Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

The One de Nicky Lee

Titre : The One

Auteur : Nicly Lee

Traduction : Loïc Aloisio

Éditeur vf : Meian

Année de parution vf : Depuis 2022

Nombre de pages  : 4 / 18 (en cours)

Résumé : La somptueuse métamorphose d’une mannequin !
Même si Teng Lele est la fille d’une mannequin célèbre, elle n’a pas vocation à entrer dans le milieu de la mode, jusqu’au jour où elle voit, dans un magazine, le mannequin numéro un dans le monde : Angus Lanson. Dès lors, elle comprend que le mannequinat est une forme d’art, ce qui fait naître en elle la vocation d’en devenir un, elle aussi ! Mais lors de sa première audition, elle subit une grande désillusion…

Mon avis :

Tome 1

Pour qui aime la BD asiatique et la mode, The One est un peu un titre mythique, un manhua qu’on attendait depuis des années en France et qu’on ne pensait peut-être pas voir finalement mais Meian nous a fait l’excellente surprise de le publier ! Ainsi, les lecteurs vont enfin pouvoir découvrir cette scène taïwanaise qui s’inspire des plus grandes mangakas jap comme Fuyumi Soryo (Mars, Cesare) ou Reiko Shimizu (Princesse Kaguya, Top Secret).

Nicky Lee est une autrice taïwanaise qui avait déjà son petit succès quand elle a publié The One. Elle venait de terminer Youth Gone WIld, une série déjà assez longue pleine de rebondissements, sorte de Hana Yori Dango revisité, mais avec The One, elle est encore passée à la vitesse supérieure. Forte de ses 18 tomes, la série est une romance épique dans l’âme sur fond de mannequinat, dans laquelle on retrouve toutes les inspirations graphiques japonaises de l’autrice aussi pour le look des personnages que le découpage des pages. C’est splendide.

Dans ce manhua, Nicky Lee nous embarque dans une histoire complexe faite d’héritage familial, d’histoires de famille, de trauma mais aussi d’amour et de passion, le tout dans les milieux du mannequinat et de la photographie. L’autrice varie les tons. Elle fait souvent preuve de beaucoup d’humour mais également parfois de sérieux et de tendresse, avec un style graphique qui accompagne à merveille ces variations. J’adore les SD (super deformated) de ses personnages dans ses moments. Cependant, l’intrigue reste assez superficielle pour le moment et pleines de facilités, qui l’empêche d’être aussi profonde qu’un Paradise Kiss, par exemple, à qui elle est souvent comparée.

Dans ce premier tome, l’artiste nous fait découvrir son héroïne, Lele, fille de deux anciens mannequins archi connus qui ont péri dans un accident quand elle était enfant. Sur un coup de tête, après avoir flashé sur les photos d’un célèbre mannequin, Angus, elle décide elle aussi de se lancer et demande de l’aide à sa tante qui est dans le milieu. Tout se passe très vite et on la suit passer des auditions et participer à un défilé. C’est un peu trop facile et son caractère très immature n’aide en rien à nous convaincre…

En parallèle, nous faisons la connaissance d’Angus, mannequin, et son frère jumeau Eros, qui bosse aussi dans le milieu mais plus anonymement. Tous deux sont très beaux en plus d’être plein de mystères et par un concours de circonstance, Eros va tomber plusieurs fois sur Lele à qui il va venir en aide, ce qui va développer un début de quelque chose entre eux. Vous voyez venir le cliché à grands sabots ? Moi oui. Mais est-ce gênant ? Pas du tout, car ce titre est avant tout un pur divertissement.

Même si tout est ultra téléphoné et donc cliché, on prend plaisir à voir la fougue de Lele, les caprices d’Angus, le charisme désinvolte d’Eros et les mystères les entourant. C’est un régal pour les yeux d’assister aux différentes séances photos ou aux défilés, l’autrice dessinant des personnages classieux aux jambes interminables dans des tenues « so mode » (ce qui est moins le cas en dehors des plateaux où je trouve les tenues assez moches sous prétexte d’être originales… Ai Yazawa sait bien mieux y faire >< )

Et malgré tout, The One a ce je ne sais quoi d’accrocheur qui donne envie de voir comment vont tourner les ambitions de Lele, les mystères des jumeaux et les relations de ce trio. Oui, le milieu de la mode peint ici est une caricature peu crédible mais on en prend plein les yeux. Alors si vous cherchez un divertissement sympa, drôle et pétillant avec un zeste de romance, foncez !

> N’hésitez pas à lire aussi les avis de : , Vous ?

Tome 2

Nicky Lee reprend les mêmes ingrédients dans ce deuxième tome et confirme le côté addictif de son oeuvre qui n’en est pourtant qu’à ses débuts.

Après un premier tome axé sur le désir tout nouveau de Lele de se lancer, cette suite, elle, propose d’assister à ses premiers contrats et ses premiers défis dans le monde du mannequinat alors que sa carrière débute en fanfare. C’est toujours aussi rocambolesque et peut crédible, mais totalement envoûtant et addictif également.

J’aime beaucoup le peps que l’autrice met dans le récit de ce parcours professionnel et la rencontre de cette passion, ce qu’elle twiste avec une promesse de romance pimentée entre Lele et Eros, qui n’en est encore qu’aux prémices des prémices mais s’annonce déjà fort scotchante à lire. Il y a quelque chose de magnétique entre eux qui s’annonce mais pour l’instant cela reste en marge.

Le plus important est effectivement de suivre les performances et le développement de Lele. On s’amuse de la voir gaffer lors d’un défilé, trouver une façon bien à elle de remporter un contrat lors d’une mise en scène avec une mannequin mondialement connue. Elle s’amuse et ça nous fait un bien fou ! Après, j’aimerais bien que l’autrice donne un peu plus de profondeur à tout ça, car avec le passé de Lele, il y a de quoi faire, mais pour l’instant ça reste juste sympathique. C’est dommage.

Les dessins de Nicky Lee, eux, sont toujours aussi chouettes, pleins de belles poses bien classes, de looks extravagants et très mode, mais aussi de moments plus loufoques avec un trait un peu ridicule qui m’amuse bien. Elle maîtrise vraiment son sujet.

Manhua d’inspiration shojo toujours aussi amusant à lire, The One peine cependant à franchir le stade de pur divertissement pour aller vers le profond et toujours. Tant pis, on prendre plaisir à suivre les délire de l’autrice au Xième degré et à voir le futur couple phare se bouffer le nez avec piquant à défaut de panache. C’est mignon et drôle, ce qui fait aussi le job, surtout que ça reste malgré tout diablement addictif.

Tome 3

Maintenant que la série est bien lancée, on voit bien les ingrédients que compte utiliser l’autrice tout du long : de l’humour, de la romance piquante et une dose de fascination avec ce métier devant les objectifs, sans oublier les mélodrames. Pas désagréable mais un peu léger.

 Lele est désormais au Japon pour un gros projet photo avec deux autres stars mais elle peine un peu à suivre, perturbée notamment par Eros qui n’arrête pas de la faire chevrer. L’autrice nous offre donc un tome pétillant avec l’optique de rapprocher ces deux âmes indépendantes.

J’aime assez l’humour et la dynamique du duo Lele-Eros, le décalage entre les deux m’amuse mais clairement c’est également un duo horripilant avec une jeune femme immature et un homme trop sûr de lui et un peu trop froid. Ce n’est pas une relation qui devrait faire rêver même si l’autrice tente toutes les situations possibles même les plus trash pour les rapprocher et nous mettre des papillons dans le ventre. Le mélange humour, souvent lourd et cradingue, et romance piquante est assez étrange, mais on ne peut s’empêcher de regarder comme quand un accident est sur le point de se produire.

Avec ce gros centrage sur la romance à venir, on en oublierait presque pourquoi ils sont là, c’est dommage. On passe plus de temps avec les histoires annexes qu’avec le coeur de leur métier alors que c’est ce qui offre les plus pages à la série… Ainsi quand Lele se réveille et en a fini avec ses bisbilles avec Eros, sa jalousie envers Feidna et ses propres délires, elle est fascinante devant un objectif et c’est ce que j’aimerais voir plus.

Il y a d’ailleurs le même souci de dosage dans l’histoire annexe qui conclut le tome. Celle-ci revient sur les parents de Lele à une époque où ils n’étaient pas encore ensemble et où sa mère tentait de séduire son père. C’est assez grossier et ça manque terriblement de finesse alors qu’il y a quelques moments plein de fulgurance et de poésie quand chacun baisse ses barrières, c’est dommage. L’autrice cherche trop à en faire des caisses et perd souvent cette subtilité dont elle sait pourtant faire preuve par moment. En plus, ici, on sent clairement qu’elle avait plein de choses à dire mais qu’elle manque de pages, ce qui n’aide pas… J’espère qu’elle reviendra sur ce couple fort intéressant avec cette mannequin fascinante et cet homme bi-sexuel.

The One reste donc ce que je pressentais, un bon divertissement léger et drôle mais vraiment trop foutraque et superficiel pour marquer les esprits et se hisser parmi ces romances qui dévastent le coeur et restent longtemps en tête. L’autrice manque le coche en ne mettant pas assez en avant les carrières de nos personnages et manque de justesse dans l’utilisation de l’humour.

Tome 4

Sorti en même temps que le tome 3, celui-ci est quasi identique avec les mêmes qualités et mêmes défauts…

Lele et Eros sont toujours au Japon à se chamailler à la moindre occasion sans qu’on est beaucoup l’opportunité de les voir travailler, alors que leurs disputes ont clairement un impact sur le boulot de Lele. Mais nouveauté, après Feidna, ils sont rejoint par Angus, qui va mettre encore plus le bazar.

C’est fou comme l’autrice mise tout sur l’humour et les pseudo drame plutôt que de développer une intrigue solide et sensible. Cela donne un mélange amusant et un peu barré mais tellement superficiel malgré le potentiel du passé des jumeaux par exemple. Dommage.

En attendant, je m’amuse à voir Eros et Lele succomber peu à peu sans le savoir ni vouloir le reconnaître, le tout sous le regard jaloux de leurs amis. Je me régale surtout des premiers pas de mannequins photos de Lele, qui est subjuguante dans cette version androgyne qu’elle nous montre ici. J’aime vraiment énormément ce que Nicky Lee propose en terme de mode, moins en dehors des plateaux où je trouve, le plus souvent, les looks totalement dépassés et mal accordés même pour l’époque…

Quelque chose est né le temps de ces deux tomes, le temps de cette mission au Japon, que j’espère voir se développer dans les prochains tomes avec peut-être un poil moins d’humour, ou mieux dosé, et bien plus de sentiments et de développement des personnages, car j’en ai un peu marre de la Lele archi naïve et pleureuse ^^!

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3 commentaires sur “The One de Nicky Lee

  1. Coucou ^^ Maintenant que j’ai fini ma chronique je peux enfin passer commenter ton article 😀 Je n’ai pas encore relu les tomes 3 et 4 donc je parlerai juste du début.

    Comme toi, je n’espérais plus la venue de The One. J’ai lu la série une première fois il y a quasiment dix ans à l’époque où elle était encore en cours. J’avais énormément aimé et j’espère que ce sera à nouveau le cas – mais je n’en doute pas trop.

    Je suis peut-être spéciale mais le côté exagéré ne m’a pas trop dérangée. C’est vrai que ça paraît facile mais comme la tante de Lele travaille dans le milieu, elle la pistonne carrément. x) Il faut quand même qu’elle fasse des efforts cependant et son retour d’expérience du début est appréciable.

    Le côté rencontres impromptues qui se multiplient me fait tellement penser à ces shôjo de la même époque XD Du coup, pareil que toi, ça ne me gêne pas du tout.

    En tout cas, comme tu le dis, c’est un très bon divertissement. De mon côté, c’est la partie drame qui me tient en haleine. J’ai l’information et j’ai envie de revoir comment l’autrice a amené tout ça.

    Aimé par 1 personne

    1. Salut,
      Oui quand on l’a découvert à l’époque et qu’on sait certaines choses (enfin je ne me rappelle pas de tout de mon côté ><) cela a une toute autre saveur.
      Et clairement on est dans une aventure à la Hana Yori Dango avec plein de rebondissements farfelus. Personnellement, ça me donne envie de lire la suite, mais je reconnais aussi que c'est moins dans l'air du temps et donc que ça n'a pas toujours très bien vieilli.
      J'apprécie donc ma lecture parce qu'elle est addictive mais tout en me disant qu'il y a quand même pas mal de petites choses dérangeantes dedans ^^!
      Bref, j'ai le cul entre deux chaises lol
      Par contre, ces dessins *0*

      Aimé par 1 personne

      1. Pareil, c’est vraiment différent et on n’a pas tout à fait un œil neuf sur la situation. x)

        On sent clairement toute cette vibe des années 2000 dans les shôjo avec tous ces rebondissements et cette façon de tenir le lecteur en haleine. Comme tu le dis, ça a parfois un peu mal vieilli et pas sûre que certains aspects seraient traités de la même façon.

        Je vois tout à fait ce que tu veux dire xD De mon côté, j’essaie de relativiser en me disant qu’il est témoin de son époque d’une certaine façon.

        D’ailleurs, c’est assez fou toutes les références et rapprochements qu’on peut trouver. J’avais pensé à Skip beat, qui est ultérieur, et bien sûr à Nana x)

        Pour les dessins c’est clair ! En plus ils ne cessent de s’améliorer si mes souvenirs sont bons ♥

        Aimé par 1 personne

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