Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Noragami d’Adachitoka

Titre : Noragami

Auteur : Adachitoka

Editeur vf : Pika (shonen)

Année de parution vf : Depuis 2015

Nombre de tomes vf : 20 (en cours)

Histoire : Yato est un dieu à tout faire, capable de terrasser des monstres venus de l’au-delà. Mais son orgueil et son égoïsme le rendent aussi impopulaire parmi les esprits que parmi les humains. C’est cet éternel loser que Hiyori croit sauver, au péril de sa vie, en l’empêchant de se faire renverser par un bus. Au seuil de la mort, cette dernière acquiert la capacité de séparer son âme de son corps et de voir les créatures qui hantent notre monde. Coincée avec Yato jusqu’à ce qu’il la rende humaine de nouveau, elle le suit dans toutes ses galères. Lui n’a qu’un objectif : devenir riche et célèbre, quitte à remplir les missions les plus risquées…

Mon avis :

Tome 1

En ce début d’année 2020, j’ai envie de nouveauté. Noragami est un titre dont les couvertures m’attirent depuis des années. Je trouve que le trait d’Adachitoka n’est pas sans rappeller ceux d’Hiroyuki Asada et de Sho-U Tajima deux auteurs que je vénère depuis que j’ai respectivement lu I’ll et MPD Psycho. Alors forcément, j’ai de suite pensé à ce titre quand j’ai cherché des mangas à découvrir.

Noragami est en plus un shonen à ambiance ésotérique, ce qui n’est pour me déplaire. Ça raconte l’histoire de Yato, un dieu capable de terrasser des monstres venus de l’au-delà, qui bosse pour les humains mais dont l’orgueil et l’égoïsme l’ont rendu impopulaire. Cet éternel loser est un jour sauvé par la jeune Hiyori. Au seuil de la mort, elle acquiert la capacité de séparer son âme de son corps et de voir les créatures qui hantent notre monde. Coincée avec Yato, elle le suit dans toutes ses galères. Lui n’a qu’un objectif : devenir riche et célèbre, quitte à remplir les missions les plus risquées…

Partant de ce concept on se retrouve à la fois avec une histoire faite d’esprits et autres créatures bien japonaises qui donnent des frissons et qu’il faut combattre et aussi des petites aventures quotidiennes un brin banales. C’est quelque chose qu’on a pu lire autrefois dans XXX Holic des Clamp mais avec une ambiance bien plus mystérieuse. Ici, c’est surtout l’occasion de franche tranche de rigolade et de bonne raclée. Mais l’on sent également se dessiner en arrière-plan quelque chose de plus tragique car les personnages cachent bien leur jeu, tout comme l’auteur. Ainsi dans ce premier tome parle-t-on déjà de sujets grave : harcèlement, sexisme, étiquette qu’on veut coller aux femmes, etc. C’est donc assez prometteur.

Cependant, je n’ai pas eu le coup de coeur. Ce premier tome est sympathique mais il lui manque quelque chose. On est trop dans l’explicitation par le menu de l’univers, ce qui en plus est repris presque à chaque début de chapitre alourdissant la lecture. On n’a pas un dosage judicieux entre l’humour et le sérieux que l’auteur veut donner. Les personnages ne sont pas encore bien définis, ce qui leur donne un côté assez horripilant. Bref, c’est une longue introduction qui n’est pas vraiment aboutie. Elle donne envie de lire la suite car l’univers a du potentiel, mais il va falloir que l’auteur hausse vraiment le niveau pour donner envie de plus car en l’état ce n’est pas suffisant.

Les dessins, eux, sont aussi beaux que l’annonçait la couverture. J’y ai retrouvé le goût de Sho-U Tajima pour les noirs profonds et la rondeur des visages qui tranche avec le cisaillement abrupts des monstres peuplant les ombres. C’est vif, dynamique et d’une beauté un peu hors du temps. J’aime beaucoup le travail sur les yeux de chats des personnages et l’expressivité qu’ils renvoient. Même s’il y a un côté très poseur parfois, c’est quand même un vrai atout pour le titre.

Ainsi même si le tome 1 de Noragami ne m’a pas entièrement convaincue, il m’a tout de même donné diablement envie de lire la suite, ce qui tombe bien puisque l’éditeur proposait un pack de 2 tomes pour le découvrir !

Tome 2

Je pensais voir la série décoller avec ce deuxième tome, ce ne fut malheureusement pas le cas pour moi. J’aime toujours autant les dessins, l’univers, le contexte, les thèmes mais il me manque quelque chose dans la mise en scène pour le moment. Ce qui fait que même si j’ai envie de continuer, ce titre ne sera pas une priorité pour le moment.

Dans ce deuxième opus, Yato s’est trouvé un drôle de partenaire de combat, Yukine, un jeune ado qui semble n’avoir pas eu une vie facile avant de mourir, mais l’auteur garde encore trop bien le secret pour vraiment en faire un ressort dramatique pour l’instant. A la place, on assiste à un ado qui fait sa crise d’ado à ses parents séparés, c’est-à-dire Yato et Hiyori, qui ont chacun une façon très différente de le prendre. Du coup, j’ai eu l’impression que la série ne savait pas sur quel pied danser. On a un humour bancal et un sérieux tout aussi bancal sur le mal être de Yukine et celui d’Hiyori par la même occasion. Je n’ai pas trop aimé cet entre deux. Et le fait que l’auteur semble fuir le sujet au bout d’un moment en repartant dans de nouveaux combats, de nouvelles révélations à demi-mots sur Yato me conforte dans l’idée que quelque chose est mal digéré ici.

Alors ça reste agréable à lire. C’est fluide, dynamique avec de beaux dessins, des personnages stylés, un univers fantastique qui s’étoffe au fil des rencontres, mais j’attendais plus de maîtrise.

Ma note : 13,5 / 20

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