Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Le jour où j’ai décidé d’envahir la Terre de Maiko Ogawa

Titre : Le jour où j’ai décidé d’envahir la Terre

Auteur : Maiko Ogawa

Editeur vf :  Ototo

Année de parution vf : Depuis 2020

Nombre de tomes vf : 2 / 15 (en cours)

Histoire : Kôichi n’a qu’un rêve : reprendre le café de son grand-père une fois ses études terminées. Mais à peine arrivé sur le campus de son nouveau lycée, il est pourchassé et menacé par Ôtori, une drôle d’élève dotée de capacités physiques impressionnantes. Celle-ci prétend être une extraterrestre venue conquérir la Terre… D’abord incrédule, l’attaque soudaine d’une créature inconnue l’oblige à admettre qu’elle ne dit peut-être pas n’importe quoi. Si Kôichi veut sauver les siens, alors il doit promettre. Promettre qu’il conquerra la Terre à ses côtés.

Mon avis :

Tome 1

Quand un nouveau titre de science-fiction sort en France, je suis toujours attirée pour y jeter un coup d’oeil et qu’elle belle surprise que cette nouvelle série d’Ototo, qui surfe sur une vague un peu classique et old school de la SF avec des envahisseurs extraterrestres déjà sur Terre sans qu’on le sache.

Prévue en 15 tomes, les tomes du Jour où j’ai décidé d’envahir la Terre sortent 2 par 2 pour le moment, ce qui est une très bonne initiative vu la longueur. C’est le premier titre de Maiko Ogawa qui sort chez nous en France, mais celle-ci publie des shonens depuis une dizaine d’année au Japon. Le jour où j’ai décidé d’envahir la Terre est à ce jour son titre le plus long.

J’ai de suite été attirée par les très belles couvertures poétiques et mélancoliques de l’autrice, qui n’ont pas été sans me rappeler l’ambiance des années 80-90, avec ses magicals girls ou encore les films de Spielberg. Ambiance que j’ai retrouvé également à la lecture. C’est d’ailleurs un titre assez particulier, entre le tranche de vie et la SF, qui se déroule assez tranquillement, ce qui rend la lecture vraiment plaisante.

Le thème n’est pas sans rappeler ce que Mohiro Kitoh a proposé dans NaruTaru et Bokurano mais de manière bien plus légère ici. C’est donc un thème connu de la SF mais qui est traité ici de manière plus légère et agréable grâce au tranche de vie qui s’y mixe. En effet, on suit une envahisseuse extraterrestre qui sauve un humain en lui donnant son coeur, puis en fait son partenaire pour conquérir la Terre afin de la protéger, mais au final, elle se sent seule et cherche juste quelqu’un avec qui ne plus l’être.

Un peu comme dans NaruTaru et Bokurano le titre est plein d’ambiguïtés, sauf que c’est une SF légère où à l’heure actuelle les envahisseurs sont peu présents. Cependant quand ils apparaissent, à l’image de ce qu’on peut lire dans Kanon chez Akata, ils font mal. Mais dans ce premier tome, ça ne va pas beaucoup plus loin et on ne sait rien de bien concret sur les intentions plus profondes de ceux-ci.

Cette absence d’informations ne m’a pas gênée vu la longueur de la série. J’ai surtout apprécié l’ambiance typiquement japonaise qui se dégage avec le héros, élevé par son grand-père qu’il veut aider et dont il veut reprendre le café, qui forme un duo de choc avec la jeune extraterrestre qui bouleverse sa vie. C’est bourré d’humour léger, mais pas lourd, grâce au décalage entre l’héroïne loufoque et ce garçon plus sérieux. Il y aura juste besoin dans les prochains tomes de creuser un peu plus les autres personnages car c’est assez léger de ce côté-là pour le moment.

Le seul point noir que j’ai noté au titre et qui m’a vraiment perturbée, c’est le décalage entre les dessins et l’âge des personnages. La mangaka propose un trait très simple et enfantin alors que ces héros sont censés être des lycéens. Du coup, en les regardant on dirait de jeunes collégiens qui jouent aux grands, et en même temps en les lisant on sent aussi un manque de maturité par rapport à des jeunes de cet âge qu’on pourrait connaitre dans la vraie vie. C’est assez étrange.

En dehors de cette donnée, j’ai beaucoup aimé le trait typé « animé » de l’autrice qui correspond parfaitement au ton de l’histoire. Le découpage et la narration sont classiques mais dynamiques. J’ai bien aimé le design de l’extraterrestre qu’on a croisé avec son petit côté « mecha ». Et surtout, je l’ai déjà dit mais j’adore la poésie des couvertures et page couleur qui ouvrent le tome.

J’ai donc trouvé ce premier tome vraiment prometteur. C’est une SF qui me plait avec son petit côté old school, classique et pourtant très humain grâce à son beau mix avec des récits plus tranche de vie. Je suivrai le titre avec plaisir.

Tome 2

Lu dans la foulée, grâce à leur sortie en commun, ce deuxième tome confirme tout le bien que je pense de la série. Oui, nous sommes dans un shonen classique mais c’est bien écrit, rigolo et sérieux à la fois.

J’ai toujours du mal avec le décalage entre l’âge des personnages et leur représentation en dessins mais ça se calme ici, notamment parce qu’on est plus pris par l’histoire qui se développe et que du coup ce décalage s’efface.

L’autrice surfe toujours entre ce mélange de SF à l’ancienne et de tranche de vie. C’est très réussi. Elle se sert très bien de l’aspect tranche de vie pour développer les héros, leur relation et leur ajouter des camarades de jeu en quelque sorte avec le jumeau d’Hirose et un nouvel extraterrestre qui n’est pas sans rappeler la mascotte de Vanessa et la magie des rêves.

L’ambiance continue d’ailleurs à surfer sur ce petit côté old school que j’aime tant, aussi bien par l’intermédiaire de clins d’oeil à des mangas des années 80 avec des extraterrestres, que par des références directes aux sentaï (séries de super-héros à la japonaise comme Ultraman, Power Rangers…), ou une ambiance fantastique avec de jeunes héros à la Stranger Things. J’aime beaucoup.

C’est une lecture tranquille, rigolote même, avec le caractère farfelu de l’héroïne qui s’exprime de plus en plus et est complété par Nagi, le jumeau du héros. Mais il y a également un côté sérieux représenté par le héros, son caractère posé, son envie d’aider les autres, mais aussi par l’attachement qui nait entre lui et Otori. Ça change celle-ci.

En plus dans ce tome, on en apprend un peu plus sur les extraterrestres qui sont intéressés par la Terre, leur fonctionnement, celui d’Otori, du « port », etc. Rien de bluffant mais ça reste agréable, prenant même, avec cette héroïne qui devrait être la méchante mais ne l’est pas et qui cache des secrets. L’action est également plus présente, donc on voit que l’autrice prend confiance en elle et développe son univers.

La série tient le bon bout, c’est tranquille, drôle et dynamique à lire en même temps. Une bonne pioche

(Merci à Ototo et Sanctuary pour ces lectures)

Ma note : 15 / 20

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5 commentaires sur “Le jour où j’ai décidé d’envahir la Terre de Maiko Ogawa

  1. La série a l’air sympa malgré le décalage entre le dessin et l’âge des protagonistes. Quant au mélange SF et tranche de vie, je ne pense pas l’avoir déjà rencontré… Je trouve le concept intéressant tout comme le côté loufoque de l’héroïne qui doit apporter un certain piquant 🙂

    Aimé par 1 personne

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