Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Dress of illusional monster de Takashi Wada

Titre : Dress of illusional monster

Auteur :  Takashi Wada

Éditeur vf : Soleil (Fantasy)

Année de parution vf : Depuis 2022

Nombre de tomes vf  : 2 / 4 (en cours)

RésuméKinuyo, qui étudie la haute couture, est également la petite-fille d’une célèbre couturière. Avec l’aide d’Hariette la hérissonne, elle décide de reprendre l’atelier familial où elle doit confectionner des vêtements aux pouvoirs extraordinaires. Parviendra-t-elle à convaincre sirènes, dragons, licornes et autres créatures fantastiques, de lui fournir les matériaux nécessaires à ses créations ?

Mon avis :

Tome 1

FABRIQUER DES VÊTEMENTS AVEC DES PEAUX DE DRAGONS, DES ÉCAILLES DE LICORNES…

J‘ai toujours été amatrice de mode alors quand Soleil a parlé de sortir un titre mêlant confection de vêtements et fantasy, j’ai été plus que curieuse ! Surtout que les premiers retours disaient que le titre avait une vibes à la Miyazaki. Pour cela, on repassera, on est très très loin de l’univers du maître, mais cela reste une lecture fort sympathique.

Takashi Wada est un auteur qui publie surtout des histoires courtes depuis une dizaine d’année et Dress of Illusional Monster est son premier titre un peu long avec ses 4 tomes. C’est également son premier titre de Fantasy en dehors de quelques pages écrites sur un ogre. Du coup, je n’ai pas été surprise de le voir s’appuyer énormément sur les codes d’une production bien connue : les isekai avec héros devenant des sortes d’artisans, comme dans La petite faiseuse de livres ou Dahliya, artisane magiciennecar quand on débute, on a besoin de modèle.

Le revers de cela, c’est que pour le lecteur, le titre n’a que peu d’originalité dans sa forme. Il est contraint par ces chapitres, qu’on retrouve souvent au début de telles histoires, où le héros et ici l’héroïne se voit attribuer une tâche par chapitre et une créature ou un élément magique également à chaque fois. C’est un schéma assez répétitif et lassant à la longue, surtout quand on a déjà lu de tels ouvrage.

Pour autant, la découverte fut agréable car l’héroïne est vraiment entraînante. Kinuyo vient de perdre sa grand-mère, qui était également un peu son mentor, et après bien des hésitations et un certain manque de confiance en elle, elle a décidé de reprendre son atelier de confection de vêtements sur mesure. A ses côtés, ce sont mètres de rubans, aiguilles à coudre et fils qui vont nous entraîner dans cette histoire avant tout très humaine. Il est touchant de voir l’attachement de cette petite à sa grand-mère, au rêve et à la philosophie de celle-ci, qu’elle va tenter de reproduire. Et c’est toujours plaisant de suivre un récit d’apprentissage où on voit quelqu’un prendre confiance en lui pour aller à la poursuite de ses rêves.

Ce qui détache la série des autres récits ayant trait à la mode, c’est bien sûr le cadre où elle se déroule. Kinuyo vit dans un monde rempli de magie où dragons, licornes et sirènes côtoient des humains qui, eux, volent sur des balais et qui dialoguent et vivent avec des créatures parlantes ressemblant à des hérissons et autres taureaux se comportant parfois comme des humains. On est totalement dépaysés. Après, vous me direz, cela n’a rien de bien original. Ce genre de représentation de la fantasy est monnaie courante. C’est vrai. En revanche, c’est rare, voire inédit, de la voir associée à de la mode et de la confection de vêtements. 

Ainsi derrière ce côté fort classique et formaté, on prend plaisir à chaque chapitre à voir les quêtes de l’héroïne et de son familier hérisson pour confectionner le vêtement demandé qui a, tour à tour, besoin d’une peau de dragon, de sequins de sirènes ou de poudre de licorne. C’est une belle façon de revisiter ce bestiaire tout en faisant grandir l’héroïne qui très vite va d’ailleurs voir un rival se mettre en travers de sa route pour les prochains tomes.

Enfin, je tiens à souligner la joliesse de l’objet. J’aime beaucoup le papier un peu plus épais de la couverture rappelant celle d’un BL Metamorphose par exemple. J’ai également apprécié d’avoir un auteur proposant un bel univers visuel avec des décors soignés et une belle variété dans les représentations des créatures.

  Bien que ne brillant pas pour son originalité et ayant un format assez contraint, Dress of Illusional Monster propose également une formule pas encore vue ici : de la fantasy et de la mode. C’est sympathique et amusant de voir comment l’auteur s’empare des tropes du genre pour raconter une histoire toute mignonne de jeune fille voulant reprendre la succession de sa grand-mère et poursuivre son rêve.

>> N’hésitez pas à lire aussi les avis de : Sun Read, Life by girls … Vous ?

Tome 2

Nouvelle bonne surprise avec ce deuxième tome qui mise toujours sur un savoureux mélange monde fantastique et émotions avec les vêtements comme vecteur de celles-ci. J’aime beaucoup.

Avec ce trait qui n’est pas sans rappeler à la fois le travail d’Aki Irie (Dans le sens du vent, Le monde de Ran) et celui des studios Ghibli sur Kiki par exemple, Takashi Wada poursuit son incursion dans le monde merveilleux de l’Atelier Shiharaki et de sa nouvelle propriétaire : Kinuyo. Le temps de quatre chapitres, elle l’envoie sur de nouvelles missions qui vont encore ravir notre coeur.

J’aime vraiment beaucoup l’univers et l’ambiance toute douce de cette série. C’est mignon tout plein de voir cette toute jeune fille chercher à poursuivre le rêve de sa grand-mère tout en nourrissant le sien : offrir aux gens des vêtements qui leur plairont et les mettront en valeur. Chaque mission est l’occasion de rencontres et d’aventures dans le monde de la mode version sorcier. Ainsi, va-t-on aller à la recherche de soie d’araignée, de laine mohair de carbuncles, de larmes imperméabilisantes de squonk ou de poudres de plumes de phénix pour teinter les tissus. C’est magique !

Il est vraiment mignon tout plein de la voir faire tous ces efforts mais le petit plus de ce tome, c’est que ces efforts vont être remarqués et notés en haut lieu, ce qui lui permettra d’être inscrite parmi les couturiers à départager pour réaliser les tenues du mariage royal en préparation ! Kinuyo sera l’une des 5 finalistes mais elle devra le mériter et elle va pour cela rencontrer Cléa, une petite fée, qui va venir noter son potentiel commercial. Avec son aide, l’atelier de Kinuyo va peu à peu prendre forme tout en restant fidèle à ses idéaux, un joli mélange. C’est chouette aussi de voir naître une petite ambition en plus de celle de satisfaire les clients habituels.

Charmante série mêlant de façon inattendue magie, créatures magiques et couture, Dress of illusional monster m’a vraiment séduite par sa joie de vivre et son pétillant. J’aime suivre l’héroïne dans ses aventures, que ce soit pour partir en quête d’un nouveau produit ou pour réaliser un nouveau vêtement. C’est plein de joie de vivre et de bons sentiments !

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2 commentaires sur “Dress of illusional monster de Takashi Wada

  1. Merci beaucoup pour ton avis, j’étais très curieuse justement sur ce titre. Au départ je pensais le prendre pour Cyril mais vu l’histoire il était clair que ce n’était pas nécessaire. En ce qui me concerne j’ai préféré ne pas le prendre car ce n’est pas ce que j’ai envie de lire en ce moment, mais l’idée de départ reste tout de même intéressante. Peut être qu’en occasion je pourrais me laisser tenter. La construction de chapitre avec chacun une histoire ne me dérange pas en général.

    Aimé par 1 personne

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