Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Ranma 1/2 de Rumiko Takahashi

Titre : Ranma 1/2

Auteur : Rumiko Takahashi

Éditeur vf : Glénat (shonen)

Années de parution : Depuis 2017 (nouvelle édition)

Nombre de tomes vf : 12 / 20 (nouvelle édition)

Résumé du tome 1 : C’est fou comment de l’eau, chaude ou froide, peut bouleverser la vie d’un homme. Demandez à Ranma Saotome par exemple : le simple contact avec ce liquide le métamorphose en homme… ou en femme, selon la température de l’eau. Autant dire que sa vie sera tout sauf un long fleuve tranquille, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs(trices)…

Mes avis :

Tome 1

Comme beaucoup de trentenaires, j’ai découvert cette série enfant dans le Club Dorothée et j’aimais déjé beaucoup à l’époque. J’avais essayé le manga quand il était sorti chez Glénat la première fois mais je n’avais pas trop accroché et j’avais vite abandonner pour ne garder que mes tomes préférés. Avec cette nouvelle édition, j’ai décidé de tout reprendre au début et cette édition en vaut la peine. Elle est vraiment de toute beauté. J’aime beaucoup l’esthétique des couvertures malgré le rose un peu criard du premier tome. A l’intérieur on a droit à plusieurs pages couleurs et même à quelques pages bonus à la fin, ici sur les combats et adversaires de Ranma ainsi qu’une petite interview de l’auteure. L’impression est de qualité, la traduction est bonne. Glénat a fait du bon travail.

Du côté de l’histoire, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à la redécouvrir. J’ai adoré l’humour varié de l’auteure, c’est parfois lourd, parfois gras, parfois ce sont les répliques, parfois les situations, bref ça ne mollit pas de ce côté-là. La narration et le découpage des planches sont tout aussi dynamiques ce qui donne une vraie légèreté à la lecture. Malgré l’épaisseur de ce tome, je n’ai pas vu le temps passer.

J’ai aimé retrouver les personnages de mon enfance. Je suis toujours aussi fan des deux pères complètement à l’ouest, des soeurs toutes très différentes et drôles à leur façon que ce soit l’aînée un peu trop parfaite, la cadette avare, ou la dernière garçon manqué. J’ai aussi beaucoup aimé Ranma bien entendu qui m’amuse dans son opposition à son père, mais aussi dans sa relation compliquée avec Akane, ou encore dans sa façon un peu légère de traiter ses « rivaux », sans parler de sa transformation loufoque et pas assumée au début dont il va se jouer ensuite. Je les ai tous aimés même les rivaux complètement barrés que sont Kuno et Ryoga.

Les chapitres s’enchaînent sans lassitude. L’auteure expose très rapidement sa situation de départ pour vite nous lancer dans des situations quotidiennes plus farfelues les unes que les autres où les combats et l’humour sont au centre. J’aime toujours autant l’inventivité de Rumiko Takahashi. Son idée des sources maudites est excellente. Les transformations des uns et des autres sont un vrai plus. Les scènes de combat sont très intéressantes à lire car bien réalisées et drôles. Souvent il n’y a pas vraiment d’enjeux, ce sont de banales disputes autour de Ranma ou d’Akane mais ça fonctionne bien. On découvre de nouveaux personnages au fil de ceux-ci sans que ce soit jamais lourd.

Au niveau des dessins, il y a un petit côté old school maintenant que j’aime beaucoup. On est dans le plus pur style Rumiko Takahashi. C’est rond, dynamique et incisif à la fois. Les visages sont ultra expressifs et je suis fans des bestioles qu’on croise.

J’ai vraiment passé un très bon moment à relire les premiers chapitres de ce titre. C’est drôle, c’est frais et c’est bien fait. Je lirai la suite avec grand plaisir.

Tome 2

Ce deuxième tome reprend les mêmes bases scénaristiques que le premier, c’est donc sans surprise que j’ai passé un bon moment.

De nouveaux rivaux apparaissent pour Ranma (version garçon et fille) et Akane, et à chaque fois c’est au cours de combats plus farfelus les uns que les autres qu’ils devront repousser leurs avances. On découvre ainsi la soeur Kuno, Kodachi (la fameuse Géraldine de la série télé) et surtout la chinoise, Shampoo. Toutes deux sont complètement barrées et participent bien au dynamisme du tome. On a ainsi droit à de la gymnastique martial et du patinage martial par exemple, ainsi qu’à des baisers « de défi ».

On rigole, on s’amuse, mais le schéma est un peu répétitif. L’humour reste très présent et j’en suis ravie. Rumiko Takahashi réutilise aussi des personnages croisés lors du premier tome, ainsi Ryoga est pas mal présent, notamment dans sa version porcine, Pitchoun, que j’adore. Et surtout, la relation entre Ranma et Akane s’installe et s’approfondit petit à petit, chacun montrant à son tour des signes de jalousie et exprime ses sentiments même si c’est de manière bien détournée.

Concernant les dessins, je suis là un peu déçue. Je n’accroche décidément pas à la nouvelle coiffure d’Akane et je trouve souvent les visages un peu ratés, notamment chez elle. Heureusement le trait reste dynamique et drôle quand il le faut, mais je m’attendais à voir une petite amélioration au fil des tomes.

Tome 3

Encore un tome super drôle de Ranma que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. Avec l’arrivée d’un nouveau duo de personnages, l’histoire est toute dynamisée et on ne voit pas le temps passer.

En effet, ce troisième tome est placée sous le signe de la femme. Tout d’abord grâce à l’arrivée de Shampoo et de sa grand mère pleine de peps. Ces deux-là vont vraiment donner du fil à retordre à Ranma et le pousser à se dépasser s’il ne veut pas rester coincé dans son corps de filles. Cela donne des chapitres très drôles, où Rumiko Takahashi nous charme par les farces qu’elle fait à ce pauvre Ranma. Cela change aussi de la dynamique précédente où on avait l’impression de tomber sur tout plein de variantes plus farfelues que les autres des tournois d’arts martiaux. Ici, ce sont plutôt les techniques qui défilent sous nos yeux hilares et c’est c’est rafraichissant. On passe d’un chapitre à l’autre sans transition car c’est vraiment une histoire moins fractionnée qu’on a, et ça rend la lecture d’autant plus facile.

Le couple phare de l’histoire n’avance toujours pas par contre, normal vu toutes les embûches que l’autrice sème sur son chemin. Par contre, on découvre un peu plus Ranma, en apprenant sa plus grande faiblesse et en le voyant s’entraîner pour vaincre la grand mère de Shampoo, ce qui est appréciable aussi. La mangaka continue à faire avancer sa série et c’est toujours un grand plaisir de la lire.

Tome 4

C’est toujours aussi amusant de lire Ranma. Dans ce tome après la fin du match de Ranma contre Ryoga, nous découvrons de nouvelles disciplines martiales : la cérémonie du thé martiale et la livraison martiale, qui nous proposent encore de francs moments de rigolades.

Mais le coeur du tome repose sur l’arrivée du personnage le plus puissant de la série : Happosai. Un personnage comme je les aime, puisque l’autrice en a fait un petit vieux bourré de défauts : vicieux, pervers, menteur, voleur, etc. Tous les éléments pour en faire un élément comique parfait pour alléger l’histoire et il le fait à merveille. Happosai redynamise et relance très bien le titre au moment où il arrive. Il est source de nombreux quiproquos, de loufoqueries mais aussi de combats sous nos yeux ravis.

La fin est un peu plus plan plan avec Shampoo qui cherche encore à piéger Ranma et l’organisation d’une pièce de théâtre au lycée où les prétendants d’Akane vont mettre un sacré bazar. C’est un peu le défaut de la série, après des moments drôles et dynamiques, on tombe sur d’autres plus mou et banals qui plombent le rythme. Heureusement, ça reste vraiment plaisant sur la longueur surtout pour les nostalgiques de la série.

Tome 5

Encore un tome déjanté de Ranma, où la mangaka ne nous épargne aucun rebondissement. C’est drôle, c’est léger, c’est distrayant et on passe vraiment un bon moment. Suivre les aventures décousues de Ranma, c’est la garantie de ressortir avec le sourire.

La première partie du tome est pas mal consacré à Akane entre la fin de la pièce de théâtre où elle tient le premier rôle. C’est un moment fort drôle où chacun de ses prétendants se bat pour avoir le droit de l’embrasser ou empêcher ses concurrents de le faire, jusqu’à ce que Ranma avoue être trop timide pour pouvoir le faire à celle qu’il aime en public. On reste encore un peu avec elle lorsqu’elle se bat pour que Happosai arrête de leur voler des sous-vêtements pendant qu’elles font sport. C’est encore une fois très amusant parce que Rumiko Takahashi y mêle une quête du remède pour Ranma et Ryoga qui bien sûr tourne court quand Ranma passe pour un pervers. Akane décide ensuite de se mettre à la cuisine pour séduire (?) Ranma mais c’est bien sûr un échec et surtout l’occasion de les faire encore une fois se chamailler sous les yeux de Kodachi.

Dans la seconde partie, toutes les occasions sont bonnes effectivement pour qu’ils se disputent mais l’autrice s’amuse en plus à ajouter une nouvelle rivale à Akane en la personne d’Ukyo (Frédérique dans le dessin animé vf), une fille que Ranma a abandonnée sans savoir que son père l’avait fiancé à elle. Elle a donc décidé de renoncer à sa féminité pour pouvoir se venger, mais surtout elle a développé des techniques surprenantes autour de la cuisine des okonomiyaki ^^ Quand on ne s’y attend pas, Rumiko Takahashi va encore plus loin ! Mon seul regret : le manque de valeurs féministes chez l’ensemble des filles de la série alors que l’auteur est une femme. Elles souhaitent toutes se transformer en épouse modèle…

Pour finir, les derniers chapitres permettent une rencontre au sommet entre Cologne et Hopposai qui me fait espérer pour la suite, et l’arrivée d’un personnage bien loufoque : Mousse, amoureux de Shampoo. On commence à avoir à peu près l’intégralité du casting pour de nouvelles aventures encore plus truculentes, j’espère !

Tome 6

Loufoque, vous avez dit loufoque ? 6 tomes après avoir commencé la série ne perd rien de son humour et de sa folie ici. Comme je vous l’avais dit, le casting est quasiment au complet dans ce tome, l’autrice peut donc s’éclater à nous proposer tout plein de situations hilarantes et elle ne s’en prive pas.

Ça commence avec le duel entre Mousse et Ranma, le premier ayant une panoplie d’armes explosives plus surprenantes les unes que les autres. Il fait également un peu pitié tant c’est un looser dans l’âme. Du coup, on rit beaucoup avec lui. La suite est tout aussi savoureuse avec l’arrivée de Tsubasa, amoureuse d’Okyo, qui vient défier Ranma, elle aussi. Ses armes : la transformation des décors aux alentours dans lesquels elle se fond. J’adore l’originalité du personnage, qui nous surprend en plus avec une pirouette finale comme sait bien le faire l’autrice. On continue sur les rivaux de Ranma avec le retour de Ryoga qui invite Akane chez lui. C’est l’occasion de découvrir qu’il a une maison et une famille qu’il ne peut pas renier. Cette première partie riche en combat était très drôle.

La seconde s’ouvre sur des chapitres consacrés à la technique secrète d’Happosai qui est un pétard mouillé. Bof. Heureusement, Shampoo revient pour nous jouer un bien mauvais tour, en conditionnant tour à tour Ranma et Akane. C’est fort drôle même si un peu répétitif. Du coup, la vengeance d’Akane est toute trouvé quand elle mange par inadvertance les « muscunouilles » d’Happosai. Enfin, on a une image de femme forte (au sens propre) qui envoie valdinguer les hommes. J’adore. Dommage que la fin soit si convenue (petit clin d’oeil à Hermione 😉 ) mais j’ai bien ri du côté mauvais perdant de Ranma.

Enfin comme les fois précédentes, le dernier chapitre est l’occasion de la présentation d’un nouveau personnage que j’avais un peu oublié j’avoue : le proviseur du lycée. Celui-ci est encore plus fou, peut-être, que les personnages rencontrés jusqu’à présent avec son obsession de la coupe de cheveux réglementaires. Il m’amuse déjà ^^

Tome 7

La réédition de cette série culte se poursuit et elle commence à toucher des histoires inédites pour moi ou en tout cas que ma mémoire a rangé si loin que je les ai oubliées depuis. Avant d’en parler, je peux déjà vous dire que ce tome est aussi fou fou que les autres. Les coups les plus fous tombent, les coups foireux s’accumulent et le rire est omniprésent. Je me suis amusée comme une petite folle en suivant les 4 histoires que compte ce 7e tome.

Il s’ouvre avec la fin du duel face au proviseur du lycée, l’obsédé du rasoir. C’est probablement l’histoire que j’ai la moins aimé jusqu’à présent. Je la trouve trop premier degré pour une fois et tout est encore plus prévisible et répétitif que d’habitude, sans parler du dirlo qui est particulièrement agaçant.

Heureusement, on passe vite à autre chose avec la quête du savon miracle qui devrait guérir tous les maudits. C’est drôle à souhait, Ryoga ayant gagné le gros lot pour une fois, c’est lui qui est au centre de toutes les attentions… et tous les pièges. Ranma et Shampoo lui font entourloupe sur entourloupe, et Akane se retrouve mêlée à tout ça sans le vouloir, jouant avec les sentiments de notre P-chan humain. C’était très amusant et dynamique.

Puis vient l’épisode des « moxas » où Happosai appose un sceau sur Ranma qui le rend tout à coup tout faible. Il part alors essayer de maîtriser une technique secrète de la grand-mère de Shampoo pour tenter de le vaincre et guérir. C’est moins drôle que précédemment même s’il y a des moments truculents quand ses anciens ennemis lui tombent dessus. Mais la phase d’entraînement et la technique en question sont assez bateaux, par contre, c’est un épisode qui dure assez longtemps pour une fois.

Pour terminer, l’autrice clôt son tome par une petite histoire un brin fantastique qui revient sur la peur des chats de Ranma. C’est simple mais efficace et un brin terrifiant avec ce gros chat géant psychopathe à la recherche d’une fiancée.

Au bout de 7 tomes, je ne ressens toujours aucune lassitude à suivre les aventures drôles mais pourtant décousues de Ranma. C’est un bon titre pour rire et se détendre.

Tome 8

Toujours plus loin, toujours plus fort, c’est un peu le leitmotiv de ce tome où les loufoqueries sont légions. J’ai cependant ressenti une petite baisse de régime avec les premières histoires qui sont très courtes et forts anecdotiques, mais heureusement on revient petit à petit vers des intrigues un brin plus longues et denses où Rumiko Takahashi continue à nous faire découvrir le personnage de Ranma.

Toute la première moitié de ce 8e tome est donc consacrées à des histoires en un ou deux chapitres qui sont certes amusantes, divertissantes mais n’apporte pas grand-chose à la série puisqu’elles se reposent sur des choses acquises : la jalousie de Ranma, le côté brut de décoffrage d’Akane, la bêtise du père de Ranma, la rivalité de Ryoga, la perversité d’Happosai ou la fougue de Kuno. C’est drôle mais c’est tout et je suis contente que par la suite on passe à des récits plus consistants.

En effet, on part ensuite dans un arc à nouveau consacré à Ranma et ses particularités. Il y a tout d’abord le retour d’un homme de son passé : King « le roi du jeu », avec qui on découvre l’absence de « poker face » de Ranma. J’ai bien aimé tellement c’était barré et grand-guignolesque. Puis, il y a toute l’histoire de la « moustache du dragon » dont j’ai beaucoup aimé la mythologie encore une fois bien loufoque. Enfin, on repart vers une bonne petite compétition inventée par notre autrice avec à la clé un voyage aux fameuses sources offert. C’est bien parti pour nous faire rire, la suite au prochain numéro.

Avec ce tome, je commence à sentir que la mangaka a du mal à se renouveler. Ça reste drôle et bien mené mais à lire à petite dose.

Tome 9

Dans le tome précédent, je trouvais que l’autrice peinant un peu. Je pensais d’ailleurs qu’on avait rencontré tous les personnages forts de la série (à une exception prêt), c’était oublier l’un de mes pires cauchemar xD Je me suis donc retrouver une fois de plus à me bidonner en lisant les histoires de Ranma, ça m’a fait un bien fou !

On en termine d’abord avec les épreuves pour gagner un voyage vers la source thermale que tout le monde aime tant. C’est plein de rebondissements, de petits moments savoureux, de déclarations ratées et de jolies phases de combat originales reposant sur les caractérisations des personnages. J’ai donc beaucoup aimé.

Mais c’est surtout le suite qui m’a marquée dans ce tome. On y rencontre (ou retrouve pour les fans de l’animé), le fameux Picolet Chardin IIe du nom, et avec lui c’est l’occasion de partir une nouvelle fois très loin dans les délires de l’autrice. Ce dernier est spécialisé en gastronomie martiale. Oui, vous avez bien entendu ! Pour cela, il a une caractéristique physique des plus surprenante que vous laisserez découvrir, qui m’a aussi bien effrayée que faite rire à tout rompre. Je me suis donc énormément amusée à suivre un nouvel affrontement entre Ranma et un personnage des plus loufoques. Ça ne révolutionne pas le genre mais c’est efficace.

Le tome se poursuit pour une petite histoire où Nabiki vole la vedette à sa soeur pour faire tourner en bourrique Ranma, ce qui donne lieu à la fin à un moment très maladroit et mignon comme notre héros sait si bien le faire. Tout cela avant une courte histoire finale un brin anecdotique qui semble être là pour faire du remplissage.

Rumiko Takahashi a beau écrire encore et toujours les mêmes histoires, je ne peux pas m’empêche de rire à ses situations tellement grotesques. Elle invente à chaque fois des personnages invraisemblables qu’elle met dans des situations qui le sont tout autant. J’adore !

Tome 10

Nous voilà déjà à la moitié de cette série fleuve et je ne ressens pas la moindre lassitude en lisant les aventures hautes en couleur de Ranma, Akane, leurs amis et leur famille. L’autrice parvient sans cesse à se renouveler dans le rythme de ses histoires, dans l’humour qu’elle emploi, ou encore dans les techniques utilisées par ses personnages. C’est un vrai bonheur à lire.

D’ailleurs, ce tome s’ouvre sur une première partie assez longue, qui occupe quasiment la moitié de la place et qui est consacrée à un personnage inédit : un jeune homme fan de collants qui peut se transformer en chimère et qui en veut à Happosai pour une raison inconnue. C’est encore une fois un épisode tordant mais surtout très bien rythmé malgré sa longueur, avec de bons rebondissements.

Par la suite, nous avons deux histoires un peu plus courtes mais s’étalant sur plusieurs chapitres et qui mettent en scène des personnages déjà connus mais qui continuent à nous amuser en causant des soucis à Ranma. Le passage à la plage de Kuno et ses pastèques est particulièrement drôle avec un comique de répétition autour de l’amnésie dont il souffre et de la relation qu’il veut nouer avec la fille à la natte rousse. Ensuite il y a l’histoire de la sauce sauce spéciale d’Uky gâchée autrefois par Ranma, qui va pousser un truculent triangle amoureux Uky-Ranma-Akane à jouer un vrai vaudeville hilarant.

Pour finir ce tome, Rumiko Takahashi enchaîne les chapitres plus courts, où un chapitre = une histoire. On retrouve une nouvelle fois des personnages connus (Happosai et Gosunkuji l’adepte du vaudou) dans des situations complètement farfelues dans des sources d’eau chaude, avec des poupées de papier ou encore avec une pilule de servitude. L’autrice se renouvelle sans cesse dans les situations comiques dans lesquelles elle plonge ses personnages. C’est vraiment très drôle.

Tome 11

La série a beau être longue, je prends toujours plaisir à lire les aventures et mésaventures de Ranma & Co. Ce tome-ci est tout de même un brin plus anecdotiques que les précédents dans l’ensemble. Il a peu de moments marquants et un enchainement de chapitres faits un peu pour combler est présent au milieu, ce qui est dommage. Alors oui, ça reste drôle, amusant frais parfois, mais ça manque aussi un peu de niaque.

J’ai tout de même particulièrement aimé l’histoire d’ouverture qui s’étale sur plusieurs chapitres, où l’autrice se sert des faiblesses de Ryoga et Ranma pour imaginer une arcane de combat très originale. La mise en scène de leur affrontement est vraiment très bien faite et la chute m’a bien amusée.

Les trois histoires qui suivent ensuite, par contre, ne me laisseront pas un souvenir impérissable, entre le retour de l’esprit du chat qui veut faire de Shampoo son épouse, l’esprit d’un grand père qui hante Ranma pour avoir un rendez-vous avec lui, et les frère et soeur Kuno qui se disputent et s’affrontent. Il en va de même à la fin du tome avec les longs chapitres sur la cheerleader fan de Kuno avec le retour des disciplines martiales, que j’ai trouvé particulièrement indigeste.

Heureusement entre, il y a eu deux beaux moments : l’histoire sur Genma et sa relation avec Ranma, dont on ne parlait plus beaucoup, et l’épisode assez drôle où Akane cherche à savoir qui est l’homme parfait pour elle grâce à des gâteaux faisant apparaitre des pétales de cerisier sur l’heureux élu. C’était fort amusant de voir les réactions de Ryoga et Ranma face à cela.

En conclusion, voici une lecture qui reste sympathique, avec toujours quelques histoires belles, drôles, vives et bien racontées, qui le plus souvent touchent au plus près les personnages principaux, mais elles sont un peu trop noyées au milieu d’histoires totalement dispensables, elles.

Tome 12

Ranma est toujours une lecture super agréable même si je ressens un peu de lassitude parfois face au manque de renouvellement. L’autrice a l’air à la peine pour trouver de nouvelles idées et cela s’en ressent.

J’ai pourtant eu l’espoir avec l’arrivée de la mère de Ranma, femme de Genma au début de ce tome, mais malheureusement celle-ci ne reste pas bien longtemps, c’est dommage. Parce ce que c’était très amusant de voir ceux-ci essayer de lui échapper sous leur forme originelle. Ça a également permis de faire un peu évoluer le personnage de Ranma qui est très peu questionné sur sa relation à ses parents alors que c’est l’origine de tout quand même. J’espère donc qu’on la reverra et qu’elle finira par rencontrer son fils et par l’accepter tel qu’il est. En tout cas, elle a vraiment dynamisé les débuts de cette lecture.

La suite n’est pas désagréable mais plus redondante et anecdotique. On met à nouveau en avant la vanité de Ranma dans l’histoire avec Shampoo quand il essaie à tout prix de la faire retomber amoureuse de lui. On reparle également de son incapacité à avouer ses sentiments à Akane alors qu’ils sont assez évidents. Le milieu est un enchainement de chapitres que j’ai trouvés un peu vide avec Happosai puis un illustre inconnu en héros face à Ranma. Bof. Reste l’histoire finale que je trouve assez intéressante puisqu’elle aborde avec humour l’homosexualité ou plutôt l’amour entre deux hommes. C’est drôle et plein de quiproquos mais en filigrane on parle aussi du regard des autres sur ce type de relation. A voir comment ça se transforme par la suite.

Je me suis donc à nouveau beaucoup amusée à lire les aventures de Ranma and co. Je ne peux pas dire que je me lasse, mais le rythme actuel de lecture me suffit. Peut-être qu’en lectures plus rapprochées je n’en dirais pas autant, car on sent quand même l’autrice peiner à se renouveler. Elle amène de temps en temps un nouveau personnage fort qui secoue la fourmilière mais c’est souvent trop bref.

Ma note : 15 / 20

6 commentaires sur “Ranma 1/2 de Rumiko Takahashi

  1. Pareil j’ai decouvert la série avec dorothée lol ^^) je me rappel avoir bien aimé. Je pensais ne pas prendre la version manga, mais je l’ai feuilleté l’autre jour et j’ai bien aimé ce que j’ai vu, je pense les prendre finalement.

    Aimé par 1 personne

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