Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

L-DK d’Ayu Watanabe

LDK

Titre : L-DK

Auteur : Ayu Watanabe

Éditeur vf : Pika (shojo)

Années de parution vf : 2015-2018

Nombre de tomes vf : 24 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Aoi vit seule dans son appartement et le garçon qui vient d’emménager juste à côté n’est autre que Shûsei Kugayama, le prince du lycée qu’elle déteste depuis qu’il a froidement rejeté les avances de sa meilleure amie. Mais ce n’est que le début de ses soucis puisqu’elle va inonder l’appartement de ce dernier par accident et devoir l’abriter chez elle le temps des travaux. Shûsei prend alors un malin plaisir à la taquiner dès que l’occasion se présente. Aoi se trouve ainsi tiraillée entre son amie, à laquelle elle n’ose pas révéler la situation et son nouveau colocataire, qui se révèle peu à peu bien différent de ce qu’elle imaginait…

Mon avis :

Tome 1

Nouveau shojo dans le paysage français mais depuis longtemps disponible (et lu pour ma part) en scans, je savais donc dans quoi je m’engageais. C’est un titre très très classique pour un shojo mais quand même diablement efficace. On sait d’avance comment cela va se passer, quels rouages vont entrer en jeu mais il n’empêche qu’on tourne les pages avec plaisir. Les personnages sont caricaturaux : la bonne copine mignonne qui découvre l’amour, le beau gosse froid à l’extérieur mais chaleureux et candide au fond, la meilleure amie qui soutient l’autre vaille que vaille, … Rien que du classique encore, mais les situations et les répliques sont amusantes, comme le moment où Shusei et Moe piègent Aoi. Bien sûr, il est touchant de voir Aoi se rapprocher à contre coeur de Shusei et celui-ci se rapprocher d’elle à son tour mais peut-être pas avec les mêmes sentiments pour le moment. ça donne lui a de jolis moments qui plairont aux jeunes filles, à moi un peu moins vu que j’en ai trop l’habitude… Par contre, la fin n’est pas très heureuse, arrivant comme un cheveu sur la soupe et avec une suite évidente pour tous, je pense.

Tome 2

Cette petite romance continue à se laisser lire, mais elle est sans surprise. On en apprend plus sur le passé de Shusei, une révélation assez classique au final. A part ça, il ne se dévoile pas beaucoup malheureusement. Du coup, j’ai du mal à comprendre comment Aoi peut craquer si vite pour un type qu’elle connait si mal même s’il peut être trognon parfois. Le petit jeune qui apparait dans ce tome est assez drôle mais il n’a pas la carrure pour lutter face au « beau et ténébreux » Shusei. Dommage parce qu’il est attachant et sincère et qu’il aurait pu avoir sa place s’il avait été plus développé et que l’auteur avait joué sur autre chose que son côté kawai. Quant à Aoi, elle est trop nunuche et elle m’agace. Il faudrait vraiment qu’elle prenne du poil de la bête et fasse moins d’histoire. Bref, un shojo sympa mais qui ne révolutionne rien. La lecture est agréable mais loin d’être inoubliable.

J’ai un peu de mal aussi avec le dessin, ces corps longilignes et anorexiques, avec ses grands yeux un peu froids et vides parfois. Ils me rappellent trop ceux de l’auteur de Life que je n’avais pas du tout aimé…

Tome 3

J’ai bien aimé ce tome grâce aux différents ressorts comiques qui interviennent maintenant qu’Aoi a réalisé ses sentiments. En effet, elle est maintenant très très consciente de la présence de Shusei dans leur tout petit appartement et celui-ci la voyant paniquer, en profite un max pour la titiller, ce qui est très drôle. De même, elle devient aussi jalouse des filles proches de Shusei et en particulier de cette jeune prof à la poitrine très imposante, ce qui encore donne des scènes très drôles parce que celle-ci se jette au cas de Shusei qui fait tout pour l’envoyer balader. Malheureusement, tout cet humour et ces scènes à la fois romantiques, drôles et rafraichissantes s’effacent un peu dans la 2e moitié avec l’arrivée du grand frère de Shusei. On sent de suite que celui-ci mijote quelque chose de louche et compte bien profiter de la naïveté d’Aoi, ce qui m’a encore agacée. Je n’aime pas les personnages manipulateurs qui souvent en font des tonnes pour pas grand-chose et je sens d’avance que ça va être le cas. Donc cette partie m’agace et je ne suis pas sûre qu’elle profite vraiment à l’histoire.

Tome 4

Un nouveau tome sous le signe des sentiments et de l’amusement. J’ai été ravie de voir l’auteur conclure rapidement l’histoire avec le frère de Shusei, tant je ne l’avais pas aimé. Et puis, j’ai bien ri de la façon dont ce dernier s’est vengé d’Aoi ensuite. Je m’amuse vraiment de ses taquineries envers Aoi, ça pimente bien leur relation et on reste toujours sur le qui-vive, se demandant ce qu’il va se passer. Le chapitre consacré à l’éveil des sens d’Aoi en est le parfait exemple. J’ai d’ailleurs adoré ce chapitre, qui m’a beaucoup amusée et que j’ai trouvé assez juste notamment la discussion entre filles ^^ Ensuite, je n’ai pas aimé le chapitre consacré à la cousine de Shusei, il n’apporte pas grand-chose. Alors que celui avec le frère d’Aoi est plus révélateur aussi bien sur la relation de celle-ci avec sa famille que sur l’évolution des sentiments de chacun. La dernière scène était d’ailleurs craquante. Bref, la série continue sur la même voie, elle a trouvé sa vitesse de croisière et elle utilise bien les éléments qu’il faut pour nous séduire.

Tome 5

L’histoire est toujours aussi bien huilée et fait mouche presque tout le temps. Shusei aime toujours autant taquiner Aoi, et on sent poindre de petites choses derrière. Il n’est pas aussi insensible qu’il veut le dire. Aoi bien sûr, toujours aussi naïve, se laisse manipuler en permanence. L’épisode du parc d’attractions avec le fils de la gérante de l’immeuble est assez drôle en ce sens. Par contre, j’aime beaucoup moins la tournure pseudo dramatique que prend la série avec l’arrivée de Wataru. Je n’aime pas quand on en fait des tonnes comme ça. Lui est beaucoup trop gentil, tandis que Shusei est beaucoup trop immature, et Aoi se retrouve entre les deux, bof. Du coup, j’espère que la semonce de Wataru portera ses fruits et réveillera Shusei parce qu’il y a vraiment un coup de mou dans la 2e partie de ce tome.

Tome 6

Ça y est on arrive au tournant de l’histoire, Aoi fait enfin sa déclaration. On sentait depuis la 2e partie du tome précédent que sa relation avec Shusei s’était tendue et qu’un clash allait bientôt arriver. Mais mon dieu que je déteste les réactions de Shusei. Il est pourtant évident qu’il ressent lui aussi quelque chose mais non, il la repousse… Je suis passée par plein d’émotions dans ce tome et surtout j’ai vraiment été agacée par les ressorts scénaristiques de l’auteur. Après le coup de l’ado qui était amoureux de la femme de son frère, voici l’ado dont l’ex est morte… Pathétique ! Il y a d’autres idées à trouver pour justifier ses réticences à s’engager, elle aurait pu faire un peu plu original pour une fois, parce que je n’ai pas envie qu’on soit à nouveau reparti pour un tour à se tourner autour sans que rien ne bouge.

Tome 7

Je me suis sérieusement ennuyée dans ce tome. Le tournant que prend l’histoire est ultra ultra classique. On voit Aoi se tourner vers Wataru pour essayer d’oublier Shusei mais cela échoue. De son côté, ce dernier joue les martyrs en fuyant ses sentiments pour elle, mais il ne peut s’empêcher d’être jaloux et de s’inquiéter pour elle. Wataru, lui, est trop gentil pour s’imposer au final. Bref, du cliché, encore du cliché et toujours du cliché. Il n’y a même pas le petit plus qui pourrait quand même me faire craquer malgré ces redondances. Du coup, j’ai envie de dire, vivement qu’ils se mettent ensemble puisque c’est forcément ce qui va arriver et on verra bien qu’elles seront les prochaines épreuves. Mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas la série du siècle, elle est loin d’être inoubliable.

Tome 8

Bon ce qui devait arriver arriva, ça y est Shusei a accepté ses sentiments et en a fait part à Aoi dans ce tome. La première partie est donc consacrée à leurs retrouvailles. C’est mignon tout plein, plein  de clichés propres aux shojos mais ça marche plutôt bien. Il y a peut-être le passé de Shusei qui fait vraiment un peu trop, mais dans l’ensemble ça passe plutôt bien et ils sont mignons ensemble. J’aime que Shusei garde son côté taquin avec elle et qu’il ne se mette pas à être transi d’amour pour elle. D’ailleurs il lui dit bien que les galères ne font que commencer. Celles-ci arrivent très vite avec le père d’Aoi qui décide de lui rendre visite de façon impromptue. Shusei, honnête, ne veut rien lui cacher. Aoi, elle, cherche à lui mentir mais ça échoue. Elle m’agace vraiment à se montrer aussi peu sûre d’elle et malhonnête. Comme d’habitude, on devine vite comment cela va se résoudre dans le prochain tome. Il ne reste plus qu’à attendre la prochaine tuile, mais ils vont devoir travailler dur pour trouver comment cohabiter ensemble maintenant et ça, ça risque d’être intéressant ^^

Tome 9

Avec Shusei et Aoi enfin ensemble, voici le tome consacré à la réaction du père qui est fou de sa fille. Bof bof. En plus, ça traîne en longueur. J’ai vraiment eu du mal avec cette partie de l’intrigue même si c’est pas plus mal que maintenant il soit au courant pour eux, au moins il n’y a aura pas de surprise de ce côté-là et c’était mignon de voir le passé d’Aoi et tout ce qu’il a fait pour elle. Après, j’ai beaucoup ri de la condition qu’il impose et de ses conséquences surtout avec Aoi qui comme d’habitude ne comprend rien. Pauvre Shusei, la route est longue.

Tome 10

Il n’y a rien d’extraordinaire mais la série continue à se laisser lire sans déplaisir. Dans ce tome, on repart pour une nouvelle année scolaire, dans une nouvelle classe où Aoi n’a plus ses amies mais retrouver Shusei. A force de vouloir cacher leur relation, elle se met dans des situations de plus en plus compliquées ce qui m’agace. Je ne vois pas pourquoi elle fait toutes ces histoires, elle ferait mieux de tout avouer. Celui-ci est bien patient avec elle. Il continue à la taquiner mais bien moins qu’avant, c’est dommage. L’auteur par contre commence à tourner en rond en faisant encore réapparaitre une fille de son passé, c’est lassant. Il faudrait faire un peu avancer les choses plutôt que de les faire reculer.

Tome 11

Je suis bien contente d’en avoir enfin terminé avec l’histoire d’Haru. C’est un personnage que j’ai beaucoup aimé mais les conséquences qu’elle a eu sur la relation Aoi-Shusei m’ont vraiment agacée. Aoi a été particulièrement agaçante pendant tout le tome à cause de son insécurité chronique alors que pourtant Shusei fait tout pour la rassurer et prend énormément sur lui. Mais je ne suis pas sûre qu’il y parvienne encore bien longtemps, notamment avec le retour de Shôta. Cependant, il faudrait aussi qu’Aoi réalise combien sa décision de cacher leur relation est ridicule et les fait tourner en rond.

Tome 12

Finalement, il restait encore un chapitre sur l’histoire d’Haru et surtout de Kaede. J’avais vu venir la chute depuis un moment alors je n’ai pas du tout été surprise même si ça fait plaisir de lire ça aussi dans un manga aussi mainstream que L-DK. Le reste du tome est consacré à l’éveil des pulsions d’Aoi. C’est fait sans la moindre subtilité mais au moins ça a eu le mérite de me faire sourire et je suis contente que Shusei ne soit plus le seul à souffrir. Ça fait du bien de voir Aoi grandir un peu mais j’ai du mal à voir comment l’auteur va encore pouvoir faire rebondir son histoire, le dernier chapitre était déjà un peu comme une histoire bonus. J’ai peur du délayage à l’extrême vu le nombre de tomes au Japon.

Tome 13

Finalement la mangaka a su joliment poursuivre sa série. J’ai beaucoup aimé ce tome que j’ai trouvé plein de douceur et de bienveillance et qui met en avant certains personnages secondaires que j’aimais bien. La première partie avec le rapprochement entre Wataru et Eri, la soeur de Shusei, est toute mignonne. C’est une surprise et en même temps ils vont très bien ensemble. C’est adorable de voir Eri faire des efforts et touchant de voir Wataru l’aider. J’espère qu’on les reverra. La suite avec la rencontre entre Shusei et la mère d’Aoi est aussi adorable. J’ai adoré les moments où Shusei s’occupe de la petite soeur d’Aoi et encore plus ceux où il parle de « famille » avec la mère de celle-ci. C’est une bien jolie rencontre. L’épisode de la plage qui est un classique est une chouette occasion pour revenir sur le passé peu glorieux de Shusei et permet encore de renforcer sa relation avec Aoi. Enfin, j’ai aimé qu’à la fin on revienne sur l’histoire de Shota et de son frère par alliance, Yudai, pour montrer que les relations prennent du temps à se construire et que tout ne va pas de soi. J’avais un peu peur à la fin du tome précédent, mais l’actuel m’a pleinement convaincue.

Tome 14

Je suis super déçue par ce tome qu’on pourrait presque qualifier de hors-série tellement on voit peu le couple principal. L’histoire n’avance pas, on tourne en rond et on comble en attendant. Le début reprend l’histoire de Yudai et Shota et honnêtement l’auteure n’est pas du tout douée pour exprimer une relation fraternelle. On aurait presque dit les débuts d’une relation amoureuse plutôt. Les fans de yaoi font adorer shiper les deux garçons mais pas moi ^^! Ensuite, on est parti sur un gros délire d’Aoi autour des jeux de simulation de drague. Franchement je n’en ai pas vu l’intérêt à part essayer de nous faire rire et ça n’a pas fonctionné avec moi, j’ai trouvé ça lourd au contraire. La seule partie qui m’a plu, c’est la suite de l’histoire entre Eri et Wataru parce que j’aime bien Eri et que malgré son côté goujat parfois, j’apprécie Wataru aussi. Je trouve leur histoire vraiment intéressante.

Tome 15

On tombe de plus en plus dans le shojo anecdotique au fil des tomes et celui-ci n’échappe pas à la règle. Dans ce tome, c’est la vie quotidienne de Shusei et Aoi qu’on suit. On a perdu toute grande trame qui s’étalerait sur plusieurs tomes pour quelques petites histoires banales sans grand lien entre elles. Ainsi, cela débute avec une Aoi toujours fâchée contre Shusei et ce dernier qui cherche à se faire pardonner. Puis on découvre le petit copain de Moe qu’elle cherchait à cacher parce qu’il en fait des caisses. Après on revient rapidement sur la peur d’Aoi que Shusei se lasse d’elle alors qu’il essaie juste de contenir ses pulsions. Pour finir, on voit Shusei essayer de jouer les grands frères ou les papas à sa sauce alors qu’il n’a pas de vrai modèle et qu’il s’interroge sur son futur. Rien de bien intéressant au final même si l’auteure essaie de nous accrocher dans les dernières pages avec l’arrivée d’un personnage mystère envoyé par le frère de Shusei.

Tome 16

J’ai trouvé un léger mieux dans ce tome grâce à l’arrivée du cousin de Shû qui permet d’avoir quelques scènes croquignolettes, mais la série a définitivement perdu toute fraicheur pour moi. On sait bien que plus rien ne séparera vraiment le couple et on est juste engagés dans un compte-à-rebours jusqu’à ce qu’ils finissent le lycée, couchent ensemble et rendent leur relation vraiment officielle, le reste n’est là que pour nous faire patienter et malheureusement ce n’est pas super bien fait. Ici avec l’arrivée de Léon, on reparle d’un départ de Shû aux USA et du fait que sa vie tourne trop autour d’Aoi, mais aussi du fait de « mériter » la personne avec qui on est en couple et je trouve ça parfaitement ridicule et éculé. J’espère que la série ne va pas trop s’éterniser.

Tome 17

Je me suis bien amusée dans ce tome presque exclusivement consacré au cousin de Shusei. Leon est un cliché ambulant mais au moins c’est drôle de le voir craquer petit à petit devant le charme naturel d’Aoi. J’aime bien la dynamique des deux. Mon seul regret, c’est que du coup Shusei est très en retrait, on ne le voit quasiment pas. Il porte juste un regard amusé sur les changements qui s’opèrent chez son cousin. L’auteure continue donc à délayer son histoire, elle reste classique dans ses ressorts mais elle le fait bien.

Tome 18

Shusei revient un peu dans ce tome mais c’est pour mieux former un triangle amoureux avec Leon et Aoi. Certes ça se laisse lire mais c’est surtout ultra classique. Il n’y a aucune surprise vis-à-vis de la jalousie de Shusei, de la naïveté d’Aoi ou des sentiments de plus en plus évidents de Leon. Même si j’aime bien Leon, ça ne suffit pas. Il me manque de plus en plus le petit truc en plus qui me plaisait tant au début.

Tome 19

On poursuit sur la même dynamique que les tomes précédents avec un Leon qui craque de plus en plus pour Aoi et décide de se montrer plus entreprenant pour faire réagir Shusei. On voit bien que celui-ci a envie de réagir mais s’en empêche et c’est très agaçant. Aoi reste la cruche qu’elle a toujours été et ne voit rien venir, ce qui est assez pénible aussi. L’auteure tourne vraiment en rond et même les pseudo cliffhanger en fin de tome n’y changent rien.

Tome 20

Que ce tome fut long mais heureusement rien que pour le dernier chapitre, il vaut le coup d’être lu. On s’éternisait sur l’arc autour de Leon, une fois de plus. Oui, on sait qu’il est amoureux d’Aoi, qu’il veut lui plaire mais qu’en même temps il adore Shû, pas la peine de le rabâcher comme le fait la mangaka, ça sert à rien à part tourner autour du pot. Du coup, les 3/4 du tome m’ont ennuyée. Heureusement, après une bêtise de Leon, Shû et lui se parlent enfin à la fin du tome et ça fait plaisir. J’ai adoré voir ce dernier se livrer enfin. Il fait tomber les masques et ça lui va bien. Il redevient l’adolescent fragile et incertain qu’il est. Il reconnait la place que Leon occupe pour lui mais aussi ses sentiments pour Aoi. C’est mignon tout plein. J’ai beaucoup aimé la dynamique entre Leon et lui lors de ce court passage et je prie pour qu’ils continuent sur cette lancée par la suite pour que l’histoire avance enfin surtout que c’est la dernière ligne droite de la série.

Tome 21

A quelques tomes de la fin, l’autrice décide d’accélérer l’histoire dans ce tome. Après avoir conclut l’arc avec Leon, elle nous assène sans prévenir le dévoilement de la relation Shusei-Aoi dans leur lycée. C’est complètement inattendu et c’est très mal amené. Je n’ai pas aimé. Je suis juste contente qu’ils n’aient plus à se cacher. Cela donne un Shusei adorable qui fait tout pour protéger Aoi et ose montrer ses sentiments. On avait déjà amorcé cela à la fin du dernier tome grâce à Leon et ici, la mangaka insiste pas mal dessus avec un Shusei qui ose aussi exprimer ses désirs, normal après tant de tomes passés à vivre ensemble sans qu’il ne se passe rien. Du coup, c’est assez amusant de les voir émoustillés l’un et l’autre et même temps de voir un Aoi tellement naïve. Ce n’est pas la meilleure des séries mais au moins, elle m’amuse et m’attendrit.

Tome 22

La mangaka continue sur sa lancée et s’attache cette fois à démêler les fils de l’intrigue autour de Shûsei et de sa famille. On se retrouve donc avec un tome où on découvre qui sont vraiment Eri et Sôju. Leurs histoires de famille sont assez classiques, mais je n’avais pas prévu autant de retournement autour de Sôju et j’ai aimé redécouvrir l’histoire sous un autre oeil. Finalement celui-ci m’a plu et je suis contente de voir qu’on se dirige classiquement vers une réconciliation de la famille Kugayama et une reconnaissance des qualité d’Aoi, même si ça fait un peu trop « bonne petite épouse » lol

Tome 23

Ouf, plus qu’un tome avant la fin ! Je ressortais moins déçue que d’habitude du précédent tome, malheureusement ce n’est pas le cas ici… J’ai vraiment trouvé qu’on tombait trop dans le mélo et surtout que l’ensemble était beaucoup trop prévisible. C’est du vu et revu sans la moindre originalité, du coup tout tombe à plat pour moi. C’était une bonne idée de revenir sur la relation entre les deux frères mais c’est trop rapide pour être crédible, rien n’est approfondi, ça sent beaucoup l’improvisation. De la même façon, les décisions prises par Shusei d’un côté sortent brutalement de nulle part et en même temps, on pouvait s’y attendre depuis que l’autrice avait introduit cet oncle en Amérique. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à finir ma lecture tant ce fut pénible. Seul bon point pour moi, la réaction mature du père d’Aoi quand celle-ci se met à déconner, pour le reste, c’est à oublier.

Tome 24

Après de nombreux tomes où j’avais trouvé que la série tournait en rond, devenait plus que moyennes, avait des rebondissements foireux, j’avais un peu peur pour ce dernier tome qui devait la conclure. Mais au final, j’ai été agréablement surprise. J’ai retrouvé ici une partie de ce que j’avais aimé au début et j’ai pris du plaisir à lire cette conclusion qui n’est pour autant pas sans défauts. Commençons par évacuer ceux-ci.

Après des tomes où ça trainait, j’ai trouvé qu’on allait un peu vite ici et qu’il avait notamment manquait au moins un chapitre à la fin, parce que les dernières pages sont un peu abruptes avec tout ce qu’on a vécu avec ce groupe. J’ai également trouvé le revirement annoncé du frère de Shusei beaucoup trop brutal. L’autrice balance des explications hyper rapidement sur les choix qu’il a pu faire et ce n’est pas du tout cohérent avec le personnage qu’on a connu pendant plus des trois quarts de la série. Enfin, j’ai une fois de plus été agacée par la vision de la femme proposée ici qui suit et soutient son homme mais s’efface complètement…

A côté de ça, il y a heureusement plein de qualités à cette fin. La relation Aoi-Shusei s’approfondit enfin, ce n’est pas trop tôt. Le passage à l’acte est mis en scène de façon douce et drôle à la fois, ce qui correspond très bien à l’ambiance de la série. Mais surtout, l’autrice pousse enfin Shusei à s’ouvrir dans ce tome et à se montrer fragile, je suis fan ! Quel dommage que ce soit si bref. J’ai trouvé les derniers instants de leur couple adorable et l’autrice montre parfaitement la difficulté de la séparation et d’avoir une relation à distance. Elle conclut son histoire en nous proposant une Aoi plus forte, capable de prendre des décisions qui vont à l’encontre de celles de son chéri, ce n’est pas trop tôt !

Il est donc temps de dire au revoir à ce petit couple que j’ai beaucoup aimé voir se construire malgré les tours et détours que la mangaka leur a fait prendre et qui m’ont souvent agacée. C’est un couple que j’ai su apprécier malgré une image de la femme qui m’a fait un peu grincer des dents par moment. C’était souvent drôle et charmant avec une petite pointe de piquant comme j’aime. Je serais curieuse de voit ce qu’elle va proposer ensuite même si je ne suis pas sûre de repartir pour une série aussi longue avec elle ^^!

Ma note : 13 / 20

Un commentaire sur “L-DK d’Ayu Watanabe

  1. C’est sûr, ça casse pas des briques mais ça reste sympathique. ^^ Même ressenti que toi. C’est dur de faire du neuf dans le shôjo et on devient vite exigeant quand on en a beaucoup lu, celui-ci n’est pas si mal bien que classique.

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