Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Kiss me at Midnight de Rin Mikimoto

Titre : Kiss me at Midnight

Auteur : Rin Mikimoto

Éditeur vf : Pika (shojo – Cherry Blush)

Année de parution vf : Depuis 2018

Nombre de tomes vf : 9 (en cours)

Histoire : Ce shojo remet au goût du jour le conte de Cendrillon aux détails près que notre Cendrillon n’est pas servante mais une élève modèle extrêmement séreuse et que notre Prince Charmant, une star du cinéma, bien différent du preux chevalier sans peur et sans reproche du conte…
Ce cocktail détonant donne lieu à des situations plus cocasses les unes que les autres : en effet, si Hinana souhaite protéger à tout prix son image de jeune fille modèle en ayant recours à d’astucieux stratagèmes, Kaede, lui, vit de façon inconséquente dans la bulle où l’enferme la célébrité et ne se gêne pas pour bousculer les habitudes de la jeune fille.

Mes avis :

Tome 1

L’autrice l’annonçait dès son mot ouvrant le tome, elle a décidé dans ce titre de partir dans une comédie romantique classique et de la revisiter de façon décapante. Pari réussi !

Après m’avoir séduite avec la comédie dramatique, Close to Heaven, j’ai donc retrouvé avec plaisir le trait tout en rondeur de Rin Mikimoto que j’affectionne particulièrement et surtout son humour grinçant auquel j’adhère totalement. Ici, plus de couple avec l’un de malade et l’autre inadapté socialement, non, nous suivons une version moderne du conte de Cendrillon. Hinana est la parfaite petite lycéenne, sérieuse et travailleuse, mais qui cache en secret un profond désir de vivre une histoire d’amour digne des plus beaux contes de fées. Par le plus grand des hasards, la star du moment, Kaede, va venir tourner quelques scènes dans son lycée et ils vont faire connaissance. Mais loin du prince charmant qu’il semble être, Kaede va se révéler surprenant pour la demoiselle.

Si je n’avais pas connu l’autrice, je ne sais pas si je me serais lancée dans cette série qui a tout de la comédie romantique banale sur le papier. Heureusement, l’humour de l’autrice décape complètement le genre avec en premier lieu un héros, loin de l’image du prince charmant, qui est obsédé par les fesses ! Et une héroïne, qui un peu comme Switch Girl ou No Longer Heroine, a une face cachée. On sait donc d’emblée qu’on va beaucoup s’amuser avec ce titre.

Mais l’humour n’est pas son seul point fort. La mangaka plante très rapidement le décor, un décor autour du monde des idols (chanteurs, acteurs) qu’elle a découvert lors de l’adaptation de son dernier titre. A travers, le personnage de Kaede qui est plus complexe que l’obsédé beau gosse qu’il semble être, elle va donc nous parler de ce milieu, et j’ai toujours été fan de ce thème quand il est bien abordé. On n’en est ici qu’aux prémices mais j’ai trouvé ça fort prometteur.

Quant à l’héroïne, elle a beau être naïve, c’est aussi quelqu’un de fort et déterminée, qui sait ce qu’elle veut et qui a une vie à côté. Elle est amusante avec on obsession des apparences. Elle veut absolument être Miss parfaite alors que c’est loin d’être le cas ce qui rend certaines situations bien amusantes. D’ailleurs, j’ai bien apprécié de rencontrer ceux qui gravitent autour d’elle, telle que sa famille et ses amis. On sent que ce titre ne sera pas juste une romance même s’il y a son lot de petites scènes craquantes et ça me plaît, même si le couple se met rapidement en place tout de même et occupe la majeur partie de l’espace. Le seul point qui m’a dérangée, c’est l’écart d’âge entre les héros qui m’a fait un peu tiquer comme toujours au début.

Au final, Kiss me at Midnight est un titre drôle et frais qui revisite intelligemment le conte de Cendrillon en y apportant humour et modernité. Je reste fan des dessins, du découpage et de la narration de l’autrice qui maîtrise vraiment bien son sujet. C’est parti pour être mon prochain petit plaisir coupable dont je dévorerai les tomes à chaque sortie.

Tome 2

Avec l’humour qui la caractérise Rin Mikimoto continue à déployer son histoire revisitant allègrement les comédies romantiques adolescentes. Tous les codes du genre y sont mais c’est tellement plus drôle ici. J’adore la légèreté dont elle fait preuve et en même temps le sérieux qu’elle sait instiller en petites touches, notamment avec tout ce qui touche à la carrière du héros.

Dans ce tome, la romance progresse doucement, elle est toujours aussi mignonne et c’est agréable de voir un personnage masculin faire des efforts pour sa douce même si on se dit qu’il développe des sentiments un peu trop rapidement. Un classique triangle amoureux est en train de se mettre en place avec le meilleur ami de l’héroïne et ça j’en suis beaucoup moins fan. Mais surtout, l’autrice commence à creuser un peu plus son héros, Kaede, en nous donnant des bribes d’information sur son passé dans le groupe Funny Bone et en nous le montrant sérieux à plusieurs reprises. Je commence à vraiment apprécier ce personnage qui sait allier sérieux, humour et douceur.

Kiss me at midnight ne révolutionnera pas le genre mais reste une romance pleine de peps avec un humour décapant, des personnages attachants et un cadre qui change un peu.

Tome 3

Kiss me at midnight est toujours une lecture plaisante même au bout de 3 tomes. L’histoire est drôle et légère avec une pointe de drame quand il le faut. J’aime beaucoup les différentes facettes des personnages et dans ce tome, l’autrice sait en ajouter des nouveaux pour relancer l’histoire comme il faut. La romance est toujours présente mais elle ne fait pas tout.En effet, j’avoue que je suis plus attachée au développement des relations des héros avec leur entourage qu’à leur histoire, je l’avoue. Ça me plaît de voir l’ami d’Hinana se préparer à entrer plus en scène. Ça me plaît de revoir les anciens acolytes de Kaede avec qui il a une relation bien compliquée, notamment Mitsuki qui va tout faire pour semer la zizanie. Ce titre est une agréable transition entre leur rencontre et l’approfondissement de leur relation, j’imagine.

(Petit bonus lors de ce tome, le caméo de Rei de Close to Heaven. Ah comme j’aime cette petite gloutonne lol)

Mon seul regret que l’histoire principale s’arrête si tôt pour nous fournir un chapitre bonus d’une série non publiée en France en plus, série dans laquelle une héroïne mono-expression va finir par épouser son prof principal… On peut repasser pour l’originalité. Heureusement, il y a l’air d’avoir pas mal d’humour comme ici. Mais clairement, j’aurais préféré plus de page sur Kiss me at midnight à la place !

Tome 4

Que ça bouge dans ce tome, ce furent les montagnes russes émotionnelles ! Je me suis encore une fois beaucoup amusée à suivre les aventures romantiques de Kaede et Hinana. Ce sont des personnages très attachants même si je regrette qu’Hinana soit à ce point le cliché de la petite épouse parfaite. Parfois, j’aimerais bien que cette image parte en éclats. J’ai cru un instant que ce serait le cas quand on a découvert brièvement l’une de ses férule. Son histoire avec Kaede avance enfin. Après nous avoir promis un baiser entre eux depuis le premier tome, ça arrive enfin ici et de façon tellement drôle et mignonne que je ne peux m’empêcher d’avoir le sourire en y repensant. C’est la force de ce titre, de donner la pêche en le lisant. C’est doux et léger à la fois. Et pourtant, on sent aussi que la mangaka essaie d’aborder des sujets plus sérieux comme la confiance dans le couple (avec un Kaede qui est toujours honnête en tout point avec Hinana), l’importance de l’amitié (avec Aki qui fait passer Hinana avant ses sentiments) ou l’horreur des rumeurs dans le showbiz (avec le retour de l’ex de Kaede et le sale tour de Mitsuki). L’équilibre est assez réussi pour le moment et je prends un grand plaisir à suivre ce shojo même s’il est assez classique en soi.

Tome 5

L’autrice continue à dérouler son histoire sans surprise et j’avoue que même si j’aime toujours le ton humoristique souvent présent, je commence aussi à me lasser de cette fausse légèreté et j’aimerais entrer dans quelque chose de plus sérieux. J’ai espoir que dans le prochain tome ce soit le cas.

Ici, on est plutôt en pleine bataille. Nos héros doivent chacun affronter un rival assez classique : l’ex d’Ayase pour Hinana, et l’ami d’enfance de celle-ci pour Ayase. Alors certes les deux sont des personnages que j’aime bien puisque l’un est une pâte et joue de la musique, et que l’autre est décalée avec sa passion pour le BL, mais c’est dommage de réutiliser des clichés éculés comme ceux-là. Du coup, on joue encore sur les insécurités de l’un et de autre, et sur le côté rassurant que l’autre cherche à avoir pour compenser. Ce n’est pas mal fait mais trop déjà vu pour moi.

J’ai donc trouvé ce tome moins bon que les autres et ma lecture m’a moins donné la pêche.

Tome 6

Après un petit coup de mou la dernière fois, l’autrice retombe sur ses pieds dans ce tome. On retrouve notre petit couple en proie aux complications dues au statut du jeune homme, à son passé mais aussi à ses connaissances et on suit une Hinana qui va devoir prendre ces problèmes à bras le corps et un Kaede qui va devoir s’ouvrir.

J’aime toujours autant le ton de la série. On est avec des personnages qui ne baissent jamais les bras et affrontent avec sérieux ce que leur envoie la vie. Tout d’abord Hinana doit s’imposer face à l’ex de Kaede et le fait avec brio, ce qui renforce les liens du petit couple et procure une nouvelle amie haute en couleurs à l’héroïne. Je me suis beaucoup amusée avec eux. J’ai moins aimé par la suite quand l’histoire repart sur le statut d’Idol de Kaede et qu’Hinana cherche à être « à la hauteur » en perdant du poids… C’est tellement cliché ! Heureusement, c’est pour mieux tordre le cou à cette idée. Et surtout la suite est bien plus intéressante avec enfin un travail sur le mystérieux passé de Kaede qui ressurgit, va leur poser des problèmes et va obliger le héros à s’ouvrir à son amoureuse.

Du coup, j’attends le prochain tome avec une certaine impatience.

Tome 7

L’histoire continue son petit bonhomme de chemin. Le couple étant désormais bien installé, il est temps de revenir sur le passé de chacun mais également sur leurs familles.

On découvre ainsi ce qu’il s’est passé entre Kaede et les Funny Bones, honnêtement c’est bien moins dramatique que ce que laissait croire l’autrice, comme trop souvent dans les manga, et c’est du déjà vu. Donc rien de folichon de ce côté, si ce n’est qu’il est libéré d’un poids en entendant qu’Hinana l’accepte tel quel. On n’en a cependant pas fini, puisque Mitsuki, un membre des Funny Bones ne compte pas lâcher l’affaire et continue à les harceler. C’est un aspect de l’histoire qui m’agace bien je l’avoue…

Heureusement il y a aussi le passé d’Hinana et ce qu’elle cache sur ses relations avec sa famille et sa passion pour le piano, ça m’intéresse bien plus parce que j’y sens un vrai potentiel émotionnel, mais je me doute déjà que ce sera à nouveau très classique.

Reste que ce shojo est mignon à lire. J’adore voir le couple ensemble, ils sont tendres et plein de piquants en même temps. La petite soeur d’Hinana est un vrai atout charme. Et les dessins de l’autrice sont pêchus et plein de peps avec une vraie recherche vestimentaire qui me plait. Ça reste donc une bonne lecture détente ^^

Tome 8

Alors que l’autrice cherche à donner un ton plus sérieux à sa romance, j’ai eu une petite baisse de régime lors de la lecture de ce tome. Je trouve que la série s’enlise un peu dans certains problèmes sur lesquels je vais revenir et qu’on tourne en rond, sans que cela apporte grand-chose.

En effet, Rin Mikimoto se plait à développer les difficultés que le couple rencontre du fait que l’un de ses membres travaille dans le show-business. En soit, c’est logique vu le thème, ce serait peut-être même une faute de passer à côté, mais je n’ai pas franchement aimé la façon dont cela a été fait. En effet, on ne s’intéresse pas vraiment aux conséquences des révélations scandaleuses de leur liaison sur eux, mais plutôt à ce que ça pourrait hypothétiquement faire à la famille d’Hinana, qui « perdrait la face » !? C’est complètement abracadabrantesque et peut-être très japonais, de faire passer l’honneur de sa famille avant son propre bien, mais moi je n’ai pas aimé…

Heureusement, l’autrice n’oublie pas non plus d’insuffler une bonne dose d’humour dans cette saga et c’est totalement bienvenu. Ça permet de désamorcer bien des crises et des situations lourdingues, comme ici avec le membre de l’ex groupe de Kaede. A la fois, on s’amuse de la solution tellement simple trouvée au problème par Kaede lui-même et c’était mignon tout plein de voir Hinana et Aki refaire équipe et se réconcilier pour cela. Ça, ce sont vraiment les moments drôles et frais que j’attends de la série, et non tout le psycho drame autant de ses parents à elle, même si je sens bien que ça cache quelque chose et qu’on va vite le découvrir dans les prochains tomes.

En attendant, cette lecture était un peu plus mitigée que lors des débuts, mais j’aime les possibilités qu’elle offre. De plus, j’ai adoré retrouver les personnages de Close to heaven, sa précédente série, le temps d’un chapitre bonus où ils se mêlent brièvement à Kaede grâce à Rei pour un moment clé ! Ça se sont des petits bonus plaisants.

Tome 9

Pas de baisse de régime cette fois, au contraire j’ai beaucoup aimé ce tome qui parvient à allier le tournant série pris par l’histoire et l’humour des débuts. Il faut dire qu’on entre aussi dans le dernier quart de la série. Il est donc temps d’avancer.

L’autrice commence par régler ou du moins se lancer dans le passé de l’héroïne et sa relation avec ses parents adoptifs, enfin sa mère parce que le père brille par son absence… C’est un chapitre un peu douloureux mais nécessaire où finalement le drame n’est pas aussi important que je l’aurais cru même si je comprends que ça ait pu laisser des traces sur l’héroïne. En tout cas, j’ai aimé la bienveillance d’Aki qui va chercher de l’aide auprès de Kaede, et la maturité de Kaede qui décide de percer l’abcès de manière franche et directe. On ne tergiverse pas et ça fait du bien. Ils en ressortent tout d’eux grandis, dans leur relation et individuellement, Kaede n’étant vraiment plus juste cet amateur de fesses des débuts, mais un garçon droit et honnête sur qui on peut compter.

Forcément, cela allait impacter sur la suite, normal. La mangaka décide donc de faire également avancer la relation des deux protagonistes, le temps d’une escapade amoureuse dans des sources thermales. C’est drôle et frais à nouveau, et en même temps on aborde à nouveau frontalement la question du désir et de la première fois dans un couple où l’un est plus expérimenté que l’autre. Rin Mikimoto traite ça avec beaucoup de doigté et de sincérité sans en faire trop une fois de plus.

Enfin dernière partie de ce tome, qui sera probablement le coeur des prochains tomes, la volonté de Kaede de se réconcilier avec ses anciens amis les Funny Bones. Ça fait déjà un petit moment que le thème était en sourdine, j’étais sûre que ça allait ressortir, et avec la nouvelle assurance prise par Kaede qui se sent mieux dans ses baskets, ça ne peut que bien finir. Pour le moment, l’autrice joue à fond la carte de la légèreté et de l’humour avant de rentrer dans le dur du sujet, ce n’est pas plus mal parce qu’après ça risque d’être moins drôle pendant un temps.

J’ai donc passé un bon moment de lecture comme je m’y attendais avec cette mangaka qui sait si bien jouer d’un registre à l’autre pour passer de l’humour au sérieux sans que cela détonne. Elle avance aussi bien dans son récit que dans l’écriture des personnages et de leur romance, que demander de plus ?

Ma note : 15 / 20

22 commentaires sur “Kiss me at Midnight de Rin Mikimoto

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