Livres - Science-Fiction

Rosewater de Tade Thompson

Titre : Rosewater

Auteur : Tade Thompson

Editeur vf : J’ai Lu (Nouveaux Millénaires)

Années de parution vf : Depuis 2019

Nombre de tomes vf : 2 (en cours)

Histoire : Nigeria, 2066. La ville de Rosewater a poussé comme un champignon autour d’un biodôme extraterrestre mystérieusement apparu quelques années plus tôt et qui, depuis, suscite de nombreuses interrogations parmi la communauté internationale. Les habitants de Rosewater, eux, se fichent bien du comment et du pourquoi, tant que le dôme continue de dispenser ses guérisons miraculeuses lors de son ouverture annuelle. Karoo vit dans cette cour des miracles. Officiellement, il travaille comme agent de répression de la cyberfraude, mais il est aussi un membre du S45, une officine d’État chargée de missions plus ou moins discrètes qui l’a recruté en raison de ses pouvoirs psychiques, sans doute acquis au contact du dôme. Mais aujourd’hui, ses talents font de lui une cible…

Mon avis :

Tome 1

Découverte l’an passé avec Les meurtres de Molly Southbourne dont j’avais beaucoup aimé l’ambiance, le style et les thème, Tade Thompson est un auteur que j’ai envie de lire sur un titre plus long. Ainsi, j’ai été ravie de découvrir Rosewater, sa saga prévue en 3 tomes chez J’ai Lu – Nouveaux Millénaires, qui a publié Les livres de la Terre fracturée de N.K. Jemisin que j’avais beaucoup aimé.

Rosewater est un titre assez étrange, à mi-chemin entre la SF, le fantastique et le thriller. Dans un monde futuriste où les humains ont vécu leur premier contact avec une espèce extraterrestre, nous suivons un nigérien qui a la faculté de lire dans les esprits, pour faire simple, mais c’est en fait bien plus compliqué que ça. Il travaille pour une agence du gouvernement qui se sert de ses facultés lors d’enquêtes et d »interrogatoires.

Pendant longtemps, je me suis demandée où voulait nous emmener l’auteur, mais portée par sa belle plume au rythme énergique et son héros ou plutôt anti-héros cabochard, j’ai enchainé les chapitres, dont la mise en scène n’a pas été sans me rappeler la saga de N.K. Jemisin dont je parle plus haut. En effet, on alterne entre présent et passé, retraçant le parcours du héros pour comprendre comment il est arrivé là. Cela peut paraitre agaçant car cela casse sans arrêt le rythme du récit mais aucune des deux trames n’est faible, les deux sont passionnantes.

J’ai beaucoup aimé découvrir ce nouveau monde post-arrivée des extraterrestres, en particulier le Nigéria dans lequel vit le héros, pays que je ne connais pas du tout mais dans lequel je n’ai pas été surprise de retrouver des critiques sur la corruption, la pauvreté, le racisme, etc. C’est un monde sombre à l’ambiance plombante où le Dome de Rosewater est à la fois source d’espoir et de crainte. Les mystérieux pouvoirs qu’il détient sont terrifiants et fascinants, tout comme c’est le cas pour le héros, cet ancien voleur à gouaille qui m’a bien fait rire malgré son côté je m’en foutiste. Les deux se complètent à merveille pour former quelque chose de fascinant malgré une certaine lenteur malaisante du récit, c’était étrange.

J’ai beaucoup aimé au fil des pages comprendre et découvrir le fonctionnement des pouvoirs de Karoo et du Dome donught. C’était fascinant et très ingénieux de la part de l’auteur qui surfe ainsi sur plusieurs genres avec brio, car le pire c’est que tout se tient malgré un côté assez fumant et invraisemblable. J’ai également aimé suivre les enquêtes passées et présentes du héros qui contribuaient à la compréhension de son univers et de sa personnalités. Les personnages qu’il croise sont par contre un peu trop transparents parfois à l’exception de sa chef et de sa future compagne car malgré son côté nonchalant sa présence bouffe celle des autres.

J’ai donc trouvé le mélange entre développement de l’univers et développement de l’intrigue assez bien fait même si je ne peux m’empêcher de noter que la lenteur et le flou des débuts ont joué sur mon appréciation générale à la baisse. Alors que le dernier tiers du tome m’a énormément plu tant le rythme s’y accélère et la tension s’épaissit au point de nous étouffer avant d’exploser le temps de révélations surprenantes. La toute fin est par contre un peu abrupte pour ne pas dire maladroite comme s’il manquait quelques pages pour vraiment l’amener. En plus, j’ai appris que le prochain tome, même s’il se passe dans le même univers, lâche Karoo comme héros pour s’intéresser à Aminat ce qui change beaucoup de choses.

Rosewater fut donc une découverte déconcertante au début. J’ai aimé avoir un auteur mêlant SF, fantastique et thriller, le tout dans un univers futuriste africain jouant à fond sur notre propre présent extrapolé. J’ai aimé cet anti-héros nonchalant qu’est Karoo. J’ai trouvé l’univers de ce premier contact fascinant et le concept autour de ces extraterrestre m’a séduite. Cependant les problèmes de rythme aurait pu avoir raison de moi au début s’il n’y avait pas eu la plume de l’auteur, heureusement que ça s’améliore de beaucoup par la suite, pour donner quelque chose d’assez fascinant. Je recommande donc à ceux qui souhaite découvrir le titre de persévérer jusqu’au bout car la surprise et la qualité sont au rendez-vous !

Ma note : 15 / 20

3 commentaires sur “Rosewater de Tade Thompson

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