Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

& And de Mari Okazaki

Titre : & And

Auteur : Mari Okazaki

Editeur vf : Kana – Life (Big)

Année de parution vf : Depuis 2021

Nombre de tomes vf : 4 / 8 (en cours)

Histoire : A 26 ans, Kaoru Aoiki est une secrétaire médicale intérimaire. A cause de sa répugnance à être touchée par autrui, elle n’a jusqu’ici jamais eu de vraies relations amoureuses. Mais, à l’hôpital, elle rencontre pour la première fois quelqu’un qui ne la laisse pas insensible : Kôga Yagai, un chirurgien plus âge qu’elle. Pour changer ce qu’elle est aujourd’hui, Kaoru décide de réaliser son rêver : créer un salon de manucure ouvrant le soir, pour que les femmes actives puissent trouver un endroit où se détendre après une longue journée. L’occasion pour elle de prendre son envol…?

Mon avis :

Tome 1

Mari Okazaki est une de ces autrices que j’avais eu le très grand plaisir de découvrir il y a une quinzaine d’années quand Akata travaillait en collaboration avec Delcourt et offrait des titres féminins vraiment puissants, malheureusement disparus aujourd’hui… J’avais eu un coup de foudre pour la narration visuelle très puissante de cette autrice et ses thématiques poétiques et malaisantes à la fois. Malheureusement, n’ayant pas eu le succès escompté, elle avait disparu de nos rayonnage. J’ai donc été plus que surprise et ravie quand je l’ai vue sur la liste des séries prévues par Kana pour sa nouvelle collection Life. Prévu à l’origine pour octobre dernier, la crise nous aura fait attendre jusqu’en mars de cette année. Mais ne dit-on pas qu’on garde le meilleur pour la fin ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, Mari Okazaki est une autrice de shojo-josei, qui a débuté par de nombreuses histoires courtes à la fin des années 90, qui ont débarqué chez nous dans les années 2000. On a ainsi pu la lire dans Déclic amoureux, BX, Le cocon, Vague à l’âme ou encore Effleurer le cielMais le tournant fut vraiment sa série Complément affectif (Suppli en vo) où déjà elle mettait en scène non plus des lycéens mais une femme active et ses amours compliqués en plus de sa quête d’émancipation. C’est encore à ce jour l’un des titres qui m’a le plus touchée dans ma vie de lectrice !

Dans & – And, série en 8 tomes qui date de 2010 au Japon, l’autrice a décidé de replonger dans cet univers impitoyable qu’est le monde du travail, mais exit les agences de pub de Complément affectif et place au monde médical, à la manucure et à l’informatique. La jeune héroïne d’And, Kaoru, est une secrétaire médicale qui semble faire son travail parce qu’il le faut mais qui cherche à côté une autre voie où s’épanouir. Alors un jour, sur un coup de tête, elle décide de développer son second travail, qu’elle faisait jusqu’alors en dilettante, en cherchant un endroit où faire des manucures à ses clients après le boulot.

Sur le papier, on pourrait se dire, bof encore une histoire de fille, en plus la manucure c’est vraiment pas mon truc… Mais And, c’est bien plus qu’une histoire de jeune active.

Kaoru est une jeune femme pétrie de complexes, mal dans sa peau, qui craint le contact physique mais aussi les engagements. Elle est seule et solitaire sous ses dehors de jolie fille facile d’accès. Mari Okazaki nous propose donc le récit d’une chrysalide qui cherche à devenir papillon mais qui va devoir lutter pour sortir de sa coquille.

Avec sa narration très particulière, j’ai d’emblée été emportée par l’histoire. Mari Okazaki aime les planches éclatées avec les pensées et les paroles qui s’envolent et se mélangent, créant une ambiance perchée, un peu étrange mais que je trouve très poétique. L’ambiance est poisseuse, lourde et malaisante. Chaque personnage cache des problèmes bien ancrés en lui qui le rendent dysfonctionnel et étrange alors qu’au premier abord il a l’air tout à fait normal et facilement abordable. Mais en fait ils portent tous un masque cachant leurs failles et faiblesses. Avec son trait très poétique, l’autrice cherche à montrer la noirceur derrière la jolie façade qu’ils ont érigée et c’est glaçant lorsque le masque se craquelle.

Alors non And n’est pas une lecture facile. C’est une lecture qui peut mettre mal à l’aise. L’héroïne est troublante. Elle peut faire coquille vide parfois ou petite fille trop naïve. Elle peut ainsi agacer. Moi, je me suis reconnue en elle dans ses difficultés à nouer des relations avec les autres. J’ai trouvé saisissant la façon très expressive et onirique dont la mangaka la mettait en scène. Son ami geek qu’elle recroise et qui va l’aider à trouver un local, a un petit côté stalker malaisant, mais c’est surtout un amoureux transi maladroit, à l’image de ses collaborateurs d’ailleurs qui sont soit très mal à l’aise avec les filles (moment tordant) soit très rentre dedans. Quant à ses collègues à l’hôpital, on a la secrétaire croqueuse d’hommes à première vue mais divorcée, ce qui je parie cache bien des fragilités ; un docteur très sûr de lui, Akasaka, mais qui s’inquiète énormément pour son collègue le docteur Yagai ; quant à ce dernier, c’est celui qui me fascine le plus, vu son lourd passif et son côté Docteur House. Alors oui, ce dernier a tout du type détestable qui se comporte mal avec les autres et les femmes en particulier, mais Mari Okazaki est plus fine que ça et il fera chavirer votre coeur pour peu que vous lui laissiez sa chance.

Tout ce groupe de personnages nous emporte dans une histoire mélangeant vie perso et vie pro dans un entrelacs comme seul sait le faire l’autrice. Ses dessins et sa narration en spirale participent énormément à ce sentiment de mélange voire de quasi fusion. On n’arrive pas à démêler l’un de l’autre. Les malaises ressentis dans sa vie perso influent sur sa vie pro et vice versa. Il faut plonger dans cette drôle d’ambiance pour se rendre compte de son côté étouffant et pourtant poignant. Les révélations sur le passé de Yagai prennent à la gorge, tout comme le malaise de Kaoru vis-à-vis des autres qui pourtant trouve une éclaircie, une percée, dans sa relation trouble avec ce docteur acariâtre.

Alors oui, on voit se dessiner le traditionnel triangle amoureux dont on n’est pas forcément féru ici, mais la puissance et la dramaturgie annoncées des sentiments est tellement belle que je n’en suis pas gênée pour une fois. Je suis juste prise par le flot de sentiments naissants chez une Kaoru novice en relation relation humaine qui est ainsi d’une extrême maladresse et commet bien des erreurs.

Avec une sensualité et poésie exceptionnelle (oui on sent que je suis archi fan), Mari Okazaki met tout ça en image et frappe le lecteur par des dessins immersifs et entêtants. Ce sont des entrelacs de fleurs et de poissons qui nous capturent et nous plongent dans les travers de l’histoire. Il y a une symbolique féminine très puissante aussi avec cette héroïne en difficulté face au contact et ces tâches rouge sang presque lorsqu’elle conte cela. Ça m’a frappée ! Je sais que les réfractaires à la narration « shojo » auront du mal face à ces planches où tout vole en tout sens car c’est complexe et potentiellement perturbant, moi je trouve cela poétique et magique, mais d’une puissance.

Comme prévu, j’ai donc eu un énorme coup de coeur lors de mes retrouvailles avec Mari Okazaki, une autrice phare de la littérature féminine pour moi, qui sait mettre en scène de très beaux personnages complexes et malaisants dans des histoires banales et puissantes à la fois, le tout dans un trait d’une belle sensualité. Retour plus que gagnant !

(Merci à Sanctuary et Kana pour cette lecture)

Tome 2

Nouveau tome tout aussi merveilleux que le précédent. Pour quelqu’un comme moi qui adore la narration poétique et mélancolique de l’autrice, c’est un vrai bonheur de retrouver Mari Okazaki en français même si le titre n’est pas des plus joyeux.

Kaoru vivote toujours entre son boulot à l’hôpital et son petit job d’indépendante. Monter sa propre affaire n’a rien de simple, l’autrice nous le fait bien comprendre. On découvre combien cela coûte cher, surtout au début, combien il faut y réfléchir et se projeter, anticiper, s’organiser. C’est compliqué. Cela pèse sur Kaoru qui n’a pas forcément besoin de ça. Avec elle, Mari Okazaki fait vraiment le portrait de cette génération dite « bouche-trou » où les emplois précaires sont légions et les perspectives moindres. C’est cruel mais réaliste, on le voit bien avec cette jeune intérimaire qui est encore obligée de vivre avec sa mère car elle ne peut pas se payer un loyer seul. Une terrible réalité.

Son projet est donc d’autant plus fou. Mais ça fait du bien aussi de voir quelqu’un qui lutte contre ce vers quoi la société la pousse. Sous ses airs doux, naïfs et placides, Kaoru est une petite rebelle qui court après son bonheur pour le fabriquer de ses propres mains. Il faut donc dépasser cette première image un peu froide comme nous y invite l’autrice avec un tome très sensuel et introspectif.

La vie sentimentale de l’héroïne est en effet au coeur de ce nouveau tome. Ayant découvert la nature amoureuse de ses sentiments pour le difficile docteur Yagai, Kaoru refuse cette idée que ce n’est que du désir entre eux et compte bien se faire entendre. Mais pas facile, quand on a quelqu’un d’aussi réfractaire en amour en face de soi. Yagai ne facile rien et complique tout. Avec lui, on ne sait pas sur quel pied danser, ni nous, ni l’héroïne. Cependant on voit bien que leur attirance est inéluctable, car derrière les méchantes paroles qu’il profère sans cesse et les rebuffades, se cachent aussi des regards entendants et une envie de voir Kaoru, d’apprendre à la connaitre, qu’il peine à cacher à l’observateur attentif. Ainsi, on peut détester Yagai, il nous y pousse bien, mais pour ma part, je lui donne sa chance car je sais que c’est le traumatisme de la perte de celle qu’il aimait qui le pousse à être ainsi et j’ai l’espoir de le voir devenir un très beau personnage si on lui laisse sa chance.

Pour nous compter tout cela, Mari Okazaki fait encore preuve d’une belle virtuosité. L’encre coule à flot comme les sentiments de Kaoru qui s’échappent de son coeur. Il y a des pages vraiment magiques dans ce tome, que ce soit lors de certaines ballades à vélo, lors d’un rapprochement sensuel inattendu, ou au détour d’une discussion de travail où les regards en disent long. La science du découpage de l’autrice fait virevolter les dessins sur les pages, les faisant danser au rythme des sentiments inavoués des personnages. Le choix des cadrages magnifie ce que leur corps dit à la place de leur bouche sur ce qu’ils ressentent vraiment. C’est sublime de force et de délicatesse jusque dans les moindres détails, puisque même le choix de la forme et de la place de la bulle ainsi que de son appendice a son importance. Magique !

Je ressors donc à nouveau conquise de cette lecture pourtant assez mélancolique où la vie d’intérimaire précaire en amour et au boulot de l’héroïne a de quoi peser. Mais la force que je ressens dans son désir de liberté et d’indépendance me subjugue et me passionne. Je suis aussi emportée par la puissance de son désir d’être aimée et de s’épanouir. Elle fait de beaux efforts qui me touchent en plein coeur, dépassant la rudesse (et la goujaterie) de l’objet de son affection, le tout sur un trait tellement de délicatesse fourni par Mari Okazaki que je ne peux qu’admirer chaque planche. Une merveille !

Tome 3

Malgré un tome que j’ai un peu moins aimé, je ressors une nouvelle fois bouleversée par l’histoire de ce trio romantique et surtout par la puissance évocatrice, non des mots, mais des dessins de la mangaka.

And est avant tout pour moi une expérience graphique et narrative. Je pense que si j’aime autant le titre, c’est avant tout grâce à la poésie et l’émotion qui s’échappe de chaque case et page. Cette constante dans la composition quasiment aérienne des planches me coupe le souffle. L’autrice parvient à retranscrire avec tellement de subtilité toutes les nuances des émotions des personnages, de la plus belle à la plus sombre, de l’amour le plus pur, au désir le plus complexe, en passant par la jalousie la plus petite, que j’en suis à chaque fois subjuguée.

Pourtant ici, on n’a pas le tome le plus facile. Centré une bonne fois pour toute sur le triangle amoureux qui se dessinait autour de Kaoru. On a une sorte de guerre des coqs qui a tout pour me déplaire. J’ai beaucoup de mal avec la fausse naïveté de Kaoru qui ne se rend pas compte des sentiments de Shiro. J’ai du mal aussi avec le décalage entre son côté page blanche et la profonde noirceur qui enveloppe tragiquement le docteur Yagai. Et je ne parle pas de nos héros masculin qui se comportent bien trop souvent en dominant cherchant à lui imposer leur désir d’une manière où d’une autre comme si elle était une poupée à gagner. C’était assez malaisant.

Pour autant, je reconnais une vraie justesse dans les sentiments mis en scène par l’autrice. Oui, Shiro l’aime depuis longtemps en secret et je comprends sa jalousie, sa frustration et son envie d’enfin se faire remarquer, même s’il est hyper maladroit et pas vraiment attachant pour ma part. Oui, le docteur Yagai est archi perturbé par son passé, qui est encore son présent et qui l’empêche d’aller de l’avant, ce qui le fait blesser celle qui pourrait l’aider à avancer. C’est complexe et tortueux, presque étouffant pour le coup.

L’autrice en oublie donc presque son discours sur ce que c’est que d’être jeune et d’essayer de mener une vie indépendante. Elle se focalise plutôt dans ce tome sur la complexité des sentiments amoureux sous toutes leurs formes et sur le point de vue de nos deux hommes cette fois. Je n’ai pas aimé les passages consacrés à Shiro, parce que je n’adhère pas au personnage, mais j’ai été très émue par ceux concernant Yagai.

En effet, avec lui, on traite de sujets poignants avec son ancienne copine, qui a eu un très grave accident alors qu’elle le trompait avec un autre. Fidèle comme il est, Yagai a tout pris sur ses épaules et désormais il assume la longue longue convalescence de celle-ci, qui ressemble plus à une fin de vie. Brûlée, défigurée, hospitalisée (ou internée ?) depuis des années, elle ne cherche qu’à en finir, on dirait, mais on l’en empêche. C’est une histoire vraiment tragique à laquelle on assiste en arrière-plan et qui bouffe totalement la vie de Yagai, qui lui ne semble vivre que pour payer les frais de tout ça.

L’autrice aborde donc l’étrange désir d’un homme de se complaire à la fois dans l’auto-flagellation d’une situation passée dont il n’est pas responsable au premier coup d’oeil. C’est déchirant et assez mystérieux, je l’avoue, mais ça influe énormément sur l’histoire. Et comme Kaoru semble également cacher un passé plus compliqué que prévu, l’ensemble donne une belle teinte tragique et poignante au récit. Ainsi quand ces deux êtres s’attirent, se repoussent, se cherchent et finissent par se trouver, on oublie un peu tout ce qu’il y a autour devant la puissance de leur histoire.

Récit plus compliqué, plus dérangeant et moins lisse que Complément affectif, que je vénère pourtant chez l’autrice, And propose tout de même une très belle variation sur le désir de se construire ou reconstruire une vie indépendante. C’est sombre, parfois dérangeant et malaisant, souvent brouillon et pas simple à suivre, mais vraiment puissant. Et ces dessins ! ❤

Tome 4

Arrivée à mi-parcours, cette nouvelle série de Mari Okazaki disponible chez nous me fascine toujours autant de par ses thèmes, son ton, sa mise en page et ses dessins. C’est un fort parti pris de l’éditeur que de sortir quelque chose qui détonne autant au milieu de la production actuelle.

Dans ce nouveau tome, Kaoru se pose de plus en plus de questions existentielles mais sa collègue Miyuki aussi. Ensemble, elles nous brossent un portrait sans concession des jeunes femmes japonaises des années 2010, avec de nombreuses réflexions sur leur rapport à la société, au couple, au mariage et au travail qui interpellent. C’est sombre, c’est dur, on n’est pas du tout dans une romance sirupeuse où l’on verrait des jeunes femmes pétillantes s’épanouir et devenir toutes guillerettes. Non, on est face à des femmes réelles dont la vie est tout sauf simple. Ainsi, leurs interrogations résonnent d’autant plus en nous et mettent mal à l’aise.

Il en va de même pour leurs compagnons. Autant Kaoru et Miyuki s’interrogent sur leur évolution professionnelle et sentimentale, autant Yagai et Akasaka en font de même, le travail en moins car ils sont pris dans une vraie spirale. Sous leurs airs de Don Juan pour l’un et de misogyne machiste pour l’autre, ce sont plutôt deux hommes très maladroits qui tentent à leur façon d’épauler et d’aimer leur compagne. Ils me plaisent beaucoup chacun à leur façon. Seul le personnage de Shiro continue à me prendre à rebrousse poil. Je comprends sa déception vis-à-vis de Kaoru mais a-t-il besoin de se comporter ensuite aussi mal avec elle et de noyer son chagrin auprès d’une femme qui n’a rien demandé et qu’il mène en bateau ? Je n’accroche pas.

En revanche, les relations amoureuses décrites et surtout mises en scène par Mari Okazaki continuent de me faire vibrer. Il y a toujours cette sensualité extrême chez elle qui donne presque le sentiment de se noyer dans les fluides corporels que chacun émet, c’est déstabilisant et presque érotique. Sa manière de dessiner ces corps qui se rejoignent et s’épanouissent sous la caresse de l’autre est magique. Elle fait grandir et vibrer ses personnages sont son crayon comme je l’ai rarement vu.

En plus, les relations qu’il imagine n’ont rien de simples, mais pourtant elles me touchent énormément. Que ce soit la naïve Kaoru, qui aurait toutes les raisons pour m’agacer, ou l’expérimentée et forte Miyuki, qui pourrait agacer par ses sorties, les deux sont terriblement humaines dans leur rapport à l’autre. Ainsi, la relation naissante entre Kaoru et Yagai est pleine de maladresse mais de tendresse. Ils veulent se faire du bien l’un l’autre même s’ils ne savent pas trop comment s’y prendre et l’autrice conte cela dans d’innombrables scènes du quotidien qui peuvent sembler banales mais sont pleines de sens. Il en va de même pour Miyuki et Akasaka pour qui il est compliqué de s’ouvrir mais qui y parviennent lors d’une scène déchirante. Ce sont deux couples très adultes avec pourtant des individus très immatures en leur sein mais qui font tout pour grandir auprès de l’autre et l’épauler. C’est beau.

Alors oui, les questions plus terre à terre sur la terrible carrière de médecin, la difficulté à être indépendante professionnellement, ou à refaire sa vie après une relation passée compliquée, ne sont pas des questions enjouées. Oui, l’ambiance est lourde, pesante, malaisante. Mais c’est beau de les voir se débattre ainsi !

And reste donc encore et toujours un coup de coeur immense pour moi. Mari Okazaki est une autrice qui au-delà de ses prouesses graphiques me parlent et résonne en moi quand elle décrit les relations matures et réalistes de ses personnages. C’est pourquoi, je suis d’autant plus triste de voir que cette série se vend mal alors que j’avais l’espoir qu’elle ouvre la porte à d’autres titres du catalogue si riche de l’autrice. N’ayez pas peur, si vous voulez une histoire profonde, émouvante et mature, osez lire And !

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12 commentaires sur “& And de Mari Okazaki

  1. Je n’arrivais pas à me décider sur ce titre (le côté manucure tout ça, bof) mais ce que tu en dis sur la narration et tout, ça peut le faire.
    Question : on n’est pas trop sur un récit féministe à outrance ?

    Aimé par 1 personne

    1. Non, t’inquiète on n’est absolument pas dans un récit castrateur pour vous les hommes 😂 au contraire, l’autrice apporté en général pas mal de profondeur et de réalisme dans ses personnages masculins.
      Quant à la manucure, on ne la voit pas beaucoup heureusement ^^

      Aimé par 1 personne

      1. Bon, vendu alors ! (J’ai rien contre le féminisme hein, mais quand c’est trop, c’est comme tout, j’aime moins 😅)
        Je me prendrais ce premier tome alors 😉

        Aimé par 1 personne

      2. On se comprend parfaitement sur la question du féminisme 😉
        Chouette, maintenant j’espère que ça te plaira notamment avec cette narration très éclatée parfois que moi j’adore !

        Aimé par 1 personne

  2. J’ai été une lectrice de Mari Okasaki il y a quelques années (15 ans environ !) et puis j’ai petit à petit délaissé les manga.
    J’ai trouvé par hasard celui ci la couverture m’a attiré et je ne m’y étais pas trompée !
    Une de mes séries préférées est Complément affectif qui m’a beaucoup marqué et que je prends plaisir à relire !
    Je trouve que tu as bien retranscrit les sentiments que l’on ressent à la lecture de cette histoire plus sombre. Je ne suis pas très fan non plus des triangles amoureux, mais peut-être va-t-elle bien le faire évoluer…
    Je vais aller de ce pas fureter sur ton site pour voir si je peux dénicher quelques nouveautés josei sympas ! Merci !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup, tu me flattes !
      Ravie de trouver une autre fan de Mari Okazaki ici, j’ai l’impression qu’on n’est pas beaucoup. Complément Affectif est probablement l’un de mes mangas préférés tout genre confondu. J’ai tellement été touchée par les histoires de ces femmes.
      Après, je t’avouerai qu’actuellement, je trouve qu’il y a peu de josei aussi marquant de dispo… A la limite, il y a les titres d’Akiko Higashimura peut-être 😉

      Aimé par 1 personne

    1. Oui, tout à fait ! Elle a sorti une sorte d’autobiographie décapante (Trait pour trait), une revisite de l’Histoire du Japon passionnante (Tigre des neiges) et une sorte de Sex and the City à la Jap tordante (Tokyo Tarareba Girls).
      Sinon, tu as aussi Le Pavillon des Hommes de Fumi Yoshinaga mais il faut aimer l’histoire et je ne suis pas sûre qu’il soit facilement dispo…

      Aimé par 1 personne

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