :

Tome 1
Très bon début pour ce nouveau shojo d’aventure. L’auteur pose bien les bases de l’histoire et des personnages, notamment à l’aide de flashbacks bien dosés. Personnages qui sont bien trouvés, qui ne font pas trop clichés et qui ne sont pas monochromes. J’aime l’idée de la princesse qui va devoir se battre pour reprendre sa place à la tête du royaume. Maintenant, il devrait y avoir plus d’action.

Tome 2
L’action arrive petit à petit avec ce tome malgré un début un peu mou à l’image d’une Yona sous le choc des évènements du tome 1 mais elle se réveille vite. C’est d’ailleurs ce que j’aime ici : la force de caractère des personnages mais aussi leur évolution et ambiguïté. Une vraie réussite !

Tome 3

ça y est, Hak et sa princesse se lancent dans une nouvelle quête pour reprendre le trône et la fantasy commence à prendre toute sa place avec l’arrivée d’un nouveau venu : le dragon blanc. J’ai aimé de suite ce nouveau personnage ingénu qui croit pourtant savoir plein de choses, et le fait qu’une légende annonce l’arrivée de 4 dragons pour protéger la princesse m’a un peu rappelé Fushigi Yugi et les étoiles des prêtresses, que j’avais adorés. L’humour est toujours aussi présent et j’adore le décalage entre les sentiments de Hak et la façon dont Yona le traite ^^

Tome 4

Le petit groupe formé au fur et à mesure de leurs pérégrinations poursuit sa route pour trouver un nouveau dragon. Les interactions Hak-Dragon blanc sont très drôles, on dirait deux coqs qui se battent pour la même poule lol J’ai aussi beaucoup aimé la découverte du nouveau « village » où se trouve le deuxième dragon, village complètement différent du précédent. Il est intéressant de voir les différences de traitement des hommes face à ces bêtes « surnaturelles », cela permet un peu de relativiser. En tout cas, ce nouveau dragon, Seiryû a l’air d’avoir un passé un peu plus intéressant que le précédent et promet d’être bien plus compliqué. Son look me plaît bien plus aussi, il me rappelle un peu celui de la princesse dans Mononoke avec ses peintures sous les yeux ^^

Tome 5

On reste dans la même dynamique avec d’abord la résolution du mystère autour de Seiryû, qui est en fait un garçon très attachant qui n’a pas eu une vie facile (ça vous rappelle quelque chose ? A moi aussi…). Mais j’aime bien son personnage silencieux et efficace, bien qu’un brin naïf à cause de la vie qu’il a vécue, j’espère que l’auteur développera son personnage. Puis dans la 2e partie, une fois qu’ils sont repartis en voyage pour trouver le 3e dragon, ils tombent sur lui dans un port. Et pour une fois, son personnage change de celui des deux précédents dragons. En effet, c’est un garçon intrépide, un brin frivole et surtout très épris de liberté, ce qui explique qu’il refuse sa condition de dragon à la botte du Grand Roi. L’enjeu sera désormais de le lui faire accepter et surtout de lui faire réaliser qu’il se trompe et que Yona n’est pas ainsi, mais je parie que celle-ci y réussira très facilement. En attendant, depuis quelques tomes nous sommes entièrement concentrés à cette quête des dragons et nous ne savons absolument pas ce qu’il se passe de l’autre côté du royaume avec le cousin de Yona, ce qui m’embête un peu.

Tome 6

L’auteur continue à s’éloigner de son intrigue principale avec ce tome. Certes, il est plaisant de continuer à voir Yona rassembler ses dragons, se lier avec eux, et grandir elle aussi. Mais je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus de lien fait avec celui qui a usurpé son trône. Le nouveau dragon, lui, est amusant et touchant à vouloir être aussi indépendant, alors qu’en fait tout ce qu’il cherche c’est une famille qui veut de lui pour lui et non pour son sang de dragon. Hak m’amuse aussi à devoir se retenir comme ça alors que Yona le titille sans s’en rendre compte. Cette dernière continue à s’affirmer, non seulement comme meneuse et stratège (à sa moindre mesure) mais aussi comme guerrière à sa façon. Et c’est sympa de ne pas voir en elle qu’une faible femme, mais une femme qui a de la hargne aussi. Mais pour que tout cela soit vraiment prenant, il manque un peu d’entrain, un rythme soutenu, une dynamique dans l’histoire et le découpage des planches, et c’est dommage parce que la série et son histoire sont très prometteuses. Allez, encore quelques efforts pour en faire un incontournable !

Tome 7

Ce tome, découpé en 2 parties, démarre en concluant l’intrigue autour du Dragon vert. J’ai aimé ce moment parce qu’il montre tout ce qu’a accompli Yuna, le courage dont elle sait faire preuve et la force morale qu’elle possède. De plus, je pense que le Dragon vert est sûrement le plus complexe des trois et qu’il me plaira de voir son évolution. J’ai aussi aimé les combats qui furent très bien menés, ni trop longs ni trop courts, juste avec la bonne intensité. La 2e partie, que j’attendais depuis un moment, m’a un peu déçue. Je n’ai pas ressenti toutes les émotions que je croyais ressentir. En effet, Yona retrouve enfin son cousin mais la rencontre n’est pas aussi forte que prévue, au contraire. Il n’y a aucune intensité, aucun charisme ni chez l’un, ni chez l’autre, et même plus toute la combativité de Yona la déserte et elle redevient la coquille vide d’avant, je suis déçue. Du coup, la fin du tome est lui aussi en demi-teinte, voire plutôt mollasson. Elle ne sert pas à grand-chose et les tentatives d’humour de l’auteur ne servent à rien. Elle a mal gérer ses chapitres, il aurait fallu conclure le tome sur les retrouvailles, plutôt que les mettre en plein milieu. Parce que du coup, les pages qui suivent sonnent creuses. J’espère que le prochain tome remontera le niveau.

Tome 8

J’attends chaque tome avec impatience, pensant y retrouver l’engouement que je ressentais pour Fushigi Yugi, mais c’est à chaque fois un peu plus une déception. Je m’ennuie, je m’ennuie. Dans ce tome, il ne se passe pas grand-chose. La rencontre avec le dernier dragon est sans intérêt, de même que les scènes avec Yona et sa troupe. Ils tournent en rond depuis bien trop longtemps. Quand on se dit qu’on en est déjà au tome 8, on voit tout le délayage qu’il y a par rapport aux séries du même genre dans les années 1990. Heureusement, l’auteur à la bonne idée de nous montrer enfin ce qu’il se passe du côté de Soo-Won, mais le côté décalé du personnage est trop poussé. Cela manque de tension dramatique, tout est téléphoné et l’humour est trop lourd pour faire mouche. Je commence à être vraiment déçue par ce manque de sérieux et c’est dommage parce qu’il y avait vraiment de bonnes idées.

Tome 9

Ce n’est pas avec ce tome que je retrouve le plaisir des premiers tomes. J’ai toujours l’impression que l’histoire perd en qualité et est trop étirée, délayée. Il ne se passe pas grand-chose encore ici, si ce n’est la formation d’un groupe vraiment cohérent autour de Yona avec un but concret. Mais le tout est tellement gros que cela en devient ridicule. Cette histoire de bande de brigands semble encore plus les éloigner de leur objectif au fond parce qu’au final ils ne bougent pas trop de là où ils sont. Heureusement, alors que l’histoire semblait s’enliser, l’auteur a la bonne idée de faire revenir un personnage des premiers tomes, qui en risquant de reconnaître Yona, va peut-être enfin faire bouger l’histoire dans le bon sens, j’ai espoir ! Mais en attendant, je ne me régale plus comme avant, et je regrette que l’histoire ne soit pas mieux racontée, plus concentrée et plus sérieuse comme du temps des séries comme Fushigi Yugi.

Tome 10

On continue à faire du surplace. L’auteur perd beaucoup trop de temps pour un résultat aussi infime, cela ne dessert pas son histoire qui n’avance pas. Certes il est plaisant de voir comment le fils cadet de la tribu du feu change de camp et va maintenant aider Yona, mais avait-on besoin d’en faire deux tomes ? Cette série manque clairement d’envergure. Il n’y a pas de souffle épique et quand je vois qu’on a encore 9 volumes de retard sur le Japon et que la série y est encore en cours, j’ai peur pour la qualité… Ce n’est pas la série que j’attendais malheureusement et du coup, je suis d’autant plus déçue. Je ne sais pas si je vais continuer bien longtemps.

Tome 11

Même si l’intrigue n’avance pas d’un iota, j’ai bien aimé ce tome. Les deux premiers chapitres concernant un épisode du passé de Yona, Hak et Soo-Won était mignon et révélateur. On voyait déjà les caractères des garçons se dessiner. J’ai passé un bon moment et puis le dessin était tout choupi. La suite de l’histoire se concentre sur le présent et même si la revanche de Yona a toujours l’air bien loin, j’ai aimé comment en quelque chapitre, elle commence à prendre conscience d’Hak. Celui-ci est quand même d’une patience d’ange avec elle et il a des nerfs en acier, mais j’aime aussi quand il lui rappelle qu’il n’est pas fait de bois. L’idée de les faire aller dans le pays voisin, qui est bien divisé lui aussi, pourrait être intéressant, cela dépendra comment cela sera exploité.

Tome 12

Bon, il était sympa ce tome. L’auteur oublie enfin le petit tour du pays et des alentours de Yona and Co. Elle se recentre sur son pays natal, grâce à la menace représentée par le général de la Tribu du feu et Lee Hazara. J’ai bien aimé ce renversement de situation, c’était le moment parce qu’on s’ennuyait un peu. J’ai aimé voir Yona et ses dragons revenir en quatrième vitesse et essayer de comprendre ce qui se passe. Les scènes où ils enquêtent dans les faubourgs sont intéressantes. De même, j’aime voir l’intrigue se resserrer et les personnages faire du lien avec le tout. On a enfin un ensemble cohérent où Yona, les dragons, Hak et Soo Won ont chacun un rôle important. Bonus : les petites histoires à la fin sur le passé de Ki-Jae m’ont beaucoup amusée et touchée.

Tome 13

J’ai aussi beaucoup aimé ce tome-ci où l’on voit beaucoup Soo Won. La bataille dynamise énormément le volume et permet enfin de voir ce qui est en jeu. Cela lève un peu le brouillard qui pesait sur l’histoire depuis plusieurs tomes. J’ai aimé voir toutes les manoeuvres politiques qu’il y a derrière cette simple bataille. J’ai trouvé en Soo Won un vrai chef de guerre qui détonait vraiment de l’apparence mollassonne qu’il se donne. Avec ses alliés, il a vraiment la classe et il fait peur. J’ai aussi aimé voir la mise en place de la nouvelle génération de Généraux et la récompense inattendue reçue par Tae-Jun. Sa « rencontre » avec Yona laisse à penser qu’il n’a pas cherché à se débarrasser d’elle de gaité de coeur, ni sur un coup de tête, c’était une décision dure mais nécessaire pour son projet politique. Malheureusement toute cette tension est vite retombée dans la dernière partie où la troupe de Yona reprend ses pérégrinations, ce qui est bien dommage. Les seuls points positifs là-dedans, ce sont les sentiments de Yona qui s’éveillent peu à peu, et la promesse de bientôt découvrir la Tribu de l’eau.

Histoire bonus : ça m’a plu de voir Hak jeune, il est trop mignon et déjà plein d’idéaux. J’ai bien aimé sa rencontre avec Geun-Tae, de même que celle de celui-ci avec Soo Won, ça promettait déjà.

Tome 14

La série repart dans ses travers avec un tome à nouveau consacré aux pérégrinations de Yona and Co. Cela passe mieux que certaines autres fois parce que Yona continue à s’affirmer et qu’elle fait une rencontre intéressante. De plus, j’aime bien le rapprochement subtile qui continue à s’opérer entre elle et Hak et comment on comprend ses sentiments par petites touches. Mais dans l’ensemble, c’est quand même bien moins intéressant et dynamique que les tomes précédents où en plus il y avait une vraie tension grâce à la présence de Soo Won. Ça me manque.

Tome 15

Ah, quel bon tome ! Je ne pensais pas dire ça mais j’ai beaucoup aimé et ça parce que l’auteur a eu la bonne idée de faire intervenir Soo Won qui vient se mêler à la petite bande l’air de rien. J’ai d’abord beaucoup aimé l’évolution du personnage de Lily qui sous ses airs de forte tête et de fille à papa est quelqu’un de vraiment attachant. Elle est passionnée et veut vraiment sauver son peuple même si elle est souvent impuissante. Elle me rappelle Yona. Les deux s’entendent très bien et ça crée une bonne dynamique. Mais surtout l’arrivée de Soo Won qui venait se rendre compte des problèmes de la Tribu de l’Eau est une vrais surprise. J’aime beaucoup ce personnage et le fait qu’il doive collaborer avec Yona n’annonce que du bon. Petit bonus : les sentiments naissants de Yona pour Hak sont de plus en plus visibles, j’adore !

Tome 16

Dans la veine du dernier, un très bon tome de Yona. On sent vraiment avec chaque tome avec Soo Won que l’histoire avance. Non seulement Yona et sa troupe avec l’aide de Soo Won and Co. vont enfin débarrasser la tribu de l’eau de son problème de drogue, mais ils vont aussi faire bouger les choses politiquement. Car c’est cette partie qui est peut-être la plus intéressante pour l’histoire. Les 5 tribus font enfin s’unir sous l’égide de Soo Won pour s’en prendre à un ennemi commun et il me tarde de voir ça ! Du côté de Yona, j’ai vraiment été surprise par la violence de la réaction de Hak mais l’intervention de ses amis montre à quel point leur groupe est unis et on remarque de plus en plus le rapprochement entre Yona et lui ce qui n’est pas pour me déplaire ^^

Tome 17

Cette série est encore un régal. J’ai beaucoup aimé ce tome qui change des précédents. Yona et ses dragons sont toujours en vadrouille mais pas loin de la frontière avec Kai cette fois. Kai, à qui, Soo Won a décidé de déclarer la guerre. Yona and Co. va donc se retrouver prise entre deux feux et cela va être d’autant plus rude que la mangaka ne va rien nous épargner de l’horreur de la guerre. Pendant ce temps-là, les Dragons sont mystérieusement malades sauf Zeno et c’est le moment que choisit l’auteure pour enfin nous révéler son pouvoir. J’avoue que malgré les quelques indices qui parsèment le tome c’est assez inattendu et je suis ravie d’avoir été surprise. J’ai aussi eu beaucoup de plaisir encore à voir le rapprochement de Yona et Hak, celle-ci montrant de plus en plus ses sentiments même si elle ne s’en rend pas compte.

Tome 18

Voici un très joli tome bourré d’émotions. Je suis ravie que la mangaka ait enfin choisi de nous parler de Zeno, le dragon jaune et qu’en plus ça nous permette de découvrir la première génération de dragons. C’est une très belle histoire douce amère qui rompt un peu avec le cours naturel de l’histoire mais qui était nécessaire. L’histoire de Zeno, comme celle des autres dragons, est vraiment triste mais elle est aussi pleine de beauté. En effet, ses relations avec ses anciens camarades sont très belles, de même que les leçons qu’il a réussi à tirer de la vie qu’on lui a imposé qu’il a menée sans jamais renoncer. Ce tome est probablement l’un de mes préférés jusqu’à présent !

Tome 19

Après nous être arrêté sur Zeno, c’est au tour de Shin-Ah comme le promettait la couverture. J’ai bien aimé ce moment qui était drôle et émouvant à la fois avec une pointe de fantastique. Shin-Ah est un personnage que j’aime depuis toujours alors je suis ravie qu’on parle de lui et de ses ancêtres. En plus, c’était assez amusant avec tous les quipropos qui ont eu lieu et on a aussi pu voir Zeno à l’action. Dans la seconde partie, on revient à l’histoire principale avec le retour sur le devant de la scène de Lili et des allusions à Soo-Won. Les quelques pages où il apparait sont très drôles d’ailleurs. J’ai aimé revoir Lili. Je préfère que l’auteur réutilise ses personnages plutôt qu’elle en rajoute de nouveaux et ça permet à Yona d’avoir une amie. En plus, ça montre aussi que tout ne se solutionne pas si facilement puisque le problème de drogue sur la côte persiste. Enfin, j’ai encore une fois adoré la romance naissance entre Yona et Hak. Ils sont trop mignons, enfin surtout elle, qui remarque de plus en plus ses sentiments ><

Tome 20

Quel tome excellent ! Il y avait de l’action, de la tension, des sentiments. Je me suis vraiment régalée. Les protagonistes de deux camps convergent et se retrouvent enfin face à face révélant que leurs idées ne sont pas si éloignées les unes des autres. Cela donne à réfléchir sur la suite de l’histoire. Mizuho Kusanagi nous montre une fois de plus qu’elle a su créer un univers où rien n’est tranché, où tout est dans la nuance et j’adore ça. La confrontation entre Soo-Won est les dragons de Yona en est bien représentatif. Je suis également ravie de voir Hak retrouver des membres de son clan. J’ai aimé la tension avant et pendant la bataille, tout comme celle durant la captivité et l’évasion de Yona et Lili. Comme je le dis depuis le début, elles forment un chouette duo. Lili a bien grandi au contact de Yona, sa dernière décision le prouve bien. Les petits moments légers étaient également savoureux dans ce tome, prouvant encore que la mangaka maîtrise bien le rythme de son récit et a beaucoup d’humour. Il fallait bien ça pour détendre l’atmosphère après l’enlèvement des filles et la confrontation annoncée avec le pays de Sei. J’attends cette dernière avec impatience maintenant et je frétille à l’idée de lire la suite.

Tome 21

Ce nouveau tome fut à la hauteur de mes espérances. L’affrontement avec le pays de Sei tient toutes ses promesses. Nous avons d’un côté les dragons et de l’autre les 4 généraux qui vont s’allier et ça envoie du bois ! On sent la tension monter. La bataille est violente. Les enjeux sont multiples et les caractères se révèlent. Une fois de plus, ce sont Hak et Soo-Won qui tiennent le haut du panier. Leur relation est vraiment complexe mais tellement belle. Mizuho Kusanagi a vraiment su créer des personnages très complets. Avec Soo-Won, on ne sait vraiment pas comment faire pour détester le camp qui affronte Yona. Comme elle, on se demande comment on en est arrivé là mais aussi s’il n’y aurait pas moyen d’unir tout le monde et ainsi de révéler que Soo-Won n’est pas le monstre qu’elle croit qu’il est. C’est vraiment très intéressant. Bien sûr, il n’y a pas que ça, on retrouve tous les principaux personnages secondaires prêts à tout pour gagner et sauver Lili, ça donne un tome très dynamique. Enfin, la mangaka n’oublie pas la romance, montrant de plus en plus les sentiments de Yona pour Hak et c’est adorable même si ça me fait mal au coeur pour Jae-Ha.

Tome 22

J’aime vraiment de plus en plus le développement de cette série depuis quelques tomes. Le mélange entre la romance, la politique et les drames personnels des uns et des autres est très réussi.

Ici, on s’intéresse d’abord sur une bonne grosse première partie à la relation qu’Hak et Yona avait avec Soo-Won, la façon dont ils le percevaient et le perçoivent aujourd’hui, et la dichotomie entre ça et la réalité telle que Lili est en train de la découvrir en le suivant. J’aime beaucoup la dynamique entre Lili et Soo-Won, ils se ressemblent pas mal au fond. Lili est amusante de part le fossé entre son apparence et son caractère bien trempé. J’ai aussi adoré découvrir pour qui elle avait un crush, c’était très drôle. Elle bouscule Soo-Won et fait le lien entre lui et Yona. Je sens qu’elle va apporter de bonnes choses à l’intrigue surtout si elle continue à nous permettre de découvrir Soo-Won sous un autre jour.

Du côté des dragons, je continue à m’amuser des sentiments de Yona pour Hak qu’il ne comprend absolument pas parce qu’il l’aime sans retour depuis trop longtemps. Ça, c’est mon côté fleur bleue. Pour ce qui est de leurs aventures, ils vont rencontrer une nouvelle princesse et ainsi on va faire connaissance avec un autre pays. En découvrant ce qu’il s’y passe, l’univers de Yona s’élargit encore et on a notre dose d’action. Même si c’est classique, j’ai aimé la princesse Tao qui se rebelle contre sa soeur qui elle veut la guerre, tandis que Tao veut la paix en se faisant annexer par Soo-Won. Ça pousse encore une fois nos 4 dragons, Hak et Yona dans la direction de Soo-Won et son désir de faire de Koka une pays fort et sans égale. Je me demande quand même si les retrouvailles vont encore être longues, parce que c’est bien parti pour durer, ce qui au passage ne me dérange pas si on a toujours des tomes aussi équilibrés que celui-là.

Tome 23

Yona est une série qui continue à me surprendre dans la direction qu’elle prend à chaque tome. Ici, nous sommes plongés en plein dans les affaires politiques du royaume de Shin, un pays frontalier de Kôka qui a peur de se faire envahir par lui. J’ai aimé la complexité avec laquelle l’autrice traite le sujet, montrant bien la richesse du point de vue de chacun. Rien n’est simple qu’on soit pour ou contre la guerre, chacun a des arguments valables à faire valoir et c’est là toute la difficulté que Mizuho Kusanagi arrive à rendre. Yona se retrouve donc coincé entre deux soeurs aux ambitions diamétralement opposées, ce qui la pousse à prendre une décision lourde de sens que je n’avais pas vu venir et qui pourtant fait vraiment sens pour elle. Finalement, c’est comme si tout ce qu’elle a fait jusqu’à présent l’avait été pour l’amener à ce moment et ça j’ai beaucoup aimé. J’ai envie de voir Yona comme un étendard pour la paix.

Tome 24

L’autrice continue à nous montrer tout son talent dans le développement politique de son histoire avec les manigances des uns et des autres autour de la possible guerre contre le pays de Shin. J’ai beaucoup aimé ce calme avant la tempête et en même temps ces allers et venues pour tenter d’empêcher le conflit. C’est fou la direction qu’a pris Yona, on est tellement loin de son désir de vengeance et en même temps elle a gagné une telle assurance qu’on ne la reconnait plus. Son duo avec Hak fonctionne toujours du tonnerre mais elle parvient désormais à se dégager de lui. Ce dernier montre aussi qu’il n’est pas juste un bon guerrier mais aussi un bon tacticien grâce à l’utilisation qu’il trouve à faire de son clan. C’est vraiment un tome où on se laisse aller d’une surprise à l’autre dans les idées qu’ils trouvent par tenter d’arrêter Soo-Won et où ils utilisent vraiment toutes leurs ressources durement gagnées. Pendant ce temps, j’ai aimé voir un Soo-Won qui s’enfonce toujours plus loin dans ses mauvaises certitudes parce qu’il veut montrer qu’il est quelqu’un de fort par rapport à son oncle. La confrontation attendue avec Yona me tarde du coup pour voir ce qu’elle va l’amener à changer.

Tome 25

Cette série est vraiment de mieux en mieux. Ce tome est plein d’action et de tension. Il mêle histoires personnelles et intrigues politiques plus vastes. Rien n’est simple et alors qu’on pensait avoir cerné quelqu’un ou une situation, un retournement nous prend par surprise. C’est excellent.

Nous voilà retrouvant Yona face à Soo-Won pour une confrontation tendue mais hautement significative. On voit combien la Princesse est devenue forte, la place qu’elle tient dans le coeur de son peuple et le destin qu’elle pourrait avoir comme chantre la paix. C’est devenue une grande dame.

Du côté du pays de Shin, tout se complique. La faction des « pacifistes » passe à l’action. J’ai rarement vu secte plus abjecte. Je les ai détesté d’emblée avec leur façon de manipuler les faits et ainsi le peuple. A cause d’eux tout le monde est dans une sale position à la fin du tome. On a droit à une vraie hécatombe et certains sont poussés à révéler leurs pouvoirs et à aller au-delà de leur force. Cela donne un tome puissant avec une fin époustouflante, grâce à un certain événement qu’on attendait depuis longtemps. Comme je regrette d’avoir été laissée en plan comme ça ^^

Tome 26

Fin de l’incursion dans les affaires du pays de Shin le temps d’un tome sous tension. Les premiers instants sont glaçants, on est frappé de plein fouet par la violence du moment. Les prêtes ayant décidé de retourner le peuple contre sa souveraine et ses protecteurs mais également contre Yona et ses amis. C’est un moment que j’ai beaucoup aimé parce qu’on sentait vraiment qu’on était au point de basculement vers une guerre civile voire plus. Du coup, j’ai trouvé que l’autrice avait très bien joué son coup, en passant de ces moments d’une tension extrême, à ceux plus froid mais non moins importants où les individualités vont jouer de tout leur poids pour faire basculer la balance. Elle montre ainsi la puissance des personnages qu’elle a su créer que ce soit des principaux comme Yona ou Soo-Won ou des secondaires comme le chef de la tribu du vent, la prince Koren ou ses 5 étoiles. Nous sommes vraiment dans un récit d’aventure solide caractérisé par des personnages très bien écrits.

Cet arc trouve donc sa conclusion grâce à toute la diplomatie déployée par Yona, qui montre que même si elle commande les dragons avec qui elle pourrait faire la guerre, elle est avant tout une chantre de la paix. Et c’est justement cette paix qui va caractériser la seconde partie de ce tome dans laquelle on retombe dans des petits moments du quotidien des dragons qui se remettent lentement, non sans que la mangaka nous ait annoncé les futures tensions/conflits qui couvent au sein même de Koka.

C’est donc le coeur léger (mais un peu inquiet) que je me suis amusée à voir Yona redevenir la jeune fille qu’elle était. Elle se remet à s’inquiéter pour sa relation avec Hak maintenant que le conflit est passé. Elle réalise ses sentiments mais ne sait les gérer et comme ils sont tous deux bien maladroits, cela conduit à un joli quiproquo sous le regard attendri des dragons, qui seront là pour aider. Les dernières pages m’ont tour à tour émue quand Yona se livre et tendrement amusée quand Hak explose ^^ Je suis très impatiente de reprendre leurs aventures !

Tome 27

L’autrice nous a concocté ici un petit tome de transition qui fait du bien pour se poser après tout ce qui est arrivé dans les précédents. Le rythme est toujours bon. On remarque bien combien les personnages ont évolué et mûri, tout comme l’autrice dans l’écriture de son histoire. Celle-ci a vraiment trouvé un bon équilibre entre magie, politique, aventure, romance, émotion et humour. Elle atteint donc son rythme de croisière.

Ainsi le tome s’ouvre sur les conséquences de la déclaration tonitruante de Hak avec un chapitre un peu léger mais plus sérieux qu’il n’y parait parce qu’il évoque bien les sacrifices qu’Hak a consentis pour en arriver là. J’ai beaucoup, ça faisait du bien, cet espace de détente au milieu de tout ce stress accumulé au fil des tomes. Et puis, je suis une fan de romance quand même donc j’attendais ça depuis un moment.

Mais l’autrice ne s’y attarde par trop et très vite, elle relance son histoire vers ce qui va nous intéresser prochainement : la façon dont Soo-Won gouverne et la réception de Yona et ses dragons par le peuple. Le parallèle entre les deux est très intéressant et la mise en tension se fait plutôt bien, ce qui soutient notre attention jusqu’au bout. Ainsi en mélangeant des petites choses qui nous semblent anecdotiques (la relation SooWon – Lin, la rencontre entre les Dragons et son ancien informateur, l’attaque de l’Empire Kai, l’intervention de Yona etc), l’autrice pose les premières pierres pour une future histoire politique qui s’annonce dense et complexe.

Yona reste pour moi une valeur sûre en shojo d’aventure. Je trouve l’histoire de plus en plus fluide, donc passionnante à lire et j’aime l’évolution des personnages. Que demander de plus ?

Tome 28

Cette fois l’autrice laisse place à un tome de transition ma foi fort sympathique comme toujours dans cette série.

Après avoir aidé la tribu du feu, Yona et ses amis se reposent un peu chez eux. C’est l’occasion de nombre de scènes tordantes, avec des gags simples mais efficaces, reposant à la fois sur le fait qu’ils doivent restés cachés et sur les sentiments de Yona et Hak. C’est frais, léger, mignon et ça marche très bien sur moi.

L’histoire par contre avance peu. On croise juste l’un des conseils du Roi qui commence à réfléchir à exploiter la situation de Yona et des dragons, mais nous n’en verrons le résultat que plus tard. On découvre aussi quelques bribes du passé le plus lointain de Yona grâce à la femme de l’ancien chef de la tribu du feu. Et enfin, comme ce serait trop simple pour notre petit groupe de se reposer tranquille, la guerre gronde avec les puissances voisines qui vont venir mettre leur grain de sel, tandis qu’un groupe à l’intérieur du pays va chercher à les capturer. Le prochain tome s’annonce musclé.

Même si c’est un tome plus calme, fait pour faire patienter entre deux tomes d’action, j’ai passé un chouette moment avec notre petite troupe toujours aussi sympathique. Yona reste une valeur sûre peu importe le nombre de tomes.

Tome 29

Comme prévu, l’histoire reprend du poil de la bête dans ce tome et même plus car comme le dit l’adage trop de calme annonce une tempête et quand celle-ci éclate, elle fait mal !

Nous avions laissé Yona et deux de ses dragons en mauvaise posture. Forcément ça tourne mal pour eux. L’autrice réutilise une formule déjà éculée avec leur enlèvement et la menace pesant sur eux pour pouvoir les manipuler et les retourner contre Koka. Car c’est une guerre qui est en ligne de mire celle entre Koka et son pays voisin qui rêve d’expansionnisme. Yona n’est qu’un pion au milieu de tout ça mais un pion très utile, ce que ses ennemis ont bien compris.

J’ai beaucoup aimé le noir cynisme qui se dégage de ce tome. Les deux camps sont capables d’utiliser toute « aide » leur tombant sous la main et sont prêts à tout pour cela. Que ce soit ceux qui ont enlevé Yona, qui l’utilisent pour manipuler les dragons et qui profitent même des faiblesses de leurs propres alliés. Ou que ce soit le pays de Koka où les différents hommes aux pouvoirs n’hésitent pas à utiliser Hak et les dragons restant ainsi que leur désir de sauver leurs amis pour les pousser à combattre pour eux. C’est la froide réalité.

Les scènes de combat que cela occasionne sont parfaitement mises en scène. C’est très fluide et parfaitement lisible. J’ai aimé la montée à puissance de ce tome. Voir Hak se battre déchainé comme ça est fascinant. C’est aussi superbe de suivre une Yona qui ne se laisse pas faire et n’a plus rien à voir avec la naïve princesse des débuts. Elle sait désormais utiliser la moindre faille à son avantage. C’est dur mais quelle superbe évolution dramatique des personnages !

Tout cela mélangé donne un tome très intense à lire qui annonce pas mal de changements dans les dynamiques des forces présentes parce que Yona aussi bien que Hak brillent dans l’adversité et ça ne peut rester plus longtemps caché aux regards des autres.

Tome 30

Je suis fan de Yona depuis un bout de temps mais je n’aurais honnêtement jamais cru que la série tiendrait aussi bien sur la longueur et qu’on se retrouverait avec plus de 30 tomes d’aventures de notre héroïnes et ses dragons.

Avec ce nouveau tome, qui ne nous laisse aucun répit, l’autrice franchit un nouveau cap. La guerre a éclaté et les troupes de Koka donnent tout pour vaincre les soldats de la Province de Sen et ainsi récupérer leur princesse. Retournement que peu de monde aurait pu prévoir quand on se rappelle dans quelle précarité Yona se trouvait autrefois. Mais elle a su gagner le coeur de son peuple, tout comme Hak qui se démène comme un beau diable sur le champ de bataille au point d’emporter l’adhésion de tous. L’autrice nous livre ainsi une belle leçon de real politique, rien de tel qu’un conflit où on se montre sous son meilleur jour pour se faire remarquer.

Nous enchainons donc les moments héroïques et sanglant où Hak et ses compagnons luttent de toutes leurs forces. J’ai adoré la mise en scène autour de ce personnage dont on sent enfin toute la force et l’obstination. Il est terrifiant. Face à lui et ses troupes, il y a une partie des Dragons obligés de lutter car otage de leurs ennemis avec Yona. On se dit alors que la situation est perdue, mais c’est sans compter l’astuce des uns et des autres. Et une fois de plus, nous avons droit à un beau retournement signe de beaucoup d’ingéniosité. On enchaine donc scènes de batailles, duels, siège, prise de la ville, tout ça pour nous mener au coeur du Palais vers un dénouement bien plus intime.

Car en coulisses se joue un autre jeu, jeu au sein duquel les femmes auront la part belle. J’aime aussi voir dans cette série des femmes, à l’apparence frèle et au rôle qui peut sembler anodin, prendre le pouvoir et se battre pour leurs idéaux. Ici, Yona trouve une alliée inattendue dans la femme de son geôlier, une femme qui n’a pas été sans me rappeler celles croisées dans Bride Stories, des femmes simples, discrètes et pourtant farouches. Une belle amitié, certes de circonstance, se dessine entre elles, le temps d’une course-poursuite haletante et stressante à souhait où leur bravoure les fera briller aux yeux de tous.

Après autant d’émotions, l’autrice a en plus la bonne de conclure sur une belle avancée de la romance qui n’a pu que faire fondre le coeur des fans qui attendaient depuis un moment une telle scène. Parfait !

Ma note : 15,5 / 20

3 commentaires sur “Yona, princesse de l’aube de Mizuho Kusanagi

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s