Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Masked Noise de Ryoko Fukuyama

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Titre : Masked Noise

Auteur : Ryoko Fukuyama

Editeur vf : Glénat (shojo)

Année de parution vf : Depuis 2016

Nb de tomes vf : 7 (en cours)

Résumé du tome 1 : La petite Nino adore chanter. Lorsqu’elle est obligée de se séparer de Momo, son premier amour et de Yuzu, un jeune compositeur, les deux garçons lui font une promesse : ils la retrouveront grâce à sa voix… Depuis ce jour, Nino continue à chanter. Et c’est à son entrée au lycée que leurs chemins se recroisent, entraînant nos trois amis dans le monde de la musique !

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Mes avis :

Tome 1

Une histoire d’amour contrariée sur fond de musique ? Voilà, un titre pour moi ! Oscillant entre drame, humour, romance et amitié, c’est titre qui sort de suite du lot.

J’ai été happée par l’histoire dès les toutes premières pages. Il faut dire qu’il se dégage une ambiance très forte de ce titre qui tient aussi bien à l’histoire qu’au design. Ce dernier est vraiment très réussi. Il suffit de voir les couvertures ultra dynamiques, percutantes et classes. Les pages d’ouvertures des chapitres sont aussi très réussi et surtout j’adore le look des personnages. Ils sont vraiment dignes des groupes de rocks auxquels ils appartiennent avec ce côté un brin rebelle qui se dégage d’eux. Je suis fan ! (Regardez les images que je vous ai mises, de pures merveilles !)

Côté histoire, le premier et long chapitre introduit parfaitement l’univers dans lequel on va être plongés. C’est une histoire qui remonte à loin, à l’enfance de Nino. Sa famille et celle de son voisin Momo ne sont pas simples. Les parents se disputent régulièrement et de chaque côté les enfants en souffrent et trouvent du réconfort en chantant l’un avec l’autre. En grandissant leur dépendance s’accroit comme s’ils n’étaient en sécurité que l’un avec l’autre, alors quand l’un d’eux part sans rien, celui qui est laissé derrière s’effondre. C’est ce qui arrive à la jeune Nino qui a désormais le sentiment que si elle enlève son masque, elle ne pourra que crier sa souffrance au monde entier. Mais elle fait alors la connaissance de Yuzu, un génie de la composition, dont les chansons vont lui permettre à nouveau de respirer et surtout qui vont lui donner un objectif. Voyez, rien que le début de cette histoire prend vraiment aux tripes. Il aborde des sujets douloureux avec beaucoup de justesse et de finesse. J’ai vraiment été touchée.

La suite est tout autant à la hauteur. On s’éloigne un peu de toutes ces souffrances, de ce carcan étouffant, pour retrouver les personnages à leur entrée au lycée. Nino continue à porter son masque, mais chante aussi régulièrement. Elle n’a malheureusement pas retrouvé Momo. Et Yuzu, lui, a monté un groupe de rock avec ses amis, mais il a perdu l’inspiration. Tout est en place pour qu’une belle histoire sur fond de drame se mette en place. Nino et Yuzu se retrouvent, se remettent à chanter ensemble, ce qui redonne l’inspiration à Yuzu. Mais ce serait trop simple si ça s’arrêtait là. L’un comme l’autre souffrent toujours, on le sent bien. Nino est malheureuse, elle vit souvent dans son monde et manque cruellement de confiance en elle, un peu comme Yuzu. C’est leur duo, je pense, qui va leur redonner confiance et foi en eux-même. J’adore déjà le duo qu’ils forment mais je sens qu’il va être contrarié par l’ombre de Momo qui plane sur eux. Celui-ci est aussi dans le même lycée qu’eux même si Nino ne le sait pas encore et il risque encore de tout chambouler.

A côté, nous avons aussi les membres du groupe de Yuzu qui sous leur légèreté ont l’air chacun de porter leur croix. Il y a d’abord Mio, qui décide de quitter le groupe pour que Nino puisse les rejoindre en temps que chanteuse. Il est vrai que sa voix à l’air de filer des frissons à tout le monde dès qu’on l’entend tant elle y projette tous ses sentiments, ce qui est parfaitement rendu dans le manga. Ensuite, il y a le beau (enfin, pas pour moi ><) Haruyoshi qui est amoureux de Mio et pour qui la musique compte plus que tout. Enfin, il y a Kuro, qui a l’air d’être le bon vivant du groupe mais doit bien cacher quelque chose, je pense. Ensemble avec Yuzu, ils forment un groupe d’amis qui se serre les coudes et qui ont l’air d’avoir un lourd passif. Leur groupe de rock a une vraie identité avec le look qu’ils se sont donnés et j’adore le fait que le nom de la chanteuse soit une sorte d’hommage à Nino que Yuzu appelle toujours Alice ^^

Bref, maintenant que Nino les a rejoint, il me tarde que leurs aventures musicales et sentimentales débutent vraiment puisque ce tome était avant tout une mise en bouche très réussie.

Tome 2

On reste encore un peu dans l’introduction avec ce tome. L’histoire n’a pas encore vraiment démarré mais j’ai beaucoup aimé les interactions entre Nino et Yuzu. Ils sont vraiment complémentaires tous les deux et en même temps ils se ressemblent énormément. C’est pour ça que j’ai été très touchée quand Yuzu a avoué à Nino qu’il avait perdu sa voix et comptait sur elle pour la remplacer. Ce moment où ils « chantent » ensemble est très beau et il est à l’image du tome. Chacun d’eux compte sur l’autre pour avancer, Nino avec les chansons et les conseils de Yuzu pour enfin toucher Momo, et Yuzu avec la voix de Nino pour remplacer celle qu’il a perdue. J’ai d’ailleurs aimé tous ces moments autour de la musique, ceux où ils chantent ensemble, ceux où Nino prend des cours avec Mio, ceux où Nino cherche à atteindre Momo, l’auteur les rend vraiment beaux et prenants.

Au niveau de l’histoire, Mio a décidé de quitter le groupe pour laisser sa place à Nino mais celle-ci n’est pas encore au courant. Elle ne se rend même pas compte qu’il existe une rivalité entre elles et elle fait plutôt le choix de devenir amie avec Mio. En parallèle, elle découvre une piste pour retrouver Momo et décide de la suivre malgré ses appréhensions, mais la découverte qu’elle fait n’est pas celle qu’elle attendait. Forcément au bout de 6 ans, ils ont changé tous les deux. J’ai aimé les explications de Momo qui trouve qu’il a trop changé et qu’il n’est plus le Momo que Nino a connu, et que donc il vaut mieux qu’il ne se retrouve pas. Mais Nino est une fille forte, elle persévère et parvient à l’atteindre. Oh, comme j’aimerais entendre la voix dont ils parlent tous, elle a l’air vraiment particulière et puissante. En même temps, elle découvre également le secret de Yuzu et d’Inohari qu’elle va enfin rejoindre. Il me tarde de les voir sur scène, j’espère voir l’alchimie que je pressens entre eux à l’oeuvre. D’ailleurs, j’ai adoré voir Nino et Yuzu essayé de tout concilier et celle-ci ne pas faire passer Momo en premier. Sa relation avec Yuzu est vraiment la plus belle actuellement, elle compte beaucoup pour moi et j’espère la voir encore s’approfondir.

Tome 3

Punaise, ce tome envoie encore du lourd ! J’ai quasiment lu ce tome en apnée tant il est chargé émotionnellement. J’ai été très touchée par la profondeur de la tristesse des personnages. Chacun souffre vraiment que ce soit dû au passé ou au présent.

Bien sûr, Nino/Alice, notre héroïne est celle qui est le plus mis en avant. J’ai adoré la façon dont la mangaka décortique et révèle la façon qu’elle a de fuir la réalité, de fuir son passé, de fuir ses sentiments. C’est tellement beau et triste à la fois. La musique lui apporte à la fois douleur et réconfort et le rendu graphique de ces moments est de toute beauté avec ces envolées de notes.

Mais Nino n’est pas la seule à souffrir, on sent bien que Momo, son ami d’enfance, étouffe lui aussi mais j’ai l’impression qu’il part dans une meilleure direction. Sa relation avec « sa gardienne » est chouette. Celle-ci cherche vraiment à l’aider et la conversation qu’il a eue avec Nino, même si elle était loin d’être sincère, était nécessaire. Je suis par contre triste que son identité ait déjà été révélée à Yuzu parce que j’aimais bien l’amitié qui se tissait entre eux.

Ce dernier est pris en plein milieu des problèmes de Nino et Momo et il en souffre lui aussi. Ça m’a vraiment pris aux tripes la façon dont il a réprimé ses sentiments tout du long alors qu’il mourrait d’envie de tout lui dire et qu’il s’y était préparé. En plus, l’attitude de sa mère envers lui est horrible.

Enfin, il ne faudrait pas oublier les autres membres du groupe entre lesquels il se dessine un classique triangle amoureux je sens. Si Mio a déjà été un peu approfondie par Ryoko Fukuyama, les deux autres sont encore un peu en retrait et j’espère bientôt mieux les découvrir.

Il en reste que Masked Noise est vraiment un titre de qualité qui se démarque du paysage shojo actuel par l’intensité des sentiments de ses personnages et la vivacité du trait de l’auteur. Elle mélange à merveilles les affres de l’adolescence et la création musicale. C’est vraiment une petite perle.

Tome 4

Même si je reste fan de la série, je suis un peu moins emballée par ce tome qui nous embarque dans un long flashback sur la création d’Inohurry et qui nous fait suivre une Nino encore une fois perdue dans ce qu’elle doit faire. Je suis un peu déçue qu’elle panique face au baiser de Yuzu et que celui-ci se sente obligé de faire marche arrière, c’est triste. Alors certes, il protège leur amitié mais il n’aide pas Nino à avancer. Je peux comprendre qu’elle soit attachée à son ami d’enfance, mais là ça vire à l’obsession et ce n’est pas très sain. Pareil pour lui, on se rend compte qu’il est encore beaucoup trop accroché à Nino au point qu’il la considère comme sienne et qu’il ne supporte qu’un autre lui prenne alors qu’il l’a ignorée pendant des années. C’est très particulier comme relation. L’auteur essaie de lui donner un tour romantique mais ça ne prend pas avec moi et je sens juste un malaise entre eux qui me rend mal à l’aise.

Leur mal être est encore une fois omniprésent. Nino ne sait pas comment avancer, alors heureusement qu’Haruyoshi passe par là pour la guider. C’est agréable de découvrir un peu plus ce personnage qui était encore trop en retrait et j’espère qu’on découvrira aussi prochainement le dernier membre du groupe. Ici, c’était mignon et touchant de découvrir leur passé même si je ne peux m’empêcher de trouver que la mangaka en fait un peu trop. Ce n’est pas logique (pour le moment) qu’une mère soit aussi intransigeante que celle de Yuzu et interdise à son fils de faire de la musique comme ça. Ryoko Fukuyama essaie de créer ainsi un passé tragique et mystérieux à Yuzu mais ce n’est pas très crédible. Alors certes j’aime déjà le personnage alors ça passe avec moi mais ça pourrait en agacer certains.

Au final dans ce tome, Yuzu recule après son baiser à Nino et reste ami avec elle. Celle-ci apprend comment Inohurry s’est formé et à quel point elle est au centre de tout pour eux et donc qu’elle doit un peu oublier Momo et donner le meilleur d’elle pour eux et non pour lui. Maintenant, prochain objectif : le festival Rock Horizon. Il me tarde de les voir sur scène, ça devrait déménager !

Tome 5

J’ai retrouvé le plaisir des débuts ici avec un tome très intense centré sur la performance d’Inohurry sur scène lors d’un festival. Nino est vraiment à fond dans la musique et son groupe mais ce n’est pas facile pour elle de faire abstraction de sa vie perso et notamment de Momo qui n’arrête pas de venir la perturber avec ses déclarations à la noix. Ce type m’agace profondément, on voit bien qu’il a des soucis avec sa mère, probablement détraquée et qui doit le harceler/lui réclamer des sous, mais ce n’est pas une raison pour vouloir sans cesse couper les ponts comme ça. Ça m’agace et je ne comprends pas l’attachement aveugle de Nino pour lui après toutes ces années. Au final, combien de temps se sont-ils vraiment connus ? N’a-t-elle pas fait d’autres rencontres après toutes aussi marquantes ? J’aimerais vraiment qu’elle s’en rende compte. J’ai cru un instant que c’était le cas lorsqu’elle a écrit sa chanson sur Yuzu mais patatras on revient complètement en arrière à cause de la dernier déclaration de Momo. Elle avait pourtant fait de gros efforts, beaucoup bossé pour être à la hauteur de ce concert. Heureusement qu’elle a vraiment quelque chose de spécial et que les autres membres du groupe la suivent dans sa folie quand elle est déchaînée sur scène, sinon ce serait la fin. L’intensité de ces moments sur scène et la course effrénée de Nino sont parfaitement rendue par la mangaka, c’était génial à voir, on en tremblait nous aussi. Mais j’aimerais la voir donner autant d’énergie sans que Momo soit concerné. Après tout, elle se rend compte que sa relation avec Yuzu est unique… Allez, je garde espoir qu’on va dépasser ça et arrêter de tourner en rond.

Tome 6

A chaque tome, c’est la même bouffée d’émotions. Ici, il se passe vraiment pas mal de choses. On commence avec la fin du festival où Momo choisi encore d’abandonner Alice. On ressent vraiment bien toute sa détresse, toute son urgence et son envie de transmettre ses sentiments, ce qui rend sa chute d’autant plus terrible. J’ai beaucoup aimé sa course mais surtout le moment où elle réalise qu’il l’a encore trahi en quelque chose et que tous ses efforts semblent n’avoir servi à rien. Ce calme après la tempête, ce moment de découragement était très fort, d’autant plus qu’il coïncide avec le bref retour de Momo qui a hésité un instant et qui se confronte à Yuzu qui a alors bien plus d’assurance que lui. La relation entre les deux garçons est vraiment intéressante, elle aussi, et j’espère qu’elle sera creusée.

Après le festival, c’est l’abattement qui gagne tout le groupe. Les cartes sont rebattues et on est face à bien des changements. D’abord, Yuzu a enfin réussi à gagner l’approbation de sa mère, mais elle a posé une condition qu’on ignore encore et qui semble l’obliger à composer sans cesse. Je le trouve assez fade dans cette partie comme si ses seules composantes étaient ses chansons d’un côté et sa relation avec Nino de l’autre. Il a l’air sans âme jusqu’à ce que Momo le contacte à nouveau et que la musique de celui-ci titille sa jalousie et lui donne envie de faire mieux. A côté de ça, on a aussi une Nino apathique depuis le départ de son amour de toujours. Heureusement Mio se rapproche d’elle et semble vouloir l’aider à reprendre du poil de la bête, même si en étant à son contact, elle se fait du mal à elle aussi. Cette partie est vraiment pleine de souffrances secrètes, de blessures causées aux autres sans le vouloir et d’une certaine forme d’apathie qui coïncide avec leur malaise. Ça en dérangera certain mais moi j’ai bien aimé la peinture de cet aspect de la vie.

Pour terminer, chacun réalise qu’il doit changer pour avancer et ne pas se laisser emporter par sa souffrance, que ce soit Alice, Yuzu, Momo, mais aussi Mio, Haruyoshi ou même Ayumi que l’on découvre alors. Chacun est mal à cause de sa musique et surtout de la personne qu’il aime, mais doit changer quelque chose dans sa vie pour aller mieux et le fait. C’est finalement un message positif, une fois de plus, qui ressort de ce titre, et le concert qu’ils vont donner promet d’envoyer. Vivement la suite fin juin !

Tome 7

Encore une fois, je n’ai pas vu le tome passer. Du point de vue de la musique, il atteint une intensité rarement égalée. J’ai vraiment été soufflée par l’énergie d’Alice dans sa performance du début et par tous les enjeux qui s’y cachaient derrière. J’ai aimé les sentir sur la corde raide, elle et Yuzu. Leur performance n’en était que plus intense avec leurs sentiments à fleur de peau. C’est vraiment une expérience à lire et une fois de plus, je regrette que l’auteure ne pousse pas le concept jusqu’à nous mettre à la fin une playlist de titres à écouter en lisant son histoire, ça rendrait l’expérience encore plus prenante.

En attendant, les choix que font Alice et Yuzu me parlent. Je comprends leur désir de changer, d’évoluer, de s’ouvrir aux autres et de grandir. J’ai aimé voir Alice découvrir qu’il fallait qu’elle cesse d’être égoïste et qu’elle pense plus à son public. J’ai aimé voir Yuzu réaliser qu’il était trop gentil avec elle et qu’il fallait la bousculer. Pour finir, j’ai aimé que leur désir de changement touche aussi Momo qui était un peu trop englué dans sa vie merdique. Je place vraiment beaucoup d’espoir dans ces changements qui s’opèrent.

Pour conclure, je suis contente de voir que, même si le trio reste au coeur de l’histoire, la mangaka n’oublie pas pour autant les autres personnages et qu’eux aussi avancent.

Ma note : 17 / 20

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5 commentaires sur “Masked Noise de Ryoko Fukuyama

  1. L’amitié entre Momo et Yuzu, où grâce ou à cause des surnoms ils ne font pas les liens est belle et magique. C’est sûr qu’une fois qu’ils savent, cette belle amitié est en péril. J’adore les moments qu’ils ont partagé ensemble, la naissance de leur amitié, son évolution, les partages.

    Aimé par 1 personne

  2. Tome 4 lu 🙂
    Il y a sans doute qqch vu la violence de la réaction de sa mère mais quoi ?! …
    Oui les sentiments amoureux c’est le bordel …
    Mais c’est Momo qui exagère le plus, a totalement la repoussé alors que si il a toujours des sentiments …!!!

    Aimé par 1 personne

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