Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Les Découvertes d’Akata #10 : Goodnight, I love you… de John Tarachine

Nouveau rendez-vous du mercredi où je pars à la découverte d’un titre du catalogue d’Akata.

Cette semaine, je reviens encore avec un titre hors partenariat, que j’ai eu envie de découvrir par moi-même parce que la publicité me faisait pressentir un titre fort sur la famille. Il s’agit bien sûr de leur nouveau titre : Goodnight, I love you… de John Tarachine.

Je vous laisse maintenant découvrir le nouveau titre choisi.

Titre : Goodnight, I love you…

Auteur : John Tarachine

Éditeur vf : Akata (L)

Année de parution vf : Depuis 2018

Nombre de tomes : 1 / 4 (en cours)

Histoire : Pour répondre aux dernières volontés de sa mère décédée, Ozora, étudiant japonais, s’envole pour l’Angleterre avec une lourde tâche : annoncer à ses anciens amis londoniens la mort de cette-dernière. À l’occasion de ce voyage forcé en Europe, il découvrira tant de choses, à commencer par le secret de son frère, parti vivre en France il y a quelques années. Réalisant alors qu’il ignorait tout du passé de sa propre famille, Ozora débute une quête identitaire, de pays en pays, de rencontre en rencontre…

Mon avis :

Tome 1

Goodnight, I love you est le premier titre que nous découvrons en France de John Tarachine, jeune auteur de boys love qui a débuté en 2014, qui propose ici un josei très sensible centré sur la famille. Avec son trait taillé à la serpe et un peu particulier pour l’amateur de jolis dessins, il montre qu’il a parfaitement su intégrer les codes du josei mais aussi du seinen tranche de vie.

Nous découvrons dès les premières pages le roadtrip d’un jeune japonais qui vient de perdre sa mère et qui doit aller l’annoncer aux amis de celle-ci partout en Europe. Il est pour cela accompagné de son frère aîné mais ça s’annonce plus compliqué que prévu.

En effet, l’auteur profite de cet événement pour traiter avec nous des cellules familiales éclatées. On suit donc un héros qui redécouvre le frère qui l’a quitté il y a fort longtemps. Ce n’est pas un moment facile. Il doit confronter sa vision de lui quand il était enfant, à ce qu’il est devenu. De plus, le mangaka ajoute un élément perturbateur supplémentaire avec l’homosexualité de ce frère récemment retrouvé, ce qui n’est pas simple à appréhender pour le héros. Mais c’est une belle occasion pour parler également de tolérance. Tolérance que l’on retrouve aussi tout au long du voyage du héros dans ses rencontres avec des gens d’origines et de cultures très différentes. On n’échappe pas à bien des clichés mais c’est le propre de ce genre d’histoire, je pense.

Dans ce titre, John Tarachine montre qu’il sait très bien décrire et nous transmettre les émotions de ses personnages. On ressent bien le mal être et la douleur du héros suite à la mort de sa mère qui l’a séché. On ressent son apatie suite à ce choc, mais aussi ses difficultés à affronter le présent et à voir sa vie changer. C’est une jolie chronique sur le deuil qui frappe subitement les gens. Les dessins servent très bien ce propos avec leur côté très âpre, ils mettent en valeur le côté à fleur de peau des deux frères.

J’ai tout de même quelques défauts à pointer, à savoir un voyage avec des ressors un peu répétitifs et des clichés sur les pays visités et personnes rencontrés. Mais dans l’ensemble, j’ai vraiment passé un très bon moment. J’ai beaucoup aimé les compositions graphiques du mangaka malgré son dessin atypique. La première page « en couleur » m’a rappelé les carnets de voyages/de souvenirs de certaines dessinatrices que j’aime suivre (Pénélope Baggieu, Diglee). C’est pour moi un titre vraiment prometteur avec une idée originale et un récit prétexte à des sujets touchants : deuil, famille, homosexualité. Je comprends très bien pourquoi Akata l’a choisi.

Ma note : 15 / 20

Découvrez aussi sur mon blog, les titres suivants d’Akata :

 

 

    

    

11 commentaires sur “Les Découvertes d’Akata #10 : Goodnight, I love you… de John Tarachine

  1. Par contre faut arrêter avec ce terme « cliché » qui n’a plus aucun sens aujourd’hui, d’autant plus quand on aborde le récit de voyage où on va parler de choses susceptibles de faire écho à ce que l’on direentendu dire dudit « pays » pour toucher les gens. Tout le monde est le cliché, le stéréotype de quelqu’un d’autre sur Terre.

    J'aime

    1. Non, le terme cliché est parfaitement approprié dans le cas présent quand on présente encore un français avec sa baguette de pain ou Paris comme la ville des amoureux. Après, j’ai bien écrit que c’était aussi un passage obligé dans ce genre de récit mais ça n’enlève rien au fait que ce soit un poncif et qu’il serait peut-être bienvenue au bout d’un moment de trouver une autre façon de présenter les différents pays. Je suis d’accord pour dire que chaque pays a droit à ses poncifs mais on ne peut pas nier pour autant leur présence surtout quand c’est fait aussi peu subtilement qu’ici (même si ça m’a fait sourire aussi). 🙂

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    1. Je peux comprendre surtout vu le prix. Perso, j’aime bien quand même et j’ai envie de voir quelles aventures il va encore vivre, mais si c’est pas top, hop je revendrai. J’ai décidé d’arrêter de garder les titres que j’ai pas envie de relire ^^

      Aimé par 1 personne

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