École bleue d’Aki Irie

Titre :  École bleue

Auteur : Akie Irie

Editeur vf : Kana (Big)

Année de parution vf : 2010

Nombre de tomes : 4 (série complète)

Résumé du tome 1 : Les récits de ce premier recueil ont tous pour point commun l’école au sens large, cela peut être l’histoire d’un écolier qui voit un de ses camarades de classe pourvu d’une « queue de renard », comme une romance en pleine ville, une balade en forêt, une dispute de couple, le quotidien d’une serveuse de café ou encore une épopée médiévale.

Mes avis :

Tome 1

Avec ce petit recueil de nouvelles, Aki Irie a encore su me toucher. Je ne découvre l’auteur que sur le tard et je regrette vraiment de ne pas m’y être intéressée avant. Dans Le monde de Ran, j’avais déjà adoré l’univers qu’elle avait su créer et j’avais été charmée par son dessin. J’ai été ravie de constater que c’était aussi le cas dans ses nouvelles malgré leur format court. Les récits de ce premier tome sont variés, ils touchent aussi bien au fantastique qu’à la romance ou à la critique sociale et j’ai apprécié chacun d’eux à sa façon grâce aux émotions qu’on y a ressenti et à la justesse des sentiments décris.

La première histoire, Fenêtre ouverte sur un autre monde, est charmante. Elle raconte comment un jeune garçon remarque que l’esprit d’un renard vit parmi eux dans sa classe. C’est enchanteur !

La deuxième, La princesse captive, est une romance douce et légère avec un brin d’humour comme j’aime grâce à la rencontre cocasse entre 2 lycéens haut en couleurs. Je suis fan.

La troisième, Madame je…, est toute mignonne aussi. Elle relate les rapports entre un jeune garçon et sa maîtresse qu’il trouve quelconque au début mais grâce à une remarque mal placée d’un autre, tout va changer. C’est drôle et attendrissant avec un humour typiquement japonais, je trouve.

La quatrième, La fleur et les chevaliers, se déroule dans un monde moyenâgeux où une princesse un brin garçon manqué est enlevée avec ses « dames » de compagnie qui ne sont pas vraiment celles qu’elles semblent être. Je me suis beaucoup amusée du caractère fonceur de cette chère princesse.

Le chocolat rose, la cinquième histoire, revisite l’histoire du savant fou avec une équipe de scientifique qui invente un bonbon aphrodisiaque et le teste sur 2 d’entre eux. C’est encore une fois l’occasion de situation cocasse où le jeune homme fait tout pour contrôler ses hormones ^^

La sixième, Dans la forêt, est une histoire sans paroles (ou presque) qui rend hommage à la nature japonaise et à la relation que les japonais, notamment les anciens, ont avec celle-ci. Je l’ai trouvé très belle. Elle avait un petit quelque chose d’Hayao Miyazaki avec son côté traditionnel et onirique qui m’a de suite parlé.

Avec la septième, Feu blanc, l’auteur s’attarde un peu plus le temps de 3 chapitres pour développer l’histoire douce amère de Renko et Shizuma. Cette petite critique sociale m’a beaucoup touchée. J’ai énormément aimé la force de caractère de Renko et sa relation avec Shizuma qui est pourtant si éloigné d’elle. C’est une jolie romance.

Enfin avec Albertina, on revisite le mythe de la croqueuse d’homme avec cette belle serveuse qui poursuit un professeur de ses assiduités. C’est très amusant de la voir lui tourner autour et de le voir ne rien comprendre jusqu’à la chute ^^

tumblr_m4dudxvq0p1qbd6wa tumblr_m4dub47t4h1qbd6wa

Tome 2

J’ai encore adoré ce recueil de nouvelles qui cette fois fait une grande place à une histoire médiévale qui s’étale sur plusieurs chapitres.

Dans la première nouvelle, L’amour de Ninon, j’ai retrouvé des faux airs du Monde de Ran grâce à cette famille de sorcière où deux tantes jouent un mauvais tour à leur nièce amoureuse pour la première fois.

Dans la suivante, Le carillon, on suit les aventures d’un groupe de lycéenne qui trouvent le cadavre d’un animal. J’ai moins accroché ici, surtout avec le dénouement où l’une d’elle a d’un coup envie d’avoir un enfant parce qu’elle vient de perdre quelqu’un… Par contre, c’était amusant de la voir se comporter comme une « obsédée » ^^

Viennent ensuite les 5 chapitres consacrés à l’histoire, Les dix sabres du Nord, entrecoupés de courtes scénettes. C’est l’histoire que j’ai préférée. J’ai trouvé qu’Aki Irie maîtrisait très bien son récit. Malgré le peu de pages, il crée un univers riche et complet avec des personnages charismatiques dont la relation sort de l’ordinaire. Je suis fan du couple Xenia-Reuther.

Vient ensuite une petite histoire qui ne paie pas de mine, Sa musique à lui, qui transmet un message très positif sur la persévérance et la passion. Au début, j’avais un peu de mal à voir où il voulait aller mais j’ai beaucoup aimé le final.

Enfin, la dernière nouvelle fait suite à une nouvelle du tome 1, Le chocolat rose, et j’ai retrouvé avec plaisir Miyako et Kasuga dont la relation excentrique me plait toujours autant.

gunjou-gakusha-22-v01-pic-4 gunjougakusha2

Tome 3

Ce troisième tome de nouvelles était empli de mélancolie. L’auteur en profite encore pour développer certaines histoires sur plusieurs chapitres et une de ses histoires devient un vrai fil rouge.

La première nouvelle, La maison au toit rouge, est une petite romance un brin datée qui se passe environ début XXe dans un univers très occidental. J’ai beaucoup aimé la bifurcation vers l’histoire d’un père et d’une fille qui ne se comprennent pas. C’était drôle et touchant.

La deuxième est le fil rouge de ces 4 recueils, je pense. C’est la suite d’Un chocolat rose où cette fois Kasuga pète une durite et veut rompre avec Miyako mais il se saoule et finit par pénétrer chez elle par effraction. C’est très drôle à lire.

La suivante, Pénombre, est nettement plus sérieuse. C’est une très très belle histoire mais tellement triste. Deux adolescents se retrouvent souvent dans la bibliothèque de l’école mais l’un d’eux est gravement malade. Leur amitié et plus si affinité est belle à voir et j’ai aimé la douceur de Mario et la maturité de Aoko.

La quatrième histoire, Merry Garden, est l’une de celles qui m’a le moins plu. Pourtant l’histoire de ce couple avec une grande différence d’âge qui décide de planter tout un potager chez lui pour faire des économies, est mignon mais ça n’a pas pris chez moi.

J’ai bien plus apprécié la suivante, La princesse en cage, qu’on peut suivre sur 3 chapitres et qui se déroule dans un paysage médiévo-arabe. Le design de la princesse est juste sublime et j’ai beaucoup aimé le choix de l’univers, c’est vraiment dépaysant. De plus, l’histoire de cette jeune fille courageuse qui veut être libre et se rend compte que c’est en faisant le contraire de ce qu’elle croyait juste qu’elle y parviendra, était bien trouvée.

Enfin, la dernière histoire, La neige s’amoncelle, m’a moins plu elle aussi. A nouveau, elle a tout pour me plaire sur le papier avec son grand côté nostalgique grâce à ces 4 copines de fac qui se retrouvent chaque année dans leur vieil appart pour fêter le nouvel an. Mais ça n’a pas pris du tout, je les ai trouvées bien trop bavardes et du coup je n’ai fait que lire l’histoire en diagonale…

gunjougakusha8 gunjou-gakusha-vol-2-ch-36-pic-4

Tome 4

Dernier volume de ces nouvelles et c’est peut-être celui que j’ai le moins aimé…

Avec la première nouvelle, De l’autre côté du pont, je suis restée complètement à l’extérieur de l’histoire. Je n’ai pas du tout accroché. Pourtant le décor de l’hôtel familial me plaisait, de même que le mystère entourant ces nouveaux arrivant, mais l’ensemble n’a pas fonctionné notamment parce que Luca était bien trop fade.

Nous avons ensuite, la grosse réussite de ce recueil, Une famille aux couleurs de l’arc-en-ciel et ses suites. Je suis complètement tombée sous le charme de cette mère atypique et de ces 3 enfants si mignons et différents qu’on voit grandir au fil des 3 chapitres. C’est poétique et nostalgique à souhait et la fin m’a fait verser une petite larmichette.

Ensuite avec Espion et espion, ce fut un autre flop pour moi. Trop de blabla, des planches parfois difficilement lisibles… J’ai par contre aimé le choix graphique, l’humour et surtout la chute.

Puis, on retrouve notre fil rouge, Le chocolat rose, avec la suite et fin sur 2 chapitres. J’ai un peu moins accroché ici même si on a une vraie conclusion autour du fameux chocolat et du couple.

L’avant-dernière nouvelle, Le vieil orme, ne m’a pas plu non plus. Je n’ai pas très bien compris ce qui se passait entre ces deux lycéens sauf que l’un d’eux a l’air d’être accusé à tort de certains méfaits.

La dernière nouvelle, Aujourd’hui aussi est un beau jour, était bien plus belle, elle. J’ai aimé l’histoire de ces deux lycéennes qui avaient peut d’être diplômée et de devoir avancer, quitter leur vie d’enfant.

Enfin l’auteur nous offre un petit cadeau avec son Epilogue où sur 18 pages, elle revient avec émotions sur chacune de ses histoires pour nous offrir encore un petit moment avec ses personnages. J’ai beaucoup aimé ça.

Conclusion :

J’ai beaucoup aimé découvrir les différentes nouvelles d’Aki Irie qui manie les genres avec beaucoup de dextérité. Je regrette par contre franchement le travail de Kana sur les couvertures qui en enlevant les dessins de la 4e de couverture gâche tout l’effet qu’il y a sur celles-ci à l’origine.

Ma note : 17 / 20

Publicités

Une réflexion sur “École bleue d’Aki Irie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s